ANGÉLIQUE
et soumise h la distillation, donna un liquide qui arait une odeur très-prononcée d^éther.
Graine d'une plante de la famille des Ombellifères» qui a beaucoup de ressemblance avec le fenouil. Son odeur est moins agréable, ce qui lui a fait donner le nom de fenouil puant. Les graines d'aneth sont allongées, un peu comprimées, offrent cinq petites crêtes longitudinales, peu saillantes sur chaque côté. Leur saveur est aromatique et ftcre.
On substitue assez souvent aux graines d'aneth, celles de livèche ou d*angélique.
La graine de livèche est plus grande^ ovale, allongée, blanchâtre. Elle a une odeur faible, un peu térébenthacéo.
La graine d'angélique est blanchâtre, comprimée, eUiptique, d'une odeur caractéristique d'angélique. Elle a trois côtes dorsales élevées et deux marginales élargies.
Amaéuqvm.
L'angélique {angelica archongelica) est une plante de la famille des Ombellifères, qui croît dans les bois des provinces méridionales de la France (Alpes, Pyrénées) ; dans le département des Deux-Sèvres. La plus estimée nous vient de la Bohème. La racine, surtout employée en pharmacie, est allongée, charnue, rameuse. Sa tige, de l^ à 1°',30 de hauteur, est grosse, cannelée, très-odorante; ses feuilles sont très-grandes, pétiolées; ses fleurs sont blanches; ses fruits, ovoïdes. Toutes les parties de cette plante ont une odeur agréable, une saveur sucrée et aromatique.
Usages. — Les racines et les fruits d'angélique sont employés contre la scrofule, le scorbut; ses tiges, confites au sucre, forment une conserve agréable et stomachique.
FALSincATiONS. — Dans le commerce, on substitue quelquefois à la racine d'angélique celle de VangeHca sylvestris, qui a moins d'odeur et de saveur.
M. le docteur llartung-'Schwarzkopf, de Cassel, a Urouvé de la racine d'angélique oomposée en grande partie de rar tn#
ANIS VBRt. 87
de livèche^ hidiilefiii;nt tfes^éé en faisceaux, pour Imiter la disposition propre aux racines d'angélique ; il s'y trouvait, en plus petite proportion, de la racine ffitnpimtbire.
La racine de livèchâ h*a pas Todeur forte et aromatique de celle d'angélique; elle contient tine moelle jaimâtre, tandis que la racine d'angélique est d'une cotdeur blanche à Tintérieur.
La racine d'impératoîre a une odeur plus pénétrante que celle d'angélique ; à la section, elle présente une substance iritcrnc d'un jaune terdâtre.
La racine d'aiigélique étant souvent piquée de Vers, il est nécessaire de k soumetti^e à un etamett attentif.
ANIB VBRT.
L'anis {pimpinella anhum), de là famille des Ombellifèrcs, est une plante originaire du Levant, de FÉgypte et de lltalte, qui croît maintenant dans toute TÉurope. Ce sont ses semences que Foti emploie le plus ordinairement; elles ont une saveur piquante, agréable, légèrement sucrée; leur péricarpe renferme une huile essentielle, qui leur donne leurs propriétés; Tamande renferme une huile grasse.
Dans le commerce, on connaît plusieurs sortes d*anis : Vanis de Tours, Vanis dAlby ou du Midi, Vanis de Russie et d* Allemagne y Vanis de Malte et d^ Espagne ou dAlicante^
L'anis de Toufs est rond, de la grosseur d'une grosse tête d'épingle, d'une belle couleur verte, et muni d'ime petite queue; son odeur est forte et tenace. L'anis du Midi est ovale, d'une couleur verte im peu jaune et d'une odeur plus forte que le précédent. L'anli^ de Russie est petit, noirâtre , acre et peu estimé. L'anis dé Malte et d'Espagne est le plus estimé de tous; sa (xmleur tire un peu plus sur le jaune, son odeur est très-forte.
Usages. ^- L'anis est assez employé en phatmâcle ; c'est une semence stimulante, cahninatîve et stomachique ; il est employé dans Tart du confiseur, du distillateui" ; il sert à préparer des liqueurs de table.
Altérations. — L'anis envoyé dans des sacs s'échaulTc quelquefois èii rouie, acquiert une odeur de moisi et noircit,
88 ANTIIIOINE.
il perd de son odeur et de sa saveur. Cet anis alléré doit étro rejeté.
Les semences d'anis, récoltées avant leur maturité, ne renferment pas assez d'huile essentielle ; elles se reconnaissent à leur odeur plus faible et à leur vdume moins considérable.
Altérées par la vétusté, les semences d'anis perdent leur odeur, et Tamande devient quelquefois la proie de larves d'insectes; en examinant les anis sur du papier, le moindre souffle sépare ceui qui ont perdu leur amande.
Falsifications. — L'anis est quelquefois mêlé de sable ou de terre, quelquefois même, ainsi que Fa observé M. Dieierick, de petites pierres d'une couleur blanc grisâtre, brun rougeâtre et noirâtre, dans la proportion de 30 o/o environ. Cette fraude se reconnaît par une inspection attentive, et aussi en jetant une poignée d'anis dans un vase plein d^eau; le sable, la lerre ou les petites pierres, se précipitent seuls au fond du liquide.
On falsifie Tanis avec des anis épuisés^ qui ont servi à Tcxtraction de Thuile essentielle. On constate cette fraude, en ce que les grains n'ont pas tous la même couleur, ceux qui ont été épuisés étant presque noirs; en choisissant les grains noirâtres et les broyant entre les doigts, on reconnaît bientôt qu'ils ne renferment plus que des traces d'huile essentielle.
On a aussi rencontré l'anismêlé de semences de grande ciguë {conium macuhtum) (*); celle-ci est reconnaissable aux cinq côtes crénelées que présente chaque péricarpe ou moitié de fruit.
L'antimoine métallique, appelé autrefois stibiumy t^gule ([antimoine, est un métal blanc bleuâtre, très-cassant, facile à réduire en poudre. Sa densité est 6,86. Il fond de 425 à 432oc. Sa texture est lamelleuse ou grenue, suivant qu'il a été soumis, après la fusion, à un refroidissement lent ou brusque. Los pains d'antimoine du commerce présentent à leur surface une cristallisation dite en feuiUes de fougère. A une température élevée, l'antimoine brûle en répandant dos vapeurs blan-
1) On a observé des cas d'empoisonnement parce mélange.