‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 194 sur 251 · SULFATE DB QUININE · texte numérisé non relu

SULFATE DB QUININE

des fièvres intermittentes en particulier ; c'est aussi un tonique puissant. On l'administre quelquefois à hautes doses dans le rhumatisme. On en prépare un vin, des tablettes, un sirop, une pommade.

FALSincATiONS. — Le sulfate de quinine, vu son prix élevé, a toujours été un objet de spéculation pour les fraudeurs. Les trop fréquents mécomptes que les médecins éprouvent dans remploi de ce précieux médicament, ont souvent été dus aux altérations qu'on lui fait subir.

Le nombre des substances ordinairement employées pour le falsifier est très-considérable ; ce sont : la cinehonine, le ^fate de cinehonine , le sulfate de chaux cristallisé en aiguilles , les sulfates de soude et de magnésie en poudre ; les carbonates de chaux et de magnésie y le phosphate de soude, V amidon^ la /arthe, la gomme, le sucre de lait y le sucre de fécule ou glucose , la mannite, la salidne , la phhridzincj la stéarine: les acides stéariqucj margarique , benzoîque (*) et borique ; le sucre en poudre^ Voxalate d'ammoniaque ; enfin le sulfate de quinine peut renfermer une trop grande quantité d'eau.

L'eau de cristallisation, en trop grande proportion, est indiquée par la perte de poids que fait éprouver au sulfate une dessiccation aune chaleur douce et longtemps continuée. Cette quantité d'eau ne doit pas excéder 10 à 12 «/o ; mais le plus souvent, dans le commerce, elle va jusqu'à 15 Yo ^^ même au delà, ce qui fait une énorme différence, en raison de la valeur du sulfate de quinine.

L'addition de la cinehonine ou de son sulfate est assez fréquente. Il existe des sulfates de quinine dont les premières et les plus belles cristallisations sont placées autour des fia-

(^) Le prix plus élevé de l'acide benioiqae porte à penser que son mélange avec le sulfate de quinine a dû être le résultat d*uue erreur. Sa présence est d'ailleurs facilement reconnaissable à Todeur prononcée de benjoin et d*urine qn*il communique au sulfate do quinine.

Quelques personnes ont prétendu aussi avoir trouvé du sulfate de quinine renfermant de la caféine ; mais cette substance est bien trop coûteuse pour qu'on ait pu penser un seul instant à son emploi.

Le sucre. le sulfate de chaux, la salicine, servent, au contraire, fréquemment à frauder le sulfate de quinine. Il a m^me existé des fabriques où Ton préparait du sulfate de cbaux cristallisé en aiguilles fines, soyeuses, destiné spécialement à cet usage condamnable.

tes suuTAn DB oinnm.

C0B8 peur flatter Toeil, tandia que le nilîeu est rempli par la yrodttit appauvri des troisiàme et quatrième eriataUisatÎQi» pu par des sulfates de cinGboniiie, ou marne par de la cin* chonine.

Plusieurs procédés ont été proposés pour arriver i recon- Mttre ees supereheries. D'abord, il est essentiel d*opérer avec un échantillon pris sur un ensemble mêlé exactement^ afin de se mettre en gu^o contre le mode d'arrangement dont nous venons de> parler.

Lorsqu'on ^'est de la sorte formé un échantillon moyen, on peut dissoudre le sel dans 40 parties d'eau bouillante, qui dépose, par le refiroidissement, beaucoup de sulfate de qui* nine, et retient, au contraire, beaucoup de sulfate de cincbo- Qine« En concentrant la liqueur, ce dernier cristallise mt prismes rhomboldaux, courts, ou en écailles arrondies, formes cristallines qui ne sont pas celles qu'affecte le sulfate de qui* nine. On peut encore déceler la fraude de la manière suivante : on fait dissoudre le sel suspect dans de l'eau acidulée par l'acide sulfurique \ on sature Texcès d'acide par l'ammoniaque» et, dans le solutum concentré fit neutralisé, on verse une solution saturée de phosphate de soude. Il y a formation de sulfate decincbonine très-soluble et de phosphate de quinine peu soluble, surtout à froid. Par la filtration, le sel de quinine reste sur le filtre, tandis que celui de cinehonine passe dans la liqueur, d'où on peut l'extraire au moyen de l'ammoniaque, et la soumettre à des expériences comparatives, afin de bien établir sa nature.

On reconnaît aussi la même falsification en faisant bouillir, pendant 15 minutes, 3 granmies du sel suspecté aveo 100 grammes de lait de chaux clair ; il se forme du sulfate de chaux, de la quinine et de la cinehonine. On filtre, on évapore le tout jusqu'à siccité; on traite le résidu par de ralcool pur et chaud, qui dissout les deux alcaloïdes; on sépare le sel de chaux insoluble, en jetant la liqueur alcoohque sur un filtre , et on évapore le liquide clair de manière à en chasser presque complètement ralcool. On y ajoute ensuite de l'acide acétique en assez grande quantité pour dissoudre les deux alcalis, et Pou évapore les acétates formés en consistance si-rupeuse. On ajoute à ce sirop 100 grammes d^eau distillée

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froide ; on filtre ; raoétate de quinine reste sur le filtre, et celui de cinehooine passe dans la solutien, que Ton évapore GonYenablement, eu employant le bain-marie sur la fin de l'opération, pour le recueillir.

Deux autres moyttis ont été indiqués par M. 0. Henry, pour arriver au néme but :

1* On dissout dans de l'eau distillée, légèrement acidulée, un certain poids ( 20 ou 30 grammes ) du sulfate de quinine à essayer, puis on verse dans la solution un excès de soude caustique. Le dépôt recueilli après lavage est saturé à chaud au moyen de l'acide acétique ; le mélange se prend par refroidissement en une masse mstalline, que Ton jette sur un linge fin et que Ton exprime : la partie claire, concentrée à moitié, fournit, par le refroidissement, de nouveaux cristaux, que Ton sépare de la même manière. L'eau-mère est alors déeomposéede nouveau par la soude caustique étendue, et le précipité lavé est traité à froid, soit par l'éther, soit par l'alcool à 23o« Après ce traitement, on le fait bouillir deux fois au moins dans l'alcool rectifié^ puis on filtre bouillant. La aèlution alcoolique, évaporée avec soin et complètement, fournit la dnchonine on petits cristaux, aiguillés ou grenus, très-brillants, amers, insolubles dans Teau froide, solubles dans Talcool; on la fait sécher et on en prend le poids. Voilà eemment on procède avec du sulfate de quinine renfermant du sulfate de dnchonine ; mais si la falsification a été opérée à Feide de la cinchonine cristallisée, on observe que le méUnge ne doit pas être soluble dans 10 parties d^eau bouillante.

2* Le second procédé s'exécute de la manière suivante : on prend 10 grammes de sulfate suspect, on y ajoute 4 grammes d'acétate de baryte, et Ton triture très-exactement dans un mortier de porcelaine avec 60 grammes d'eau pure, additionnée de quelques gouttes d'acide acétique. Le mélange ne tarde pas, après quelques instants, à se prendre en une masse épaisse, soyeuse et aiguillée, qui occupe un volume considérable ; on enlève soigneusement cette masse avec un couteau d'ivoire, on la recueille sur une toile très-fine ousur une flanelle légère, et on exprime rapidement.

Ia liqueur trouble qui résulte de Fexpressiein est filtrée au

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papier dans un matras ; on l'étend du double de son volmiie d'alcool à 36^ (*), après avoir mis un léger excès diacide solfurique et filtré de nouveau. On y ajoute ensuite un excès d'ammoniaque caustique, puis, on fait bouillir un moment. L'ébullition détermine bientôt la formation et la séparation de flocons qui, vus à une lumière vive, sont cristallisés ei brillants. Ces flocons, quand ils sont abondants, se précipitent promptement , et produisent un dépôt cristallin , aiguillé, formé de cinchonine pure. On laisse refroidir en partie la liqueur, on recueille sans perte ces cristaux ou ce dépôt greou sur un filtre dont on a pris le poids, et après avoir séché vite, à une chaleur convenable, on pèse le précipité, qui représente, à un septième ou un huitième près en moins, la quantité de sulfate de cinchonine existant dans la quinine. La liqueur alcoolique recueillie à part donne, après évaporation, Facétate de quinine. On fait ainsi, en vingt minutes et sans perte, Fessai du sulfate suspect.

On emploie quelquefois, pour Fessai du sulfate de quinine ainsi frelaté, un procédé dû à M. LiebiÇy et qui consiste à triturer 1 gramme du sulfate de quinine dans un mortier de porcelaine, avec 60 grammes d^ammoniaque pure , à verser dans un flacon le liquide laiteux, et à y mêler 60 grammes d'éther suUurique. Le flacon étant bien bouché, on agite à plusieurs reprises et Fon abandonne au repos. La quinine se dissout dans l'éther, avec une trace sensible de cinchonine; la portion non dissoute est la cinchonine, nageant entre les deux couches des liquides éthéré et ammoniacal. On en juge approximativement le poids àFœil et, par comparaison, avec un mélange titré au dixième, par exemple (*).

i}) On a ainsi accumulé toute la cinchonine à Tétat d*acétaie, en éliminant la plus grande partie de la quinine, ce qui est très-important : car lonqu^on précipite la cinchonine par Tammoniaque, si elle esl presque pure» le dépôt se fait net et cristallisé ; mais 8*il y a beaucoap de quinine, ii est visqueux et résiniforme, en entraînant une partie do cette dernière base organique.

(*) Ce procédé, très-simple d'exécution, présente cependant Pinconvénient d'empêcher de recueillir très-exactement la cinchonine pour la peser et en apprécier les véritables caractères. De plus, à cause du prix de rétber et des proportions du mélange à employer, on ne peut opérer

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Toutefois, la cinchonine n'étant pas entièrement insoluble dans réther (0. Henry), et Pammoniaque, employée en aussi grand excès, pouvant également dissoudre une certaine quantité d^alcaloïde, M. Guibourt a fait subir au procédé de M. Liebig la modification suivante : 2«'-,5 de sulfate de quinine sont introduits dans un flacon avec 15 grammes d'ammoniaque liquide, on laisse en contact, pendant 24 heures y afin d'être plus certain de l'entière décomposition du sulfate. On chauffe au bain-marie pour volatiliser presque entièrement l'excès d'ammoniaque, on laisse refroidir et on ajoute 30 granunes d'éther pur. Par l'agitation, la quinine se dissout rapidement et complètement ; le flacon ofire deux liquides transparents superposés : l'eau contenant le sulfate d'ammoniaque, et l'éther contenant la quinine.

M. 0. Henry a modifié aussi le procédé de M. Liebig de la manière suivante : 4 grammes de sulfate de quinine suspect sont introduits dans un ballon de verre, après avoir été triturés avec un léger excès de soude caustique ou d'ammoniaque. La décomposition du sel organique opérée, on verse peu à peu dé l'éther sulfuriquei quel'on fait bouillir ; onfiltreà chaud le liquide clair ; le résidu insoluble est repris p«!r l'eau distillée, dans le but de dissoudre le sulfate de soude ou d'ammoniaque qui s'est formé pendant l'opération (^), et ce qui reste indissous est la cinchonine, que l'on traite à chaud par l'alcool rectifié ; ce véhicule, après son évaporation, laisse la base cristalline. Après la filtration de l'éther, on voit la solution de quinine former un liquide plus dense et jaunâtre, qui occupe le fond du vase^ et par Pévaporation spontanée dn véhicule éthéré, on obtient cet alcaloïde sous la forme d'une résme molle diaphane.

M. Bùuchardat a indiqué les moyens optiques, comme ca-

aiflémenl sur 5 ou 10 gr. de sulfate, à moins de se servir de 300 oa (KM) gr. d*éther sulfuriqae,' obstacle qu'on pourrait lever par des distillations (0. Henry], L'éther doit contenir j; d'alcool, l'op^tion marche mieux (J/issaiffne),

(') Le traitement par l'eau est indispensable pour isoler les sulfates de soude et d'ammoniaque ; car, sans cette précaution, on pourrait les rendre pour de la cinchonine.

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pables de dénoter la présence de lacinchonioe on de son fate dans le sulfate de quinine. On se base sur la propriété que possèdent ces deux alcaloïdes de dévier les rayons de lumière polarisée dans des directions diamétralement opposées, la quinine les déviant à gauche ^ et la cinchonined droites mais, nous croyons que les procédés précédents sont plus que suffisants pour faire reconnaître la fraude.

Nous ajouterons seulement que dans la fabrication en grand du sulfate de quinine, il est impossible de ne pas avoir un mélange de 1 à 3°/o,5 de sulfate de cinchonine ; on ne doit, par conséquent, considérer, comme ayant été ajouté, que Texcédant de cette proportion (*).

La présence du sulfate de chaux (^] dans le sulfate de quinine peut être démontrée par le résidu ('] que laisse le produit suspçcté lorsqu'on le calcine, soit à Tair, soit dans on creuset de platine. D'un autre côté, Teau légèrement acidulée dissout à froid le sulfate de quinine et laisse le sel de chaud intact.

n faut, du reste, observer qu'en traitant à chaud le sulfate de quinine par de Talcool à 21^, on peut en isoler la cinchonine pure^ la gomme, la fécule, la farine, les sulfatas de chaux, de soude ou de magnésie, le phosphate de soude et la magnésie calcinée, les carbonates de chaux et de nui*

(^ Dana la circatolfe du s;octobre f S5j|, adressée aux préfets par M. le miiiislre de Tagrloulivre et da cdiniiieree, H est dit que trait pemr tmi de matiàree élrangéret peuvent, SHiviot Tavls du Oomité d^jvlèoe publique et de TEcole de pharmacie, être tolérés ; au deU il y a lle« de faire rapplicalion de la loi du S7 mars 1S51, sur la répression des fraudes en matière de marchandises.

Celte eirculaire est suit le d*ttne tMtrHttkm BUr Au moyan et rBcm^ matlre la j^reté du sulfate de quinine ( Voy. Joum. àê ^torm. «td^cM».» 3* «érie, t. XXIV, p. 434-489; Jour». 4é cMm. t»M.» a« aérte. t. X, p. ST-33).

(*) Des industriels, abusant de la confiance que le public accorde à la marque PeUetier, ont livré non-seulement, en conlrefaisam cette marque, des sulfates de quinine de qualité inférieure, mais encore dei snlfaies frelatés par 20 et jusqu'à 80 V« de sulCate de chaux préparé pour celle fraude.

(') Le sulfate de quinine pur ne doit laisser qtt*ua résidu très-nkine de sels iiies, provenant de Teau commune au sein de laquelle U acri»taltisé, ou de sulfate de chaux résultant de l'emploi du charbon animal comme décolorant.

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gnésie, dans le eus où le produit essajré serait aBo&gé p«r Tune ou Fautre ou par plusieurs des substanoee qui Tieu-^ nent d^être désignées. Ce procédé permet d'agir eur de plud grandes quantités et n'entraîne pas la perte du sulfate essayé.

Par la calcination du sulfate de quinine, on obtient pour résidu les sulfates de chaux, de soude ou de magnésie, le phos« phate de soude, la magnésie, ainsi que les carbonates de ehaux (*) et de magnésie. Dans les deux cas, le résida doit être soumis aux traitements chimiques ordinairement employés pour déterminer la nature des corps dont il s'agit.

En outre, si Ton traite, par 2 ou 3 gouttes d'acide sulfuri-» que à 66<^, 1 à 2 centigrammes d'un mélange de 90 parties de sulfate de quinine et de 10 parties d'amidon, on obtient une masse fluide trouble, blanc jaunâtre, qui^ après une heure de réaction, prend une teinte rouge yiolacée, d'abord à la circonférence, et qui, après 24 heures de réaction, a laissé d6^ poser un précipité aiguillé blanchâtre dans un liquide opalin. Si Ton délaye la masse dans l'alcool, il s'y produit un trouble qui disparaît par l'addition d'une suffisante quantité d'eau. L'amidon^ dans le sulfate de quinine, peut aussi se reeonnaître au moyen de la teinture d'iode qui le colofe en bleu.

En agissant de la même manière arec du sulfate de qui* nine contenant 10 pour 100 de gomme, on obtient une masse fluide, jaune-paille, opaline, deyenant jaunâ^e après une heure de réaction, oflrant au bout de 24 heures un préci^té terne dans un tiquide jaun&Hntron opalin, et produisant par l'addition de l'alcool un trouble qui disparaît dans une suffi* santé quantité d'eau.

Si Ton soumet de la sorte à l'action de l'acide sulfurique à 66<^ du sulfate de quinine contenant 10 pour 100 de oorbenate de chaux^ on obtient une masse légèrement verdâtre, so»levée par le dégagement de gaz adde carbonique, qui ne change pas, même après 24 heures de réaction, et qui, traitée par l'alcool, fournit une liqueur Intense et un précipité blanc.

Lorsqu'on ealeine et qu'on incinère sur une lame de platine 1 à 2 centigrammes de sulfate de quinine contenant 10 pour 100 de sulfate de soude, on obtient un résidu blanc en

(^) M. F. L. Wmckler a examiné un suîfote de qainine du commerce qui eenieSaU Jcn^ii^à *o «/« de csrbonaie de chanx.

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couche plate; ce résidu, traité par le phosphate d^ammomaque et exposé sur une lame de platine dans la flamme intérieure^ la colore en jaune et disparaît par la fusion ignée; exposés à Tair, les cristaux apparaissent et s'effleurissent lorsqu'on les chauffe légèrement, pour reparaître par le contact prolongé de l'haleine.

En calcinant de même 1 à 2 centigrancunes de sulfate de quinine, renfermant 10 pour 100 de sulfate de magnésie, on obtient un résidu blanc léger, en couche plate, peu soluble dans Teau. Sa dissolution précipite par la soude caustique et ne précipite pas par Toxalate d'ammoniaque. L'acétate de plomb ferme, dans le même soluté^ un précipité blanc, puis noir, car le résidu se compose de sulfate de magnésie et de sulfure de magnésium.

En opérant de la même manière sur du sulfate de quinine renfermant 10 pour 100 de magnésie, on obtient un résidu blanc léger^ qui n'est autre que de la magnésie ; son soluté ne donne qu'un précipité blanc avec Pacétate de plomb.

Si Ton incinère 1 à 2 centigrammes de sulfate de quinine contenant 40 pour 100 de sulfate de chaux, on obtient un résidu blanc, offrant le plus sourent la forme boursouflée du charbon, peu soluble dans Teau^ mais soluble dans Tacide acétique. La solution précipite alors en blanc par Toxalate d'afnmoniaque et par Tacétate de plomb.

Lorsque le «ulfate de quinine est falsifié par Toxalate d'am* moniaque, on peut facilement arriver à le reconnaître en traitant ce produit l^ par la potasse, qui dégage des vapeurs ammoniacales, sensibles à Todorat et faisant virer au bleu le papier de tournesol rougi, ou encore par l'approche d'une baguette de verre imprégnée d'acide acétique ou nitrique, et qui donne lieu à la formation subite de vapeurs blanches de sel ammoniacal ; i^ par une très-petite quantité d*eau qui dissout l'oxalate d'ammoniaque et qui touche à peine au sulfate de quinine. L'eau provenant de ce traitement fournit ensuite avec la potasse, la soude ou la chaux, une odeur ammoniacale des plus sensibles, et donne avec un sel de chaux un précipité blanc abondant.

On sophistique assez souvent le sulfate de quinine au moyen

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