SIROP DE GOMME
« cool; et de fitUer pour séparer le magma de gommate de « plomb.
« La liqueur filtrée marque alors au saccharimètre :
Sfrop de gomme pur 39o à droite.
Avec 1/10 dégomme en moins 50,3 »
« La proportion de gomme, qui entre dans un sirop fait « avec la gomme et le sucre ^ est donc donnée par Tune ou « Tautre des tables ci-dessus. Il ne faut cependant pas appli- « quer cette table d'une manière trop absolue, car le lavage « que Von fait subir à la gomme en fait perdre une partie ; « et de plus^ la présence de quelques morceaux de gomme « insoluble peut en diminuer la proportion.
« On peut avoir directement la proportion de gomme con- « tenue dans un sirop , en agitant celui-ci avec 5 ou 6 voit lûmes d'alcool rectifié , chaufTant au bain-marie jusqu^à a rébullition, et, recevant la gomme sur un filtre taré; on lave « la gomme à plusieurs reprises avec de Talcool ; on sèche a le filtre et on ne le pèse que lorsque la gomme a repris à « Tair la proportion d'eau hygrométrique qu'elle renferme « dans son état ordinaire.
c Si Ton veut savoir inunédiatement si un sirop est suffia sanunent chargé de gomme , le mieux est d'avoir du sirop « dont on est sûr , et de les précipiter tous les deux compa-» « rativement avec un même volume d'alcool.
« Si l'on a affaire à un mélange composé de sirop de sucre, « de gomme et de sirop de fécule , rien n'est plus facile que « de reconnaître le mélange, mais rien n'est plus difficile que « d'en déterminer les proportions. Un tel sirop est coloré forte- « ment par la potasse ; et, au saccharimètre, il a toujours une • rotation à droite plus forte que celle du sirop de gomme , « plus forte surtout que celle du sirop de sucre. Une faut pas « précipiter le sirop par l'alcool , car il est trop difficile do
« défl^ffîM lé dé|»l, qtli i^tlëfat M SUmbié; èè fMt h c sucre qu^il a entraîné. ' »
M. Lepagiêj de OisofS, ft |^rôp(M0 te pfoeédé suitiutt pour constater la présence de la gomme dans le sirop de gomme. D est fondé sur la propriété que Planche découvrit à la gomme arabique , de bleuir par son contact avec la teinture de gaîae. On verse, dans 30 gr. du sirop à essayer, 15 à 20 gouttes de teinture alcoolique de résine de gaïac , et on agite. Si le sirop renferme de la gomme dans les proportions indiquées par le Ck)dex , une assez belle teinte bleue s'y développe dans l'espace de dix à quinze minutes (*). Un sirop qui ne renferme qu'une petite quantité de gomme, un huitième, par exemple, de la proportion indiquée paf le Codet, À'bffire, au bout d'un quart d'heure, avec le même réactif^ qu'une légèire teinte verdâtre; bien diflérente de celle qui apparatt datts txû sirop normal. Ce n'est qu'au bout dé plusieurs lieui^ qnll pHsétite la teinte bleue qui se développe, en dit k quiïizé hiiûaled, dans un sirop eonformel aU Codex ou à péti près.
Les essais doivent dont toujoni^ Atre faits simultanément avec un sirop normal , et, iiu bout d'un quart d'heure, on examine comparativeinent la tehité qui s'est développée dans chacun d'eux.
Le sous-acétate de plomb donné kvefe le iîrop gommé un précipité blanc, gélatineux ; le précipité iést iml dans le sirop de sucre et de glucose. Uh réactif Wèi-senSible est le petsulfafe de fer , qui produit avec un sii-op gOïAtaê mi prtclphé rouge jaunâtre , gélatiniforme , et ne précipité pas , comme falcool et le sous-acétate de plbmb,- la dcxtHnè de tiôHainiés matières gommeuses, si abondantes dans tme foule ife produits régétaux(«). On peut ainsi retrouver 1 «/ode confine daifâ utt ^oj»
(') Les rirops de guimaare eu de cousotfde, q«l reèftfnntini coainë oa sait, un mélange prédpiuble par Talcooi à la maaièf» de la somme, ne bleuissent pas par leur conlact avec la teinture alcoolique de gaïac
n M. Lassaigne proscrit 1 emploi de Talcôol pour dèlèrmfnèr si un slrc^ de gomme cootieht la (qnautUé vmiiiie de gormoie i lèft *'i^!^ cotée, tant gammt^ prédpité fat plus ou moins alwndïimineai pur l'Mooi, comme le fait le sirop de {{omme ; mais pour reeoanaUre la véritable nature do précipité et, par suiie, celle du sirop» on fait usage da persulfatede fer ou da soos-at^tate de plomb*
(Lc^aigAe). Si là proportion dé ^ihiné eM ÏÉlHféiN; où précipite le sirop suspecté par 5 à 6 fois son Volume d*&loool à 0,95; le précipité Tisqueux, où se trouve concentrée là gomme, est redissous dans une petite quantité d'eAU distillée; et on le traite à 6haud par un peu d'acide nitrique j (pu donne naissance à de Tkcide niucique , s^il y a dé là gômiile.
Ge sirop doit sans deUte ses propriétés à Tarabine et à une petite quantité de matière extractive;
Usages. — Le sirop de gomme adragante est employé dans les mômes cas que le £drop de gomme arabique.
FALsincATiONSi — Onasufafltitué au^irop de gomme adragante le sirop dégomme arabique ; mais il est facile de reconnaître dette substitution à Taide de l'alcool : le sirop de gomme arabique ^ traité par ce véhicule , donne lieu à un préoipité caillebottë blanc abondant ; le sirop de gomme adragante dbnne , avec Talcooi , un préoipité floconneux i semi-transpatent;
Ce sirop se prépare avec le suc des groseilles et le sucre^
Usages. — Le sirop de groseilles est très-usité; on en fait une grande consommation comme rafraîchissant, conmie sirop d'agrément.
Il est cependant prescrit aux malades comme tempérant , antiphlogistique, pour combattre la pléthore, les fièvtes, les chaleurs d'entrailles, les inflanmiations, les exanthèmes, le scorbut.
Falsifications. -^ La plupart des sirops de groseilles, vendus dans Paris et expédiés dans les départements, sont bien préparés et de bonne qualité ; il en est cependant qui sont allongés de gluàose, ou qui soht préparés avec Vaeide tartrique et une mutière vbloranie, étrangère à là gf oseille (•).
La présence de la glucose dans le sirop de groseilles ne peut être démontrée par la potasse : il faut dors avoir recours
(<) Snivant M. Stanislas Martin, on a veûtlu, comme sirop de gro* seilles, le mélange suivant : twi rouge, 500 gr. ; sucre blanc, 875 gr.;
368 smOP DE GROSEUXBS.
au sacchArimètre. Voici ce que dit M. SaiAeiran à ce sujet : c Lorsqu^on opère sur des sirops acides y la méthode em- « ployée pour l'analyse d'un mélange de sirop de sucre et de ff glucose n'est plus applicable ; car on opère sur un licpiide « renfermant : !<" du sucre de fécule, qui dévie à droite la lu- « mière polarisée ; 2"" du sucre de canne interverti sous l'inff fluence de Tacide, et qui dévie à gauche cette même lumière ; S*" enfin, du sucre de canne qui n'a pas encore été changé, et « qui dévie à droite le rayon de Imnière polarisée.
« n devient, dès lors, difficile de dire dans quelles propor- «c tiens le mélange a été fait ; et Ton ne peut même faire usage, a en pareil cas , de la potasse, qui colore le sucre interverti c aussi bien que celui de fécule. Il faut ou précipiter le sirop « suspecté par Talcool, qui dénote la présence de la dextrine ; « ou intervertir le sirop « et mesurer sa rotation dans ie tube « de O'^jâS. Il doit marquer alors de 19"" à 20<' à gauche, s'il « a été fait avec du sucre de canne ; et avoir une rotation plus « faible à gauche , et même une rotation à droite, s'il est entré « dans la composition du sirop de fécule. Avec le sirop de « fécule marquant 100*» à droite, qui se trouve aujourd'hui a dans le commerce de Paris, l'interversion du sirop, étendu « de 9 volumes d'eau et de 1 volume d'acide chlorhydrique, « serait, pour les sirops acides, toujours moins cuits que les « autres sirops , s'ils ont été faits avec
Sucre pur i7o,70 à gauche.
1/iO sirop de fépule 7,70 »
S/iO » IM à droite.
i/io