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c Mais les résultats fournis par cette expérience ne sont a vrais que lorsqu'on n'a pas dans le mélange un sirop de « fécule ayant une rotation différente , conune cela arrive « avec un produit nouvellement introduit dans le commerce y
sirop de framboises, quantité suffisaule pour aromatiser. Ce sirop peut se recoQuatlre au trouble qu*il produit avec une solution aqueuse de
SIftOP DS GROSEILLES. 369
connu sous le nom de sirop de blé , et qui a donné 174<» à droite, au saccharimètre, et 170» à droite, après l'action de Facide chlorhydrique.
(c Une autre difficulté se présente également lorsque le sirop acide a été fait avec des jus dé fruits, parce que ceuxci contiennent naturellement du sucre tournant à gauche. Mais heureusement, Tinfluence de ce sucre naturel est trèsfaible , parce que les sucs de fruits n'en contiennent cpie très-peu. Leur densité ne s'élève jamais à plus de 8 ou 10<*, ce qui , en supposant qu'elle fût due en entier au sucre de fruits , ne correspondrait qu'à une déviation à gauche de 5 à 6*; et conrnie, d'ailleurs, ces sucs n'entrent guère dans les sirops que pour le tiers du volume , il en résulte qu'ils ne peuvent causer qu'une différence qui ne s'élève pas à S». « L'acide tartrique , qui a un pouvoir de rotation sur la droite, ainsi que celui du sucre de fécule, peut bien conduire à des résultats erronés ^ quand il se trouve dans les sirops acides. Mais on peut négliger son effet, en raison de la petite quantité d'acide tartrique qui entre dans les sirops ; et cet effet est d'ailleurs nul dans les méthodes, qui conduisent à connaître le volume du sirop de sucre de canne qui fait partie du mélange. »
Quant à l'addition d'une matière colorante étrangère , elle se reconnaît à l'aide des alcalis : le sirop qui contient la ma^ tière colorante de la groseille vire , par les alcalis, à la couleur verte ou à la couleur vert brunâtre; les sirops de groseilles, colorés par des matières étrangères, ne changent pas de couleur, ou en acquièrent une violacée.
Si le sbrop a été préparé à l'aide de l'acide tartrique , on peut le reconnaître en l'additionnant d'une certaine quantité de chlorure de potassium , agitant , laissant en repos ; il se forme , dans ce cas , un dépôt cristallin de crème de tartre (bitartate de potasse).
gélatine. Ce trouble est dû à ce que la gélaUne» en s^anissant ao du vin, donne lieu au tannate de gékUine insoluble.
On nous a fail connaUre aussi que certaines personnes oaf sirop de groseilles fabriqué avec 60 de «trop de sucre, 30 de eule-, le tout coloré par les fkws âe coqutUcot et addalé par trique.
mfcili ni
379 SOIOP DB QUIMàUTB.
Ce sirop se prépare avec un macéré de racine de gaimauve (althœa officinalis) et du sirop simple, diaprés la formule
suivante :
Racine de gtiimau va incisée 100
Eau froide i «00
Sirop de sucre 3S00
Il contient donc 31 grammes de guimauve pour 1000 granunes de sirop ; il ne doit pas être sensiblement coloré.
Le sirop de guimauve a Todeur et la saveur caractéristiques de la racine de guimauve. L'alcool le trouble à peine et fait épa rer quelques flocons. Si le sirop avait été préparé par la décoction de la racine, Tiode lui ferait prendre une oouleur violacée (Soubeirûn).
Usages. — Le sirop de guimauve» en raison de son mucilage, est employé dans les affections avec irritation et inflammation ; il est donné oomme calmant et émollient pectoral : on en fait usage dans les rhumes, les inflammations intestinales , la fièvre , etc.
Falsifications. ^ Sous le prétexte que le sirop de guimauve dans lequel on fait entrer de la guimauve est siqet à s'altérer , on livre dans le commerce du sirop de skcr^ coloré, ou du sirop de sucre glucose^ aromatisé avec une petite quantité d'eau de fleurs d'orauger , auquel on donne gratuitement le nom de sirop de guimauve (*), La vente d'un semblable produit est une fraude qui peut être nuisible au ma* lade. Le sirop de guimauve bien préparé peut se conserrer assez longtemps. Dans tous les cas , si on en manque , on doit le déclarer aux demandeurs , et le préparer du jour au len* demain. On a ainsi rempli son devoir , et on n'a pas trompé Taeheteur sur la nature d'une préparation destinée à l'usage médical.
On reconnaît que le sirop de guimauve est bien préparé : 10 par la dégustation ; i"" à Paide d'une solution alcaline. Par
(A) En 1853, le sieur Jacques T. . ., négociant à La Chapelle Saint- Denis, a été condamné, par le tribunal de police correctionnelle^ à M fr.
d'amende, pour avoir vendu des sirops de guimauve glucoses, sans guimauve.
SmOP B^mfiQAOUAllHA. jyi
*»<» ItlVdeAeVAM^A
dan^dt" W^.^^^^^^^^ d'ipécacuanha. dissous
oans de I eau distiUée et additionné de sirop simple (« est un
USAGES. - Ce sirop, destiné surtout aux enfants est le ni,.,
1 estomac des sécrétions muqueuses dans la poitrine auo 1 enfant avale et ne rejette pas comme le fait l'adula ^
Falsifications. - Le sirop d'ipécacuanha a été falsifié ?anXra'fïï '"*"T ""'''''P ^ P"»^' ce nom et qt tmpur et dans lequel on avait fait dissoudre de Vémétiçue. d'eau rr? '''ï f^kification. 1» en étendant le sLp
*ique; lanimome, dans ce cas, est précipité à l'état de SBllure, on le recueiUe et on constate sa nature ; 2» en ftdsant évaporer le sirop , carbonisant et incinérant , traitant les cendres obtenues par l'eau régale, faisant évaporer pourchas-
r/ ^.'r" •1*'''**^ • P"'" ' "P'^ *<'^««n d'acide tartrique . on f«t bouilbr , on filtre et on introduit dans l'appareil de Marsh; 3» en carbonisant le sirop à l'aide de l'acide sulfanque, traitant le charbon obtenu par de l'eau et de l'acide
W W «r. de sirop d'ipécacnanka cooUmnent 0,10 gr. d'extrait.
972 smop d'orgeat.
tartrique , faisant bouillir, filtrant la liqueur, et rintroduisant dans un appareil de Marsh, fonctionnant à blanc. Si le sirop avait été additionné d'émétique , on obtient alors des taches antimoniales , dont on constate les caractères chimiques.
Le sirop de limons se prépare avec le suc dépuré obtenu des limons {ciirus iimonum\ et le sucre blanc. On prépare de même le sirop d'oranges.
Usages. — Les sirops de limons et d^oranges sont antiseptiques, rafraîchissants; on les prescrit, dans diverses maladies, contre les vomissements , le scorbut , les fièvres putrides.
Altérations. — On substitue quelquefois V acide tartrique au suc de limons ou d'oranges. On reconnaît cette substitution en traitant le sirop soupçonné par une solution concentrée de chlorure de potassium qui , au bout de quelques heures, donne un dépôt grenu et cristallin de crème de tartre, si le sirop contient de Tacide tartrique.
Ebermayer dit qu'on a quelquefois substitué le vinaigre au suc de limons, mais qu'on s'aperçoit de cette substitution, à l'odeur acétique que répand le sirop ainsi préparé. On pourrait , à l'aide de la distillation, séparer une partie du vinaigre employé.
sxaop B*OaOBAT.
Ce sirop , qui s'obtient avec une émulsion dans la préparation de laquelle on fait entrer des amandes douces , des amandes amères, du sucre et de l'eau de fleurs d'oranger, est un des sirops les plus agréables lorsqu'il est bien confectionné. II est opalin , d'un blanc jaunâtre. La matière émulsionnée se sépare souvent du sirop par le repos ; on est forcé de Fàgiter lorsqu'on veut s'en servir.
Le sirop d'orgeat étendu d'eau doit fournbr une émulsion agréable, sucrée et aromatisée. Préparé suivant la formule du codex, il marque 34* à l'aréomètre ; étendu de neuf fois son volume d'eau, il marque 43« au lactoscope de M. Donné.
Usages. — Le sirop d'orgeat s'emploie le plus souvent comme sirop d'agrément ; il est aussi ordonné par les prati-
SmOP D£ VIOLETTES. 373
d^i», comme rafraîchissant et sédatif. Mérai et /^efau disent que ce sirop, pris pur à la dose de 30 grammes^ est un calmant douxy dun effet plu» certain que topium^ pour beaucoup de personnes; qu'Un' a points comme témuhùm, tinconvénient de peser, (F être froid, comme on dit, sur t estomac.
Falsifications. — Le sirop d'orgeat a d'abord été falsifié par la soustraction d'une partie des amandes qui fournissent rémulsion qu'on doit y faire entrer , puis par Paddition du sirop de glucose, addition qui se faisait , dans quelques maisons y ainsi que nous Tayions constaté , dans la proportioh de 33 de sirop de glucose pour 66 de sirop de sucre (^].
Le sirop d'orgeat est susceptible de s'altérer et de s'acidifier à la longue. On reconnaît facilement au goût cette altération.
Le sirop d'orgeat, mêlé de sirop de glucose, est reconnaissable en ce que , traité par la potasse , à Taide de la chaleur, il se ôolore en brun, ce que ne fait pas le sirop qui n'a pas été additionné de glucose ou de sirop de froment.
SIROP BB VIOItBTTBS.
Le sirop de violettes s^obtient à Taide d'une infusion de fleurs de violettes (viola odorata), et de sucre très-blanc. U doit avoir une belle couleur bleue sans mélange de rouge , une odeur agréable de violette^ une saveur douce et mudlagineuso. Il est sujet à fermenter, et sa couleur s'altère.
Usages. — Le sirop de violettes est employé par les chimistes comme réactif des alcalis qui le font passer à.la couleur verte. Il est employé, en médecine, pour édulcorer les boissons , dans les cas de rhume , de catarrhe , dans les légères inflammations des voies aériennes ou digesti ves ; il entre dans diverses préparations.
Altérations. — Le sirop de violettes s'altère quelquefois, et, surtout dans les allées humides, il entre en fermentation ; il perd alors sa belle couleur bleue. Quelquefois on remarque une espèce de précipitation suivie de décoloration.
(«) En 1853, le sieur B. . ., distillateur, traduit devant le tribunal de police correctionnelle, sous la prévention d*avoir mis en vente des si* rops d'orgeat et de gomme, glucoses ou non, et présentant un déficit notable de ces sulyslances, fut condamné seulement à 10 fr. d'amende.
374 SIROP i» yioLBrrss.
FALsmcATioiis. — On a substitué au sûrap de irMettes dm sirop préparé avec d'autres fleurs d'une couleur analogue à celle de la violette , telles que la fleur du pied éPahuetie , celle de Isl pensée tricolore; puis on ajoutait un peu éî' iris de Florence pour lui donner l'odeur de la violette. Le sirop ainsi préparé est facilement reconnu : son odeur n'est pas la même, sa saveur a de TAcreté. Il faut alors comparer le sirop suspect avec du sirop de violettes.
Selon Ebermayer, on a fait du sirop de violettes en se ser> vaht du chou rouge, du coquelicot, deVairelle, et faisant virer la couleur de ces parties de plantes avec une petite quantité de potasse; mais tous les sirops artificiels, préparés avec ces substances, peuvent être reconnus immédiatement par les alcalis , qui ne leur communiquent pas la couleur verte que prend le sirop de violettes dans les mêmes circonstances (*).
Noas avons vu du sirop, dit de violettes, préparé atec le tournesol et Viris; ce sirop ne prenait pas non plus la couleur verte lorsqu'on le mettait en contact avec une eau alcaline. Il n'avait pas une couleur bleue franche ; sa teinte était violâtre et, lorsqij'on interposait entre l'air et la lumière le flacon qui le renfermait, il paraissait d'un rouge intense; sa saveur était urineuse et désagréable.
On a préparé du sirop de violettes avec de Viris, le sirop de sucre et une solution d'indigo. Ce sirop est reconnaissable en ce qu'il ne yerdit pas par les alcalis , qu'il ne se colore pas en rouge violet par les acides.
On a fait du sirop de violettes avec de V iris germanica seul,
(0 Ëlonné de res^^rêmQ boi) marché auquel le sirop de violettes est livré à Londres, M. Fréd. Kendaîl s*est procuré douze échantillons de ce sirop, vendus à Londres et à Manchester. Aucun d^eux n'offrit les caractères extérieurs et les proprtétt's chimiques du véritable sirop de violeUes. U y en avait de verts, de pourpres, fde violets, quelqL)e^-Diis même étaient presque entièrement décolorés. Deux de ces sirops, fortement colorés en bleu, ne viraient pas au rouge par les acides, ni ao vert par les alcalis ; à chaud , Tacide nitrique les détruisait. Ils avaient été colorés, Tun, avec rindigo; Tautre, avec une dissolution sulfuriqne d'indigo. Un seul échantillon contenait du sirop de chou rouge; un autre, du sirop de coquelicot. EnSn, sept d'enlre eux n'étaient que du sirop de pensées; ils verdissaient par les alcalis, mais n^oIDnieot aucun des caractères physiques du sirop de violettes.