‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 31 sur 251 · BEURRE DE CACAO · texte numérisé non relu

BEURRE DE CACAO

dans Talcool le beurre suspecté : la liqueur aloeoUquo précipite en noir par Thydrogène sulfuré*

Le beurre n'ayant pas toujours une belle couleur jaune, on la lui communique avec quelques substances végétales; de ce nombre sont ; le safran et le rocou (*), les calices dalkékenge, le me de carottes, Vorcanette, la baie (Tasperge, les fleuf*s de souci. Ces colorations artificielles ne sont pas dangereuses, mais elles trompent le consommateur sur la qualité du beurre : on doit donc les interdire sévèrement.

L'eau qui a servi au lavage, et même le lait dans lequel le beurre s'est séparé, restent quelquefois en assez grande quantité dans ce corps gras. On constate cette fraude en explorant la masse dans tous les sens, avec un couteau, par exemple ; on aperçoit bientôt des gouttelettes du liquide qui a été laissé dans le beurrre.

A Bruxelles, on a saisi du beurre exposé en vente et chargé d'eau. M. Pésier a analysé, en 1850, un beurre d'apparence normale, mais qui devenait grumeleux au moindre contact. Il contenait 7 de sel marifiy 51 deau et 42 de matière grasse,

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Le beurre de cacao, ou huile fixe concrète de cacaoj est la substance grasse concrète qui se trouve dans les semences du cacaoyer [theobroma cacao). Les cacaos des îles, particulièrement ceux de Maragnon, en fournissent la plus forte proportion (Voy, art. Cacao).

la Cour d^appel de Metz en a prononcé rannulation par arrêt du 20 juil-> Ici 1850, et a renvoyé Taffaire devant le tribunal correclionel de Metz. Ce tribunal, à son audience du 13 août, après avoir entendu les témoins, qui ont conlirmé les faits, a résolu la question de droit dans le sens de l'arrêt de la Cour, et, par application de Part. 423 du Code pénal, a condamné la femme S... à trois mois de prison et à 100 fr. d*amende pour avoir vendu, en mai 1850, sur le marché de Puttclango, du vieux beurre enveloppé dans du beurre frais.

(*) Les marchands du Uavre et de HonQeur, qui viennent s'approvisionner dans le déparlement de l'Euro, recommandent aux culiivateuri de colorer leur beurre, et leur payent jusqn^à dix centimes plus cher, par 500 grammes, le beurre coloré que le beurre un peu blanc, qui est d'une aussi bonne qualité.

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