MUSC
examîBe à la loupe si ce charbon renfenne du plomb trèsdivisé, fondu en petits globules, ou de la limaille de fer; ou mieux, on incinère, on traite par l'acide nitrique, puis la solution est essayée par les réactifs propres à indiquer la présence des sels de fer et de plomb (ammoniaque , cyanure jaune, iodurede potassium, sulfate de soude, etc.).
Le musc mêlé d'asphalte a une cassure luisante.
Les autres sophistications sont moins faciles à reconnaître; on ne peut y parvenir que par un examen attentif des poches moschifères , et par une vérification de quelques caractères chimiques propres au musc non falsifié. Il faut donc examiner si les poches n'ont point été ouvertes pour Tintroduction des matières étrangères , et si elles n'ont point été recousues ou collées ; si le poil n'est pas collé à Taide d'un mucilage. On fait facilement tomber ces poils par im lavage à Teau tiède, afin d'observer la couture ou le recollage des poches.
Toutes les poches sur lesquelles on remarque des traces de couture sont fausses ; elles doivent porter deux petites ouvertures, quelquefois très-contractées. On doit apercevoir dans rintérieur de ces poches une grande quantité de petits grains arrondis; il faut encore qu'on n'y découvre pas de parties fibreuses, à Taide du microscope.
Quand on traverse les poches de musc avec une forte épingle, celle-ci retient un parfum plus ou moins prononcé, qui, avec le goût et l'aspect , sont des caractères ordinairement employés en parfumerie pour l'essai de cette substance. Ainsi, on épuise une petite quantité de la matière parTalcool à 40""; on filtre la solution et on évapore 2 à 3 gouttes sur le dos de la main. Au bout de quelques instants, l'alcool se dissipe, et l'odeur du musc se développe alors avec d*autant plus de force, qu'il est de qualité supérieure.
L'eau bouillante dissout les 3/4 de son poids de musc quand il est de bonne qualité. Cette dissolution est décolorée par l'acide nitrique, précipitée par Tacétatede plomb et l'infusion de noix de galle.
Enfin, on reconnaît la présence de la résine, de la cire, du tabac dans le musc, par l'odeur exhalée lorsqu'on le traverse avec un fer rouge.