‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 156 sur 251 · TT · texte numérisé non relu

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Le procédé proposé en 1845 par M. 0. Henry repose sur l'insolubilité du perchlorate d« potasse et sur lasolubiLté du perclilorato de soude dans l'alcool. On préparc d'abord ce dernier sel, que l'on dissout dans l'alcool à 37 degrés, et dont on fait une liqueur titrée ; le mélange des deux carbonates alcalins (soude et potasse) est converti en acétate, évaporé à siccité et repris par Talcool à 37 degrés. Dans cette liqueur, on ajoute la liqueur normale de perchlorate de soude, jusqu'à cessation de précipité de perchlorate de potasse; et on évalue la quantité de ce dernier alcali par eelio du perchlorate de soude qui a été employée ('). La soude est donnée par différence. On détermine, par un premier essai alcalimélrique (procédé Gay-Lussac), le titre du mélange des deux carbonates; ou en retranche le titre qui appartient h la soude, et on ft la proportion réelle de potasse contenue dans le mélange.

Le chlorure de potassium el le sulfate de potasse n'étant

(') o^'iBBi de pervblonte de soude sec correspoDdeot ï l gr. de ew DM le de potasse pur.

POTASSES. 231

pas dissous par l^alcool, à Taide duquel oti reprend Tacétate de potasse, le perchlorate de soude ne ptécîpite que la potasse prorenant du carbonate.

Cette opération s'exécute à Taide d'un insti-ùment particulier que M. 0. Benry a. hi^péié potassimètre (Voy. planche III, fig. 23). Voici un tableau qui peut donner quelques indications sur cet appareil :

POTASSB

DEGRÉS

IIB0RË9

CARBONATE DB POTÀSSÈ

da

aa

n CABBON ATB DB SOtJBÉ

COmBRCB.

ÀLCALUIETH.

poTABsatkrm.

en eentiéines.

Carbon, de pot. 100 Vo

Carbon, de pot. 50 %

Carbon, de pot. 50 o/o — de soude 13 Vo 1

j. - de pot. «5 % *^ — de soude S6 %

«ft 1 — de pot, ào o/o ^" 1 — de soude tî %

Ce procédé a^ selon nous, rinconrénient d'exiger des opérations d'une pratique longue et minutieuse, et une préparation, celle du perchlotate de soude, qui est letite et coûteuse (^). En outre, les déterminations de degrés par cessation de précipité ne se font pas sans des t&tonnements, parfois assez difûeiles;

Pour purifier la potasse du commerce^ on la distribue en morceaux dans des entonnoirs de verre dont la douille a été garnie de quelques fragments de verre qui s'opposeiit à Id sortie du sel alcalin ; on eouvre ces entonnoirs de papier, et on les porte à la cave sur des récipients. Il s^écoule peu à peu un liquide sirupeux, très-dense : c'est V huile de tartre par défaillance des anciens chimistes ; elle contient plus de là moitié de son poids de carbonate de potasse, quelques traces de chlorure de sodium, et pas la moindre quantité de sulfate de potasse.

(0 Le perchlorate de soude se prépare en décomposant le perchlorate de potasse par un courant de gaz acide fluo-slllcique; Tacide perchlorique résultant de cette décomposiUon est saturé par du carbonate de soude cristallisé; on filtre, et on évapore, au bain de sable, Jusqu^en consistance de sirop; le résidu est traité à chaud par son poids environ d'alcool à 37 degrés, puis filtré.

232 POTASSES.

Un autre procédé, proposé par M. Artus, consiste à traiter la potasse du commerce par la moitié de son poids d'eau distillée ; la solution éclaircie par le repos est décantée, puis saturée au moyen du vinaigre distillé : on évapore jusqu'à siccité. L'acétate de potasse, ainsi obtenu, est humecté avec le 1/4 de son poids d'eau distillée; abandonné au repos, il tombe en déliquium, tandis que les sels étrangers qui en altéraient la pureté restent indissous. La solution est décantée avec précaution, puis évaporée jusqu'à siccité ; le résidu est décomposé au rouge dans un creuset de Hesse. La masse est ensuite reprise par l'eau distillée, et la solution filtrée, évaporée à siccité, donne le carbonate de potasse pur.

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