‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 162 sur 251 · RHUBARBE · texte numérisé non relu

RHUBARBE

pour marquer les défectuosités de la racine ; elle est percée d'un trou dans lequel on aperçoit quelquefois la corde qui a servi à la suspendre lorsqu'on l'a fait sécher. Ellô a un extérieur ridé, une odeur prononcée et une saveur plus amère que les autres sortes; elle est d'un jaune sale extérieurement, d'une couleur rouge pâle et comme briquetée intérieurement. Elle croque sous la dent(*), colore la 'salive en jaune orange. Sa poudre est d'un moins beau jaune que celle de la rhubarbe de Moscovie. Elle est la plus recherchée après cette dernière.

3® La rhubarbe de Perse ^ qui nous arrive ordinairement par l'Angleterre, est mondée au vif. Elle se présente en morceaux plats, de grosseur variable, légers, et plus spongieux que les autres sortes de rhubarbes. Elle est d'un jaune pâle extérieurement, et rougefttre mêlé de lignes blanches intérieurement. On n'y remarque pas de trous.

\. 4° La rhubarbe de France ou rhubarbe indigène (*) est en morceaux irréguliers, tantôt longs, tantôt plats. Elle a une cassure rouge et blanche; elle est mucilagineuse, d'une couleur jaune à l'intérieur. C'est de toutes la moins recherchée, d Diaprés Brandes, la plus belle rhubarbe de Russie paraît contenir: gomme , 31; résine {*), 10; extrait, tannin et acide gallique, 26; phosphate de ckauXy 2; malate de chaux^ 6,5; fibre ligneuse, 16,3; eau, 8,2.

(i) Cette propriété parait être due à la grande quantité d'oxafaite de chaux qui existe dans cette rhubarbe.

(*) La culture de la rhubarbe a été tentée, à plusieurs reprises, en France. Dès 1765, Vandermonde avait envoyé au Jardin du Roi la plante qui fournit cette racine. Divers cultivateurs se sont occupés de sa naturalisation. On la cultiva en grand à Grosbois, près Paris; en Bretagne» en Daupbiné. Enfin, à Malabry, commune de Gbatenay (Seine}, fâ^MmdéS'Dacosta obtint de la rhubarbe que T Académie de médecine jugea capable de remplacer la rhubarbe étrangère, en élevant sa dose de ^A environ , de telle sorte que S gr. de rhubarbe de France équivalent à lKr.,50 de rhubarbe exotique. Mais la poudre de cette rhubarbe s*bamidifie et se pelote. On cultive encore en ce moment, à Van vres (Seine), de la rhubarbe; elle est livrée aux herboristes de Paris^ qui la vendent en secret.

(S) MM. Dœpping et SctUossberger ont isolé de la rhubarbe trois résines différentes : la résine aipha, ou erylhrorétme ^ d*un jaune foncé, soluUedans Talcool, faiblement soluble dansTean, et donnant avec les

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