‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 202 sur 251 · S 8 8 SI · texte numérisé non relu

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Analyse des cendres de Ubac, d'après M. Hertwig :

TtlMC de* Il Havane. Tabac de Hanoviv.

Girboaate de |>ot0feSQ. ...*.. B,i% »

— de&oode Ic9i l,ei

^uirate de pousse » 11,11

— de soude 7,39 i,09

Chlorure de sodium S,6i 9,Si

Carbonate de chaux 5M8 ie.oe

•— de magnésie 7,eo A«ST

Phosphates de chaux, de magoésie/de

fer, de manganèse et d*alumine. 9,04 17,95

Silice. . i . . . 8,S6 15.19

Les tabacs les plus estimés sont ceux de Cuba (^), du Mar^ land, de Virginie.

En France, la culture du tabac est réglementée ; on en récolte annuellement environ 13 à 14 millions de kilog. dans les départements d'Dle-et- Vilaine, du Lot, de Lot-et-Garonne, du Nord, du Pas-de-Calais, du Haut et du Bas-Rhin (Alsace) (■).

(1) Parmi les tabacs que produit cette tie, le tabac de la VuêUa de abojo, qui est le vrai tabac de la Havane, est le plus fin comme le meilleur de tous les tabacs.

(*) En vertu d'un décret du 96 juillet 1852^ la culture du tabac a été rétablie dans las départements des Bouches-du -Rhône et du Var, qui plantaient avant 1836. Un décrat da 17 novembre 1854 a autorisé la culture du tabac dans le déparlement de la Gironde, et particulière* ment dans Tarrondissement de Bordeaux.

Voici rétatde la culture du tabac en 1851 :

OtPAIITEi.

Nord

Pas-de-Cal

!lle-et-VU.

Lot-et-Gar.

Lot

Bas-Rhin.. .

Us

asA

PIBDS*

PRODUGTIOBI

PIUILLBS

msammsmm

■iLocm.

de

DMiièret.

11 existe en France onxe manufactures de tabac : ParU, iÀIU, k Bavrt,

Usages. — L'usage du tabac est devenu presque géiiétiity ci sa consommation n'a fait que s'accroître chaque âtliiée (^). Coupé en lanières très-finas ou façonné en cigares^ il est ëtn-^

Mùrtùix, BordeûuûBy Tmnëm, Toulouse^ MarsetUe, Lyon, Strasbourg et Dieppe. CeUe derniëro fabrique date do 1054. La fâbriqbe de t^arij, la plus importante, dessert à elle seule dix-sept dëpartenkeUU, sihiés au sud de la capiule et embrassant le centre de la Firance;

En Algérie^ la culture du tabac tend à prendre de jour en jott!^ Uhe plus grande importance. En 1853, la production, dans la prof ^bce d'AI** ger, a atteint près de 1 800000 kii. de tabacs, sur lesquels ia régie a acheté 1 427 276 kil., pour une somme de 1 303000 fr.

En 185i, les quatre-vingt-quinze communes de TAlfférie compteni 3S00 planteurs de tabacs sur 3567 hectares» produisant annueliemetit 3500 000 kil.

Ces tabacs de TAlgérie paraissent préférables, en qualité, à ceuk de Hongrie et d'Amérique.

(1) Eu France, la consommation dit tabac est iibi'e au proût de l'Etat^ qui en relire annuellement un impôt de 90 à 100 millions de francs, sur 20 à 25 millions de kilog. de tabac.

En 1789, d'après Necker, il se consommait en France 238 gr. de tabac par tèie, dont le —seulement se Tumait, les {^ étaient pris en poudre. Depuis, les habitudes ont bien changé. Ainsi^en 1835, la consommation moyenne a été de 418 gr. par individu.

En 1844, la consommation individuelle en France a été de 511 gr., sur lesquels il y a 198 gr. de tabac à priser et 313 gr. de tabac à fumer ; ce f|ui montre que Thabitude de fumer est à celle de priser comme 158 est à 100.

En 1850, la consommation moyenne par individu s*est élevée à 537 gr., sur lesquels il y a seulement 189 gr. de tabac en poudre et 348 gr. de tabac à fumer; dans quatre départements^ elle dépasse 1 kilog., savoir :

Nord 1665 gr. par tète.

Pas-de-Calais 1636 —

Seine 1204 —

Bouches-dtt-Rhône. . . 1160 —

C*est dans le département do TAveyron que l'on consomme le moius de tabac ; la moyenne est de 157 gr. par tète.

Un Français consomme allant de tabac qu'un Eusse, deux fois plus qu'un Italien^ mais trois fo2j molnâ qu'un Allemand ou un Hollandais, et quatre fols moins qu'un Aelge.

Suivant les données sta istiques de M. de Reden, il se consomme actuellement en Europe 3 nilUons de quinlaux do tabac, dont une Itioi-

ployé à fumer; réduit en poudre, il constitue le tabac à ser (*) ; roulé en espèce de boudins, connus sous le nom de rôles j il constitue le tabac à chiquer.

En médecine, on emploie le tabac qui a subi une formentation. En poudre, on s'en sert comme stemutatoire , on l'ordonne en fumigations dans le rectum chez les noyés et asphyxiés ; on Tadministre en lavements à la dose de 2 A 4 gr. dans la paralysie, la léthargie; à Textérieur, on en tait usage contre la vermine ; c^est un remède populaire pour guérir la gale et les dartres.

lié est importée d'AmérIqae, et Tantre moitié est lécoUée en Eorofie, où la production est ainsi répartie :

Autriche i90 000 quintaux (environ -^ delà consoni^

malien totale en Europe).

Le reste de TAUemagne. iOO 000 —

France 860 000 —

Russie 900 000 —

Hollande 60 000 —

Belgique, roy. de Naples, Etats pontiScaux, Pologne, Valachie 5^10 000 —

Sardaigne, Danemark, Suisse, un peu plus de 1000 —

' ('} Les tabacs à priser, ceux de Virginie, du Lot, du liOt-et-Garonne, renferment le plus de nicotine, comme le montrent les expériences de M. Sehiœsmg, qui a déterminé la nicotine de différentes espèces de tabac, et eèi arrivé aux résultats :

Tabac du Lot, séché à lOO*».. , . 7Vo>W de nicotine.

-~ du Lot-et-Garonne. . . . 7,34 »

— de Virginie 6,87 »

— du Nord 6,58 »

— d*Ille-el-Vilaine 6,i8 »

-- de Kentucky 6.09 »

— du Pas-de-Calais i,9i >

— d'Alsace 3,ai •

— de Maryland S,S0 »

— de la Havane moins deSV*

Tabac en poudre S,04 { do Parte.

Les ubacs du Paraguay, qui se divisent en quatre classes, sont forts

Altérations. — Le tabac enveloppé, pour sa conserration, dans des feuilles de plomb ,au lieu de feuilles d'étain , peut contenir une petite quantité de ce métal (^).

M. ffaustein a vérifié le fait sur du tabac en poudre enveloppé dans des feuilles de plomb. Dans ce but, on incinère une certaine quantité de tabac dans un petit creuset de porcelaine.'Les cendres sont traitées par Tacide nitrique et évaporées à siccité. Le résidu est repris à chaud par Teau pure, et le liquide filtré est soumis aux réactifs appropriés ( acide sulfurique, iodure de potassium, acide sulfhydrique ou sulfure alcalin, etc.).

Après vingt minutes de contact avec de Feau distillée, une feuille de plomb qui servait d'enveloppe au tabac a fourni un liquide qui a accusé la présence de ce métal. (Hofustein.)

Falsifications. — Quoique le monopole du tabac existe en France, il n'en est pas moins sujet de temps à autre à des falsifications, provenant quelquefois du fait de débitants ou d'employés de la régie. Néanmoins ces coupables sophistications sont faites le plus souvent sur des tabacs que Ton vend ensuite sous le nom de tabacs de contrebande^ que certains amateurs s'efforcent de regarder comme plus fins et plus purs que les qualités fournies par la régie.

La firaude la plus générale et la plus habituelle (') consiste

comme ceux de Virginie el de Lot-et-Garonne, on faibles comme ceux de la Havane et de Haryland ; ils contiennent, d*après M. LenoNe de Montevideo, les proportions de nicotine suivantes :

ira classe, tabac Overo. ... 6 % de nicotine.

S* classe, — Canela.'. . . 5»/o,50 —

8* classe, — Colorado. . . S»/© —

♦•classe. — Villa-Rica. . lVo,80 —

La supériorité des tabacs de la Havane provient, suivant M. ImoMe» de la non-eiistence d'un principe amer qui se trouve dans les autres tabacs.

(I) En France^ la régie ne se sert que de feuilles d*étain, mais cet exemple n*a pas été imité partout en Belgique.

(*] D'après un travail du docteur W. Lmdesy de Berlin, le tabac à fumer est celui qui éprouve le moins de iraitemeut chimique ; il est d'aU-

474 TARAC.

à maintenir le tabac dans un endroit humide» ou à la mmeUler pour en augmenter le poids (*). Le simple examen suffit à cette appréciation.

On a vendu, en France, des tabacs frauduleusement mélangés avec la poudre de diverses feuilles^ ou avec ces mêmes feuilles hachées ('); des tabacs mêlés avec de la potasse, dvLsel marin, du sel ammoniac, du noir de fumée^ du noir d ivoire^

leurs difficile, deptiis que les cigares sont très-répandus, d*y mêler des substances nuisibles.

Z II n'en est pas de même du tabac à chiquer, auquel on donne sa couleur sombre et son brillant par une ébulUtion âan& une «an coaeéBtrée où Ton Tait macérer le tabac à fumer additionné d'un méUAga de nd* faU de ctiwre et de sitlfate de fer.

Le tabac à priser subit encore des mélanges plus nombreux et des préparations plus nuisibles à la santé ; on y ajoute les substances qui entrent dans la composition des sauces, comme le sel martn^ le sel ammo^ titoe, la potasse, le sùlpêtref la crème de tartre^ le ^tle ds tamarin^ le mel^ la méUuse^ le marc de raisin^ le vinaigre, etc. ; et des sabsUtton très-nuisibles pour colorer diverses espèces.

('] En 1846, un entreposeur des tabacs fut cité devant les tribuntui comme prévenu de détournement et de soustraction de tabacs à Taide du mouillage. Voici comment Topérallon était faite : on retirait d'un coUs que les employés de la régie venaient de mettre en Tente une certaine quantité de tabac en poudre ; on disposait dans le fond d'dn ooli^ vide une première couche qui était arrosée d'ean, puis uihi seconde couche, uue troisième qui était arrosée de la même façon, et ainsi de suite, jusqu'à ce que le quart, la moitié du colis, tantôt plus, tantôt moins, eussent été ainsi préparés. Cette manipulation se renouvelait plus ou moins selon le débit. Souvent elle avait lieu plusieurs fois dans le même jour, et, à chaque fois^ Tenlreposeur faisait enlever du colis et mettre de côté dans un sac une quantité de tabac égale à la quantité d'eaa employée. Celle-ci était ordinairement de 8 ou 10 kilog. par chaque grand colis, et de 5 à 6 kilog. par chaque petit colis. La même manipulation s*est continuée pendant six ans environ ; seulement elle était suspendue pour quelques jours lors de la visite des insfiecteurs. L'entreposeur vendait ou faisait vendre, pour son compte personnel, sous le nom de tabac dVxc^dan/^ les tabac retirés du colis, soit aux débitants à raison de 6 fr., 6 fr. t5 cent., 6 fr. 50 cent, le kilog.^ soit aux consommateurs à raison de 7 fb.

(') D'après Ebermayer, on a remplacé quelquefois les feuilles de tabac par celles d'autres espèces, telles que les nicotiam fruticosa, rustica, paniculaUi,g1utinosa,e{c. Les feuilles de ces variétés sont toutes pétiolées.

A Londres, en 1844, on a condamné à 1,S00 fr. d*amende un homme

TABAC. 47d

de Vocre rouge^ de Id sciure de bois iacajou^ de la couperose Verte et bleue, de Valun (^), de la rapurede tan(^)y de lapoM- (/re de wïo//es à brûler (^) y du wiarc (fe café(*),

qui fabriquait des cigares prélendos de la Havane avec des fmiUu tk rkalMrbe roulées dans du papier.

Nous avons eu à examiner des tabacs de contrebande qui étaient fabriqués avec des feuilles ou avec des bouts de cigares, ramassés dans les promenades publiques, et qui contenaient des Immondices de toute nature. Pour les f^ire fermenter, on se servait des liquides les plus sales, qui devaient, au dire de certaines personnes, donner du montant à la préparation.

En 1843, nous fûmes chargé d^examiner une poudre vendue comme labac; elle n^étail composée que de poudres végétnles três-iériués, de noir d'os et de sable de grès.

On a vendn aussi du tabac à priser mélangé de poudre de paiissandre, du tabac à fumer composé de vieux bouts de cigares achetés aux chiffonniers, et de racines de lichen d'Islande,

(') En laii, à la suite d^une saisie opérée par les employés de la régie, le sieur G... et la veuve L... furent cités devant le tribunal de police correctionnelle (huitième chambre) pour avoir fabriqué et vendu un faux tabac^ composé de sciure de bois d*acajou, de noir d^i voire, de sel ammoniac, de couperose i de potasse et d^alun. Us furent condamnés à 1,000 fr. d'amende pour la vente de celte poudre^ à 3,000 fr. pour la fafrication, et à deux ans de contrainte par corps.

(*) Plusieurs débitante ont été suspendus pour avoir mêlé an tatec de régie de la râpure de tan.

Il y a quelques anuées, un entreposeur de tabacs a échappé par le suicide à une poursuite dirigée contre lui pour avoir falsifié avec le tan et le noir animal le tabac qu*il était chargé de livrer aux débitants. Dans une perquisition faite h son domicile par les commissaires de Tadminlstration, on trouva une qaanlicê considérable de ces substaDcrâ étrangères et les instruments qui servaient à la falsification.

En 1854, l'administration a fait saisir chez la femme G..., au Mans, 50 kilogrammes de tabao à priser, mélangé de ta», de sel, de potasse et de mélasse,

(*) En 18i6, le sieur L... fut cité devant le tribunal de police correctionnelle pour avoir fabriqué une poudre composée de sel ammoniac^ de noir d'ivoire, de poudre de mottes à brûler, et destinée à être mêlée au tabac de la régie, dans la proportion de 50 %• Le tribunal condamna le sieur L... à 9,000 fr. d'amendCj à un an de contrainte par corps, et à la confiscation de tous les objets saisis.

En 1851, le sieur |i...,. débitant de tabac, traduit en police correctionnelle pour avoir mêlé au tabac du poussier de mottes, fut condamné à trois mois de prison et 50 fr. d'amende.

(^) £n Belgique, où le monopole du tabac n'existe pas, M. Acar a

476 TACAMAQUB.

Il n'est pas jusqu'aux insulaires des Maldives qui niaient vendu des carottes de tabac fouirées de fiente très-sèche et fort bien préparée.

H. le professeur OttOy de Copenhague, a signalé un tabac dit Hacouba, fraudé avec 16 à 20 V^ de minium. Cette dangereuse falsification ne fut connue qu'après la mort d'un botaniste danois très-distingué, qui, ayant usé d'un pareil tabac, succomba victime d'une intoxication saturnine.

Une pareille fraude serait décelée en mettant à la surface de l'eau une certaine quantité du tabac suspect; on verrait de suite l'oxyde de plomb [se précipiter. Il serait préférable d'avoir recours à la calcination, de traiter les cendres par l'acide nitrique étendu ; la solution acide évaporée à sicdté et reprise par Teau serait essayée par les réactifs convenables.

On a retrouvé aussi dans le tabac de V orpiment y du ànnbre, destinés^ sans doute comme le minium, à colorer diverses espèces.

On dit même avoir parfois constaté dans le tabac la présence du iulfure f antimoine.

Pour essayer les tabacs suspectés de fraude, on les distille dans une cornue, avec de l'eau distillée additionnée d'une petite quantité de potasse à l'alcool ; et on recherche la présence de la nicotine dans le liquide qui a passé à la distillation.

Nous avons tiré un grand parti, dans l'examen des tabacs falsifiés, de la manière dont il se comporte avec l'eau , de l'emploi du microscope, de la calcination.

TAOAKAQUB ou TAOAKAflUkOA.

C'est une résine qu'on tire d'un arbre d'Amérique ; on lui donne aussi les noms de baume de Marie ou baume vert^ i

trouvé une quantité assez forte de marc de café dans ini des écbantilloiis de tabac en poudre qui furent soumis à son eiamen. La débitante, interrogée sur cette falsification, avoua que depuià longtemps elle la pratiquait, diaprés le conseil d'un débitant de Paris, dont le bureau a la réputation de posséder un tabac de choix.

Du reste^ en Belgique, on a encore trouvé dans le tabac en pondre du ni marin, du chiorwrê de ealdum, de |a bri^ on du verre pUé.

TABUTiss d'acide citrioub. 477

canse de sa coaleur. Il y en a deux sortes : la première est dite en coqw: l'autre est dite engraim; c'est celle que l'on trouve le plus communément dans le commerce, mais la première sorte est la meilleure qualité. LarésineencoqiRBStmi peu grasse, molle, pAle, jaune ou verd&b«, d'une odeur pénétrante, maïs très-agréable, ressemblant assez à celle de la lavande et de l'ombre gris ; sa saveur est aromatique. Elle découle, dit-on, naturellement du fruit de l'arbre, tandis que la seconde qualité, celle qui se trouve dans le commerce, découle du tronc, par suite d'incisions qui y sont pratiquées; par conséquent, elle est inférieure à la précédente; elle est en grains, demitransparente, blanchâtre, jaun&tre, brun&tre ou rerdfttre; mais l'odeur ou la saveur sont bien inférieures à la saveur et à l'odeur de la bonne qualité.

Le vrai baume de Marie se dissout parfaitement dans l'aicool, l'éther et les alcalis quand il est pur, et, par ce moyen, on peut facilement reconnaître son mélange avec d'autres matières étrangères, telles que la colophane ou des résines de qualités inférieures. Ces falsifications sont aussi décelées par t'odeur particulière qu'exhale le mélange lorsqu'on le projette sur des charbons ardents

véMSMmn B'AoïBB fnnuQTa.

Les tablettes d'acide citrique ou pastilles de citron se préparent avec 12 gram. â'acide citrique , 500 gram. de sucre très-blanc, 16 gouttes d'essence de citrùn, et suffisante quantité de mucilage de gomme adragante.

Usages. — Cis taLlelles sont données comme raiiralchî»santes; l'acide (]iii en fait partie jouit de la propriété, d'après Halle, de diminuer la sueur fébrile, tendis que l'acide acétique l'augmente.

Altéhatii iks, — Pré[ifirées avBC du sucre impur, elles sont susceptibles d'attirer l'humidité de l'air, de $e piquer. On doit les rejeter lorsqu'allea présentent ces caractères.

Falsifications. — Les tablettes d'acide citrique sont falsifiées, suivant Mérat et Men», avec raddetarlrigue, ou avec

478 TABLinTES DB OOMME ARABfOtTE.

f acide oxalique. Cette fraude est facile à reconnattre : on fût dissoudre les tablettes dans l'eau distillée, on filtre p>our séparer le mucilage, on concentre la liqueur filtrée, puis on j verse une solution saturée de chlorure de potassium ; si les tablettes ont été préparées avec Tacide citrique , elles ne donnent pas lieu, par l'agitation, à la formation d*un précipité cristallin ; si, au contraire, elles ont été préparées avec Tacide (artrique ou avec Tacide oxalique, on obtient des précipités de tartrate ou d'oxalate acidulé de potasse (crème de tartre ou sel cToseille ).

L'oxalate acidulé de potasse jouit de la propriété de don-

. ner, avec Teau de chaux, un précipité d'oxalate de chaux,

soluble dans un excès diacide nitrique ; avec le chlorure de

platine, un précipité jaune-serin ; le résidu de Févaporatioa

fournit, par la calcination, du carbonate de potasse.

On peut reconnaître, à Taide de Feau de chauk, si on a obtenu soit du tartrate de potasse, soit de Toxalate de potasse. En efTet, le tartrate de potasse donne, avec Feau de chaux, un précipité soluble dans un excès d'acide tartrique ; il n'en est pas de même de Toxalate de chaux, qui est insoluble dans l'acide oxalique.

TABI.1ITTB8 DB GOMMB AaABXQITB.

Ces tablettes se préparent avec : poudre de gamme arabiqucy 500 gr.; sucre très-blanc en poudre, 1,500 ^.; eau de fleurs d^orangery 64 gr. ; on fait un mucilage avec une partie de la gomme et avec Teau de fleurs d'oranger, on divise ensuite en pastilles du poids de 0«'-,8, qui doivent contenir 0»^-,2 de gomme.

Usages. — Les tablettes de gomme sont émollientes, calmantes, adoucissantes et restaurantes ; elles conviennent dans les inflammations, les irritations, les épuisements ; on les administre dans les maladies de poitrine, de Testomac, des voies urinaires, etc.

Fai^sifigations. — Le prix de la gomme blanche étant assez élevé, on a substitué aux tablettes dégomme, préparées d'à-

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