‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 204 sur 251 · TAHTRATE NEUTRE DE POTASSE · texte numérisé non relu

TAHTRATE NEUTRE DE POTASSE

sons la dent que ceux du précédent. U donne avec l^eau bouillante un empois opaque d'une saveur fade; il bleuit avec l'iode.

Le tapioka factice peut contenir du cuivre, provenant des plaques de ce métal servant, comme nous venons de le dire, à sa préparation. Si Ton n'a pas la précaution d'enlever les grains de fécule humide qui adhèrent à la surface de ces plaques, ils s'imprègnent d'hydrate et de sous-carbonate de cuivre, dont une petite quantité suffit pour rendre vénéneuse une grande masse de tapioka ; ou bien, si la fécule employée est quelque peu fermentée, la plaque de cuivre est légèrement attaquée, et le tapioka s'imprègne d^une petite quantité d'acétate de cuivre. Il n'en faut pas davantage pour rendre cet aliment toxique, et, comme on en a eu l'exemple en 1843, des symptômes d'empoisonnement ne tarderaient pas à se manifester après l'ingestion d'un potage qui aurait été préparé avec cette fécule ainsi altérée.

Pour déceler le cuivre dans le tapioka, il suffit de faire avec cette substance une bouillie claire, d'y ajouter quelques gouttes de vinaigre, et de plonger dans ce mélange une lama de fer décapée ; s'il y a du cuivre, la lame se recouvre d'une couche de cuivre métallique ; ou bien, le liquide filtré prend, par le cyanure jaune, une couleur brun marron.

TAaT&ATB (Bi) DB POTA8SB.— V. CaiMS nm TAmns. TA&TRATB HBUTRB BB POTA8SB.

Ce sel, appelé aussi tartre tartarisé, sel végétal, est blanc, • d'une saveur amère, désagréable ; il cristallise en prismes rectangulaires courts, terminés par un sommet dièdre, et qui n* contiennent pas d'eau de cristallisation; ces cristaux sont inaltérables à l'air. Il est très-soluble dans l'eau, plus à chaud qu'à froid. Sa densité est de 1,557.

Usages. — Il est employé en médecine, à faible dose, comme diurétique et fondant; à plus haute dose, comme purgatif.

Altérations. — Le tartrate de potasse peut contenir du cuivre, du fer y provenant des bassines dans lesquelles il a ét^i

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préparé ; il peut contenir aussi des chlorures^ des sulfata^ notamment du sulfate de soude.

Sa dissolution est colorée en bleu par le cyanure jaune, s'il contient du fer, et en beau bleu par Tammoniaque, s'il y a du cuivre ; la présence de ce dernier métal est également décelée à Taide d'une lame de fer décapée.

Les chlorures sont reconnus par le précipité blanc, caiUebotté, que produit le nitrate d'argent dans une dissolution du sel, et les sulfates par le précipité que donne le chlorure de baryum.

Quelquefois le tartrate de potasse n'est qu'un mélange de crème de tartre et de potasse. Sa solution aqueuse laisse alors un dépôt blanc, pulvérulent, qui donne, avec une nouvelle quantité d'eau, une liqueur acide au papier de tournesol.

Si ce dépôt se dissout dans l'acide acétique étendu, et abandonne, par le refroidissement, de petits cristaux aiguillés^ insipides, on peut conclure à la présence du tartrate de chaux.

Si le résidu, insoluble dans l'eau bouillante, donne, avec Tacide sulfurique concentré, une masse saline, soluble dans Teau chaude, et précipitable en flocons volumineux par l'ammoniaque, on peut être assuré de la présence de Valu-^ mine.

Enfin, im résidu insoluble dans Teau ou dans les acides et rude au toucher dénote la silice.

TA&XaATB BB POTASSB BT B'AMTXMOIMB.

YABVaATB BS POTASSB BT BB SOVBB.

Le tartrate de potasse et de soude, appelé aussi sel de setgnette, sel de la RochellCy est incolore, inodore, d'une saveur légèrement amère. Il cristallise en gros prismes à 8 ou 10 faces inégales, translucides ; mais le plus ordinairement les prismes semblent avoir été coupés dans la direction de leur axe, ce qui a fait dire aux anciens chimistes que ce sel cristallisait en tombeaux. Ces cristaux s'effleurissent légèrement

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à Tair. Il est soluble dans Peau chaude plus que dans Teau froide, et insoluble dans Talcool. Sa densité est de 1,757.

Usages. — Le sel de seignette est employé en médecine comme purgatif; il peut remplacer avec avantage le sulfate de soude.

Altérations et Falsifications. — Le tartrate de potasse et de soude peut contenir accidentellement du cuivre; on lui substitue quelquefois les sulfates de soude ou de potasse^ les chlorures de sodium ou de potassium.

Sa dissolution aqueuse prend, par Tammoniaque en excès, une coloration bleue plus ou moins sensible s'il y a du cuivre.

Dans le cas de la présence d'un sulfate alcalin, cette solution donne, avec Facétate de plomb, un précipité blanc, insoluble dans l'acide nitrique ; le tartrate de plomb, au contraire, s'y dissout. Les chlorures sont décelés par le nitrate d'argent.

TARTaOBOltATH DB POTAS8B. - V. Cmàns vm TAmms

•OI.UBLK.

On donne le nom de térébenthines aux sucs résineux liquides ou concrets, tirés, pour la plupart^ des pins et des sapins, arbres de la famille des conifères. Ces composés naturels d'huile essentielle et de résine sont usités dans les arts et en médecine.

On trouve^ dans le commerce, trois espèces de térébenthines : 1® térébenthine de Bordeaux; 2° celle de Strasbourg ; 3® celle de Venise,

La térébenthine commune ou de Bordeaux est épaisse, grenue, trouble, d'une consistance de miel épais, d'un jaune clair, d'une odeur particulière, pénétrante ; sa saveur est acre et amère ; elle est fournie par les pinus maritima et sylvestris. Elle est soluble dans l'alcool fort.

La térébffiithine qui coule pendant l'hiver est solide et moins riche en huile essentielle : c'est le produit appelé galipot,

La térébenthine de Strasbourg, ou de Suisse, est la seule

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qui soit employée en pharmacie : on la tire surtout de Soiase. Elle est fournie par Yabies pectinata; elle est odorante. Taqueuse, jaune , presque couleur de miel , transparente ou laiteuse, d'une saveur très-amère; on la filtre, car elle ne dépose pas par le repos. Elle devient, avec le temps, comme vitreuse, sans se durcir complètement ; on la distingue alors du^ume ou térébenthine dite de la Mecque^ dont elle a un peu l'aspect^ en ce qu'une goutte de ce baimie, jetée à la surface de Feau, s'y étend, tandis qu'une goutte de térébenthine, jetée sur le même liquide, tombe au fond. Conservé dans nn bocal, le baume forme une croûte à la surface; ce que ne fait pas la térébenthine.

La térébenthine de Venise ^ qui est la plus belle et la plus estimée, est fournie par le pinus larix {larix europœa) ; eUe est assez liquide, d'un jaune verdfttre, d'une odeur plus supportable que les autres sortes ; sa saveur est amère et chaude. Elle est connue aussi sous les noms de térébenthine au citron^ d'Alsace, des Vosges, de Briançon. Elle vient de la StjTie, de la Hongrie, du Tyrol et de la Suisse. Elle est liquide presque comme de Teau ; son prix est plus élevé. L'alcool la dissout sans laisser de résidu.

Pour obtenir ce suc résineux, on crève les cicatricules de Pécorce où elle est contenue, et l'on n'incise pas Farbre jusqu'au cœur comme pour retirer la térébenthine de Vaines pectinata.

On connaît, outre ces trois espèces : 1** la térébenthine de Chypre ou de Chio, qui provient du pistacea terebinthus (Térébinlhacées). Cette térébenthine, qu'on ne trouve plus guère dans le commerce, est presque sohde, inodore, d'une couleur jaune verdâtre, non transparente, nébuleuse, parfois opaque ; sa saveur est peu marquée.

La térébenthine de Boston, qui est usitée en Angleterre, pa raît provenir du pinm australis,

n y a aussi la térébenthine d'Amérique, tirée du pinusstnh bus; celle de Hongrie y du pinus nmghos; celle des monts CarpatheSy au pinus cimbra.

Enfin, quelques auteurs considèrent comme des térébenthines le baume du Canada^ fourni par Vabies balsamea, les baumes de copahu et de la Mecque (Voy. t. I, p. 104 et 109).

TÉRÉBElirmiNES. 487

L'analyse des térébenthines a été Mte par MM . Unvêrdùi^àm et Cailliot, Voici les résultats obtenus par ce dernier chimiste :

0tM

Huile volaille... «..«..

Acide succinique et matière eitracUvtt.

Acide pinique

— sylvique

Résine insoluble daus Taloool

Ablétine •

•Perte^ perlant parliculièremenl sur r holle volatile

TBREBSNTHIXE de

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