‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 140 sur 251 · MANGANÈSE · texte numérisé non relu

MANGANÈSE

DEGRÉS

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ïicès

BMPLOTft,

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relrouTé par

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25 c. eaba

3 gr. 98.

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nette.

ehlora.

4a aoada.

Pur, cristallisé

D'Allemagne, pre-

mière qualité

DcCretnick,prèsSar-

rebnick

D'Anslelerre... .....

De la Romanèche

(Sa6oe-et-Loire). .

De Calvéron (Aude).

De Bourgogne

Du Cher

De la Mayenne

On peut encore apprécier la qualité d'un manganèse en le faisant bouillir avec de Tacide sulfiurique concentré, et mesurant le vbliune d'oxygène qui se dégage : 25 grammes de cet acide, réagissant à chaud sur 3 gram. 98 de peroxyde, donnent 1/2 litre d'oxygène à O'» et O-jTG de pression.

Un autre procédé consiste à mêler l'échantillon d'oxyde à essayer avec de Tacide oxalique ou un oxalate et un excès d'acide sulfurique : il se forme du sulfate de protoxyde de manganèse, et il se dégage de l'acide carbonique. Pour chaque équivalent de bioxyde, on obtient deux équivalents d'acide carbonique.

On prend im poids d'oxyde tel que^ s'il était parfaitement pur, il dégageât juste 100 p. d'acide carbonique. Ce poids a été trouvé par le calcul égal à Osr.,98989 ; mais, conune la quantité d'acide carbonique correspondante qu'on aurait à peser serait trop petite, on a pris un multiple de ce nombre, ou 2,97 = 3x0,989.

L'appareil dont on se sert se compose de deux ballons (voy. planche IIl, fîg. 19) réimis par un tube à double courr bure : l'un de ces ballons contient 75 gram. , et l'autre 60 gram. d'eau; celui-ci est rempli à moitié d'acide sulfurique concentré ; chacun d'eux est muni d'tm bouchon percé de deux trous, par l'un desquels passe un tube droit; celui du premier bal-

OXTDE (per) DE UANGAlftSK. 149

Ion plonge dans le liquide ; celui du second se tennine à peu de distance du bouchon. Le premier tube est fermé par un petit tampon de cire molle.

Dans le premier ballon, on introduit S gram. 97 d^oxyde de manganèse, réduit en poudre aussi fine que possible, et mêlé avec 2 p. 1/2 d'oxalate de potasse neutre (^), ou 2 p. d'oxalate de soude neutre; on verse ensuite sur le mélange assez d'eau pour que le ballon soit rempli jusqu'au tiers; on ferme l'appareil et on le pèse. On aspire un peu d'air par le deuxième tube droit, et de l'acide sulfurique passe dans le premier ballon. Aussitôt commence le dégagement d'acide carbonique : quand il est lent, le contenu de la première fiole se colore en rouge vif; dès que le dégagement du gaz se ralentit, on fait arriver une nouvelle quantité d'acide sulfurique, et on continue de même jusqu'à ce que tout le manganèse soit décomposé; on soulève alors le petit tampon de cire, on aspire au bout du tube, et on fait traverser l'appareil par un courant d'air lent jusqu'à ce qu'il n'y reste plus d'acide carbonique; on laisse refroidir l'appareil et on le pèse; la perte qu'il a éprouvée représente le poids de l'acide carbonique dégagé. Ce dernier, divisé par 3, représente la quantité de bioxyde contenu dans le manganèse essayé.

Quand les manganèses contiennent des carbonates terreux, on commence par les traiter, dans le petit ballon, par l'acide sulfurique très-étendu ; dès que le dégagement du gaz a cessé, on chauffe doucement le ballon pour en chasser tout l'acide carbonique. Cela fait, on remplit avec environ 3 gram. d'acide oxalique du commerce réduit en poudre un petit tube qu'on suspend par un fil au-dessus de la liqueur contenue dans le premier ballon. On pèse Tappareil tout entier, puis on laisse tomber le petit tube dans le ballon, d'où se dégage aussitôt l'acide carbonique produit par la décomposition du bioxyde de manganèse ; l'opération s'achève du restis conune précédemment.

M. Levol a proposé un autre procédé d'essai des manganèses, basé sur les faits suivants :

(0 Cet oxaiate s^obtieni en saturant le sel d'oseille ordinaire par du carbonate de potasse, puis évaporant et faisant cristalliser.

(J0 iffm^l^ni d» bioxyde d« manganèse pmNl A¥|if Ttàd9 «hloriiydriqna une quantité de eblora «iffîawW pMr convertir deux équivalents de protoebU^nuQ d« fer en np équivalent de perchlorure.

On pèse, d'un coté, Ss^sOS de manganèse à essayer* ^, de de Tautre, 4sr.,858 de fer en fils fins. Cette qnantiié de te, réduite à Tétat de protochlorure, exigerait, pour passer k Télat de perchlorure; tout le chlore qui se dégagerait en traitant les i^^',9i de manganèse par l'acide ahlorbydrique^ en supposant loxyde complètement pur.

On dissout le fer dans 80 à 100 grammes d'acide ehlorhy^ drique pur et concentré; puis on introduit dans la dissolution ces 3^^ ,98 de manganèse à essayer (^) ; on ferme le ballon qui la contient avec un bouchon portant un long tube à entonnoir, dont Textrémité inférieure est effilée; on chauffe le mélange jusqu'à l'ébullition, pendant quelques minutes, on le relire du feu, on suspend au bouchon, dans l'intérieur du ballen, une bandelette de papier de tournesol rouge. Le fer ne se tfeuve alors à l'état de perchlorure qu'en proportien duoblort qui a été produit par le bioxyde de manganèse.

Pour déterminer la proportion restante du protochlorore de fer, on verse dans le ballon, goutte à goutte, au moyen d'unç burette graduée, une solution titrée de chlorate de potasse pur ( lsr-,829 de sel pour 100 centim. cubes d'eau), jui»qu'au moment oh la décoloration du papier de tournesol se manifeste, ce qui indique que le chlore est en léger exeès. A ce point, tout le fer est à Tétat de perchlorure ; on lit sur la burette combien on a employé de solution de chlorate ; et puisque 106 centim. cubes de cette solution donnent Ss^-^ITO de chlore, un calcul de proportion fait connaître combien de chlore a fourni le nombre de centimètres cubes qui ont été employés ; on défalque cette quantité de chlore de celle qui

(1) Pour éviler toute perle de manganèse, on fait passer Toxyde da plateau de la balance dans un entonnoir <ie verre à bec long et un peu large, sur lequel on a d'avance enroulé un pelit carré de p^kpiet fort, dont les bords inférieurs sont réunis par torsion : on en fait autant sur la partie opposée après Tinlroduction de Toxyde. On a ainsi une espèce de petite cartouche, contenant la dose exacte de oMingaaèse qa'il est facile d'introduire dans le ballon.

03^VPP (91^) pc; IM^Ii&4lli^K Ifii

a été produite par Toxyde pur, et on a la valeur du manganèse soumis à Fessai.

La méthode de M. Astley Price^ pour déterminer la valeur commerciale des manganèses, est basée sur la conversion de l'^cidç ariiénieux m a<^ arséoiq^d» m moy^n 4u obltre, et sur la m$m& transformation opérée p^ «ne di«;»olutio!) 4e permangaiiate de potassa (caméMon lï^oéral),

L'éiî{iwtilloa de ma^gan^^ k ^YWtin^r «0t di^^ppu dajii^ upe i^oltttipn chlorhydrique nprmale d'acide 4ffiéQie)iX| et kit portion de ce dernier, su^ lequel le chlore n'a P9â réagir pst dosée au moyen d'une liqueur titrée de pennaaganate de potaaBt.

L^ solution normale d'acide arséniem^ se prépare en dissol* vaut dans la potasse 11 3*^, 53 d'acide arséiûeux (^ qui correspond à 100 gr. de peroxyde de manganèse pur), et fgputant ei^suite de Tacide l;^)^ortydriqu9, de manière à ioppipl^ter un litre de cq liquide.

Pour obtenir U solution titrée de permangigiate, on étmd 50 centin), cubes, par exemple^ de la liqueur arsénieuse {c^ qni correspond à 5 gr* de peroxyde de mang^èse), et on détermine le nombre de centimètres cubes nécessaire pour twM(former Tacide arsénieux en acide firsénique.

Poiur titrer un manganèse, on en met 10 gr., p^r e^^empto, dans un petit ballpn, on y ajoi^o 100 centim. oubes de la Mqueur arsénieuse, et on adapte au ballon un tube à boulo9(^) plein d'une solution de potasse caustique. Qn chauffe légèrement, jusqu'à dissolution complète. On lais^serefroidir» on décante dans un grand ballon le contenu du petit et oelui du ' tube à boules» puis on étend d'eau. La quantité d'acide arsénieux non oxydé est déternùnée au moyen de la solution titrée de permanganate. Cette quantité déduite du nombre de grammes employé donne la valeur de l'échantillon de niang^èse (3).

Ce procédé de titrage est rapide et exact.

(*) Ce tube à boules est semblable à celui qu'emploient MM. Varrfiih irapp et WiU dans leur appareil à doser Tazote en poids (Voy. 1. 1, PI. V, flg. 23).

La potasse est destiaéc, dans ce procédé de titrage, à absorber le ehlorure d'arseoio qui peut se dégager.

(*) Il est nécessaire que la potasse et Tacide cblorbydrique empiojés

152 OXYDE (bi) D£ HERCUBE.

omB (u) BB mouiuaB.

Cet oxyde, désigné aussi sous les noms de mercure, de précipité rouge j de deutoxyde, d'oxyde rouge de mercure j oxyde mereurique, est d'un beau rouge orangé, en niasse d'un aspect cristallin et micacé ; réduit en poudre^ il prend une couleur jaune rougefttre ; à Tétat d'hydrate , il est jaune ; il a une saveur ftcre, désagréable ; l'eau en dissout une petite quantité. Exposé à la lumière , il se décompose superficiellement au bout d'un certain temps, et prend une teinte noirâtre. Il est décomposé en oxygène et en mercure par une chaleur inférieure au rouge.

Usages. — On s'en sert en médecine, à l'extérieur, comme d'un léger cathérétiquë, et pour le pansement des ulcères vénériens ; à petite dose, il est fréquenunent employé contre les ophthalmies chroniques. Il fait partie de Vonguent brurif de la pommade de régent, de la pommade de Lyon, et de plusieurs autres pommades ophthàlmiques. *

Altérations. — Le bioxyde de mercure mal préparé, calciné incomplètement^ peut retenir une petite quantité de nitrate de mercure non décomposé. On le reconnaît aux vapeurs nitreuses qu'il dégage lorsqu'on le soumet à l'action de la chaleur. Ces vapeurs rutilantes d'acide hyponitrique font passer au rouge une bande de papier de tournesol humide placée à la partie supérieure du tube.

Pour l'en priver entièrement, il suffît de le chauffer jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus que de l'oxygène pur, et qu'on observe dans la masse quelques globules mercuriels.

On peut aussi placer dans un petit tube fermé à la lampe un mélange, légèrement humecté, de bioxyde et de limaille de fer ou de cuivre ; on verse ensuite dessus quelques gouttes d'acide sulfurique concentré : si l'oxyde contient du nitrate, l'acide nitrique, éliminé par l'acide sulfurique, réagit sur le fer ou le cuivre, et produit des vapeurs rutilantes qui rougis-

soieiu exempts d'acide sulfureux, d*acide nitiiqae et de tout autre agent réducteur ou oxydant.

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