NAPHTE
bouillant à llâ^», et une troisième bouillant seulement à 313* (Unverdorben).
Le napbte se vaporise déjà à Fair, il est inflaounable et brûle avec une flamme fuligineuse très-éclairante. Il est insoluble dans Feau, miscible en toutes proportions avec Talcool, réther, les huiles ûxes et volatiles.
Usages. — Le naphte est employé pour l'éclairage dans certaines localités. Dans les laboratoires de chimie, on se sert du naphte rectifié pour conserver le potassium, le sodium et d'autres métaut très-oxydables, comme le manganèse mé- Itllique.
Falsifications. — On a mêlé le naphte d'huiie$ de qualité inférieure^ d*huile$ grasses, d'essence de térébenthine.
Le naphte pur ne se dissout pas dans l'alcool rectifié ; il surnage ce liquide.
L'acide sulfurique et l'acide nitrique sont sans action sir h naphte rectifié; il n'en est plus de même lorsqu'il a été fal* sifié par l'essence de térébenthine. Celle-ci est colorée en brun par chacun de ces deux acides; leur mélange Tenflamme (*).
En 1844, on a présenté à la douane de Uverpool neuf tonneaux d'un liquide portant le nom de naphte, et qui, examiné ptr le docteur Ure, fut reconnu pour être de l'alcool mêlé d'acide pyroligneux, dans les proportions de 91 *^/o. Cette prétendue huile de naphte, rectifiée par de nombreuses distillations, puis traitée par l'adde sulfurique^ fournit un éther très-beau et presque aussi abondant que si l'on eût agi sur de l'alcool ; on obtint aussi une petite quantité de gaz éthéré ligneux (éther méthylique^ hydrate de méthylène). Au bout de peu de temps, le résidu devint noir, bouillonna et fut rejdé hem du vaisseau qui le contenait.
(*) L'acide nitrique cliaufTé avec Tessence de térébenthine doane une résine pariic-iilière soluble dans ramtnooiaque et ua acide cristaUisable {€cidciérifb!qu9i]^ M. Broméis, acide terébiiique de M. P.ahourdin].
l/acide sulfuriqne concentré fait éprouver à l'essence de térébenthine une aiiérjtion moléculaire qui la transforme en deux corps IK quides, isomères, ayant la même comiM)silfon qu'elle : le lérAêm^ !• cotophène. {DeviUe.)
NfiHPRtrtt. $i
irtKO&I. — V. BttsMCB am nwms
Les baies ou finiits du n^prun (rhamnu* catharticus) appelé aussi épine de cerf^ bourguépine, sont de la grosseur d'tOi pois et d'une couleur rouge foncée noirâtre, et même noire à leur maturité ; leur saveur est amère et sucrée ; ils sont quelquefois comprimés par le trop de rapprochement qui résulte de leur grand nombre. Ces fruits contiennent 4 graines, rarement moins : lorsque Ton comprime une de ces baies entre les doigts, il en sort un suc pulpeux, d'une couleur pourpre noirâtre, qui devient verte en se desséchant ; sa saveur est amère, nauséeuse. Les graines, de forme ovale et de la grosseur d'une forte semence d'anis, sont d'un brun noirâtre; ellos sont aplaties d'un côté, bossuées de l'autre, et se teraûnenteu pointe.
Le suc des baies de nerprun contient : rhamnine (matièn colorante) ; acide acétique ; mucilage^ de nature particulière; sucre; matière azotée.
Usages. — Les baies de nerprun sont employées en méde^ cine conune purgatives, sous forme d'extrait, de sirop, etc. La matière colorante est utilisée dans les arts : le vert de vessiCy employé en peinture, est préparé avec le suc de ner*prun.
Falsifications. — Les baies de nerprun sont mélangées on même quelquefois totalement remplacées par des pruneUn^ des haies de troène, par celles de la bourdaine (rhamnm fran*gula).
Là substitution des prunelles au nerprun peut avoir des inconvénients plus ou moins graves, cwt ces fruits étant .as<* tringents, il en résulte qu'ils donnent un sirop astringent, tan-* dis que le sirop de nerprun est purgatif. Heureusement, ciitt tromperie est assez facile à déceler, car les prunelles ne contiennent qu'un petit noyau, tandis que les baies de nerprun en ont quatre.
La pulpe de troène est sèche, dépourvue de suc, tandis que •eU« de nerprun est jvtiniiie et suceutente.
84 NITRATE d'argent.
M. Molyn , qui a signalé la vente des baies de bourdaine pour celles de nerprun, a donné les caractères suivants pour les reconnaître : elles ont la grosseur d'un pois, sont noires à l'époque de leur maturité ; lorsqu^on en comprime ime entre les doigts, il en sort un suc pulpeux , d'une couleur pourpre noirâtre» et qui, par la dessiccation, ne verdit pas autant que le suc de nerprun ; sa saveur est douceâtre et styptique. Dans cesuc flottent deux semences, très-rarement davantage, d'un blanc jaunâtre , dn forme ronde , aplatie « et de la grosseur d'une lentille.
Le suc de nerprun a été falsifié par 65 à 70 7* ^^ ^^c de mreau hièble (sambucus ebulus), M. Billot y pharmacien à Besançon, pour découvrir cette fraude, a soumis comparativement à Faction des réactifs ci-dessous indiqués le suc de nerprun pur, le suc de sureau hièble , et le suc de nerprun fraudé. Voici les réactions qu'il a observées :