ACIDE
CHLORIITDR.
pur, légèrement
fumant, a 35 ou 40««.
Dissolut-sans coloration.
Coloration en violet, puis dissolution de couleor améihjale.
Le papier est fabriqué avec des substances filamenteuses provenant du règne végétal, notamment avec les fibres textiles du chanvre, du lin, du coton, et qui, après un long usage, arrivent dans les papeteries sous forme de débris appelés chiffons. On se sert aussi des chiffons de laine et de soie, pour fabriquer les papiers communs, les papiers d^emballage. On a cherché aussi à remplacer, en partie, les chiffons, dans
reç^, ?f?wr6e, vi^^ ç^jf^, #>rw <^ porrpf^rtje) ; plmiems ess{p« o^t été testés pouf utiU$er l^ /S^f^tYM f^ (fQf^nier, les /tani^ çl^m^içMe, les ^corce^ efe «^^n^? fl^ tUlet^f Qt de peti- />/K''i te phormium tenax,
n ^t iqiftile d'insister sur les efi^p^pi^ bien ponni^ d^ papiers, lioijt ^ consompc^atipp annuelle, en France, ert ^^ali^ée approximatiYQment ^ f j^ilog. ist 4§W W ^^'
Le papier se fait, soit à la main (ou à la forffi^), sf^\\ 4 ^ mécanique.
l.e§ principale? espèces dp papjer? 5flnt :
1<> I^ CQg^it^es pij pa/)ter| 4 fr^^rp • pe ^opt 1^ papfet^ teç pli^ f}q^ ; pp ^n f^t 4e tQ^te§ Jps fl^a^P^ ^t dç plusi^HTS degrfe (le flne^ j je papier poqijillp Jjr^ïpinc^ prpnd }e j\(m de pelure;
p> Le papiçr écglier ;
3<> Les rouleaux pour tirr^pres^i^^ <fp fç^tm*ç:
4" Les papiers (f impression (sans colle) ;
5*" l^e^ papiers demffallage ;
6^ Les papiers pour affiches : ce ^oi^t IP^ papiers les plus minces ; ils se colorent de diYe]res nuances (bleu, rose, jaune, nankin, vert, aurore, yiolet, etc.), à V^^e de matières colorantes minérales ou organiques, interposées dans la pâte.
Il y a enpore le$ papiers à filtre (saos coUe) ; les papiers pour dessins et lavis, et les papiers à registre, fabriqués à la fQpme avec \e chaîivrQ et le Un ; te papier à çalguçf pu trednsl^cide, dit végétal, obtenu avec 1^ ûlas^e de phanvre ou de lin éprus, sans pourrissage ni blanchiment préalable (^).
Les papiers destinés à recevoir l'écriture sont collés (Voy. t. P% p. 403, note 1). Les papiers mécaniques sont collés à la fécuie ; aussi bleuissentrils sur-te-phamp lorsqu'on les touche avec l'eau iodée , phénomène que ne présentent jamais
l^ P^ptel3 bl^cs po^r écriture ^ont prQ^qu)S toi;jou|^ azur^f , c'i^t-4'flir^ que, ppur enlever 1^ ^égère t^iAte jaftnâirp qi^ ppnserye toujours te phiflon, m6m.Q bien ^lai^phi, pp
' (>) 1^^ pepiate^ JQ^^rposé^ enif« ]fi9 libre» cpnsUUioi^^ if;)<$ s^r^e de cQ||ç oatjir^fi^ gui ftPnne || tr^B^p^re^ F^RV'^P*
qoute au papier npe platît^ qua^tité d'^^^ iMtièie 0olp|tciBta Ûeue pu yiqlette, complémentaire du jauue.
yazurage se fait ^vec )'^ur proprement (}it, ou l^leu de cQ])aU ; avec rouir emer artificiel, avec le blep de PrU3s^ pu les sels 4e cuivre (sulfate, cendres bleues].
L'azurage au cobalt se reconnaît en ce que, généralement, la feuille est plus colorée d'un côté que de Tautre, la grande densité du bleu d'azur Tay^t aniené en plus gri^ide proportion dans la partie inférieure de la feuille, pendant la fabrication. Ces papiers ne sout décolorés ni par les acides, ui par les alcalis, ni par Teau- l^ pendre de ces papiers, fondue au dialun^eau avec un peu de bpv^ c^c^né, donne un verre d'un beau bleu.
Les papiers azurés à l'outremer se décolorent ^ubiten^ent, avec dégagement d'hydrogène sulfuré, qu^d on les plonge dans Pacide sulfurique faible.
Les papiers azurés au bleu de Prusse résistent aux acides faibles ; mais une dissolution de potasse les décolore tout à coup, et la liqueur filtrée, concentrée et neutralisée, régénère du bleu de Prusse, par Tadditipp d'un sel de peroxyde
de fer.
L'azurage par les sels de cuivre se reconnaît à la teinte pourprée que prennent les papiers, au contact d'une dissolution de cyanure jaune. Leur cendre, dissoute dans Tacide nitrique et additionnée d'un pxcès 4'an}n^oniaque, donne la belle Goulstur bleue caractéristique du cuivre.
Il est très-difficile, sinon impossible, de distinguer au microscope la nature des fibres végétales qui ont servi à la fabrication du papier.
Les additions de matières piimales, telles que les vieux cuirs, à la pâte des papiers, sont faciles à reeonnattre à la proportion d'anmioniaque qu'ils dégagent par la distillation, ainsi qu'à leur solubilité partielle dans la potasse ou la soude caustique.
Quelques papiers peuvent contenir du cuivre j du plomb, de Varsenic, provenant de ce que l'on fait entrer dans la pâte des débris de papiers coloriés, des rognures, colorés par le minium ou la mine orange, par des composés de cuivre, d'arsenic ; enfin des débris de cartes dite^ p(frcelamfii préparées,
comme on le sait^ avec la céruse et le sulfate de plomb (^). Les quantités de métaux qu'on trouve ainsi dans les papiers livrés au commerce, pour envelopper diverses marchandises, sont, à la vérité, très-minimes ; mais il est utile que le pharmacien sache que ces substances toxiques peuvent exister dans les papiers qu'il serait appelé à examiner (^).
Le cuivre peut se reconnaître par le moyen indiqué ci-dessus pour constater Tazurage du papier par les sels de cuivre.
Le plomb est décelé par un procédé analogue : les cendres du papier sont reprises à chaud par Tacide nitrique faible ; le liquide est filtré, évaporé à sicdté; et le résidu, traité par Peau distillée, doit, si le papier est plombeux, fournir un liquide qui présente toutes les réactions caractéristiques des sels de plomb, avec les réactifs appropriés (sulfate alcalin soluble ou acide sulfurique,iodurede potassium, chromate de potasse, sulfhydrate d'ammoniaque).
(1) On en prépare aussi maintenant avec le blanc de zinc.
(*) Il y a six ou sept ans, on a vendu à Bruxelles un papier arsemcal, propre à faire mourir les mouches. Il était préparé à Taide d^une forte dissolution d'arséniate de potasse uni à un peu de gomme et de sucre. Ce papier, dont la vente a été interdite par le gouvernement belge, se prépare et se vend maintenant, en France, dans diverses localités.
Les papiers coloriés avec des substances minérales, cuivreuses, arsenicales, etc., doivent être entièrement proscrits pour envelopper des bonbons, sucreries, matières alimentaires.
Une ordonnance de police concernant les confiseurs, épiciers et autres marchands, défend d'envelopper directement ou de couler des sucreries dans des papiers blancs lissés .ou dans des papiers coloriés avec des substances minérales, le bleu de Prusse et Toutremer exceptés; do placer des bonbons dans des bottes garnies à Tintérieur de papier colorié par des substances minérales; de les recouvrir de découpures faites avec ces mêmes papiers; de faire entrer aucune préparation fulminante dans la composition de leurs enveloppes.
Cette même ordonnance défend remploi de fils métalliques comme supports de fruits artificiels. Ces supports doivent être en baleine, en paille, en jonc, ou en bois. (Voy. à la fin de ce volume les §§ 1 et a de V Instruction du Conseil à*hygiène ^lutUquB et de salubrité du département de la Seme^ en date du 4 février 1853).
Chaque année, des visites sont faites, et des contraventions sont constatées. En 185i, une marchande de papiers, la nommée 6..., et un confiseur, le sieur D. . . J. . ., ont été condamnés à l'amende par le tribunal de simple police pour avoir vendu ou em^ïloyé des papiers coloriés par des substances minérales.
Pour rechercher l^arsenic, on traite le papier par Tacide sulfurique pour le convertir en charbon sulfurique; on traite ce charbon par Teau, et on verse le liquide dans un appareil de Marsh; ayant préalablement fonctionné à blanc.
n y a quelques années, M. Gmelin a appelé Tattention publique sur les dangers auxquels exposent les papiers verts contenant des composés d'arsenic et de cuivre.
Suivant ce chimiste, les tapisseries de papier jaune, quoique contenant de Torpiment, n'ont pas donné lieu jusqu'aujoiurd'hui à des accidents, à moins que ces papiers n'aient été grattés et que des ouvriers n'en aient respiré la poussière ; il n'en est pas de même des papiers ver/s, de couleur émeraude brillante, dans la fabrication desquels on emploie, depuis quelque temps, des acétate et arsénite de cuivre (*). Les anciens papiers, moins beaux, étaient préparés avec du carbonate de cuivre.
A Tappui de son opinion, M. Gnielin cite, dans un journal (^), plusieurs faits (3), et pense que^ sans défendra com-
(*) La même observation s*applîquô aussi aux vernis à l^buile des appartements et aux Tîsières des casquettes. Ainsi M. LUUg {Annal, der Pharm, und Chim.y 1836, t. XVII, p. 137) rapporte l'observation d'un homme qui, pendant des années, avait une éruption au front causée par une visière de casquette. L'éruption disparut avec le changement de coiffure.
(*) Annalm der StacUs-Arxnêikunde.
(') Voici ces faits, dont nous pouvons garantir Texaclilude t
1. Le cocher Unholz couchait avec sa femme dans un appartement tapissé de papier vert depuis trois ans. Pendant Tautomne de 1839, nue odeur désagréable très-forte se fit sentir dans la chambre ; le mari se réveillait tous les maUns avec une céphalalgie, des malaises, une sécheresse dans là bouche. Ces symptômes se dissipaient dans la journée. Quant à la femme, elle se plaignait d'une toux opini&tre. Les époux se rétablirent aussitôt qa*on leur fit changer de chambre.
9. Fautli, grand-bailli à Mosbach, s*était déjà proposé de faire ouvrir le plancher d*une chambre^ à cause d'une odeur qu'il attribuait à la présence de souris au-dessous de ce plancher : lorsqu'il eut connaissance des observations de M. GmeUn, il fit changer la tapisserie verte de sa chambre, et Todeur disparut.
3. Dans la maison du bailli d'Eberbach, il n'y avait d'odeur repoussante que dans deux pièces tapissées en vert, situées à une grande distance l'une de l'autre dans l'étage supérieur, tandis que les autres appartements, même ceux du rex-de*chaussée, certainement plus humides,
plëtëihSM Ifl Mpi^sérié de papier VëH él le^ Vëi^ de éblilèur terlé, il est prudent dé hfe leà employât que dans teà chambres ëkpo^es Au midi) bien aérées et régulièrement chaufTées, et de s'en éloigner aussitôt qu'on y sent une odeur de souiiS, caraCtéHstiqùe, produite par la fermentation de Tiu^enic huliûde avec les matières organiques qui ont servi à faire la couleur (*).
On a essayé Tintiroductiôn, dans là pâte du papiet, tle quelques substances minérales à bbn marché, propres à augmenter Bon poids et à lui donner une belle blancheur mate et opaque. Â cet effet, on à employé le suifaie de chaux ptir, naturel ou artificiel^ le ^Ifate dephmby le sulfait; de baryte. C^est uû mag« à proscrire; de tels papiers sont toujours t;assatits [^).
a'exhalaient aucune odeur. !Sui?ant H. GmeUn^ ceue odeur observée seulement (la us la chambYe tapissée de papier vert ne peut être attribuée qu*aux ématlâlions de l'arsenic, probablement côn^biné à titte matière organique, ei non vaporisé à Tétat d*bydrogène arsetiillié, qii^ quoique délélère", est inodore.
i. Un léger empoisonnement fut observé cbez une servante qui avait frotté avec un balai une tapisserie verte.
{}) Nous avons pris des informations et fait des recherches dans le but de reconnaître : 1° si diverses personnes habitant des pièces tapissées en papier vert arsenical s^élaient aperçues d^émanations particulières ; 20 si ces mêmes personnes avaient été indisposées. Les réponses ont été négatives.
Nous avons habité nous-même une pièce eiposéefu vent d'ouest, entièrement tendue en papier vert arsenical^ sans jamais avoir rien ressenti de particulier.
D*accord avec M. GméUn,'^. Louyeiy de Bruxelles, pense que l'odeur de la combinaison gazeuse qui se dégage dans les chambres tapissées de papier vert est due à nn arséhiure d'hydrogène particulier, gazeui et odorant.
M. Louyet bâte ^fa opinion sur ce qu'ayant laissé séjourner dans l'eau de l'arsenic distillé, il a trouvé qu'au bout de quelques jours il s'en exhalait une odeur alliacée repoussante, tout à fait analogue à celle qui règne dans \&& salles humides tapissées de papier vert. L'eau, selon ce chimiste, est décomposée; il se forme très- probablement de l'acide arsénieux, et l'hydrogène naissant produit une combinaison gazeuse avec l'arsenic.
Quoi qu'il en soit, ta régence de Cologne a Interdit, en 1848, sous peine d'une amettde de 5 à ^O thalers (20 à 20u fr.), la vente et l'emploi de l'arsenic pour la peinture des papiers et des murs.
(*) U panii ()ii'on n'Inlhoduit plus de substances minérales dans les
MHSAI. li)l
M«fâ M [iapfëfs blariés bii bolôfës^ qiii seVfihl I ëfafëloppêr ië* prëduîls cotnineTciaux, sbtlt rëfadils pesants en liititidni^âiit dans lâ t)&te, outre lésl 9ti//a^6f^ e2^ 6df^M et ^è j»/oni8, d'autres inatières, cominë le feo/ftt, là »Wte tfè jh>?é, l^plâtfe ttu, le ittWff, le ijrèi, des àrgikè, dèfs oerri?* ou teintures.
Ces ttdditibnà coiïstituent une doublé ftaiide : ëllëâ f ëhdeiit plus lourd, à surface égale, le papier qui se vend AU poid!(, et diminuent beaucoup sa ténacité; elles tournent au détriment de Tacheteur, car le poids de ces papiers vient s'ajouter à celui des marchandises auxquelles ils servent d'enveloppé (*).
Certains papiers pèsent 36, 41, 46 grammes la feuille; à une époque, on fabriquait, pour envelopper la chandelle et iè sucré, des papiers qiii pesaient jusqu^à 5âà gr. la feuille.
Des sacs de papier, pour la vente du sucre et du café, pèsent jiisqii'à 32 gr.
l>9pièfs de pfëh1!èrè (fiialitë. âedlènîeDt, dans certaines composiUôns '6e pâte trop chargées de parties mucilagineuses, on incorpore, en t^ri^ti^fifdns très-mldfmeb, tertiin» kdBstatibèfc fliinërbles (idiir Oter sut péj^iers nne transparence nnisible» et leur donner une douceur favortibte à Tiil* pression en tailte-<iouce et à l'impression typographique.
('] iibn nombre d'epiciërs sbnl dafas l'habitude, lorsqu'ils vendent au Sucré ëh détail^ éé iiiëtlre dàniS lé platcaii de la balancé Un hioi^cead Ùe gros paplef plus DU ntbltis lt>ni^> ^bbs prétexta q\ït le^ paftiÉ d^ luéf^ leur sont pesùs et veudus avec Tenvèloppe par les fabricants. Des procèsverbaux ayant été dressés, en 18i7, contre quelques épiciers qui avaient usé (ie ce moyefi, l'un d'euia été trslduii devant le tribunal de simple police de ftfurfe, pl^ésldê tiàr uH jbj^é iife '^\%, qui l'a condamné à îî fr. d'à- ^èridë, ëdrfifaië dyànt bdntréVërtii I l'art. 479 du Codé ^tral. La prlifcipàle constdériiidn tm Muelle ë'est Insé M . le Juge de simpte poiM, c'est que le sucre est toujours vendu par les fabricants^ défalcation ftiUe du papier qui euveloppe les pains, et que dès lors il y a déloyauté et fraude 'de la pâfi du dëtâlllanl qiii k^it égurer ce papier par portions dans le ^k 'dli éHcrë cjfa'll Vëiit) aU boH^biHmàteuf, auquel llifôhiib ainsi du papier pbur du ^ucré:
Récemment, le sieur 6. .., épicier, à Paris, a été traduit devant te tribunal de police correctionnelle comme faisant un usage immodéré d'un papier tout spécial pnuir pesei* les sucres ; il ^n était arrivé au point de MtB supporter à ses pratiques un déficit de to gr. sUf une àiltec iilll'nime pesée de 125 gr. de tette denrée. Le tribunal lUt a fait ObSeirtér que tette supercherie est d'autant plus coupable, qu'elM devait retomber plus particulièrement sur les classes pauvres, qui ne peuvent acheter le sucre qu*en petite quantité a la fois. Le sieur G... a été condamné a iOo fr. d'amende.
En 1846, nous avons fait, avec H. Payen, des essais sur certains papiers vendus dans le commerce, dont Padministration a fait opérer la saisie et demandé Texamen. Nous avons reconnu que le papier saisi renfermait 4^/o,5 de sulfate de plomb, provenant des fabriques d'indiennes, et non 35 °/oy comme cela avait été annoncé. Ce papier contenait, pour 100 parties :
Matières organiques destructibles par la chaleur. . . . 45,40
Cendres (sulfate de plomba moHères calcaires) 53,50
Eau '. 1,10
La présence des substances minérales dans le papier blanc peut se reconnaître par une simple incinération : en effet, le papier laissant, en moyenne, 2 7o de cendres, une quantité plus considérable indique un mélange frauduleux^ à moins qu'il n'ait été préparé avec des eaux très-chargées de sels calcaires.
Pour reconnaître les sulfates de baryte et de plomb, on fait boufllir les cendres du papier, pendant trois quarts d'heure, avec du carbonate de soude, pour opérer une double décomposition (sulfate de soude et carbonate de barjrte ou de plomb) ; on recueille le produit insoluble sur un filtre, on le lave à Teau distillée ; on le traite par Tacide nitrique faible, et, lorsque le carbonate est dissous, on fait passer dans la liqueur, qui doit être légèrement acide, un courant d'hydrogène sulfuré qui précipite le plomb à Tétat de sulfure; celui-ci est lavé et converti par Tacide nitrique en sulfate de plomb dont on détermine le poids ; ou bien, si on s'est assuré préalablement que le papier ne contenait pas de plomb (i), on traite la dissolution nitrique du carbonate insoluble par un petit excès d'acide sulfurique; le sulfate de baryte est recueilli, lavé, séché et pesé.
(^} On reconnaît qu'un papier contient du sulfate de plomb par Tacide suif hydrique, qui fournit une tache d'autant plus sensible que le papier contient une plus grande quantité de ce sulfate.
On ne doit pas employer le sulfbydrate d'ammoniaque, par la raison que ce réactif tache en noir le papier renfermant des sels de fer, ou dans la fabrication duquel on a fait entrer du sulfate d'alumine, qui contient dessels de fer. On voit donc que celte coloration tromperait l'opérateur.
PAPIBRS. 193
Le papier à filtrer e^t aussi altéré pair certaines substances, telles que Voxyde de fer, le carbonate de chaux^ de la présence desquelles le chimiste ou le pharmacien doit s'assurer par des analyses délicates avant d'en faire usage.
M. Jacob a signalé du papier à filtre contenant 13 <^/o, 41 de carbonate de chaux. Ce papier produisait une vive efferrescence au contact des liqueurs acides; et sourent, au lieu d'obtenir un liquide clair, on obtient un liquide trouble ou blanchAtre, lorsque Pacide forme un sel insoluble avec la chaux (^}.
Papier b£ verbe. — On désigne ordinairement sous le nom de papier de verre du papier recouvert de verre pulvérisé, fixé au moyen d'une couche de colle forte ; ce papier sert à polir le bois, la corne, Tivoire, et généralement toutes les matières susceptibles de prendre le poli.
On désigne aussi sous le nom de papier démeri, papier émeriâéj un papier recouvert d'émeri pulvérisé, fixé de la même manière que la poudre de verre, et qui sert à polir les métaux.
On fixe également le verre ou l'émeri sur de la toile préparée à cet effet. Ce mode est préférable dans certains cas, la toile étant moins susceptible de se déchirer que le papier.
Ces sortes de papier et de toile sont souvent Tobjet de deux genres de falsification.
La première consiste à remplacer le verre pilé par du grès ou du 9abk quartzeuxy et la seconde à remplacer Témeri par im mélange de scories de fer et de grès cérame brun, pulvérisés. Cette dernière falsification est préjudiciable aux consommateurs, parce que, dans aucun cas, elle ne peut
(*) Le ptpier à filtre vendu en Fnnce laisse beaucoup trop de cendres; une fenUle de ce papier donne, après incinération, Of-jSO de résidu. Pour diminuer celte pro()orlion de cendres , il est bon de laver le papier, feuille par feuille, avec de Feau aiguisée d*acide cblorhydrique, qui enlève Toxyde de fer et la chaux faisant partie de ces cendres ; on le lave avec de Teau filtrée, puis avec de Teau distillée, jusqu*à ce que celle-ci ne précipite plus par le nitrate d*argenL
En Suède, on a étabU une fabrique de papier à filtre, dit papier Ber^ Mm g papier wédois ; ce papier ne donne, par feuille, qu'une très-faible proportion de cendres, environ Oi'*,oe3. On peut se le procurer maintenant, en France, chez les principaux négociants en produits chimiques et pharmaceutiques.
114 PASTILLKS i^^É^^CUANHA.
Qmo^t a^ rempl^cçji^eAt du vena pilé par le grèi» pulféijsé Qt par le ^«^^ q^arteeuv» il peut exùUr sans ineonvéoleot lorsqu'on a b^s^in d'un agent polûnaur qui n'ait paa beaur aoup 4p mofdant, eaouue, par exemple, lojraqu'il s'agit de poliî; 4^9 pi^^Q9 d'éti^érâtdfi^ fe^étuas d'UU plaoage. vm^ ayant «ouYm^t maiQ4 d'un milUmètra d'épaisaaur. Ou «oi^çait que le v^rre, aya^t plus de moDdaat, pounrait fQqgei» ^ pbn cage f^^tièreiuent, au liau d'en polir seulemaa^ la s\u<fao«. Quoi qu'il en sojt, il ; a falaification lorsqu^m rend du papier sabl^ pour du papier ti«i^^ ou d^ papier revêtu d^ aceries da fer pour du papier émemé.
Au re^te » la aubatitution du gràa et du sable au vwra fîM est facile à reconnattie tant à l'afpeet qu'ai| teudier, car oha? que grain de verre pulvéiisé a les faeettes plus vitreuses, plus n^ultipUâ^ el les angles plus aigus, oe qui li^ ^oiuie plus de mardAUt que le g^èa oja la sable. lia sjuhstitutioa dttssâaaga de scories de fer et de grès cérame pulvérisés à Pémew est plu^ difUcile ^reconnaître; mais, oommeil est dHisage, dans l'induatna des papiers de vervei, que chaque khricant m»i que ses p^duit^ en peut s'en rappjorler à la marqua» Fax-» ^mtm ^^\ démojEii^é que o'itail eneai^ |â sieillew procédé (•).
Cea iiastilka» faites aima de la poudre d'ipéeecuasha, é^ suore en poudra et un mueilage ép^ dégomma adM^aale» sont quelquefois falsifiées ; on y remplace Tipécacuanha par VéméUque.
Cette adultération se reconnaît en dissolvant dans Tean quelques-unes de ces pastilles, et en examinant si la solution laisse déposer de ripécacuanba. I^^ pasUllea préparées avec Témétique ne doiment lieu à aucun précipité; mais la liU
(V) Une des maison» de Paris qui apportent le plus de soi a et dans le choix des maliôres, et dans la confection des papiers préparés avec de» poudres d'émeri et de verre^ est h maison Fremy, qui a obtenu de la Soeiété d*«ncoara0ement pour l'industrie nationale des récompenses méritées.
PATI M mmmBs. ItS
(gHM^^ SM19 #( aAl^ooiiée de if^lsfim «MttM «iiei4i
sulfhydriquQ, 19e colore promptement en jaune orangé (sidfnre d'a^tiDS^cmie) (■) ; Teau de chaux y oocattoniie ua lioable trèft-proiumcé^ et par suite un précipité blttie.
FAT8 HB QVtmAUVMf
Cett0 pâte, préparée avec la conwie, le aure, ies bl«ics d'çeuf et Teau d^ fleurs d'oranger, a été trouvée contenir us sel de cuivre t jla pr^mii^re fob par M. Alary, pharmacien à Yaleneiennea, la seMÇondefoie par M. Buesy^ directeur de V^ cole de pharmacie de Paris. Suivant ces chimistes^ le euir * vre trouvé dans cette pâte provenait du sucre, azuré par im peu de sulfate de cuivre ; d'autres prétendent que le sulfate est ajouté à la pâte elle-même, pour lui donner im reflet azuré.
La présence d'un sel de euivre dans la pâte de guimauve peut être reeherchée de la manière suivante :
On délaye la. pâte dans Teau, on précipite la gomme par Talcool à 36^« on filtre et on essaye la liqueur : l** par le chlorure de haryiim ; iP par le ieprro^anure de potassium ; P par une laoïe de fer.
On peut encore carboniser ^ incinérer la pâte, traiter à dwod les cendres par l'aeide mirique, et précipiter par l'am- QMNDàaque en CKcèe.
FATti ma JUIUBB.
Cette pâte, préparée avec les jujubes ^cs, la .|;onun.e ,^ Sénégal, le sirop de sucre, et aromatisée avec de Teau dp fleurs d'oranger, a été quelquefois fraudée.
M. Stanislas Martin a trouvé de la pâte de jujube contenant de la gélatine au lieu de gomme. Nous avons fait des essais sur cette pâte, et nous avons reconnu, av^ M. Girard, qui nous l'avait fournie, que la pâte où il „ent]^edela gonune
(<) il svfft fnème de plonger ces pastitSIes dans tin pea d*aeiâe siilfl]i;rdriqpei ailes launlasent Msfrtiêi.
IM PATSSflRII.
se dîsfiout dtfis Peao, et que la p&te à la gélatine ne s^y dissout pas; elle a Tapparence d^une couenne de lard.
Depuis quelque temps, on substitue la glucose au sucre pour la fabrication de la pâte de jujube. Cette falsification se constaterait au moyen du saccharimètre ou polarimètre, et en faisant les opérations que M. Soubeiran a indiquées à propos du sirop de gomme môle de glucose (Voy. articles Sucres, Sirops) .
En faisant macérer une petite quantité de cette pâte dans de l'eau distillée, on obtient un liquide qui, traité par l'infunon de noix de galles, donne un précipité de tannate de gélatine, d'autant plus abondant que la p&te contient plus de gélatine.
A Farticle Biscurrs et Bonbons (t. I«% p. 129 et 137), nous avons signalé remploi de procédés chimiques ou de sub^nces toxiques^ pour préparer ou colorier les sucreries.
Yoici quelques faits à ajouter à ceux que nous avons mentionnés. En 1846, M. Stanislûs Martin fut chargé d'analyser une portion d'un g&teau appelé parles pâtissiers pièce tnontée: il reconnut que ce gâteau, qui avait gravement incommodé trois personnes, avait été enjolivé d'une bordure verte^ décorée avec un mélange de blancs d'œufs et d'anénâe de cuivre (vert de Schweinfurt) ; nos expériences ont confirmé le fait signalé par M. Stanislas Martin.
U paraîtrait qu'à Londres les pâtissiers font usage A^essence d amandes ambres , pour mieux faire lever et feuilleter la pâte, et pour donner plus de saveur aux meringues. Or, on sait que cette huile essentielle renferme beaucoup A'acide prussique.
En Belgique, les pâtissiers ajoutent de l'alun aux bonbons connus sous le nom de spickelaus, afin de faire lever la pâte.
Eii 1849; M. Marin a constaté l'existence de Y antimoine dans des pâtés de foies gras, ce qui n'a pas lieu de surprendre lorsque Ton sait que les éleveurs de volailles du Mans et de l'Alsace ont l'habitude d'ajouter aux aliments destinés aux
PHOSPHATE 0£ SOUDE. If7
oies UQ peu de sulfure d'antimoine, dans le but d'activer leur engraissement. Mais disons de suite que ce composé métal» lique n'est pas en proportion assez forte dans les pâtés pour inspirer la' moindre crainte aux gourmets.
Quoi qu^il en soit, nous pensons que l'autorité devrait faire faire des visites chez les pâtissiers et marchands de gâteaux, comme elle en ordonne chez les confiseurs, afin de s'assurer si les gâteaux enjolivés par des sucreries, ou môme coloriés, ne le sont pas à Taide de couleurs interdites par Tordonnance que nous avons mentionnée à Particle BoNBOifS.
VHOSVHATa »B OKAVZ »B8 OS.— V. Ot cMMMmà». VS08PRATB »B SOUBB.
Le phosphate de soude est un sel incolore, inodore, d'une saveur faible. Il cristallise en prismes rhomboidaux, transparents, terminés par un pointement à quatre faces. Il contient 62 Vo d'eau de cristallisation. Exposé à Tair, il s'effleurit très-vite et tombe peu à peu en poussière. Ghauflé, il se boursoufle, perd son eau, se dessèche, puis entre en fusion. D est très-soluble dans Teau, insoluble dans l'alcool.
Le phosphate de soude, bien que neutre par sa composition, verdit le sirop de violettes.
Usages. — Le phosphate de soude est employé en médedne comme purgatif.
Altérations. — Par suite d'un défaut de soin dans sa préparation, le phosphate de soude peut être mélangé de sulfate et de carbonate de soude (^).
Cette altération se reconnatt au moyen d'un sel soluble de baryte (chlorure ou nitrate) : en versant ce réactif, jusqu'à
(•) M. Dutea a aHal^Bé, en 1881, un écfaâiiIlHoD de ptaMptiata da soode, qui présenta la compodlUon suivante :
Carbonate de sonde l'f^
Phosphate ^t**
Eau •^♦®®
IfS mottpnoBÈ.
Mflsstkm de ptédpfté, danis xtb^ sôltttiOBi de phosphate de soiide^ el traitant par Tacide iiltri(|Tte, le précipité est entièfamenl dissous^ s'il n'est composé que de phosphate de ba« ryte ; dans le cas coiltf Aire^ la partie insoluble est composée do sulfate de baryte.
La présence du carbonate de sonde est décelée par Teffer' Tesoence produite au contact de l'acide nitrique. À Taide d'un sel soluble de baryte^ on précipite le carbonate de barjrte, en même temps que le phosphate ; le précipité est entièrement soluble dans Tacide nitrique^' la dissolution saturée par l'ammoniaque ne laisse précipiter que le phosphate de baryte, et, à Taide du carbonate d'ammoniaque, versé dans la liqueur restante, on a le carbonate de baryte. Ce précipité, lavé, séché et pesé avec soin, fait connaître le poids de carbonate de soude mêlé au phosphate, dont on a soin de prendre préalablement une quantité déterminée : sachant que 100 p. de carbonate de baryte représentent 54 p. de carbonate de soude seo et 145 p. de carbonate de soude cristallisé»
On opère de môme pour le précipité de sulfate de baiytOf doni le poids fait connaître celui du sulfate de soude mélangé. 100 p. de sulfate de baryte représentent 61 p. de sulfate de soude sec et 138 de sulfate de soude cristallisé.
D'ailleurs; les cristaux de sulfate de soude peuvent se dis* tinguér de ceux du phosphate -, ce sont des prismes à 4 pans striés, sans action sensible sur la teinture de tournesol^ et verdissant légèrement le sirop de violettes.
n en est de môme du carbonate de soude, qui cristallise en rhomboïdes, dont le mélange avec le phosphate pourrait se manifester par une altération dans la forme cristalline de ce sel.
Le phosphore^ lorsqu'il est pur, est incolore et transparent ; il est ductile et mou comme de la cire^ se laisse ployer plusieurs fbis sur lui-mômei rayer par Tongle et couper avec des ciseaui. îl est insipide ; son odeur, faible, a de l'analogie avec celle de Tail ou delà vapeur d'arsenic. Quelquefois le phosphore bst seulement translucide, d'une couleur qui varie
ad bMc âU jaunâtre ; une simple tUbdifiëàtlOn molèéxddire le rend noir et oparjlie: AU tbfatacl de l'ait hutnîde, il brûle lentement, et eihale dëâ Vapeurs d'acide hypophosphoriqUé ëi d'aôide phost)horiqué ; 11 'est folbiëineiit lumineux dàni l'obscurité : de là son nom (de <pù>;, lumière, et (pjpo», je porte).
LÔ phosphore â ime dehsîté de 1,7T ; là densité de sa vapeui* est 4,420 {DûfnéûÈ). Il MA à 49^ bû 44»^ l{Desaihs), et se volatilise à 290^^ fchàiiM M contâël de l*air, il s'enflamme très-facilemeiit, à Une tempéi^ature Voisine du |Jolïit de fùsioti, et brûle avec une vive luniiferé, en répandant tbe fiiihée épaisse d'acide î)hdsphorîque anhydre.
Le phosphore, distillé huit, neuf OU dix fois, devient Uoil-, S on le fond à 60 ou 70*», ël qu'oti abaisse brusquement Ift température par un courant d'eau froide. {Thénard,)
M. Mtttchérlich â bbteiiU le phosphore sous fdrme de dodécaèdres rê^elrs, en le faisaht crîétàlliâer dan^ une diâ^àlution de sulfure de phosphore.
Le phosphol*è e^t peu solublè dahs l'eau ; il se did^dut dans l'alcool, dans Véthe^, danâ le hàphte, dans les Auilëè flJte^, lès huiler essentielle^ et dàn^ leé borpâ gras ; 11 éàt t)lus sbluble à chaud qu'à Jh)id, et il se précipite en t^&rtie par lé refroidissement.
Le phosphore est bMiôàiremeni Uvté dans le commerce sôu^ îbrtaè dé bâtôiiè eyUhdhqilès. Oti doit le ctlnèerver dans de l'eau priVéé d'àir {iai- rëbulUtioh, et ïëfroidiè en va;^éâ bouchés. Les flacon^ qiii le retiferiilënt doivent être mis \ l'abri de la lumière. IlS sdrit en vetre bleu oU en verre blanc recouvert d'un papier ùoif ; dïi Ifes tient otdinairemeht enfermés dans une boîte en fer blanc ou dans un baril plein d'eau; le phosphore s'y conserve longtemps translucide. Quelquefois on le trouve recouvert d'une croûte blancbn opaque. C'est, d'après M. PèhHtCy un hydrate de phosphore; , suivant d'autres chimistes, c'est un état moléculaire particulier, qu'on peut obtenir à volonté par divers procédés.
Parfois le phosphore, exposé aux rayons lumineux dans des vases mal bouchés, détient rouge ; ce phosphore rouge est un oxyde particulier {Pel&ute), ou une modification m6* léculaire (Vogel).
200 PHOfiPHoas.
La facile inflammabilité du phosphore le rend dangereux h manier, et exige des précautions de la part de l'opérateur. L'accumulation de plusieurs bâtons de phosphore exposés k Tair, ou à un léger frottement, suffisent pour en déterminer la combustion.
Un morceau de phosphore à la température de 16<^ s'enflamme spontanément à T^, lorsqu'on le recouvre de poussier de charbon. Si on le mêle avec de la poudre d'épongé de platine, d'antimoine, de potasse, de chaux, de craie, de silice, il fond et brûle aussitôt. (Bâche.)
Usages. — Le phosphore est peu employé en médecine; c'est un excitant très-actif, auquel on a attribué une influence très-énergique sur Ib système nerveux. On s'en sert sous forme d'éther, d'huile, de pommades phosphorées, de potions (•).
Le principal emploi du phosphore consiste dans la confection des pfttes inflammables pour les 'allumettes à friction, dites chimiques y à la congrève (^).
ÀLTéHATiONS. — Le phosphore est assez fréquemment altéré par du soufrcy de Varsenict de Yantimoine, du cuivre 0-
La présence du soufre dans le phosphore peut dépendre de l'existence d'un sulfate dans le mélange de phosphate acide de chaux et de charbon qui sert à obtenir le phosphore.
Le soufre rend le phosphore cassant ; ^ suffit pour produire cet effet. Pour en constater la présence et en déterminer la proportion, on pèse 5 gr. de phosphore ; on le coupe en trèspetits morceaux qu'on projette dans de l'acide nitrique chauffé presque à Fébullition. Le phosphore ne tarde pas à être converti en acide phosphorique, et le soufre en acide sulfurique.
(*) Toutes les préparations médicinales qui contiennent du phosphore s'altèrent promptemeni en absorbant l^oxygène de Pair et en formant del*acidephosphatique; aussi doit-on ne les avoir qu*en petite quantité, et ne les conserver que dans des vases hermétiquement bouchés et pbces dans un endroit obscur.
(*) Cetie fabrication consomme annuellement environ 36,000 kil. de phosphore; pour les autres usages [analyses, expériences et préparations de laboratoire, préparations pharmaceutiques, pâte à empoisonner les rats), il 6*en consomme à peine 100 kilog.
(>) Snivaut M. Witutock, la phosphore peut renrenner aussi du Mmuih, du plomb^ du ftr (T).
PHoaraoBE. SOI
La dissolution, étendue de 3 ou 4 fois son poids d'eau et additionnée d'un excès de chlorure de baryum, donne un précipité blanc de sulfate et de phosphate de baryte ; ce dernier est séparé au moyen de Facide nitrique, qui le dissout, et laisse pour résidu le sulfate insoluble, qui est recueilli sur un filtre, lavé, séché et pesé; 100 p. de ce sel desséché représentent 13,16 de soufre.
L'arsenic, rantimoine, que Ton peut rencontrer dans le phosphore , proviennent de l'emploi d'un acide sulfurique arsenifère pour décomposer les os.
L'arsenic donne au phosphore une coloration rousse ou brunâtre quelquefois très* prononcée. D'après H. Wittstockj quand on dissout le phosphore arsenical dans le sulfure de carbone, il se précipite de la dissolution, au bout de quelque temps, de Toxyde de phosphore et un composé rouge de sulfure d'arsenic et de sulfure de carbone.
Le phosphore qui renferme de Tantimoine est d'un gris jaunâtre; exposé à la lumière, il parait d'un rouge foncé, et sa cassure est presque noire.
Voici le procédé conseillé par Dupasquier pour reconnaître dans le phosphore la présence de l'arsenic et de Tantimoine. On brûle, en quatre ou cinq fois, 25 à 50 gr. de phosphore à essayer, dans une petite capsule de porcelaine ou dans une coupelle placée au milieu d'une assiette contenantdereau et recouverte par une cloche de verre, que Ton dispose de manière à laisser pénétrer peu à peu l'air atmosphérique.(La combustion du phosphore s'opère complètement, et les vapeurs arsenicales, mélangées aux vapeurs d'acide phosphorique, se dissolvent dans l'eau au fur et à mesure de leur formation. La combustion terminée, on laisse refroidir l'appareil, puis on retire le liquide, qu'on filtre pour séparer Toxyde de phosphore; l'appareil est lavé avec soin, puis on fait passer un courant d'hydrogène sulfuré qui précipite immédiatement l'arsenic ou l'antimoine à l'état de sulfure.
Le sulfure d'antimoine est orangé foncé ; celui d'arsenic est jaune clair, il est entièrement soluble dans l'ammoniaque. Enfin, pour reconnaître le cuivre, on opère comme précédemment ; seulement, au heu d'hydrogène sulfuré, on verse dans la liqueur un excès d'ammoniaque, qui produit une co-
iOI PIERRlâS l>*ACtiMVlS5E.
IdMtibli eti b6a\i bleu àe èiël ; 6ii UëH OË ëmplèid te (iyAiiiir^ jàtine, qui donne un ptécîpltS ou tme bôloralion d'till rouge brtiti. Cô dernier réaètif est plu^ Sensible pour détoûrrit d6< t[uaûtltés de cuivre extrêmement fkibles.
On peut acidifier le phosphore par l'acide nitrique , et rèchëf(^hèr les substances étrangères ati phosphore dans i'aâdé phosphorique obtenu. {V. 1. 1, p. 37.)
Leà pterrës d'éereVisse ëbnt des espèces de cotterétiotis coh^ IUiUé§ âafi!^ le corps de l'écrëtisse [eatneni flnvlàtUis), à V^ pôquè de là tnue. Biles sont fofméëé de Côudhës cdfacéûtrîques superposées, lisses, dlii*es , bohrëxes d'uii c6iè, (creuses de rautfë, avec un i*ebbrd ^alllaht^ ëe ^ leilT donne ttne ^orte de rëàsemblattce aVeë titi oeil J de Ift le hom d'yêtulr (fécrevisse, sous lequel elles sont également conhues.
ties pierres d'écretisse dut une coUlëtit blanche dû tiri peu rôugeâtre, une sareur terreuse et pdiit d'bdeur. Ëllëë né happent pôiht à la lan^e, et sont insolubles dans Peau.
Elles sbnt ëbtbposées de carbonate de chaut , lié par un muctis animal. L^àcide nitrique fidbleles dissout, ôt laissa uûô pellicule gélatiftëuse qui a la formé de là piëffe dissoute.
n convient de dhôiàlt les piettes d'écrdvitee grosses , entières et légères.
Usagés. — Le^ pieif es d'écrevîsse sont aujôtifd'htd rarè^^ nient employées en mêdeëine ; bn leur substitue le carbonate de chaux. On les employait comme atitiacides, aùtldlarThéiques, antihémorrhagiques et antigouttëiises.
FALSlFlGAtiONfe. — Les pierres d'écreVisSe ^ë l^oû litourt dans le ëdthmerce sont queltpietois fabriquées de toutes pièces avec un mélange de craie, de terre de pipe otî 6!argiU et de malièfeê fnucilagineuses (gomme adragante, colle, colle de poisson), ou avec ùrt mélange d'os calcinés et de <?rate, liés ensemble au moyen de là gélatine et moUlés.
Ces fausses pierres d'êcrëvisse n'ont pas là teinture lamellettôe Aéi miëii piërré^$ Mlëé happent ft U lan^é» to(m6ëllt
PtAfHË. 2Ô)
«I beniUie lonqtt^ left dAlàye àtéd Toaû, sôH! insôlt&bleêi dans les acides^ ou se dissolvent sans devenir molles, tr&nâ» pArentei» «t ««us oôttédf f ei* Idur fofme primittte, eôttitûe cela arrive avec les pierres d^écrevisse véritables.
VHiUIiBS BI.BUE8.
Les pilules bleuea^ ou pHuktimrcurMkisifnpkêi sont préparées avec 2 p. de mercure, 3 p. de conserve de roses et 1 p. de poudre de réglisse. Chaque pilule contient 0 gr., 05 de ineroure.
Aux Etats-Unis, on a vendu dw pllul09 bleues coiitefi&til depuis 10 jusqu'à 7 7^, 5 de mercure, taélattgé avea dé lA Urrre Uenûire, du hku de Pruê$É, pour IcUf donuelf la déâsit* et la couleur. Voici la composition de ces pilUleèi \
Mercure 7,5
Mâitiëre terreuse 97,6
BlèUâèPl*uftt»4 é l,ft
Sable oombiBé à de It terre. 4 < t,o
Matières sucrées solubles. . . . 14,0
Matières organiques insolubles. . 12,0
ËàU 16,0
100^0 PtM!tiLt.
Le plâtre, chaux sulfatée, èéténite ou êUlfùtè âè ehmnûj est emplojré efi d« tfès^gfandes quantités, soit à PAris, soit dans divers départements. Ou tiré le plâtre des carrières qui eùvi^ ronnent la capitale^ et qui sout ouvertes à Montmartre ^ k Bel** leville^ à Ménilmotitant) à La Villette, à Clamaf t, et des d&^^ riires d*Argenteuil^ de \m% et dé Triel, dèïis le département de Sei&e-et*4)ise. Ce plâtré) est ttânsporté par les vdituriers qtri û'oùt pu trouter h Pâfis titi ckôt gemeiit pdîa le tetout , et MSsi par les chemins de féT;
Le plâtre se divise en plâtré cru (dit pierre à pU&é) ôt en plâtre cuit. Le premier est celui que Ton tire des Cteriètës} le deuxième a subi l'action de la chaleur, dans le but de le priver de Teau qu'il contient. Le plâtre cru se délaye dans Feau; il ne se solidifie pas ; le plâtre cuit, Mêlé avec fëâU;
204 PIATAE.
absorbe ce liquide, et bientôt il prend Fétat pAteux» puis l'état solide.
La composition du plfttre» un peu variable d^ailleurs, est la suivante :
Salfale de chaax 70,4
Eau 18,8
Carbonate de chaux 7,6
Argile et traees de matières organiques. S,S
Cette composition est celle du plAtre cm des environs de Paris, qui est en cristaux grenus, plus ou moins serrés, entre lesquels se trouvent les substances étrangères ; cette texture est c^e de la meilleure variété de plAtre ordinaire, propre aux constructions.
Le sulfate de chaux hydraté (^), ou gypte, se trouve aussi, dans la nature, sous forme de tables biselées, à base de parallélogramme obUquangle,. de lentilles jaunâtres, isolées, plus ou moins volumineuses, ou groupées en rosaces, de lamelles ou feuillets minces superposés en très-grand nombre, formant de larges cristaux épais, diaphanes, hémitropes, prenant alors la forme d'un fer de lance. Il prend encore d'autres aspects : ce qui constitue un grand nombre de variétés. Le sulfate de chaux hydraté est soluble dans 460 à 500 fois son poids d'eau; sa densité est 2,20 à 2,31 ; le plâtre cuit a une densité moyenne de 1,20 à 1,80.
UsAOES. — Le plâtre est employé en grande partie dans le bâtiment. On s'en sert aussi pour couler des bustes, des statues, pour faire un grand nombre d'objets moulés ; pour la préparation du stuc, des plâtres durs ou plâtres alunés (ciments-marbres)', enfin il est usité dans l'agriculture et pour la préparation de certains engrais. Le sulfate de chaux artificiel entre dans la préparation de plusieurs eaux minérales factices.
ÀLTÉaATiONs. — Le plâtre cuit exposé au contact de l'air absorbe de l'eau, et ne prend plus aussi bien que le plâtre cuit qui n'a pas été exposé au contact de l'air.
(*) Le suiriiie de cbaux anhydre naturel est connu sous les noms de
karsténU^, d*anfcydHto.