‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 146 sur 251 · PAM · texte numérisé non relu

PAM

prompte, ttnûn, ohaeiiD eetipviiid 1» diager de l'empM frtudulmix d'un agent aussi vénéoMix que le niUale de cuivre, mis aux mains d'un garçon boulanger, dont l'inexpérience ou la maladresse peut occasionner les accidents les plus graves ; on ne saurait donc sévir avec trop de rigueur contre Fintroduotion dans le pain des pli:» petites quantités de ce poison.

Cette faible prepertion du sel euivreux et la présence du cuivre contenu naturellement dans le blé (*) réclament des procédés analytiques asseï longs,

Tout^ois, voici un moyen d'essai très-simple, que chaque consommateur peut mettre en pratique, et qui décèle la présence du sulfate de cuivre dans le pain, bien avant que ce sel soit en quantité suffisante pour occasionner des accidents graves. Une goutte de cyanure jaune en dissolution, versée sur le pain, le colore en rose jaunâtre au bout de quelques instants, lors môme que cet aliment ne renferme que 1 partie de sulfate de cuivre sur 9000 parties de pain bhine ; car cette coloration ne serait pas reconnaissable sur le pain bis.

Le procédé de M. jPar»o/, de Dieuze, consiste à faire une pAte avec 100 grammes de pain et une certaine quantité d'acide sulfurique pur, étendu de 6 Ms son poids d'eau distillée ; on place ensuite, au milieu de cette pâte, une lame ou un cylindre de fer, bien décapé et bien uni; on abandonne ainsi le tout pendant 30 ou 40 heures, suivant la quantité de cuivre qui se trouve dans le pain; au bout de ce temps, si on retire et qu'on examine le cylindre de fer, on aperçoit une couche de cuivre qui recouvre sa surface ; cette couche est d^autant plus marquée et d'autant plus visible que la quantité de cuivre contenue dans le pain est plus considérable (■).

(i) Sulvaal MM. H. d'Bauw et S. Van d$ Vyvin^ le coiffe normal .trouvé dans les cendres du blé exisle uniquement daas le son ou péricarpe du fruit.

(*) Si on agit sur du pain qui ne renferme que de iièt-peliles qoaattlés de cuivre, on remarquera que le cylindre de fer se couvrira de métal, principalement k la partie supérieure, c'est-à-dire av-deasus du point oà le cylindre est en oonUict avec le liquide ou la pite daM la«qaelle il est plongé.

Le procédé de M. Parimd présente rinconvénient de déceler ègide-

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