ACIDE BORIQUE
Là fadâfication de Facide benzoïque par le saero se reconnitt ansâ en ajoutant à Facide une petite quantité d'acide solfinique concentré : l'adde pur ne se colore pas, tandis que celui qui renferme du sucre, même dans la proportion de 1/10, piciQBd une couleur brune.
AOIDB BOaZQVB. '
L*acide borique, aussi nommé sel narcotique volatil de vu trM, tel 9édatif de Homberg, acide du borax, acide boracin, ùtkkbaradque, est blanc, inodore, peu sapide, fusible et parfaitement fixe; soluble dans 26 p. d'eau à la température ordinaire, et dans moins de 3 p. à celle de Tébullition ; soluble dans Falcool, auquel il donne la propriété de brûler avec une flamme verte; il communique la même propriété à Fesprit de bois , seulement la flamme est d'un vert plus intense. La solution aqueuse rougit le tournesol, à la manière des acides faibles, et brunit, comme les alcalis, le papier de curcuma.
L'adde borique peut être anhydre (fondu) ou cristallisé, et contenir de 27 à 44 Vo d'eau : à ce dernier état^ il se présente sous forme de paillettes ou écailles blanches micacées, ayant pour densité 1,48 ; celle de Facide fondu est 1,83.
L'acide borique estcomposédeiAore, 31,19; oxy^^^, 68,81.
Usages. — ^Dansles arts, il sert à la préparation des borates ; dans les laboratoires, il est employé comme fondant ; on s'en serij en pharmade, pour préparer la crème de tartre soluble.
Altébatigns. — On rencontre, dans le commerce, deux sortes d'adde borique : P Fadde naturel, extrait par Févaporation de Feau des lacs de Toscane ou Lagoni ; 2^ Facide extrait des borates.
L'adde naturel n'est pas pur (*) : il contient du sulfate dam-
(') L*addeboriqoebrat renferme:
ACidepar 74 à 84
Sttlble d'uuMDlaqae. . .
Sttirate de cham ' '*■ '
8«Maiedelèr
Argile, sable.
Soafra
SuICtledecliaax....
Eaa 7àS,1&
Matières organiques.. . .
Aeide solforiqne
}9 AODS BORIQim.
monioguei du «W/al^ de eiauw, de l'a/bm, de Vargitê, de la
j//ice, du êaile, du soufrej de Voxyde di /b*, des maltb^ er* (^anti^tte^» On le purifie par des onstollisattoiu et de$ traitemcQts k Taide du charbon animal.
Cet acide peut, encore, retenir des matière$ teriWÊm » de Yammoniaque. On reconnaît la présence des premières en dissolvant Tacide dans Teau bouillantej et filtrant; la quantité du résidu insoluble indiquera celle des matières terreuses.
Pour déceler Tammoniaque, oq mâle un peu d*ai&de avec de la chaux, on chauiïe le mélange dans iin tube bouehé à le partie inférieure, et au sommet duquel est placé soit un papier de tournesol rougi et préalablement humecté, soit un bouchon de verre imprégné d'acide chlorhydrique étendu, ou mieux d'acide acétique ; les vapeuis ammoniacales dégagées feront virer au bleu le papier de tournesol, en donnant des fumées blanches de chlorhydrate ou d'acétate d'ammoniaque.
L'acide borique, extrait des borates, peut contenir de Fa* cidesulfurique, du sulfate de soude y de Xacid^ chlorhydriqWt du cuivre, des matières animales provenant de Valbumine employée à la clarification du borai^ qui a fourni l'acide.
L*acide sulfurique ou le sulfate de soude seira reconnu à l'aide du chlorure de baryum, qui donnera un précipité composé de borate et de sulfate de baryte; ce dernier seul est insoluble dans l'acide nitrique. D'ailleurs, lorsque l'acide borique contient de l'acide sulfurique, il attire l'humidité de l'air; lorsqu'il contient du sulfate de soude, on remarque, après un examen attentif, une légère efflorescence h sa surface. La présence du sulfate de soude sera aussi décelée au moyen de l'alcool, qui dissoudra l'aoide et lai^er^ le sulfate indissous.
On reconnaîtra Vdcide chlorhydrique pav le nitrate d'argent; le cuivre, par l'ammoniaque ou une lame de fer décapée.
Quant aux matières animalesi leui* préaenoe se reconnaîtra au résidu charbonneux obtenu en exposant l'acide à l'aetioB de la chaleur.
F ALsiFicéLTiON».— Quelquefois on aUvré pour de l'acide borique le résidu provenant de Févaporation des eaux-mères de cet acide. Cette fraude se découvrirait en faisant digérer une certaine portion de l'acide dans Talcool ; cette opération
àCUm «BUNÛYDRIQini. 19
est répétée jiUMia'à ce que le li<iuide ne dissolve plus rien et cesse de brûler avec une flamme verte ; si Valcool ne laisse pas de résidu, on peut être sûr de la pureté de Taolde soumis à répreuve.
AOZDB OHLOSUBTDaZÇVB.
Uadde chlorhydrique porte encore dans le commerce les nomsd'es^V de sel marin, eiprit de sel fumant ^ aeide du sel marinj acide de f esprit de sel, acide hydromuriatique^ acide muriatiquey acide hydroehlorique. C'est un gaz incolore, trèssoluble dans Feau et Talcool, Il est composé de volumes égaux de chlore et d'hydrogène, ou de : chlore^ 97,25; hydrogène, 2,75. Ueau à + SO^ et à la pression ordinaire peui en dissoudre 464 à 480 fois son volume, ou les 0,75 de son poids. Cette solution aqueuse, seule employée daj)s les arts et en médecine, est incolore à l'état de pureté, très-caustique, fume à l'air; sa densité est 1,21; ordinairement sa depsité est de 1,17 environ , et elle marque 21, 22 à 23 degrés à Tftréomètre de Baume, 26 degrés au maximum; à 118^*, elle distille et perd la moitié du gaz qui était epi dissoluUpu, \a densité de l'acide distillé est 1 ,094.
La pesanteur spécifique de l'acide chlorhydrique varie d'ailleurs suivant son degré de concentration, On doit à Edm, Davy la table suivante, qui indique la quantité d'eau et d'acide contenue dans 100 parties, avec le poids spécifique corrav pondant.
A la température de S"*- et à la pression de 0«,76.
Dwuité.
1,13 «««av ■■!• ^»#-«
QtuinUlé d'acide réel
Déférés de 1 stétithiAte
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Qfiantilé d*aride réel
Dfgrés de Paréom^tre
pour 100.
de Baume.
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Le principal caractère de Tacide chlorhydrique est de donner avec le nitrate d'argent un précipité blanc, caillebotté, soluble dans Tammoniaque, insoluble dans Tacide nitrique.
Usages. — L'acide chlorhydrique a de nombreux emplois dans les arts : il sert à préparer le chlore, les chlorates, chlorures, hypochlorites (eau de Javelle, chlorure de chaux), Teau régale, le protochlorure d'étain, le sel ammoniac, la gélatine, les colles fortes, les eaux minérales ; à la préparation du cirage anglais et de certains mélanges frigorifiques ; on remploie au décapage, à l'étamage et au zincage des métaux ; pour nettoyer les murailles, les marbres, enlever les incrustations séléniteuses formées dans les tuyaux de conduite, pour séparer Toxyde de fer des sables destinés à la fabrication du cristal. En médecine, Facide chlorhydrique, convenablement étendu, est employé à Fintérieur comme stimulant, antiseptique et diurétique.
Altérations. — L'acide chlorhydrique du commerce peut contenir beaucoup d'impuretés provenant du défaut de soins apportés à sa préparation. Ainsi, il a toujours une coloration jaune plus ou moins intense, et il peut contenir de Yacide sulfurique, de Vacide sulfureux (•), de V acide nitrique, du fer, du plomb, de Vétain, du cuivre, de Yarsenic, du sulfate de soude, de la chaux, de Yiode, du brome, du chlore. L'acide sulfurique se reconnaîtra au précipité blanc qu'il formera avec Feau de baryte ou le chlorure de baryum, versé dans Facide
(*] Cet acide salil souvent Tacide chlorhydriqao obtenu comme produit accessoire dans les fabriques de soude.
Aai>£ CHIX)RHYDIUQU£. 21
à essayer, préalablement étendu. d'eau; car le chlorure de. baiyum serait insoluble lui-même dans une liqueur trop concentrée. L'insolubilité du sulfate de baryte dans Tacide nitrique servira à le distinguer du sulfite de baryte, qui se précipitera en même temps , si Tacide chlorhydrique contient de Tacide sulfureux. D'ailleurs, le sulfite de baryte, chauffé dans un tube, se décompose en soufre qui se volatilise et on sulfate de baryte ; traité par Tacide sulfurique hydraté, il exhale Todeur caractéristique de Tacide sulfureux.
La recherche de Tacide sulfureux dans Tacide chlorhydrique a été étudiée par plusieurs chimistes , qui ont proposé différents procédés que nous allons successivement passer en revue «
Lorsque Tacide sulfureux est en assez forte proportion dans Tacide chlorhydrique, on le distingue facilement par son odeur piquante; mais il n'en est plus de même lorsqu'il est en proportion minime, ce qui est le cas le plus fréquent. Gay-Lussac a, le premier, indiqué, pour reconnaître sa présence, un procédé qui consiste à verser dans l'acide chlorhydrique à essayer quelques gouttes de sulfate roi^e de manganèse, qui est décoloré en présence de l'acide sulfureux, par suite de sa transformation en acide sulfurique, aux dépens d'une partie de l'oxygène du bioxyde de manganèse. Ou bien, si Ton ajoute du sulfate d'indigo, puis quelques gouttes de solution titrée de chlore ou d'un hypochlorite, la teinte bleue disparaît s'il n'y a pas d'adde sulfureux; dans le cas con-^ traire, elle persiste quelque temps : ce moyen fait connaître en même temps la quantité d'acide sulfureux qui se trouvait dans l'acide chlorhydrique soumis à l'essai. Mais ces deux réactions se produiraient également en présence de l'acide hyponithque ou de l'acide hyposulfureux.
M. Girardin a recommandé le procédé suivant, proposé antérieurement par' Pelletier l'alné : on met dans un verre à expérience 16 grammes environ d'acide à essayer, on y ajoute 8 à 12 gr. de perchlorure d'étain pur en dissolution claire et concentrée ; on remue avec un tube, puis on verse sur le tout deux ou trois fois autant d'eau distillée en agitant, et on chauffe vers 60 ou 70*"* : si l'acide chlorhydrique contient de Tacide sulfureux en proportion un peu forte, on le voit se troubler, devenir jaune, on sent très-manifestement l'odeur