VINAIGRES DE BIÈRE, K OME, POIRÉ, ETC
10 Couleur jaunâtre.
ao O<leor rappeUnt te liqwte primitif.
3« Extrait roDge foncé, visqw"!
et mucilagineux , d'une saveur alée, peu acide, ne crisiallis»»! V»^ et restant toujours mou; aj»ii ^ lui de cidre, uoc saveur de po«« cuite ; celui de bière , ose «w»
acide légèrement amëre.
40 Précipité gris jiuttàlrtiat^ sous-acétate de plomb.
5» Le vinaigre de MreeiîfP^ viron 3,50 pour 100 de son po**^ carbonate de soude sec. CriniJ* bière n'exige que 9,50damème»
60 U vinaigre de cidre foorwi de légers précipités avec le niwte d'argent, l*oxalate d'ammoniaqse»
le cblorure de baryum. U w»*** de bière précipite irès-faiWeottft par roxalate d'ammoBiaqB«> «^ trouble abondamment par les (Wo
autres réactifs.
Le vinaigre d'Orléans de bonne qualité fournit, entt^oy^^f 2 gr. d'extrait.
Le vinaigre de vin est composé de : eau , acide aeitiff^* alcool en petite quantité , bitartrate de potasse , tartroU chaux, matière extractive^ matière colorante, sulfo^ ^ ^ tasse et chlorure de potassium en petites quantités.
Pur et préparé avec du vin de bonne qualité, il est ci » limpide, d'un jaune un peu fauve et assez foncé, d'une veor franchement adde et qui plaît généralement au é[ï>â^
YINAIGRXS. 521
ne rend pas les dents rngnenses au toucher de la langue. Il a une densité de 1,018 à 1,020, marque 2%50 à 2%75 à Taréomètre de Baume. Il se trouble légèrement par Toxalate d'am^ moniaque, le chlorure de baryum, le nitrate d'argent. Il ne contient pas de substance métallique qui puisse donner lieu à une coloration noiràtrerpar un sulfure alcalin, ou rouge&tre par le cyanure jaune. Il renferme environ 2'", 25 de crème de tartre par litre (Guibouri).
Usages. — Uadde acétique a de nombreuses applications dans les arts (^) ; à Tétat de pureté, il est employé dans les laboratoires de chimie et en pharmacie.
Le vinaigre radical est employé comme excitant à l'extérieur ; on le fait respirer en cas de syncope pour ranimer les sens ; il sert à préparer le vinaigre aromatique anglais, le sel de vinaigre (fragments de cristaux de sulfate de potasse imprégnés de vinaigre radical, et aromatisés souvent avec quelque essence odorante).
Le vinaigre de vin sert conune assaisonnement et pour préparer les vinaigres médicinaux, les vinaigres distillés aromatiques ; comme antiseptique , dans la préparation des vinaigres camphrés, aromatiques, du vinaigre antiseptique ou des quatre voleurs.
Le vinaigre distillé, le vinaigre de bois servent dans les arts à la préparation des acétates, de la céruse, etc.
En Normandie, le vinaigre de cidre est employé pour la fabrication de divers produits, et particulièrement de Tacétate de plomb.
On emploie spécialement, à ce qu'il parait, le vinaigre de bière dans la chapellerie et dans la fabrication du cirage.
ÂLTÉaATiONS. — Les acides acétiques du. commerce sont altérés quelquefois par la présence de seb de chaux ^ à' acétate et de sulfate de soude^ de Yadde sulfureux ^ de matières empyreumatiqueSy du caramel, du plomb, du zinc, du cuivre, de Yarsenic, du fer.
Les sels de chaux contenus dans les vinaigres proviennent de ce qu'ils ont été décolorés par du charbon animal non lavé
(■) A Paris, OD coDsomme, par an, environ 19 à SO 000 hectolitres de vinaigres de tonte espèce.
531 viRàiaRis.
ou mal lavé (^) ; Ua ont» en outre, perdu do leur foice^ m» partie de Tacide servant à dissoudre le carbonate et le phosphate de chaux contenus dans le charbon animal non lavé(<).
Ces vinaigres précipitent abondamment par Foxalate d'ammoniaque, donnent, avec le chlorure de baryum, un précipité notable de sulfate de baryte, insoluble dans Tacide ni« trique; avec l'ammoniaque, un précipité flooonnoiu de phosphate de chaux.
Nous avons examiné des vinaigres ainsi altérés qui ont laissé déposer un précipité blanc, cristallin, de sulfiato de chaux (3).
L^acétate et le sulfate de soude peuvent se rencontrer dans l'acide acétique, soit accidentellement par suite du passage de ces sels dans le récipient lorsqu'on opère ia décompostion de Taeétate de soude par l'acide sulfiirique, soit par une ior troduction frauduleuse pour en augmenter la densité. Ces sels se trouvent dans le résidu d'évaporation à siccité d'une quantité donnée d'acide. Ce résidu, assez fortement desséché, dégage des vapeurs d'acide acétique au contact de l'adde sulfurique concentré, et laisse, pour résidu de sa décomposition à une haute température, du carbonate de soude, dans
(1) La décoloration da vinaigre doit s'opérer avec du charbon lavé ou avec du charbon de bois pulvérisé ; la braise des boulangers réduite en poudre, tamisée, lavée et séchée, est très-bonne pour cet usage. 8 ktlogr. de noir animal lavé Bttfflêeat pour déeolorer f 00 Uins de vinaigre.
On peut aussi très-bien décolorer le vinaigre rouge avec un noir particulier, préparé en réduisant en'poudre fine du silex, formant^ avec celle poudre et une solution de gélatine, une pâte que i*on carl)oniso fortement dans un creuset fermé. Le charbon résultant est pulvérisé, lavé etsécbé.
()) En 1S46, le flienr L*,., fabricant de vinaigre à Nantes, fulcoDdamaé par le tribunal correctionnel d^Orléans, à 10 fr. d*amende, A tous les dépens, et à une année de contrainte par corps, pour avoir vendu une grande quantité de vinaigre mal clariûé à Paide du noir animai. Le sieur L... interjeta appel de ce jugement; mais dans sa séance dn M août 1S4e, la Cour royale d'Oriéans le déclara non recevablo dans son appel.
(') Nous avons vu que le charbon animal conlenait souvent du sulfate de chaux. Ce sel se rencontre aussi dans les vinaigres fabriqués avec les eau\ de lavage des formes à sucre ou avec d^autres matières sucrées de qualité très-inférieure.
TIIUI6H1S. 6lt
1* OU oh il est fcNrmé d'aoétate de wnuie. Il ne laissa pu dégagOF d'acide acétique par l'additioti de l'acide mlfurjqae, n'esl pas décomposé par la ohaleur, préoipite les sels de bavyle, s'il est formé de sulfate de sonde.
L'acide sulfureux se ranoontre surtout dani l'acide acétique produit par la décomposition d'ua acétate au moyen de l'acide sulfurique. H est, au reste, chassé par une faible chaleur, ou bien en colorant d'avance l'aoido par quelques gouttes de sulfate d'iodigo, et y ajoutant un h)rpochlorile qui ne produit une décoloration qu'après la transformation préalable de l'acide sulfureux en acide sulfurique.
La présence de l'acide sulfureux dans le vinaigre est importante à constater, à cause de son avidité {«ur l'oxygbne et de sa transformation assez prompte en acide sulfurique. On dose d'abord l'acide sulfurique libre et les sulfates contenus dans le vinaigre, puis on fait réagir à chaud l'acide arsenique sur la liqueur ; si elle contient de l'acide sulfureux, on n'y retrouve plus bientôt que de l'acide arsénieui et de l'acide sulfurique. Alors la quantité de sulfate do baryte obtenue en plus indique, h l'aide du calcul, la proportion d'acide sulfureux qui était à l'état de liberté dans la liqueur [taroeque).
L'acide sali par des matières empyreumatiques , comme cela arrive souvent pour le vinaigre de bois, fournit, après saturation, un liquide d'odeur d'empyreume plus ou moins sensible, et dont l'éveporation laisse un résidu coloré.
M. Witlstein a trouvé 1 •/, de caramel dans un adde acétique qui avait donné une solution concentrée d'acétate de potasse, très-colorée en brun. Suivant ce chimiste, la présence du caramel est due à une destruction incomplète, dans la fermentation, du sucre de fécule avec lequel on fait l'eaude-vie qui sert à préparer le vinaigre.
Ce vinaigre de glucose sert dans les fabriques à couper de l'acide acétique trop concentré.
Une seule distillation suffit pour pimfier l'acide altérÎ! |iar du sucre.
On reconnaît facilement la présence des sels de plomb (■]>
(■) Lors des villes biles, en 18U, dans tes olBdnea de pttamacie de
de cuivre, de zinc par divers réactifs : !« par le cyano-femie de potassium, qui donne un précipité blanc avec les sels è zinc et de plomb, un précipité fleur de pécher on brun marron avec les sels de cuivre ; 2® par Tiodure de potassium, qai donne un précipité jaune avec les sels de plomb ; 3" parradde sulfhydrique, qui donne, avec les sels de plomb et de cuim. un précipité brun ou noir, précipité qu'on doit examiner après l'avoir séparé du liquide ; 4° par le chromate de potasse, qm* donne un précipité jaune avec les sels de plomb.
Le vinaigre radical contient presq[ue toujours du mtwqoi le colore en bleu verdâtre. On s'assure de la présence de ce métal en versant dans l'acide une solution de cyanure jaoM qui doime lieu à im précipité brun marron, ou en y laissai plongée, pendant quelques heures, une lame de fer bien decapée, qui se recouvre de cuivre. Pour priver complètement l'acide de ce métal, il est nécessaire de le soumettre à une nouvelle distillation, en ayant soin de diminuer le feuloTsqu» l'opération touche à sa fin.
Les vinaigres peuvent aussi renfermer de l'aisemci). L'existence de cette matière toxique ayant été démontrée n?
Paris, nousaYons trouvé, dansVune d'elles, du vinaigre dislilléqoij*"* forlemenl chargé d*un sel de plomb. Ce vinaigre avaii été distillé <»tf une cornue en verre , dont le col s'adaptait à nn serpentin, q^ '^ croyait être en étain fin, tandis qu'il était fait avec nn alliage de j^ et d'étain.
Le vinaigre de haquetwres contient le plus soovent an sel de p^* on y a quelquefois constaté la présence d*un sel de cuivre. .
On devrait sévir avec sévérité contre les fabricants d'alan»^^* vrent au public des serpentins qu'ils font payer comme cltia p»!"» qui sont fabriqués avec des alliages de plomb et d*étain à ^^^.'^^ (Voy. à la On du volume Vordonnance depoUce, en date do ^ ^^"^^ 1853. titre III, art. 14. 80. 81. M et 84). . ^
(1) BaUlUai, pharmacien à M2icon, a reconnu que Ton ^^'''*.^^ quelques départements de la France, des robinets établis afec le ni arsenical [faux cuivre des Allemands), composé de nickel, ^'*^^' de cobalt, de fer, d*aniimoine et de soufre, et susceptible d*ètre aUi^ par les liqueurs acides. Nous avons constaté qu'un de ces lobio^ en contact avec Tacide acétique lui cédait promptement aoe 4^ notable d'arsenic, ^^
(•) Lors des visites faites par les professeurs de Vt^^^^^f^'^ de Paris dans les boutiques et magasins des épiciers, le ^^"*'*'* !!^ par le sieiur C. . . fut le sujet d'observations réitérées de !• P>'^ ^
des recherches et des expériences furent faites par les ordres de radministration. Voici, en quelques mots, quel fut le résultat de ces expériences :
Un échantillon de vinaigre de bois destiné à être employé dans les usages alimentaires, après avoir été étendu de cinq à six fois son poids d'eau, fut examiné, et on reconnut qu'il contenait : l^ 4«",80 d'acétate de soude pour 100 ; 2<> 4 cent.
professeurs, qui demandèrent qu'une visite spéciale fût faite dans les magasins de ce négociant : ce qui eut lieu.
Plus lard, le vinaigre du sieur C... ayant été le sujet de plaintes nouvelles, des explications furent demandées au vendeur, qui fit connaître qu*ayant acheté des vinaigres peu acides, il en avait réhaussé l*acidité à l'aide du vinaigre de bois. Il nous remit alors un échantillon de ce vinaigre qu'il avait employé; traité par Vhydrogène sulfuré^ il ne donna aucun précipiié, et fut regardé comme étant de Iwnne qualité.
Ce vinaigre était ainsi abandonné, lorsque nous reçûmes d'un de nos collègues la lettre qui suit :
c Monsieur, j'ai l'honneur de vous adresser l'observation suivante; je vous prie de la faire connaître, si vous le jugez convenable.
c Après avoir distillé, en ISil, de l'acide pyroligneux incolore et inodore du commerce [vinaigre dit de bo»), afin d'obtenir de l'acide acétique concentré, je cherchai à connaître la composition du résidu de la distillation , et je ne fus pas peu surpris d'y trouver une quantité notable d'arsenic. Persuadé que la présence de ce corps dans l'acide pyroligneux ne pouvait provenir que de l'acide sulfurique employé pour décomposer Facétale de soude, je me conteniai de prévenir la personne . qui me fonrnlssait ordinairement cet acide, afin qu'elle pût prendre les précautions qu'elle jugerait convenables. Maintenant que le temps qui s'est écoulé depuis cette époque a dû permettre i ce fabricant de purifier ses vinaigres, je pense qu'il est utile de fixer i'aitenlion des industriels sur celle préparation, pour qu'ils cessent d'employer de l'acide sulfurique, qui contient de l'acide arsénieux, lorsque, pour préparer ce vinaigre, ils veulent se contenter, après avoir décomposé l'acétate de sottde, de laisser déposer le sulfate de soude et de décanter le vinaigre; et je crois qu'il est utile d'inscrire ce fait, afin qu'on ne puisse pas injustement, quoique cet acide contienne peu d'arsenic, soupçonner quelqu'un d'avoir ajouté de l'acide arsénieux à du vinaigre de bois , avec riDteution de commettre un crime, a Agréez, etc. Dbschaxps (d'Avallon). »
La lettre de M. Deschamps nous porta de suite à faire des recherches, 1« sur le vinaigre qui nous avait été remis par le sieur G...; » sur divers vinaigres achetés dans le commerce. Par suite de ces expériences, nous acquîmes la conviction : i» que le vinaigre remis par le sieur G... contenait de Yarsenic en quantité notable; 9f» que sur quatre échantillons de vinaigre de bois Uvré au commerce et pris chex des marchands en
586' vmâmBXs.
d'aiiBttiio, Oêliuhd étant ramené à Tétai métallisé. Lea a^ rations avaient été faites en agissant de la manièro suivante: 100 gr. du vinaigre suspecté furent évaporés dans une capsule neuve de porcelaine, le résida fut repris par l'eau distillée, la solution fut successivement introduite dans un appareil de Marsh (modification de l'Institut) ayant fonctionné à èùme.
A peine le liquide provenant du traitement du résidu AiMl introduit dans Pappareil, qu'un anneau arsenical se fît apercevoir ; cet anneau s'accrut successivement.
L'opération terminée, le tube, qui avait été pesé prinùtivement, fut pesé do nouveau : son poids s'était au^^enté de 4 centigr. (*).
Une autre opération fut faite sur du vinaigre coloré imitant k vinaigre de vin rouge : il donna, par les mêmes procédés, 4^^,70 pour 100 d'acétate de soude et 4 centigr. 1/2 d'arsenic métallique.
Des expériences que nous venons de faire connaître, il résultait évidemment : 1** que les vinaigres de bois que nous avions examinés contenaient de Tarsenic dans la proportion de 40 à 45 centigr. pour 1000 gr. de ce vinaigre; 2^ mais que ces vinaigres n'étant mis en usage comme condiment qu'après avoir été étendus d'eau, cette quantité de principe toxique devenait beaucoup moins considérable en raison de ce que ce vinaigre était allongé de cinq à six fois son poids d'eau ; S^* que c'est sans doute à cette dilution, et ausà à ce que le vinaigre n'est employé qu'en de minimes quantité dans les préparations alimentaires, qu'on a dû de ne pas s'être trouvé malade après avoir fait usage de ces vinaigres (*).
gros, Tua de ces vinaigres contenait des traces d*arsenle. Des teftwini» lions furent prises pour savoir où H. C... s*étaU procuré ce vinaigre arsenical ; ce vinaigre fut saisi, et le négociant qui Pavait fcmmi AU contraint, lors de la levée des scellés, de le mélanger avec des matières étrangères, aOn qu'on ne pût remployer que dans les fabriques.
Ajoutons que les .vinaigres de bois essayés en l8Si ne contenaient pas d'arsenic.
(M Ces 4 centigr. d'arsenic représentaient ( i*aclde antolevi étant composé de 75,8t d'arsenic et de 84,19 d'oiygène ) près da 5 oeaiifr. d'acide arsénieux, d'oo^ blanc d'arwito,
(*) Nous avons vu des personnes qui avaient employé de ces vinaigret étendos dieau : elles noiis ont déolafé ii*avolr éptfovvé ««can aoeUeat.
La préflence de l'aorsenic dan» les Tinaigroi noiui ayant été démontrée, nous avons dû nous enquérir de la cause de la présence de ce toiique dans un produit condimentaire; nous avons su qu'elle était due h remploi d'acide sulfurique arsenical pour décomposer Tacétate de soude, ce que déjà M. Deschamps avait reconnu.
Les vinaigres qui contiennent du fer ont une saveur styp* tique, noircissent au contact de Tair. Evaporés à siccité, puis incinérés dans un têt, leurs cendres, traitées par l'acide chlorhydrique bouillant, évaporées, reprises par l'eau distillée, et filtrées, donnent un liquide qui se colore en bleu intense par le cyanure jaune, et précipite en rouge ocracé par l'ammoniaque.
Falsifications. — Le vinaigre est souvent falsifié dans le commerce. On le coupe avec de Xeau; on rehausse les vinaigres faibles par V acide sulfurique [^)^ ï acide chlorhydrique^ l'acide nitriquey Yacide tartrique, Vadde oxalique; on leur donne plus de montant en y faisant macérer des substances acres (semence de moutarde^ poivre long, pyrethre, garoUj graine de paradis, piment de la Jamaïque) (^) ; on les coupe
(*) En 18i3, on saisit à Nantes 116 barriques de vinaigre, qui fat reconnu contenir de l'acide sulfurique , et fut versé , par suite d'un jugement, sur la voie publique.
Il résulte de recherches faites sur la falsification des vinaigres Vendus k Londres que. sur 88 échantillons de Vinaigre, on a reconnu i
i^ Que quatre de ces vinaigres étaient purs ;
i« Que les vingt-quatre autres étaient sophistiqués par Taelde sulfttrlque en minime quantité dans deux, en grande quantité dans trois, en quantité considérable dans doute, en quantité tmfiMtiM et sxessHvêdMÉ sept.
Les noms des marcliands qui avalent livré les vinaigres purs et Impurs ont été imprimés dans le journal The laneet.
Les vinaigres falsifiés par Tacide sulfurique sont très-rares en France. Cela tient ^ ce que, dans presque toute la France, les jurys médicaux, les professeurs des Ecoles supérieures de pharmacie font^ avec Tassistance d'un commissaire de police, des visites annuelles où ils essayent les vinaigres débités dans les boutiques des épiciers et droguistes.
{*) Dès 1719^ on donnait à des vinaigres faits avec des lies, avec de petits vins, une saveur plus marquée au moyen de substances acres.
En 185i, nous avons eu à examiner des vinaigres de cidre^ fabriqués dans le déparlement de TÂlsne et dont la saveur avait été rehaussée à Faide du poivre long.
5tt
avec des vmaigres infériears, teb que iBsmntùgrtêdigbÊm, de bière, de cidre, de poiré (^), le vinaigre de baii oa eàk pyroligneux {^). Enfin, on a cherché à augmenter lenrdensité par l'addition de chlorure de sodium (sel de cuisine), i'aeHÊie de chaux.
Certains falsificateurs, aussi ignorants que crédules, ont acheté des secrets, des recettes pour donner plus de force ta ▼inaigre ; ils croient ainsi perfectionner leur marchandise C).
(1) Suivant M. Ur$, la liqueur acide que Ton ftbrique avec le Mit contient en générai tant de gluten, qu*elie se putréfierait trës-npidement si l'on n*arrèuit cette altération par Taddition d'un peu d'acide sulfurique. Or, c'est là une fraude très-dangereuse, puisque ai détaillants ni consommateurs ne sont assea compétents pour distiagner o qui, dans l'acidité, appartient à Vw%e fermentée ou à Tadde oioâiL Toutes les conserves an vinaigre dont les Anglais sont si friands, ajoute M. Ure qui a rapporté ce fait, sont fabriquées avec ce vinaigre fi^i^ et doivent inévitablement altérer la santé.
(*) Les vinaigriers de Paris, qui préparent des vinaigres i restragoi et avec d'autres plantes fraîches, ont ajouté au vinaigie de faddepfroiigneux pour suppléer Peau que les plantes apportent dans le viaaisi^ On a été Jusqu*à contrefaire les marques du vinaigre d*OrléaDi.Bi mai lSi6, on saisit à Rouen SO fûts de vinaigre expédiés de nie de Ré par M. S. . ., et portant la marque Orléans. M. S. . ., traduit poorcefait en police correctionnelle^ fut condamné à 16 jours de prison, M Tr. ^ mende, soo fr. de dommages-intérêts, et, en outre, aux dépens; le uwt par corps.
Le tribunal de police correctionnelle d* Amiens a aussi condamné bb négociant de Pont-Rousseau, près Nantes, 4 l'amende et à 600 fr. « dommages-intérêts, applicables aux vinaigriers d'Orléans, pour >«^ vendu du vinaigre de sa fabrique comme provenant de celle ville.
Le tribunal de Corbell a condamné à 50 fr. d'amende et à SOO fr- ^ dommages-intérêts un fabricant de Pithiviers qui avait vende ses flnaigres comme étant d*Orléans.
Eu 18$i^ il est presque impossible de se procurer du vinaigre de vîn. Orléans, qui fournil une partie de la France et qui fabrique an«"^**' ment 40 à iSOOO pièces, n'en a fait que IMOO pièces en 1853f et eo fet» à peine 8000 en 1854. On fabrique alors des vinaigres avec Tactde pp^ ligneux, étendu de 6 à 7 fois son volume d'eau; on en a saki quelque^ pièces vendues comme vinaigres de vin, et qui avaient été préparéss**^ de Vacidâ pyroUgneux, du caramel pour colorer et de la yi"»»*» ^ adoucir. On sera peut être obligé de tolérer la vente de sioeïffei^ parés avec l'acide pyroligneux, pourvu qu'ils soient purs et disiiW^. Des fabricants de province ont fait, dans ce but, des achats con»*** râbles d'acide pyroligneux.
( *) Voici la formule d'un de ces secrets : Cr^tna ââ iariret St grss''^
▼INAIGRES. 529
L^eaa qui a été ajoutée au vinaigre diminue sa force ; or, edui-ci ne peut être réputé de bonne qualité qu'autant qu*il est suffisamment acide. On doit donc rechercher la quantité d'acide acétique que les vinaigres contiennent, afin d'évaluer leur acidité (^).
On a indiqué, comme moyens acétimétriques, c'est-à-dire de reconnaître la valeur acide d'un vinaigre : 1** l'emploi d'un instrument auquel on a donné les noms de pèse-vinaigre, i^acéiimêtre ; 2» la capacité de saturation du vinaigre; c'està-dire la faculté qu'il possède de saturer une quantité plus ou moins grande de soude caustique {Descroiziiles), de craie ou carbonate de chaux (Bussy}j de carbonate de potasse (Soubeiran)^ de carbonate de soude (Chevallier), d'ammoniaque [Ure), de saccharate de chaux (TT. Gréville).
Le pèse-vinaigre, qui est mis en usage par les personnes qui vendent ou achètent le vinaigre, doit être rejeté, parce qu'il n*indique pas la valeur acide réelle du vinaigre, mais seulement la densité du liquide. On conçoit facilement, du reste, que cette densité peut varier suivant que l'on a employé à la préparation du vinaigre un vin plus ou moins chargé de matières extractives, ou suivant que le vinaigre a été additionné d'une petite quantité de sel marm, d'acide sulfurique, ou autres substances introduites frauduleusement.
Le pèse-vinaigre peut encore être un sujet d'erreur en raison de sa mauvaise construction.
Pour nous convaincre des inconvénients que présente l'usage de cet instrument, nous avons fait venir vingt échantillons de vinaigres des meilleures fabriques d'Orléans; puis, à
addB tulfuriqw à 40 degrés, 63 grammes : faites bouiUir dans un vase de verre; laissez refroidir et reposer; iirex à dairia liqueur surnageante, qui est très-adde ; cette liqueur, à la dose de quelques gouttes dans un verre de vinaigre, lui donne ]^us de force, Oa voit que loui le secret consiste dans une addition d'acide sairurique au vinaigre.
(1) Cette acidité des vinaigres est un point sur lequel on doit porter son attention; car^ si un vinaigre peut eonteoir deux fois autant d'acide acétique qu'un autre, il est évident, si les deux acides ont été pa^fés le même prix^ qu*il y a entre eux une différence de 50 pour 100, c'est-àdire qu'il faut^ pour le même usage , employer deux litres de Tun, tandis qu*on n'emploierait qu'un litre de l'autre, et que la valeur vénale du premier n'est que la moitié de celle du second.
T. II. Si
Taide d'un acétimàtre normal, qui #Y«it été fateiqwfir H. Dinocourt^ nous avons prU la deofiité de ces yinaigrM, ■ même temps que nous avons constuté, par la saUiratioB, k quantité d'acide contenu. Nous avons ensuite recherché iûj avait relation entre la densité observée et la quaatilé de «I de soude exigée pour saturer les vinaigres mis en expériaiiM. Voici quel a été le résultat de nos essais.
H OtSM
OtSiaiATII»
des
iCBAHTILLOin.
Vinaigre A.
IfM.
Vinaigre B.