‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 136 sur 251 · NOIX VOMIQUE · texte numérisé non relu

NOIX VOMIQUE

inodore, grise et veloutée à Textérieur ; à rintérieur, elle est cornée» blanchâtre , d'une saveur acre et très-amère. Elle exerce une action âoergique sur la moelle épinière.

La noix vomique, soumise à Faction de la chaleuri se ramollit et laisse dégager des vapeurs alcalines, même avant d'arriver à 100^ {Norbert Gille).

D'après les analyses de M. Braconnât y de MM. Pelletier et Caventouj la noix vomique contient : igasurate de strychnine^ igasurate de brucine, cire y huile concrète^ matière colorante jaune j gommcy amidon, bassorine*

Usages. — La noix vomique est employée, en médecine, sous forme de teinture alcoolique, d'extrait, de poudre, contre la paralysie et dans d'autres cas d'affaiblissement du système nerveux.

Altérations. — La poudre de noix vomique du commerce renferme quelquefois jusqu'à 22 7o d'eau. Elle doit être grise, bien sèche. Mais il ne faut pas qu'elle ait été séchée trop fortement; elle éprouve alors un commencement de torréfaction : sa poudre, au lieu d'être grise, est de couleur fauve, en outre , la proportion d'alcaloïdes se trouve quelquefois notablement diminuée par suite de cette altération qu'il est important de constater, la noix vomique étant un médicament très-énergique.

Falsifications. — La poudre de noix vomique a été falsifiée par la farine de graine de lin y par la poudre de bois de degatac(^).

Dans le premier cas, quand on exanûne attentivement la poudre de noix vomique, on y observe des fragments d'épisperme ou enveloppe de graine de lin.

La noix vomique, soit entière, soit pulvérisée, qui se colore fortement en rouge par Tacide nitrique concentré, peut être considérée comme contenant beaucoup de strychnine, et on peut juger de la quantité plus ou moins considérable .de cet alcaloïde par la coloration rouge plus ou moins forte ; toutefois, lorsque l'expérience se fait sur la semence entière, il convient démettre l'acide en contact avec l'amande.

(*) Celte frande fut signalée, en 1851, par H. Alfred-Swayne Taylor^ qui trouva 35 Vo ^^ poudre de bois de gaîac dans de la poadre de noix vomique.

118 ONOTENT JEGYPTUC.

Les oignons brûlés sont des tranches de ces bulbes qui ont subi un commencement de carbonisation et qui sont destinés à donner de la couleur au bouillon. Ils forment une branche assez considérable d'industrie ; il y a, dans Paris et les environs, des fabriques spéciales où Ton prépare ce condiment.

Quelquefois, le prix élevé de ces oignons a donné lieu à la substitution suivante : on prépare des rouelles avec la carotte, le navet, la betterave: ces rouelles sont brûlées comme on le fait pour Toignon ; et le produit préparé est livré au commerce sous le nom d'oignons brûlés, dont il présente tout à fait Taspect (Caventou et Lecanu).

On peut reconnaître cette substitution par Fexamen attentif de la texture de la substance^ et mieux encore par l'examen du produit, après Tavoir fait bouillir dans l'eau.

OfiTBAlt» — V. Bfiocn.

L onguent aegyptiac ou mellite i acétate de cuivre, oxymtliite de cuivre, est pré|^é avec le miel (14 p.), le vinaigre (7 p.), et le sous-acétate de cuivre ou verdet pulvérisé (5 p,). Il doit avoir une belle couleur rouge, une odeur d'acide acétique, une consistance un peu moins forte que celle du mieU et se dissoudre dans Tacide nitrique en ne laissant que quelques flocons.

Ce médicament est toujours réservé pour l'usage externe ; il est employé comme détersif. On s'en sert surtout dans la médecine vétérinaire.

Différents corps solides, tels que la brique, les oxydes 4e fer, les poudres végétaks, sont parfois mêlés par fraude à Tonguent «Bgyptiac. Pour s en assurer, on (ait dissoudre c«t ouguent dans un oxrJ^s d'acide nitrique, et on étend d'eau la

OICOUKNT CITRIN. )i9

^{tltion; la brique et les poudres végétales se déposant; Vo^yde de fer est précipité en veieaDt dans la liqneur un 9i[Qès d'ammoniaque liquide.

Quelquefois il se dépose, en mémo temps de la solution apide, une pondre Uuiche de suifutê de chauxj dont on addi^ tienne souvent le soui»-acétate de cuivre ou verdet du commerce {Norbert GiUe).

OHGUUMT OXTRUV.

L*onguent citrin ou pommade citriney pommade de nitrate de mercure^ est préparée avec l'huile d'olive (16 p.), l'axon^e (!6 p.), le mercure (2 p.) et l'acide nitrique à 32« (3 p.). Cet onguent a une couleur jaune citrlne.

Il est employé contre les maladies de la peau.

On lui substitue quelquefois la pommade ou onguent nitrique (pommade oxygénée) ^ qui a uiie couleur analogue, mais qui ne contient pas de mercure.

Pour reconnaître cette substitution, on frotte une pièce d'argent ou de cuivre décapé avec l'onguent suspecté : si rien ne se manifeste, c'est quUl ne contient pas de mercure; si Targent est noirci ou le cuivre blanchi, on a affaire à de l'onguent citrin.

On pourrait encore traiter à chaud par l'eau distillée, aiguisée d'acide nitrique, filtrer la solution, et y rechercher le mercure à Taide des réactifs convenables (les alcalis, l'eau de ebaux, la lame de cuivre, etc.).

Une goutte d'ammoniaque liquide forme une tache noire sur l'onguent citrin; rien de semblable ne se produit avec la pommade oxygénée.

Voici un procédé simple, exact, et d'une exécution rapide, dû à M. Ad. Boèierre, qui permet de déceler la présence du mercure dans 1 dédgr. d'onguent citrin (Mayet), préparation dans laquelle il n'entre que 5 à 6 */o de ce métal. Ce procédé est fondé sur l'influence réductrice de l'essence de citron, en présence d'un sel oxygéné de mercure. L'onguent à essayer est fondu à une douce chaleur» dans une petite capsule, puis on instille dans la masse une petite proportion d'essence de ci-

t20 ONGUENTS MUGUKIELS.

tron, et on agite .L'onguent devientg ris ; on le traite, pendant qu'il est emcore fondu, par trois fois son Tolome d'éther, à deux ou trois reprises différentes, afin d'enlever le corps gras ; et le mercure, revivifié au fond de la capsule, peut être dissous dans Tadde nitrique et soumis aux réactions analytiques.

L'onguent ou pommade mercurieUe double^ onguent napoUtain, est un mélange, à parties égales, d'aionge et de mercure.

Vonguent grisy ou onguent mercuriel simple, est un mélange de 1 p. de mercure pour 7 p. d'axonge,ou de 1 p. d'onguent napolitain et 3 p. d'axonge.

On se sert de l'onguent gris en frictions pour détruire la vermine et d'autres insectes parasites. L'onguent napolitain sert comme résolutif et comme antisyphilitique puissant.

Par un motif de fraude, on ne met pas quelquefois dans la ponunade mercurielle la dose de mercure prescrite ; on supplée à l'absence de ce métal par l'addition de substances telles que la plombaginey Yardoise pilée^ Voxyde de manganèsey le charbon; enfin on a fait de l'onguent mercuriel sans mer^ cure(^).

On prend un poids donné d'onguent à essayer : on le traite à plusieurs reprises, dans un petit ballon, par Téther bouillant. Ce véhicule dissout les corps gras, et le mercure reste au fond avec les matières étrangères, s'il en existe; on sépare celles-ci, et on pèse le mercure.

100 p. d'onguent mercuriel doivent contenir &0 p. de mercure.

S'il se présente quelque difficulté pour la séparation des matières étrangères, on introduit le tout dans une petite cornue et on distille ; le mercure passe seul. Un autre moyen plus prompt consiste à chauffer au rouge,

(') En 18i9, un pharmacien-droguiste de Paris a été condamné à 500 fr. d*amende par le tribunal de police correctionnelle pour fente de médicaments falsiflés, parmi lesquels se trouvait de Tonguent mercuriel composé avec de la grmtu et du noir d» fumée!

ONGUENT POPULEUM. Hl

dans une cuiller de fer, un peu de Tonguent gpris à essayer : Taxonge brâle, le mercure se volatilise, et les matières éti^angères, s'il en existe, forment le résidu.

On doit suspecter tout onguent mercuriel qui ne s'enfonce pas, soit, d'après M. Soubeiran^ dans un mélange refroidi fait avec 4 p. d'acide sulfurique à 660 et 1 p. d'eau en poids; soit, d'après M. Guibourt^ dans Tacide sulfurique à 50<» Baume (mélange de 68 d'adde à 66"^ et de 32 d'eau). On peut encore peser comparativement, dans un petit bocal, de l'onguent pur et de l'onguent suspect (*). Cet essai, bien exécuté, sufQt, dans la plupart des cas, pour constater si un onguent mercuriel contient bien la quantité voulue de mercure ; car l'onguent falsifié a un poids spécifique moindre que celui de l'onguent pur.

Pour l'essai de Ponguent gris, l'eau suffit. Il s'enfonce dans ce liquide, s'il contient la dose de mercure prescrite par le Codex; dans le cas contraire, il surnage, s'il ne contient pas d'air interposé.

Vemplâire de VigOj coloré en jaune verdfttre, et qui est un emplâtre mercuriel mêlé de cire jaune, de térébenthine, de styrax liquide qui lui commimique son odeur balsamique, et de plusieurs gommes-résines, doit s'enfoncer dans l'acide sulfurique à 43<» Baume, ou d'une densité 1,426, s'il contient la quantité prescrite de mercure (Guibourt).

L'onguent populéum, ou onguent de peuplier ^ pommade de peuplier y employé comme calmant et adoucissant, se prépare avec l'axonge, les bourgeons de peuplier, les feuilles vertes de pavot, de belladone, de jusquiame, de morelle. Il ressemble assez, par son odeur agréable, au baume noir du Pérou; il a une belle couleur verte.

On lui substitue quelquefois de l'axonge simplement additionnée d'un peu de baume du PéroUy afin de lui donner Todeur et l'apparence du véritable onguent (^j.

(1) Préalablement on fait fondre l*onguent pour Tintrodaire dans le bocal.

(*) En août 1850, deux pharmaciens de Paris ont comparuldevant le

Une das altérations graves que l*on a fait subir à eet onguent consiste à le colorer artificiellement avec de Vaxytk de euivre (vert-de-gris), avec un mélange de curcuma et d*mdiffo pulvérisés.

En chauffant fortement Ponguent suspect dans un creuset rouge, on a un petit résidu qui, traité par l'acide nitrique étendu, donne une liqueur bleuâtre, présentant avec les réactifs appropriés (cyanure jaune, ammoniaque, etc.) tons (es caractères des sels de cuivre.

Une portion d'onguent mis en macération dans Peau communique à ce liquide une coloration verte, si celle de l'onguent populéum est due à des substances étrangères (curcuma, indigo). Ou bien on traite la ponunade par Téther : Tindigo et le curcuma se déposent; le contact d'une petite quantité d'alcali rougit le curcuma et accuse ainsi sa présence.

L'opium est le suc épaissi des capsules du pavot blanc (papaversomniferum, papavéraoées), plante herbacée qui croltsurtout en Orient, dans FAnatolie, TEgyptc, la Perse, PInde (*).

tribunal de police corrrectionneUe pour débit de substances mal préparées (farine de lin falsifiée, pommade mercurielle, laudanum, baume dn commandeur, thériaque* ongneot popolémn)» 4^ kermès contenant de Toxyde de fer, et de sulfate de soude vendu pour sulfate de magnésie. Ges deux pharmaciens ont été condamnés Tun h 100 fr-» Tautr^) à 50 fr. d^meode, et chacun d'eux aux dépens.

(I) On a fait depuis longtemps des essais sur la culture de Topinm indigène, destiné à remplacer Topium exotique. Des expériences ont été tentées à plusieurs reprises : nous citerons celles de Dubuc, de Rouen, de LoMmr^DeskmgehampSt Ptikiier, PHU^ JMergier^ en France; de Benntl, John Young^ en Angleterre. L*opium fraQçai^ donriaii, eu moyenne, 10 o/o de morphine.

On a fait aussi des essais en Algérie, en Sicile, dans le royaume de Naples. Bonafooiy de Turin, a expérimenté sur une caltnrc de pavots qui lui ont fourni un opinm contenant 7 «/• ^^ morphine. Cet opium indigène avait une saveur amère, et non Todeur vireuse de Topiam Qxotique. Bonafoiu a remarqué que les capsules du pif ot, incitées traasversalement, donnent une quantité de suc double de celle que Ton ià^ tient par incision longitudinale.

Dans- \» tiommaree européen, on distiiigae trois espèces priiicipaleed'opivm : VapiiÊmdeSmyme on de Syrie , Vopium dÊ Cûn^ëntmopk ou de Turquie, Vopium d Egypte ou dAteœandrie.

L'optum de Stnyrne est en masses d'an noir rougeàtre, plus ou moins oonsidérables, molles et souvent déformées, aplaties^ dont la sutfeoe est recouverte de nombreuses semences de rumex. Ces masses ont une texture uniforme, une consistance variable ; elles sont enveloppées dans des feuilles de pavot) de tabao ou de rumex. A Fair, cet opium noireit, devient dur et cassant; il a une cassure lisse, une odeur forte et vireuse, une saveur amère, acre et nauséeuse. C'est la sorte la plus estimée.

L'opium de Constantinople (^) est tantôt en pains assez volumineux, aplatis, enveloppés de larges feuilles de pavot, dont la nervure semble partager le pain en deux; le plus souvent assez dur et même cassant ; tantôt il est en petits pains assez réguliers, d'une forme lenticulaire, de 0*,054 à 0",067 de diamère, toujours recouverts d'une feuille de pavot. Il a une odeur faible, il est plus mucilagineux que l'opium de Smyme ; il noircit et se dessèche h Pair; il se ramollit dans la main.

L'opium d'Egypte, le moins estimé de ces trois sortes^ est en petits pains orbiculaires, aplatis, larges de 0"',071 environ^ réguliers» très-propres à Tintérieur, et Qe conservant que des vestiges des feuilles qui les ont enveloppés. Il a une couleur brane fenoée , analogue à celle de Paloès hépatique ; son odeur est moins vireuse que celle des sortes précédentes^ et un peu moime. II a une surface luisante, im peu poisseuse sous les doigts. Il se ramollit à Tair.

Il faudrait ajouter à ces espèces Vopium de tlnde (du Ben-

(>) M. Morson a donné la description d*une nouvelle espèce d'opium iotrodoilet il y a quelques années, sur le pi^rohé de Londres , et qui avait, en apparence, tons les caractères de Topium do Constantinople, Gel opium, très^pauvre en morphine, renfermait 1/3 d*une matière formée de cire et d'une subsiance analogue an caoutchouc. Il était impossible d'eu obtenir une décoction aqueuse limpide. M. Mort<m pense que cet opium provient du sue fourni par les lêtes de pavots fortement prasaées» en d'un mélange de œ sno avec celui que l'on obtient par incision.

gale, de Bénarès ou Km), doat H. Ludeurig a donné la description suivante : en pains tout à fait ronds^ du poids de 1125 à 1500 gram.; secs, assez durs, cédant toutefois légèiement à l'impression du doigt. Ils sont d'un brun noir, ont la consistance d'une masse pilulaire ferme ; ils sont couverts partiellement, à l'extérieur, d'une légère couche de moisissure blanc jaunâtre. Leur odeur est forte et pénétrante ; leur saveur, plus amère que celle de l'opium ordinaire. La masse parait tout à fait pure, prend feu et brûle avec une flanune claire. Si on coupe ces pains par le milieu, on aperçoit une enveloppe, de Pépaisseur du doigt, de feuilles de pavot agglutinées, dans laquelle l'opium se trouve tout à fait libre^ conmie le noyau d'une noix ; il est facile à en retirer et n'adhère nulle part (1).

L'opium contient : morphine, codéine^ nat*cotine, narcéine, thébaîne ou paramorphiney pseudomorphiney papavérine^ mtfcorùne, acide brun extractif, acide mécanique ^ résine ^ huik grasse, bassorine^ gomme, caoutchouc, ligneux, principe vireux volatil, albumine végétale.

Les divers opiums du commerce contiennent des proportions fort différentes de morphine ; ainsi :

500 gram. d'opium de Smyme donnent 28 à 30 gr. de morphine, soU 6 Vo 500gram. de Constant. 14 à 16 soil3V«

500 gram. d'Egypte 10 à 18 soit 9 «/«(^l*

Suivant le docteur Thomson, l'opium de l'Inde contient trois fois moins de morphine que celui de Smyme.

La proportion d'eau, très-variable dans les opiums du commerce, est importante à connaître; Pétat de sécheresse ou

(I) Celte sorte d*opiiim parait être celle que Ton emploie de préférence en Chine et snr Tarchipel indien.

(*) M. GtUbourt a retiré 6 gr. 8 de morphine de 100 gram. d'opium de Smyme; 3 gr. 01 de 100 gr. d*opium de Gonstantinoplo, et 4 gr. M de 100 gr. d^opiom d^Ëgypte. Suivant quelques auteurs, ces quantités pour« raient s*élever k 0 «/o pour le premier, à 4 •/• pour le second, et 6 •/o pour le troisième.

M. de Vry a déterminé la quantité de morphine contenue dans viagt et une sortes d'opium de bonne qualité, au moins en apparence, et pnH venant de dlQërentes sources; celte proportion avarié depuis 0<»/(»,oa

id.

îd.

id.

d'humidité d'im opimn peut changer la nature des médicaments dont il fait la base.

Sur six échantillons d'opium de Smyme pris à la même époque dans diverses maisons et que nous avons desséchés^

Le 1*' contenait 33,5«/o d'eau.

Le 2*^ 35%

Le 3^^ 40°/„5

Le 4« 42»]p,25

Le 5* 420/0,5

Le 6^ 530/0

jusqu^à 0«/o,i; une sorte ne renfermait que des tnces de morphine.

Quatre éclianlillons d'opium de Smyrne, pris dans des maisons différentes, nous ont donné les résultats suivants :

Opium de Smyme A iVo«50 de morphine.

iVo,S9 id.

3Vo,75 id.

30/0,50 id.

M. Bussy a trouvé dans deux échantillons d*opium de Smyroe i»/o,50 et 3Vo,9S de morphine. M. ie docteur Momchad a vu de l*opium de llndc fournir 10Vo,5 de morphine; un autre opium , destiné aux Chinois, n'en contenait que IV09S ^ ^ V^*

Les opiums récolta en Algérie par M. Hardy, en 1813 et 18U, contenaient &«/o,02 et iVo,8i de morphine.

L'opium récolté du même pays, en 1844, par M. Simon^ renfermait 3Ve,70 el 3Voi82. Celui de 1843 était accusé fournir 19 Vo ; M. Payen n'y a trouvé que 10o/o,75.

A Clermont-Ferrand, M. Auhergier a obtenu, en 1844, de l'opium de pavot blanc; celui de la première récolte contenait 8^/o,70 de morphine; celui de la deuxième récolte, IVo^SS. Le pavot pourpre, cultivé la même année, lui avait fourni de Topium contenant 10 Vo de morphine. En 1845, il obtenait, d'une première récolte de pavots blancs, de l'opium contenant 60/o,83 de morphine : celui de la deuxième récolte en contenait 50/0,53; celui de la troisième, 3Vo,S7.

En 1846,^ M. Aubwgier a encore obtenu de l'opium du pavot pourpre ; celui de la première récolte a fourni 10o/o,37 de morphine; celui de la deutième, 11%,98.

De la même année, le pavot œillette de la première récolte lui a fourni de l'opium à 17o/o,83 de morphine; celui de la deuxième, 14o/o,78.

La richesse de l'opium en morphine varie donc suivant l'espèce de pavot cultivée^ le lieu et l'époque à laquelle la récolte a été faite.

Il résulte cependant des recherches chimiques de M. BiUg sur l'opium d'Erfurt, comparé avec l'opium de l'Orient, qu'une même espèce de pa-

L'opium de bonne nature, mélangé avec Teau firoide^ doit complètement se diviser^ son principe extraclif se diâsoadre» et la partie résinoïde se séparer. La liqueur, d'abord trouble, doit s'éclaircir promptement par le repos, en prenant une cou* leur brune plus ou moins foncée, suivant la quantité de matière extractive que contient Topium, et en tenant compte toutefois de la quantité d'eau employée. La solution filtrée, acide au papier de tournesol, doit donner : avec les sels de peroxyde de fer, une coloration très-prononcée en rouge vineux (méconate de fer); avec le chlorure de calcium, un abondant précipité blanc sale, formé de méconate de chaux ; avec l'ammoniaque instillée goutte à goutte, un précipité grenu, abondant, de morphine brute, mélangée de résine, de narcotine, et d'une petite quantité de méconate de chaux. La liqueur qui surnage le précipité de méconate et de sulfate de

vot, le pa?ot à semences bleues , récolté près d*Erfurt , a fourni des opiums différents dans des années différemes, comme le constate te tableau des résultats obtenus par ce cbimisie:

Morphine

NarçoUne..

Acide méconique

Extrait amer

Bttraii moins amer

Dépôt...

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