‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 214 sur 251 · INS · texte numérisé non relu

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pès&'Vin ou cenomètre centésimal (de olvoç, vin, et {Urpcv, mesure). Afin d'éluder la difficulté qu'offre, pour Fexactitnde de Tessai, la présence des matières, autres que l'alcool , en dissolution dans le vin, M. le docteur Tabarié , de Montpellier, commençait par déterminer la densité du vin à essayer; puis il en prenait un volume connu, qu'il faisait bouillir jusqu'à ce que tout Talcool en fût chassé, et il ajoutait de Teau au résidu de façon à reproduire le volume primitif. Il déterminait alors la densité de ce mélange, qui devait représenter ceUe qu'aurait eue le vin s'il n'eût point contenu d'alcool. La différence existant entre la densité de ce nouveau liquide et celle du vin lui-même indiquait la richesse alcoolique de ce dernier. Des tables en devaient faire connaître le chiffre ; mais il ne paratt pas que Fauteur ait terminé son travail. Un inconvénient de ce procédé provenait de ce que certains vins très-riches en alcool, et très-chargés de matières extractives, ofiirent plus de densité que d'autres vins pauvres en alcool, mais aussi très* peu chargés de matières extractives, et vice versa.

2^ Aiambic Descroizilles. — L'alambic de Deicroizilks vint après l'œnomètre. Perfectionné par Gay-Lussac , ce moyen est peut-être encore , de tous les procédés , le plus exact. Il consiste à distiller trois parties du vin, à recueillir le tiers du produit, et à prendre le titre de ce dernier à l'aide de Talcoomètre^ à la température de4- IS^". En divisant ce titre par 3^ on a celui du vin soumis à l'essai.

Si le vin est très-riche et contient, par exemple, de 14 à 16 pour 100 d'alcool, la vinasse, ou résidu de la distillation, n'est pas épuisée en distillant le tiers ; il faut alors pousser l'opération jusqu'à ce que la moitié du liquide soit passée > et alors on ne divise que par 2 le degré obtenu.

L'alambic de Gay-Lussac a été modifié dans sa construction par M. Duval (Voy. planche V, fig. 38 et 39) ; ces appareils sont en cuivre et présentent Tinconvénient de laisser que^ quefois une petite quantité de ce métal dans les vinasses ; c'est à cet inconvénient qu'obvie l'appareil distillatoire de M. Perrault y qui est confectionné en étain. Un autre alambic, trèsanalogue aux précédents, est celui de M. «/. Sallerony dans le« quel la cucurbite est un ballon de verre (Voy. planche VI, fig. 45).

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