‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 138 sur 251 · OPOPANAX · texte numérisé non relu

OPOPANAX

'- 2» Pour que les préparations pharmaceutiques opiacées nfb pussent être préparées qu'avec cet opium ;

^ Pour que nul opium, excepté celui que Ton emploie pour Textraction de ses alcaloïdes, ne pût être vendu sans avoir été titré («) ;

4» Pour la détermination de la quantité moyenne d'eau que doit renfermer l'opium employé en pharmacie, de manière que, lorsqu'un opium est très-humide^ on soit forcé d'en employer une plus grande quantité en raison de son humidité ; que, s'il est trop sec, au contraire, la quantité à employer soit diminuée.

OrOPASTAZ (*)•

L opopanax est une gomme-résine fournie par Vopopanax chironiwn ou pastinaca opoponax (ombellifères), qui croît en Asie, dans l'ancienne Grèce, en Sicile, en Italie et en Provence. On l'obtient par incision et par expression.

n est sous forme de larmes irrégulières, anguleuses, opaques, fragiles, légères, dont les plus grosses ont le volume d'une noisette ; d'une belle couleur rougefttre à l'extérieur, d'un jaune marbré de rouge à l'intérieur, d'une saveiff nauséabonde, ftcre et persistante, d'une odeur aromatique forte, semblable à celle de la myrrhe.

Sa densité est 1,622. Il prend facilement feu et brûle avec flamme. Il forme avec l'eau une émulsion qui rougit le tournesol, et qui laisse bientôt déposer la résine. L'alcool le dissout partiellement en un liquidé rouge.

L'opopanax nous arrive de laSyrie, de l'Inde, par Marseille.

D'après l'analyse de Pelletier, cette gomme-résine contient :

Résine, fusible à 50®,42; gomme, 33,4; ligneux y 9,8 ; amidon, 4,2 ; malate acide de chaux, 2,8 ; matière extractive, 1,6 ; cire, 0,3; huile volatile et perte, 5,9; caoutchouc, traces.

Usages. — L'opopanax est employé, à l'extérieur, comme résolutif, et à l'intérieur comme tonique et excitant. Il entre

(*) Le titrage de Topium est déjà exigé par radministration des hA< pîtaux.

(^ Cette gomme* résine est parfois désignés sous le nom d*opopottax, opoponox, opoponacum.

médicaments officinaus.

FM.siFif;àTK>N6. ^ y8pep«i»ii< est qnsl^e^ laéli^gé «vec 408 gommêi-résinê^ pu de^ r^m< de qn^lité iaférievre, avec du galipot.

Ce dernier mélange pei^l se reconiq^itrê à TGénir d« térébenthine, dégagée par ^introduistion, dans la maçaesuapeciéft* 4'une lige de fer rougie au feu.

Quant aux antres mélanges, on ne peut (es distinguer que par l'examen atten^f de» cair^ctèree physiques; propres \ ÎV popanax pur.

L'or, métal de couleur jfiiine» i éclat très-vif, est peu dur ; c'est de tous les métaux le plus malléable, le plps ductile et le plus facile à laminer. Sa densité varie de 19,4 à 19,65, selon qu'il a été recuit ou écroui. Il est moins fusible que Tar* gent et le cuivre, fpnd à 32<> du pyromètre de Wegdwood ou 1097° du thermomètre à air. L'or n'est attaqué par loxygène à aucune tempmture. Les cicides sont sans action sur lui. L^ c)ilore le dissout en présence de l'eau \ l'eau r^ale le diseeut aussi avec fnçilité.

La plupart des métaux s'unissent à Tor et lui font perdre sa malléabiUté.

Dans le commerce» ïox est yendu en barres ou lingots, en fils^ en poudre, en feuilles.

Usages. — L'or allié au cuivre ou à l'argent sert à faire la monnaie, la bijouterie de luxe, les objets d'ornement, de prix, etc. £n médecine, la ppudre d'or est employée contre les maladies scrofuleuses ou vénériennes.

FALSiFiciiTiONS. — Pour reconnaître le degré de purelé de l'or, on le soumet ordinairement aux essais par la voie sèche.

L'pr en poudre, en feuilles, est quelquefois allié émargeât oxi de cuivre.

On reconnaît l'alliage en dissolvant le métal dans l'eau régale : rHI y a du cuivre, il est décelé par la couleur bleue que l'ammoniaque fait naître au sein de la liqueur, ou bien il recouvre une lame de fer décapée, qu'on y a plongée. S'il y a

in Vf^^Uf^ê fil pfétvpM à l'étAl *ê «U^fiM ni9»li|iU0, tâft^ (ii# 44i9 l'or «ml ^t dissoug par Petu régtl«.

n jr * piH 4a («mfN^, on « découvert, en AQgleterrt, 91M l'or au titre de 12 carats et au-dessous était allié av^e du xme, auUau it Tèite ftvep une quantité convenable d'argent. L'or ainai allié a sarvi i fibriquer un nombre considérable da bfjottx.

On reconmit le ûac en dissolvant le métal dans 1-eau régale; en fait passer dans le chlorure acide formé un courant d'hydrogène sulfuré qui précipite For. En filtrantt Ik liqueur passant à travers If filtre est précipitée par un carbonate al- QiJiâ. Du poids du carbonate de aine, lavé, séché et ealaiaé> il est facile de déterminer celui du sine.

O&OAjpiJTTlI.

L'orcaneite est la racine de VAnchusa tinctoria (borraginées), que Fon cultive, en ]Ps§^(^, dans la Provence et dans le Languedoc (^). Elle est sous la forme de petits brins plus ou moins gros, de la grosseur du doigt, d'une couleur brunrougefttre, insipides, inodores.

Elle ne cède pas sensiblement à Veau de matière colorante (espèce de résine appelée qrcanettine, ac, anchusique^ anchuêine) ; elle la cède à Talcool, et lui communique une belle couleur rouge. La solution alcoolique d'anchusine, môlée à l'eau bouillante, passe au violet et vire au bleu par la concentration.

L'anchusine est d'un rouge violacé ; elle est soluble dans l'éther, les huiles grasses et essentielles, dans l'acide acétique. Elle donne, avec Facide sulfurique, une dissolution d'un rouge améthyste, précipilable par Feau.

Les alcalis en excès la dissolvent en prenant une belle couleur bleue. Les terres alcalines donnent, avec ce principe, des combinaisons bleues (anchusates). Toutes les dissolutions mé-

(*) Onu« l'anchusa tincloria , on confond, ^us le nom tVorcanetle , Vmnchuta vêrginioa^ le Uikotpttmmn tincéorium, Vonosma tchiMêi, Téchium rubrum^ végétaux dont la racine Oiurnii <i||t) aiaUère coloraiiHi FQii^e, analogue à l^orcanette.

140 os CÀLCI19ÉS.

talliques prédpitent Tanchusine de ses combinaisons a^ec les bases alcalines, savoir : les protosels d'étain en violet ; les persels d'étain en rouge cramoisi; les persels de mercare en rose couleur de chair.

Usages. — En pharmacie, on emploie l'orcanette pow colorer en rouge la pommade pour les lèvres, et, en général, les huiles et les graisses. On s'en sert principalement dans la parfumerie. Dans la teinture, on en fait des laques d'un bleu violacé et d'un beau violet foncé, avec les sels d'alumine et les persels de fer.

Altérations. — L'orcanette est souvent mêlée avec la racine du gremil des teinturiersy la racine de buglœee (anckuuL itaiica), la racine de Vonosma echioidesy etc.

Tous ces mélanges peuvent se reconnaître en ce que ces racines ne colorent pas les huiles en rouge, comme Torcanette, et en ce qu^elles n'ont pas sa forme.

os OAIiOIMlÉS.

Les os calcinés, ou phosphate de chaux des os, sont livrés au commerce sous forme de trochisques blancs, insipides, inodores, à peu près complètement insolubles dans l'eau, facilement solubles dans l(»s liqueurs acides.

Ce phosphate basique de chaux est associé, dans les os, à un peu de phosphate de magnésie, à un peu de carbonate de chaux et d'oxyde de fer.

Usages. — En pharmacie, les os calcinés entrent dans la préparation de la décoction blanche de Sydenham. Dans les arts, on en fait des coupelles pour les essais d'or et d'argent; on les fait entrer dans la composition d'un verre opalin. Ils servent à la fabrication du phosphore, après avoir été préalablement convertis en phosphate acide.

Falsifications. — M. Duval a eu à examiner un échantillon d'os calcinés remplacé en totalité par une poudre blanche, très-ténue, qui n'était autre que du sulfate de diaux. Elle ne produisait pas d'effervescence au contact des acides, qui ne la dissolvaient point.

Calcinée avec le charbon, elle fournit une masse qui, dé-

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