‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 170 sur 251 · S04 SAPONAIRE · texte numérisé non relu

S04 SAPONAIRE

autres, qui sont tirés d'Allemagne, sont cylindriques, longs de 27 à 41 millimètres ; leur diamètre est de 2 à 5 millimètres. Us sont toujours recouverts de très-petites écailles de couleur jaune, imbriquées très-régulièrement. Ces deux dernières espèces sont très-usitées, dit-on, en Allemagne.

SAVOWAZ&B.

La saponaire ou sawmnière [saponaria offieinalis) (Caiyophyllées) doit son nom à la propriété qu'elle possède de donner à Teau une apparence savonneuse, et de faciliter le blanchissage du linge. La saponaire contient de la saponinej une résine molky de Vextractify de la matière gammeusej de Valiumine.

Usages. — La saponaire est employée en médecine ; on fait usage du suc de la décoction, de la poudre, de l'extrait. Les anciens se servaient de la saponaire pour laver les étoffes, et les préparer à la teinture. On vend la racine de cette plante, réduite en poudre, sous le nom de sawnnière.

Falsifications. — On substitue à la saponaire le lyehnis dioïque (lyehnis dioîca) (*) ; mais il est facile de distinguer le lyehnis de la saponaire : la racine de la saponaire est cylindrique, rampante, noueuse, courbe, rameuse, articulée, solide, chevelue ; elle est très-longue, rougeâtre ou rouge brun à l'extérieur, jaune à lïntérieur , blanche au centre, sans odeur sensible. Les feuilles sont opposées, lisses, lancéolées > non dentées, d'une couleur verte vive, et à trois nervures principales partant de la base ; la racine du lyehnis n'est pas rouge, mais blanche et ligneuse; les feuilles sont ovales, allongées, pointues, d'un vert mat et blanchâtre, rudes, velues, ne présentant point les trois nervures qu'on remarque dans les feuilles de saponaire.

Les fleurs de la saponaire sont en petits bouquets, celles du lyehnis sont isolées.

(1) Beaucoup de piaules officinales qui doivent entrer dans la préparation des médicaments. sont remplacées par d^autres. Il serait à désirer qu'un botaniste signalât ces substitutions dans un ouvrage spécial ; nous pensons que notre collègue, M. Chatin, rendrait un grand service aux pliarmaciens en s'occnpnni de la rédaction d'un semblable ouvrage.

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