VOIS
Vïii naturel : précipité gris bleuâlf e.
Vin naturel et bois dinde : précipité bleu peu foncé.
Vin naturel et bois de Femambouc : précipité rooge-Ti* neuT.
Vin naturel et pétales de coquelicot : précipité gris sale.
Vin naturel et suc récent d'hièble : précipité gris bleuâtre dû à la matière colorante naturelle du vin ; liquide surnageant d'une belle couleur yiolette.
Vin naturel et suc fermenté d'hièble : précipité d'un beau rert diapré.
Vin naturel et baies de sureau : précipité vert sale peu prononcé.
Vin naturel et baies de troëne : précipité verl sale peu prononcé.
Vin naturel et tournesol : précipité gris bleuAtre.
De cette manière, on peut reconnaître si la précipitation violette obtenue dans un vin par le sulfate d'alumine et le carbonate d'ammoniaque est due à la présence des bêâm d'bièble et du bois d'Inde ; car, dans le premier cas, on obtient par le sous-acétate de plomb un magnifique précipité vert^ cm un précipité gris^bleuàtre avec coloration violette du liquide surnageant, selon que le suc d'hièble a été employé récent oii fermenté; tandis que, dans.le second cas^ on obtient constamment un précipité bleu peu foncé. Les mêmes réactifs per^ mettent de distinguer le tournesol et le bois de Femambouc, dans lesquels le sulfate d'alumine et le carbonate d'anmu>niaque font naître un précipité rose, mais qui se comportent différemment sous Tinfluenco du sous-acétate de plombi puisque avec le tournesol il y a formation fd'un précipité gris bleuâtre, et avec le bois de Femambouc un précipité rouge vineux.
Suivant M. Fauré, la gélatine serait l'agent le plus propre à reconnaître la coloration factice des vins rouges. L'affinité qui existe entre la matière colorante du vin et le tannin est » intime, qu'on ne peut précipiter l'un sans Tautre à Taide de la gélatine, qui est sans action sur les sucs des fruits ou sur les décoctions employés par les fraudeurs, tels que les sucs des fruits du sureau, de Tbièble, du mûrier noir, de phytolacca; les décoctions de bois de Campôche, de FernambouCi de pé-
taies de ooqaelicot, eto. Dans œs soeft tanniflé», tmlës par une solution de gélatine» il ne se précipite que la matière a£H tnngente ajoutée > accompagnée d'une faible quantité de ma-^ tière colorante.
Lorsqu'on veut se livrer à la recherche des sels contenus dans un vin, la méthode analytique qu'il convient d'employer doit être basée sut la nature des différents composés salind qui existent simultanément dans ce liquide. Aussi est^-il dif** ficile d'assigner des règles précises potir exécuter un pareil travail»
Les sels ûKes organique? et inorganiqn^ que renferment ordinairement les vins sont : lebitartrate dépotasse; les chlo-^ rures de potassium, de sodium, de magnésium et de calcium ; le tartrate de chaux ; le sulfate de potaâ^ ; lô sulfate de chaux; le phosphate de chaux ; le phosphate de magnésie ; le tartrate d'alumine ; le tartrate de fer.
La quantité de bitartrate de potasse est évaluée en traitant par Talcool à 40* l'extrait obtenu par Tévaportition d'un volume connu de vin, recueillant la partie insoluble de cet extrait, la lavant à plusieurs reprises à l'alcool et la desséchant. Ce produit, qui représente le tartre brut ou impur, est pesé après dessiccation oomplète, et carbonisé ensuite dans une capsule de platme. On traite alors le charbon obtenu par l'eau chaude, qui dissout le carbonate de potasse provenant de la décomposition du tartre (^). La solution alcaline est ensuite saturée exactement par une liqueur acide titrée ; la quantité de cette dernière qu'on a employée permet de calculer la proportion de carbonate et, par suite, de bitartrate de potasse. En faisant usage d'une liqueur alcalimétrique composée de 900 p. d'eau distiUée et 100 p. d'acide sulfurique à l,84â dé densité, il faut 2*''*-,75 de cette liqueur acide pour saturer toute la potasse qui existe dans 1 gr. de bitartrate de potasse pur, décomposé par la chaleur.
E. Cottfreau a proposé d'évaluer la quantité de tartre renfermée dans les vins, en faisant bouillir un volUfiie donné dé vin (rouge ou blanc) avec Un excès d'alumine, ou de peroxyde
(<) 100 p. de bitartrate de potasse pur cristallisé foumisseot 36 p. de carbonate de potasse pur.
de fer, ou d'oxyde d'antimoine, ou de sesquioxyde de chrome; on filtre, et on recherche dans la liqueur la proportion de Tun de ces oxydes qui a passé en dissolution.
100 grammes de crème de tartre cristallisée contiennent 70>^',14 d'acide tartrique anhydre, et peuvent dissoudre 27«'"-,29 d'alumine ou 42«^-,51 de peroxyde de fer, ou 81'^'^-,32 d'oxyde d'antimoine, ou 40»'* ,63 de sesquioxyde de chrome, etc. En supposant, par exemple, que Ton agisse avec du peroxyde de fer, on peut arriver très-promptement à connaître la proportion de crème de tartre qui se trouvait dans la liqueur primitive, en employant pour le dosage du fer le procédé ferrométrique de M. Margueritte^ procédé qui consiste à faire repasser le métal au minimum par l'éhullîtion de la liqueur avec un excès de sulfite de soude et d'adde chlorhydrique, et à y verser ensuite une dissolution titrée de permanganate de potasse, jusqu'à ce que la liqueur prenne une couleur rose permanente.
Lorsque le vin renferme de l'acide acétique, il faut avoir soin de le faire bouillir préalablement, afin d'en chasser cet acide, qui, comme on le sait, pourrait dissoudre pour sa part une certaine quantité d'oxyde métallique.
Dans tous les cas, il est bon de ne se servir, autant que possible, que d'oxyde métallique hydraté, parce que, dans cet état, il se trouve plus facilement attaqué par la crème de tartre. Il est inutile de dire que si le vin renferme de l'alumine et du fer, il faut doser préalablement la proportion de ces corps, afin d'en faire ultérieurement la différence, ou bien avoir recours à l'oxyde d'antimoine.
Pour la recherche des autres sels, les méthodes varient avec les espèces de vin que l'on examine ; à ce sujet, nous pensons qu'on pourra consulter avec fruit les travaux de H. Fauré sur les vins du département de la Gironde {Analyse chim. et comparée des vins de la Gironde; Bordeaux, 1844; — Joum, de chim. méd.. 2« série, t. X, p. 280-289), et de M. Filhol, sur les vins du département de la Haute-Oaronne {Joum, de chim. méd., 3« série, t. H, p. 260-267).
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Les fleurs de molette (viola odoratùy — Violariées) sont d'un beau bleu uniforme, à corolle irrégulière. Elles contiennent an principe immédiat, amer, la violine (Boullay),
On les emploie en infusion contre le rhume.
Dans le commerce de la droguerie, ces fleurs sont presque toujours mélangées avec les fleur$ de pensée [viola tricohr) ; mais la fraude est facile à reconnaître, en ce que les fleurs de pensée sont jaunes, bleues et blanches, tandis que celles de la violette sont d^un bleu violacé uniforme.
Ce métal est d'un blanc bleuâtre; sa structure estlamelleuse et cristalline lorsqu'il est coulé en plaques épaisses ; il est malléable et très-ductile, surtout entre 100 et 150<><^ ; mais à 4-261^ il devient cassant et peut être réduit en poudre par la percussion ; sa densité, lorsqu'il a été fondu, est de 6,862 ; et, quand il a été forgé, elle est de 7,2(5. Le zinc entre en fusion à 4- 360oCy et, au rouge blanc, il entre en ébullition et distille en vases clos ; chaufié au contact de Fair, il brûle avec une flamme blanche éblouissante, en produisant un oxyde sous forme de flocons blancs, légers. Les acides sulfurique et chlorhydrique étendus dissolvent le zinc à froid^ avec dégagement d'hydrogène.
Les zincs que l'on trouve dans le commerce soùt ceux d'/« serlokn, de Chine, deSilésiey de la Vieille-Montagne (Belgique), de France.
Les quatre premières sortes renferment les quantités sui-* vantes de fer et de plomb :
T. Il* 30
2IIIC.
Fer.
Plomb.
BIWC.
D'MERLOHTI.
DE CHIKB.
DM 8ILBSIB.