LOIS
id.
Véritable bière baTarolao do
consetfo.
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Bière baTarolao do Ballcns-
taedt, de conserTc,
id.
ta mftme.
id.
Usages. — La bière est une boisson dont Tusage tend à se répandre de plus en plus en France. A Paris, on consomme annuellement 140,000 hectolitres de bière. A Londres, la
difforenti's qualités de celle boisson; le palais d*une personne exi>érimontée peui en faire connaître le mérite. Quant à la force, elle pourra être appréciée en transformant la bière non aigrie en vinaigre et en déterminant la capacité de saturation de ce dernier.
(*] L'extrait renferme les parties fixes et solubles de lu bière; c*est un mélange de sucre d*amidon, de dextrine, d'acide lactique, de divers sels, des parties extractives et aromatiques du houblon, de gluten et de matières grasses.
(*] On voit, à rinspection de ce tableau , que le poids spécitiquo ne peut nullement servir de contrôle certain.
BitaiiB. 185
consommation est vingt-cinq fois plus considérable (environ 3 millions d'hectolitres).
En médecine, on fait usage de bières dites médicinales^ dans lesquelles on ajoute , avant ou après la fermentation, des substances médicamenteuses. C'est ainsi qu'on fait une bière aniiscorbutique ou de mpin composée^ dite bière de sapinetiCy arec de la bière nouvellement brassée à laquelle on ajoute des feuilles de cochléaria , des feuilles ou des bourgeons de sapin, de la racine de raifort sauvage. ■-On a aussi fait usage, comme tonique, de la bière de quin» fmnoy ou bière dans laquelle on fait macérer, pendant quatre jours, de l'écorce de quinquina gris réduite en poudre grossière.
Dtos les voyages de long cours, les Anglais emploient une bièie que Ton peut fabriquer à bord, et dans laquelle il n'entre ni orge ni houblon. On emploie de la mélasse de cannes étendue d'eau, de manière à marquer 6 ou 7° à l'aréomètre de Baume; et on y ajoute des bourgeons de sapin pour donner au liquide un goût analogue à celui de la bière, puis on met en fermentation avec du levain ou de la levure sèche. Cette boisson est, à ce qu'il paraît, salubre et assez agréable à boire.
ÀLTiRATiONS. — La bière peut, accidentellement et par négligence, contenir des sels de cuivre (acétate), provenant soit d'un mauvais entretien des chaudières dans lesquelles on opère le houblonnage, soit du contact prolongé de cette boissoa avec un robinet, un tuyau ou un vase de cuivre, soit du sirop de fé- •cole que l'on substitue en totaUté ou en partie à l'orge maltée.
Elle peut renfermer aussi du phmb provenant de l'emploi de bacs à repos doublés de plomb ou de tuyaux de pompe construits avec ce métal (^) : on a eu à signaler quelques exemples de cette négligence dans la fabrication de la bière.
Ces altérations se constatent en évaporant la bière en consistance d'extrait et soumettant à l'incinération ; les cen-
(*) n résalte de recherches récentes de M. V. Meurein^ de Lille :
1* QnMl j a dans le commerce des bières saturnines ;
9* Que la qaanlUé de plomb qu^elles contiennent en dissolution est variable, mais cependant assez grande pour déterminer Tintoxicalion saturnine;
3* Que le plomb est introduit dans la bière soit à l^éiat d*oiyde, soit à rélat de sel, dans le but d*obtenir une clarification plus rapide et pins
186 0fMM.
dres reprises pair Tacide AitriqUe étendu doritient, si elles oeii-
tienncnt d,u cuivre, un liquide bleuâtre, dont la couleur se fottœ par Tammoniaque , et qui précipite eii brun rougeâtre avec le cyanure Jaune. La même liqueur, si elle cotltient du plomb, précipite en blanc par Facide sulfurique, le sulfate de soude ; en jaune, par Tiodure de potassium, le chromate de potasse.
La bière peut aiissi contenir des sels talcaim, si elle a été fabriquée avec des eaux de puits, des eaux très^séléUiteuses^ Une telle bière donne un précipité blanc abondant avec le chlorure de bar}^^umy Toxalate d'ammoniaque.
Une autre altération est causée par VaMs îfirtHquèy dont la présence a été constatée dans de la bière de Louvaîn^ tendue à Paris. Cet acide provenait de la colle de poisson employée à la clarification, et qui avait été préalablement traitée par un mélange de vinaigre et d'acide tartrique. Pour s'assurer de la présence de ce dernier, on évapore à siccité une certaine quantité de bière ; ce résidu repris par Teau donne une solution qui forme , avec une solutioU concentrée de potasse, un précipité grenu de crème de tartre.
MM. Vanderbroeck et Ikhanquéy de MonSj ont trouvé une certaine quantité d'a/t^mtne dans de la bière de Louvain.
Pour certaines bières difficiles à clarifier, et surtout lorsqu'on les destine à l'exportation, on ajoute 40 à BOa^» d'a/tm avant d'y verser la colle de poisson: Ce mode particulier de clarification ne paraît pas avoir eu d'influence défavorable sur la santé. Toutefois la présence de Talun se constate en» évaporant une certaine quantité de bière jusqu'à consistance d'extrait, celui-ci est repris à chaud par l'eau pure ; le liquide filtré donne avec Patnmoniaque un précipité gélatineux
complète, cl de neatraliscr les acides qui se développent dans cerlalnes fermenlaiions;
4« Que Tusage des conduits en plomb adaptés aui pompés à bière n*est pas sans danger, la bière qui y séjourne un peu de temps devenant saturnine;
5» Que les corps de pompe en laiton ne sont pas attaques par la bière, ou quMls ne le sont que si faiblement, quMls ne peuvent lui communiquer des propriétés dangereuses pour la santé des consommateurs. (Voy., à la tin du tome II, la circukÂrB et Vor^ionnanc9 du 28 septembre 18r>3, concernant la prubibilion des tuyaux de plomby de cvÂvre ou de ;sific pour le transvasement des boissons.)
éMè. 1C7
d'fthiniiiie ; âtec 10 ^hlortlre de platine^ Uli t>i<éc]^ité jaune serin, et avec le chlorure de baryum, un précipité blahc, insoluble dans Tacide nitrique.
FAtsoncATioifS. — La substance coiltetlëè qui entre dans la composition de la bière étant lé houblon, les fraudeurs oUt surtout cherché à le remplacer par des substances végétales nmères, telles que la chieot^ torréfiée, les lichens, les feuilles et Véeorce de buis, les feuitles de méniantke, les fleurs de tilleul^ le Irèfîe d'eau, la gerttiane, les têtes de pavots, le bois de gaieté, et le Jus de réglisse pour donner de la couleur ; la juiq^iatne, le^ graines de paradùi, la eogue dii Levant, le poivre d Espagne, les tlous dé girofle, le pyrèthre, le gingembre.
Les têtes de pévdts, les fleurs de tilleul ont été, dit-on, ajoutées dans le bilt dé tendre la bière plus enivrante. En toUs cas, Tanalyse chimique est imptiissante à déceler de pareilles fraudes; peut-êtte pourf ait-on les reconnaître, avec'beaucoup d'habitude, pal- la dégustation, surtout si l'on opérait par comparaison avec une bière bieh préparée. Les feuilles et Técorce de buis, par exemple, rendent la bière trës-amèrë et purgative, mais Thuile essentielle du buis dififete , par sa saveur et son odeur, de celle du houblon (^).
On a aussi pi^tendu que certains brasseurs, eti Angleteire et eu France, avaient cherché à remplacer le houblon par de la pdndre de noiâ:i)omi^ne ou de fève de saint Ignace (qui contlennelit de la strychnine et de la brUciue) et par la cotoqUinie. L'existence de ces poisons se constaterait en faisant évaporer une grande quantité de bière au bain-marié en consistanc^ë d^extrail, reprenant le ré^dii par l'alcool, et recherchant dans la solution alcoolique, au moyen de réactife appropriés, la strychnine on la bmcine (•); oii mieux, on agiterait la bière
(*) Afln de diminuer l'app&i qu^offrail celle fraude, ie Conseil municipal de la Seine a suppriitié sur le houblon tous les droits d'octroi.
(S) La sirjcbnine est soluble dans Peau , les huiles fixes et Téther; soluble dans Talcool bouillant et les huiles Tolatiles; elle possède une amertuttie insupportable, et colore en ronge vineux une dissolution d*écide iodique. Sa solution alcoolique donne, avec le perchlorure d*or, urt précipité jaune serin. La strychnine est un Tiolent poison; 0tf*,025 suftisent pour déterminer des accidents toxiques mortiîls, et cette dose caaiaiaoique une savettramèreà 85 litres d^eau. {Gmham et Hoffknann.)
Là iMmcine a ane sa? eor irès^amère , est irës-soliible dans l*alcool ,
118 vàmsL
avec du noir animal ; après vingt- quatre heures de repos, ce dernier est recueilli sur un filtre, lavé à Teau, porté ensuite à rébullition avec Talcool. €in filtre et on distille ; il reste dans la cornue un liquide aqueux, qui est additionné de quelques gouttes de potasse et d'une certaine quantité d'éther ; la solution éthérée , évaporée dans un verre de montre, laisse une masse solide, très-amère, sur laquelle on applique, soit le procédé de MM. Lefort et Thompson^ soit celui de M. William Davy, pour éécouvrir la strychnine.*
Le premier de ces procédés repose sur la coloration violette très-intense que développe la strychnine soumise à Faction successive d'une goutte d'acide sulfurique concentré , et de quelques fragments de cristaux de bichromate de potasse. Ce moyen est tellement sensible, qu'il permet de reconnaître Ogf- ,00005 (un milUème de grain) de strychnine. Mais la coloration est tout à fait éphémère; au bout de très-peu d'instants elle passe au brun, puis à l'oUve. £n outre, la présence de matières étrangères (sucre, alcool, éther, etc.), même en trèspetite quantité, empêche la réaction; aussi faut-il préalablement isoler la strychnine:
Le procédé de M. ^. Davy consiste à substituer le cyanure rouge de potassium et de fer au bichromate de potasse.
C'est à l'aide du procédé deli^lM. Lefort et Thompson que, en 1852, MM. Graham et Hoffmann ont pu conclure à Fabsence complète de la strychnine dans vingt-six échantillons de bière amère {pale aie), provenant de la brasserie de M. Alisopp^ et que le pubUc de Londres, sur la foi d'une accusation lancée par un journal anglais, croyait avoir été falsifiée par cet alcaloïde (*).
On a cherché aussi, dit-on, à vendre aux brasseurs, pour augmenter la spirituosité de la bière, et diminuer la dose des
peu soluble dans les huiles volaUles, insoluble dans l'eau, Téther et les huiles grasses. Cet alcaloïde rougit par Tacide nitrique, et la couleur rouge devient d'un beau violet lorsqu'on ajoute du protochlorure d'étain. Sa solution alcoolique donne, avec le perchlorure d'or, un précipité couleur café au lait, puis brun-chocolat.
('} D'après les expériences de MM. Graham ei Hoffmann^ il faut Ocr-,05 de strychnine pour donner à la bière Tamertume du pale aie; c'est une dose double de celle qui peut devenir mortelle. En outre, Tamertume de ki strychnine persiste plus longtemps que celle du houbionl
Mscuffs. 129
naturels de cette boisson , une pondre qui a été trouvée composée de sulfate de cuivre, de pemUfaie de fer, d'une matière extractive végétale astringente très-amère et de fécule. Hâtons-nous de dire que cette sophistication, comme la précédente, est loin de reposer swr des faits positifs ; cependant des hommes dignes de foi les ont publiquement annoncées.
Le mélange que nous Tenons d'indiquer se reconnaît en évaporant la bière en consistance d'extrait; l'extrait est repris par l'eau bouillante y la liqaeill^ filtrée précipite en blanc avec le ehlorore de baryiun, et donne avec Peau tiëde une coloration bleue, s'il y a de la fécule ; l'extrait est ensuite incinéré, la dissolution nitrique des cendres vire au bleu foncé par l'ammo* niaqae, et donne en mAme temps un précipité jaunâtre d'oxyde de fer.
Dans ces derniers temps, on a cherché à remplacer dans la Mère le houblon par Vaeide picrique (*) ; la bière ainsi prépa^rée n'est qu'une solution de glucose additionnée d'acide picri-^ que. On ne doit tolérer la vente et la fabrication d'une pareille boisson que si elle est livrée sous la dénomination de bière à la glucose et à t acide picrique. Le goût seul ne permet pas d'y distinguer la présence de cet acide ; mais M. Lassaigne a indiqué le procédé suivant, qui permet d'en reconnaître immédiatement 7^ et mémey;^ dans la bière : Les bières pures sont, à peu de chose près, complètement décolorées lorsqu'on y rerse un excès d'acétate de plomb tribasique (sous-acétate), ou qu'on les agite avec un excès de charbon animal en poudre; tandis que les bières mélangées d acide picrique, soumises aux mêmes réactions, restent colorées en jaune dtron^ par suite de la non-précipitation de cet acide.
Les biscuits façon de Reims sont quelquefois confectionnés avec une pâte qui renferme une certaine quantité de carbonate d ammoniaque. Ce sel est introduit dans le but de donner
(0 Uadde picrique (on acide carbasotiqtiê,afMr de WeUer, sic), dont le nom rappelle la saveur amère (i^Mpcç, amer), est produit par Taction de Tacide nitrique sur un grand nombre de substances organiques [indigo, soie, laine, salicme, eoumarine, aloés, huile de goudron de fcMdUe, etc., etc.].
plu« de vokimB à I4 pèto» â'y Umef défiltypr at qu les fabrifianto appellent des jrnc;^ et d'obtenir un pln« grand nrniibre de biscuits. On a opéré do même anasi pour pluMma autros pâtes, eella dea macarons, par exemple.
Quoique entièrement volatil par la chaleur du four, le oapbonate d'ammoniaque, vu son modd de préparetion en grand» peut retenir du CforbonaU de pkmb^ sel non volatil, an quantité sufiiaante pour rendre eette pratique pr^udiciabla à W santé des oonaommiiteura. Ce fait; déjà signalé par M, 6m<«ibourU})^ a fixé de nouveau Tàtteiition d'un pharmadon éê Hontdidier, M. DuviUéf qui a reeonnu que le earbonate d'annr moniaque contient très^aouvent du ehiorhydrata d'emmo*niaque, en quantité minime, il aat vrai, mais aaies 9aninbl6 pour être décelée par les réactifs. Huit biscuits ainsi prépara, et laiaséa m mteération pendant ving^-qualro hetsraa dans Tedu pure, ont donné une Ûqueiir qui préeipiteil p«f le nibnie d'argent,
V. Wuafiarf a reeoimn qim la pftta do Useuita do Reima levée avee la earbonate d'emmumiaque aa colorait en noir PAT l'introduiction du c^lomel qu'on avait été à mOma d'y in^ traduire powr l'usage médical.
On s'est servi égalemwt de bmrbtmat$ et aai^df pour bim lever la pâte des macarons, Cette introduction, sana être daar gereuse, se reconnaU en faisant macérer dans Taau une eertaine quantité de macarons 1 le solutuna aqueux, traité par un acide, donne lieu à une effanrascence produite par le dégagement d'acide carbonique du earbmiate do aoudo qui est resté dans la pâte*
Le bismuth, appelé autrefois étain de glace ^ est un métal blanc jaunâtre, cassant, f^ucile i^ réduire en poudre. S» toiture est lameljeuse ; seç lames sput lorgeii et ^ispo^i^ paraU lèlement aux faces d'uu octaèdre. Le m^t^l bi^n pur ^t fopdu cristallise, par le refroidissement, en cubes qui se disposent, es uns par rapport aux autres, de manière à former une pyramide quadrangulaire renversée, dont chaque face présente
(') PAormacopée rakoiméB^ 1S8i, t. II, p. 437.
tum HB hMmm, 101
UsAOïEi. «^ I^e bûmiUb o'esi emplay^i 6n «4laeiiiii, qu'à TéUI de combinaiivoo; dans les urtfiy il en^ro dami h ^piiitr lion de certains alliages fusibles,
AMnteATiorfs. ^ ù bifmmUi dq oasmftftrise lenfeime qoelq«fi^ de rars0ni^, du laïf/^^, du cuiwv^ d% fyr, Ul difpolutîp^ du bismutbiiM Vaeide mtriqvM, ir^UAs pir
l'ammoniaquey donne un précipité blanc jwpAtroi a) UM liqufiQr Udiiâtresi lanétaU wmyé r^oforme du fer, d« oui^re ; •'il y a d9 rarseni^i la disialuUoQ oitiique du bispiutb iw9§
un préwHtii b)4»s inmktfe d'unéoifto d# bismutb» qm f^
cueiUi et cbwffé iirffo du eharboQ w poudnB» 6woit m mbliiBit d'Miaoii^ wétailiqua, D^aillaurs ]m bismirtii pprt4 à ine buila tomp^ratara n'est paa aeBaiblaiii40t iroUtil» iK m M»r Bmifa an0wcal ebmiffi dans ona aomi» da gràs douiia, aur les parois intérieures du coi, das traoaa aoiraa d'aisauie »étidr lkp»a, dont It naitra cbimiqua ast (aaile h CMstêtar*
Li bisBitttb di^ fiomraaDee ae purifia par la propéé4 do âl^ fif/<a«, ap la tiisaiit fondre h dâuic repiîaas djfljiraqtoa aroi 1/10 de son ppidada nilrate da potassa, qui aiyd» al «eidifo laa corpa étwHpna que ea métal peut lanfannar.
Sb raprsnant par Teau ehauda la résidu sabo» on a Uf h'queur qui préoîpile par la cbiomr^ 4e batyiun, ai le biar nuità cantiani du soudure, ai qvi, introduite dans on appareil ém Marah fonationnant à blana, donna des tacbas p% des a»* neaux d'arsenic métallique, si le bismuth umfimtm aa daa» Bftcr aavpSa
WLàme mm BAMmam.
Is blana de faakina, nommé aàipotirê, êpummtêii, an nir 90B de aa conMataaca qui tirai le milieu antre la eira et la grnisse, appelé anaâ anér^ bloMy est la dtine daa pharma»' cioDs. Cast nne matière grasse solide, insaponifiable, qui anale an disaolutian danartmile que l'on Iroura dans Ténorait eavilé de la téta de ptaséeups espèoas de cachalots, principe* iemcDl du phytêim» maorotfpMus,
Le blanc de baleine est transparent, deux an tourfiat , ce»sani, ÎMipi^, inodore, fesible à 4- 46**- , iasohiUe danatoau,
13lt BLANC DE BALEme.
plus solttble à chaud cpi'à froid dans Palcool, l'éther, huiles fixes et volatiles. Il se sépare de ses dissolutions alcooliques et éthérées, sous forme de cristaux lamelleux. Sa densité est 0,943. Exposé au contact de l'air, il jaunit, acquiert de Tacidité et une odeur de ranci.
Usages. — Le blanc de baleine est employé, dans l'art médical, comme adoucissant et béchique; il entre dans la préparation de pommades, de cosmétiques, dans la fabrication des bougies de luxe.
Falsifications. — Le blanc de baleine est souvent falsifié avec la cire, le gras de cadavres , les matières graisseuses que Ton obtient par une longue macération des viandes dans Teau ; on Pa falsifié aussi avec le suif, Vacide fnargariqtie(l).
La première fraude, assez rare, se reconnaît au moyen de l'éiher, qui donne ime solution trouble et laiteuse. En outre, le blanc de baleine ainsi falsifié est d^m blanc plus mat; il est moins lamelleux et moins firiable.
La seconde fraude, plus fréquente, se reconnaît au point de fusion qui est alors de 28 à ZO^*; de plus, la matière suspecte, triturée avec la potasse caustique, donne lieu à un dégagement d'ammoniaque facile à cx)nstater par les fumées blanches produites au contact d'une baguette de verre imprégnée d'acide acétique ou nitrique, ou par le virement au bleu d'une bande de papier de tournesol rougi.
Le mélange du suif au blanc de baleine se constate fa* cilement par l'odeur spéciale et bien connue que cette graisse lui communique.
Sous le nom de solar spertnacetiy on a importé de New-York un prétendu blanc de baleine que M. Ukx, de Hambourg, a examiné coinparativement avec le véritable spermaceti, et qui paraissait n'être autre chose que de l'acide margarique. Ce solar spermaceti éXaii d'un blanc mat avec une légère teinte jaunâtre, dur, compacte et friable, peu gras au toucher, d'une odeur et d'une saveur très-faibles, analogues à celles des graisses. Il était composé de cristaux rayonnes, minces, flexibles, longs et brillants, d'une densité de 0,933, fusibles à 550C-, solubles à chaud en toutes proportions dans l'alcool à 0,80; la solution était acide. Ces cristaux se dissolvaient éga* lementdans les alcalis caustiques et les carbonates alcalins.
BLANC DB FAAD. 133
WLAva nm fmi».
Le blanc de fard, appelé aussi magistère de biemuthf «oimnkrate de bùmuih^ sous-azotate de bismuth^ nitrate ou azotate de bismuth basique, et très-improprement oxyde de bismuth, est blanc, pulrérulent, insipide, inodore, inaltérable à la lumière, un peusoluble dansTeau, soluble sans effervescence dans Tacide azotique.
Quelquefois, dans le commerce, on confond avec le magistère de bismuth le blanc deperk, qui n'est autre qu'un tartrate de bismuth. On appelle aussi blanc de perle le sous-chlorure de bismuth.
Usages. -^ Le blanc de fard sert en médecine comme antispasmodique, sédatif; il a été conseillé spécialement contre ks névroses de Festomac. On Pa beaucoup employé en par* iiunehe comme cosmétique pour blanchir la peau. Dans les arts, on s'en sert pour la fabrication des cires à cacheter:
Altérations. — Si le blanc de fard a été préparé avec un bismuth arsenical, il peut renfermer de Varsenic (^), ce dont on s'assurera en faisant bouillir le produit soupçonné dans l'eau distillée, laissant refroidir, filtrant et introduisant le liquide filtré dans l'appareil de Marsh fonctionnant à blanc depuis quelque temps. Ou mieux, on traite une portion (2 à 3 se) du sous-nitrate suspect par Tacide sulfurique pur, on évapore k siccité pour chasser l'excès d'acide employé, on reprend par Peau distillée chaude, et la liqueur filtrée est introduite dans un appareil de Marsh fonctionnant à blanc. Si le produit est arsenical, on ne tarde pas à voir apparaitre Tanneau et les taches, que Pon essaye ensuite par les réactifs appropriés.
Suivant M. Wittstein, pour rendre un blanc de fard arsenical propre à être employé, on le fait bouillir avec de la potasse caustique, qui enlève l'acide arsénieux et l'acide nitri-
(') M. Lassaigne a en à examiocr on sous-nltrate de bismuth qui coa-
iS7 d*arseDic ou OK^-^ocS pour Si'*.
Oa pareil produit doit être rejeté de Tusage pharmaceutique.
iU BtAUd m fAAD.
que; il reste Toxyde pur, qui est ensuite lavé, redissous dans l'acide nitrique et précipité par Peau. M. Meurer a indiqué, comme un moyen d'acToir <ki Uane d« fard exempt d'arsenic, de sulfurer le bismuth et de le fondre avec du carbonate de potasse.
Le blane àê fard peut aroir me eoidemf grisâtre^ si on Ta fAit sécher sur tm filtre de papier, et qu'on n'ait pas en la précaution de le laisser sécher tranquillement sans retourner U filtre; M. Wittêtein a reconnu qnê la partie qui a eti le contact du papier détient d'un grid violet à la lumière, par l'eiTet de la substance organique du papier.
Faui^jcatioUS. — Le blanc de fard est quelquefois falsifié par le êulfatê et le càrtmatê de chaux j le carbanaU dephmb^ la fécule, Voùcythlomn de bismuth. En traitant le bluc d« fard par Tacide nitrique il y a dissolution incomplète^ s'il est mélangé avec du sulfate calcaire, et dissolution avec eiferrescence s'il contient du carbonate de chaux ou de plomb. Li présence du sulfate de chaux se reconnaît aussi à l'odeur hépatique que présente le résidu de la calcination avec le charbon d'une petite qtlantUé de blanc de fard , mouillé en* sotte d'acide chlorhydriqtie. La présence de l'acide sulfurique e^i indiquée par le chlorure de baryiim; celle du plomb, par le chromate de potAsse, l'iodute de potassium. Datis ce cas, on ne peut employer Thydrogèûe sulfuré, qui précipite ntiÈ^ en noir lés sels de bteffiiith.
L^eau iodée htdiqûe U présence de la fécule.
QuaDt à l'otychlorure de bismtith provenant de ce que le MttHutfa a été dissôUs dan^ tm mélange d'Acldè nitrique et d'âcide chlorhydrîque, afin d'avoir par l'eati un précipité plus libotidftïit et pltls lourd, oii de cé que la dissoliltion tiitriqtte du Msdiuth a été précipitée pur une solution étendue de sel marin, on le reconnaît eU dissolvaht le blanc de fard su^ pect dans Pftcide fiitnque pur et en versant dans la solution quelques gouttes de nitrate d'argent ; il se forme tifi précipité bl&nc, caillebotté, sk)luble dans l'ammoniaque, insoluble dans l'acide nitrique.
B&AJVO DB Xnro. — V. OxTDB SB snio.
BI.BO D'AZUK, BLBU BB OOBAIiT. — V. Asu».
BI.BU DB PBUtfB.
Le bleu de Prusse, connti Aussi sous les noms de bleu de ih, de prvmaté dé fer^ à'hydroferrocyanate de fer^ à'hy* drocyanûte de fer, de oyanoferrate ferrique, cyanure ferroeo^ ferrique^fenrocyanure ferrique^ cyanure double de fer hydraté^ ferrocganide de fer, a été découTert, en 1710) par un fobricant dd Berlin^ nommé Dmbach. Ce composé, à Tétai pultérulent^ est d'un bleu foncé et velouté ; en masses compactes^ il a un reflet rouge foncé cuitté. Il est insipide, inodore, insoluble dans Teau^ Talcool^ Féther, les acides étendus^ Chauffé en rases clos, il abandonne de Teau^ du cyanhydrate et du carbonate d'ammoniaque, et laisse pour résidu un carbure de fer. U smiufflo à Tair par le contact d'un corps en ignition, et comlinue à brûl^f comme de Tamadou^ ett se transformant en seequioxjde de fer.
UfiAiOlA. -^ Le bleu de Prusse a été conseillé, en médecine^ contre les névroses, et employé comme fébrifuge* Mais il sert stirtotit danà la teinture et la peinture; et, dans les laboraloireB, à la préparation du cyanure de mercure.
Falsifications. — Le bleu de Prusse du eonunerce con* tient très-souvent une certaine quantité de matières étrangères, Valumine, Vamidon, le carbonate et le sulfate de chaux j qu'on ajoute pour augmenter son poids.
La proportion d'alumine se détermine en calcinant un tM>ids connu dé bléti de Prusse et traitant le résidit perr deux fois son poids de potasse caustique duns un ôreksei d'àrgenti On forme ainsi un aluminate de pbtassdy soluble dan^ l'eau, duquel ùh peut précipiter l'alumine en saiturâfii la liqueur alcaline par tm acide et vetsiuit de l'«lmmoniaque. Le précipité d'alumine calciné avec du nitrate de cobalt prend la couletir bleue caractéristique, découverte par 6ahn.
tn falMni boniUif le Mett de Pra«ëe avec de l'eàu, 1a li* ijueur filtrée se colore^n bleu par Teau iodée, «11 y a d#
136 AOIS NjiPHaiTIQUE.
Pamidon. Celui-ci peut être enlevé par la digestion avec de Tacide sulfuricpie étendu, sans que la couleur bleue soit détruite.
Le carbonate de chaux dans le bleu de Prusse se reconnaît à l'effervescence produite par ce dernier mis en contact avec un acide ; de plus, on a une dissolution qui précipite en blanc par Toxalate d'ammoniaque.
En faisant bouillir le bleu de Prusse avec de Teau, le liquide filtré, si ce bleu contient du sulfate de chaux, donne un précipité blanc avec le chlorure de baryum, loxalate d'ammoniaque. D'ailleurs, pour découvrir dans un bleu de Prusse la présence de sels calcaires , on peut aussi avoir recours à l'incinération ; les cendres brunissent le papier de curcuma humide, par l'action de la chaux provenant de la décomposition du carbonate. En outre, les cendres, traitées par l'eau bouillante, donnent un liquide qui précipite en blanc par le chlorure de baryum et par l'oxalate d'ammo-. niaque.
Pour déterminer la richesse de la nuance et se fixer sur la valeur d'échantillons donnés de bleu de Prusse, on les broie à rhuiie avec la céruse, et on en étend une certaine quantité sur le carreau d'une fenêtre; la céruse diminue l'intensité de la couleur et permet de juger la quantité qu'il faut ajouter pour arriver à la nuance primitive ; on peut, de cette manière, établir une relation entre chaque numéro d'échantillon. Cette opération exige de l'habitude.
BOXS SVÉPHaéTIÇUB.
Ce bois, auquel on a attribué une grande vertu pour la guérison des maladies de reins, est maintenant peu employé; il vient de la Nouvelle-Espagne.
Suivant MM. Bussy et Boutron-Charlard, il est, la plupart du temps, mélangé ou totalement remplacé par le boisdegaiac^ avec lequel il a beaucoup de rapport.
Cette fraude pourra se reconnaître en ce que l'infusum aqueux de bois néphrétique est jaune par transmission et bleu par réflexion*
BOffBOHS. 137
On connaît, sous le nom de bonbons, les sucreries et pastillages que fabriquent les confiseurs, et dont beaucoup de personnes, principalement les femmes et les enfants, font une très-grande consommation.
Notre but n'est pas ici de traiter de Part du confiseur qui, depuis le commencement de ce siècle, a pris une si grande extension, tant par Timportance des affaires que par la perfection avec laquelle on est parvenu à reproduire en sucre les fleurs, les fruits, les objets divers d'ornement et de curiosité. Nous ne traiterons ici que des bonbons et sucreries coloriés de teintes diverses, pour lesquels on ne fait que trop souvent usage de substances vénéneuses, malgré les règlements de police, particulièrement l'ordonnance, de septembre 1841, dans laquelle on a indiqué les substances colorantes prohibées et celles que peuvent employer les confiseurs pour colorier les bonbons, pastillages, dragées, etc.
Les substances prohibées sont : toutes les substances minérales (le bleu de Prusse et lé bleu d outremer exceptés), et notamment :
Jjd jaune de chrome ou chromate de plomb;
Le mintum, le massicot j la litharge;
Le sulfure rouge de mercure ou vermillon (•) 5
Les verts de Schèele, de Schweinfurt^ métis (arsénites de cuivre) ;
Le blanc de plomb ou céruse, ou blanc d'argent;
Les cendres bleues (carbonate de cuivre);
Le bku d*azur ou bleu de cobalt;
Les sulfures d'arsenic (orpin ou orpiment, réalgar);
Le vert'de-gris (sous-acétate de cuivre);
Plus, la gomme-gutte.
Toutes les feuilles ou substances métalliques divisées^ autres que Por et l'argent fins; le cuivre, le bronze en poudre j les alliages de cuivre et de zinc, sont donc proscrits.
L'emploi de substances toxiques pour colorier les sucreries a été non-seulement signalé en France (Paris, Besançon, Bordeaux), où il a éveillé l'attention de l'autorité, mais aussi en An-
(^) On s^ea est longtemps servi pour colorier des pralines.
gleterre (^), en Belgique, ea Suisse, en Allemagne, où, suivant Remer, on a, en outre, fait usage de quelques plantes toxiques^ telles que Yacanit napel, le delphinium consolida^ qui fournissent des matières colorantes. Il est donc indispensable d^iûdiquer les réactions chimiques à Paide desquelles on f econnatt quand on a employé Tune des substances ci-dessus désignées.
Toutes, excepté la gomme-gutte, sont insolubles dans Veau. On peut les isoler en faisant macérer une certaine quantité de bonbons dans Teau distillée froide, où ils se dissolvent, ainsi que les matières sucrées qui en forment la base. On peut aussi frotter la surface du bonbon avec un petit pinceau pour en détacher la matière colorante ; on laisse déposer cette solution, et on en retire les substances insolubles, mêlées des fécules et des laques végétales colorées qu'on a pu employer concurremment avec les matières minérales, pour les faire dessécher à une faible chaleur, après les avoir bien lavées; ensuite on passe à Pexamen chimique de chacune d'elles.
Les oxydes, ou sels de plomb, se reconnaissent aux caractères suivants : calcinés avec du charbon, ils fournissent du plomb métalUque ; traités par Pacide nitrique, ilâ donnent une liqueur qui précipite en blanc par Pacide sulfurique ott le sulfate de soude ; en jaune, par Piodure de potassium; en noir, par Phydrogène sulfuré.
Le chromate de plomb servant à colorei* en jaune se distingue en ce que, fondu au chalumeau avec du borÀit, il donne un verre coloré en vert émeraude; mis avec du Ai-
(*) En Angleterre, pajfft, ^ exceltetiee, de li liberté eonmareiàle, les confiseurs non-seulement falsifient leurs bonbon» avec da frfdtrv, de ramîdofit ^^ ^^ éhcmo^ do mAfatê de baryUf mais encore ils emploient fréquemment le bronze, les feuilles de cmvre ou dVto^it, Varsénite et le carbonate de cuivrey le vert-de-giris , le chromaie de ^omb, f *orpimenl, Voityehlorure de plomb, le minmm, le vermiUon. Pfescftte tons les kteaoges de ^itgembre el fmita coAfltfl exposés dans les devantures dee confiseurs contiennent nneelde pIomb« M. Louyei, qui en a analysé quelquesuns, y a trouvé jusqu'à 1 V»t ^ de plomb. Le chromate de i^lomb, Tarsénlte de cuivre servent à colorer les devises des g&teaux; enfin dans les puddings, dans les tartes, dans les llqoetïrs cordtâte^, on emploie ordinairement le ratafia non dépouillé de son acide prosaïque. Aussi chaque aftnée ettregirtfie-i'oa vn oertaia nombre de mot (• parmi les enfante à la suite de Pingestion de liqueurs falsifiées ou de bonbons coloriés k
Paide de sobblaocea toxifites.
traie de polasio ûéùé m et^Mseif il Ibymil tm c^litdftial^ de potasM dont la fM>hiliofi «quetise est Jatitie et pfèndi par Taddition d'un peu d'acide ehlorhydrique, mw teitite verte, dtie à k formation du ehlorare de chrome. Cette soldtioii de eliromate de potasse prend une teinte orange par Tacide tii* triqiie^ et préeipite en rouge les solutions de pn>toflitrate de nsercurey de nitrate d'argent j en jatlfle, les solutions d'acétate on de nitrate de plomb. On peut aussi faire bouillir le chromate de plomb arec du carbonate de potasse ; il se forme do ebromate de potasse et du carbonate de plomb qui se précipite ; le précipité, recueilli et traité par l'acide nitrique, donne ^ arec eifertescence , une solution qui présente les réactions propres auit selâ de plomb.
Isê sulfures d'arsenic^ arséultes de cuirre, ou autreë com^ posés arsenicaux^ projetés sur des ChATbons incandescents^ répandent une odeur d'ail ; le sulfure brûle, eu outre, avec tme flamme bleue et exbale une odeur d'acide sulfureux. Mélangés avec du ûnt uoir daUèUtt tube et soumis à l'action de la chaleur, ils donnent un sublimé d'arsenic métallique, si le ttlbe est bouché à Une extrémité^ ou d'acide arsénieux (arsenic blanc), si le tube est ouvert aux deut extrémités. Les arsénites ou arséniates, introduits dans un appareil de Marsh, doUneut des anneaut et des taches arsenicales.
I^s seb et oxydes de cuivre, traités pai* Tammoniaque, sont dissous et foumisseUt uue liqueur d'un beau bleu. Leur dissolution dans l'acide nitrique est bleuâtre et précipite en bfttti-^hdcolat par le cyanure jautie.
Le bleu d'azur donne, au chalumeau, avec le borax un verre d'un beau bleu.
Le mdfccre de mercure soumis à la chaleur daus un tube fermé se volatilise ; chauffé avec un peu de fer ou de chaux, il se transforme en mercure et en gaz sulfureux d'une odeur caractéristique. Jeté sur des charbons rouges, il brûle avec une flamme bleue et répand une odeur d'acide sulfureux (rodeurerùllumettequibréle). Le vermillon donne avec l'eau régale une dissolution qui présente les caractères des sels incrciihels au maximum : précipité jaune avec la potasse, jaune foncé avao l'aaa de ehâux, blanc avec l'ammoniaque ; précipité d^ beau rouge avec llodure de potassium^ noir atee
140 BOMBOMS.
rhydrosalfate d'ammoniaque. Une lame de cuivre bien déca pée, plongée dans cette dissolution, se recouvre d'une couche blanche et brillante de mercure métallique.
La gomme-gutte se reconnaît aux caractères suivants : après le traitement aqueux des bonbons, on a une émulsion de couleur jaune ; évaporée jusqu'à siccité, et traitée par Falcool rectifié, elle donne une solution alcoolique qui précipite en jaune vif par Peau ; additionnée de quelques gouttes d'ammoniaque, elle prend une coloration rouge, qui disparaît par une petite quantité d'acide nitrique : le liquide est alors coloré en jaune sale.
Los bonbons enjolivés avec des feuilles métalliques de bronze, de cuivre, de chrysocale, etc., se reconnaissent lorsqu'on les touche avec un bouchon imprégné d'acide nitrique : on a une tache bleuâtre de nitrate de cuivre.
On a aussi trouvé, dans le conunerce, sous les noms de poudre de talc et d'oxyde dor, de poudre végéiaky des composés formés, en grande partie, de cuivre, et qui étaient destinés à enjoliver des bonbons. Il a été aussi vendu comme outremer artificiel , couleur bleue inoiTonsive, un mélange toxique formé de 60 pour 100 d'outremer et de 40 pour 100 de cendres bleues ( carbonate de cuivre ).
Malheureusement, les peines infligées aux confiseurs coupables de ces dangereuses coloratioas ne sont pas assez fortes pour les empêcher de recommencer leur criminel trafic, au détriment de la santé publique (^).
Mais si Ton doit défendre formellement remploi de subit) Ainsi, à Bordeaux, les détenteurs de bonbons recouverts de bronze furent condamnés par le tribunal de simple police à une amende de deux francs! Le jugement était ainsi motivé : poitr avoir eœposé des bonbons insalubres.
A Besançon, un confiseur, reconnu coupable de s'être servi de substances minérales pour colorier en vert et en bleu des pastilles qui avaient mis en danger Texislence de plusieurs enfants, n'a été condamné par le tribunal correctionnel qu^à une amende de no? francs f
A Bruxelles^ un confiseur, le nommé Van L • a été condamné à
seize francs d'amende et à six jours de prison pour avoir colorié des bonbous avec dû ciiromale de plomb ! etc., etc.
Ces jteincs minimes ne peuvent évidemment arrêter les fraudeurs, amplement dédommagés par les gros brnéilcea ()«*il8 peuvent réaliser, Uot qu*ils ue sont pas découverts.
MNBONS. 141
stances dangereuses pour colorier les bonbons, pastillages , dragées on liqueurs, il serait tout à fait arbitraire d'interdire, comme on Ta fait à Zurich, la coloration de ces produits par des couleurs salubres; aussi Tautorité, en France, a-t-elle indiqué les substances colorantes que les confiseurs ou les distillateurs peuvent employer; ce sont :
Couleurs bleues. — Indigo^ bleu de Prusse ou de Berlin, outremer artificiel.
Couleurs rougbs. — Cochenille^ carmin^ laque carminée^ hfue de BrésUy orseUle.
Couleurs jaupïes. — Safran^ graine d Avignon^ graine de Perse, quercitron, eurcuma, fustet, et les laques aiumineuses de ces substances.
Coui«EURS GOMPOSÉES. — Le vert peut se produire avec le mélange du bku et des diverses couleurs jaunes; Fun des plus beaux est celui que Ton obtient avec le bku de Prusse et la graine de Perse; il ne le cède en rien, pour le brillant, au vert de Schweinfurt, qui est im violent poison.
Violet : bois dinde, bleu de Prusse,
Pensée : enrmtn, bleu de Prusse (■). Ce mélange donne des teintes très-brillantes.
Nous pensons qu'il serait utile :
1*" Qu'en province on flt faire, comme à Paris, soit par les membres du Conseil de salubrité, dans les localités où il y en a, soit par des pharmaciens habiles, une visite annuelle des magasins et laboratoires des confiseurs et fabricants, afin d'examiner les bonboas et les sucreries confectionnés ;
2" Que MM. les préfets prissent un arrêté par lequel les prescriptions imposées par M. le préfet de poUce aux confiseurs de Paris seraient applicables à ceux de la province.
A Faide de ces mesures, on éviterait :
L'emploi, dans l'art du confiseur, de substances nuisibles à la santé, et Texpédition en province de bonbons confectionnés exprès pour les htalUés où t administration municipale n'exerce pas de surveillance.
0] Les ingrédients désignés par Tordonnance suivie en Autriche, pour la ooloraUon des bonbons, sont: la gomme adragante, la cochmUle, le canHMi, le jus d*aikem^f\z fUw rouge des blés, le safran, le saflor, le CMKoiiraM, les violeUes^ le UmiI et le jus d'^épinards.
14S WU3li*
U borax, appelé aus«i ^mimbomt^ 4e $audif iomte i$ amie QVic excès 4éi bm^ est im compof^ à'mid^ boriqm ^t 4^ Kwiir. On distingue, dans le commerce, 4dm W>èçe6 da hmn ^
1<> Le borax mtureloM brut (ckryiocolhj h14» B$rm^ tml»l)j qui nous vient de Tlnde, du Thibet, de la Cbio^. la boran 4e Chine est up bor(U( 4emi-rAffiné ;
2» Le borax artificiel ou de fabrique, qui mm vmt 4e Hollande, ou qui est préparé dan» le« mamifaii^turQa frafK^aiaes . Le borax naturel est purifié ou rafiioé avant 4'âtfii livré au commerce. Mais cette purification ne s'opère plna fréipam^ ment depuin qu'on prépara en France la b<MPax 4e tootea pièces, en saturaut Tacido borique de Tœ^ane par le aeiuH»rbonate de soude*
Il y a deux sortes de borax artifieiels, que Ton distmgue par la forme cristalline ; ee ë&ai le borast pmmatique et le èùraa octaédrique.
Le borax priama^iqve s'obtient 4e ^olutiona boitillattles oiarquantS^"" Baume. Il contient 10 équivalente d'eau ou 48 ^f^. Ce sont des prismes à six pail9f terminés par des pjrMmides trièdres; k cassure vitreuse. Il a été longtemps vepdu, iam le commerce, en masses informée» soua le nom de bortup fmuk. Le borax prismatique est bleue» diapbftfie, sa eoi»erye à Tair humide, sans s'efQeurir ; il reste frausparent et devient opa^que, en perdant la moitié de sou eau, dans Tair eee. Sa den* site est 1,705.
Le borax octaé4rique s'obiieot de eolutiona bouiliautes marquant 30° Baume ; il ^st eu plaques dunee, senores; il contient 5 équivalents 4'eau m S4 •/«. A Tair humide, il s*effleurit, doune upe i^ristallifiatieu de borax prismatique, et devient opaque en s'hydratantr Sa deusité est 1,815.
Le borax a une saveur légèrement alealine ; U est selut^le dans Teau froide ou bouillante , insoluble dans Paleoel. Sa solution verdit le sirop de violettes , ramène au bleu le tour nesol rougi. Soumis à l'action de la chaleur , il fond dans son eau de cristallisatiou, se boujrseufle, se liquéGe, prend la forme d'une masse blanche, légère* poreuse, dite bom» eat-
U épwmn W tumn igpA» ot doma uu verre tw)9piUP6ot, in-
colofs, dit verr^ di bor<m ou borM vitrifié. Co v^rre, eQ)08é à Tiiip, AinoFbe rbumiiiit^ at daiient o{MU|^ Uœ spluiiop •qoefliOy con^Riré^ at c)mu4o 4^ jborag^, tmti^ P4r Tacida solAuiqua ou Qhlorby4rique , liasse déposer d'abondantes écaïUen ou p«tiUette9 cmtaUioesi qui epmmuaiqueut à VàVcpol J# iiropnété de br^lpr avee me fliu»0ie verta,
1 p. diacide sulfurique sature 3 p., 89 de borax prismatique ^ S Pm 94 de bora^ QQ\§Mriqm,
UsAfm^ ^ Le }m»^ pf iemiLtique ^i \ei mA^ variété emplpyée e» i^iédeaioe ; k riiU4riewr cooune fipnd^ul, e^omtoagogne et sédatif ; à l'extérieur, eu gargariaioeiB ou m cuUutuires
conire iee apbtheg, eu collyre^, m tisanes pu mm fofm^ de pouumdea» Ous'euest^lemwl servi pour reioplacer le t)iearb^Dato de «pude daoe le tr^iieiuant de U grav^Ue.
I^e borai: ctiimé sert aux bqouliers , iim prfévree* peur iaire piwdra l«e «eudurfis à ^'or, ppur br w l^ ^ ave^^ le coivDe ou le UWqu^ l» vl^tm^ Avee j'er , et l'or avep diveia
alliages.
Le borax vitrifié est employé dans les essais au chalumeau» pour l'analyse des oxyd|i3, qu'il iait reconnaître par les colorations diverses que ceux-ci lui communiquent.
Lb bofaa. entre dans la eompoaitûHi de couvertes ou vernis pour les laïauses dures, ponr les poreelaines; dans la com^ poaitiaii d'teiaui et stma divers.
n sert à préserver de Taction oxydante de l'air les minerais, alUegea ou métaux dont on opère la fusien d'eau des creusets.
WAïaanakwumR. «»- Le borax a ét^ mélangé avee ValuHj le iuifate de mmdey le ekiotwe deiodium, le pko^phaie de soude (%
Le mélange dn borax avee l'alun lui communique la saveur styptique, aalrmgente et légèrement aeide de ce dernier aei.
(^) L# benx pfmMque. «ontsoiat plss d'Ms qus l'oelaédriqtta, fond pl<u viiQ pt S9 ^nroriH plus r^pidemem ^n If^rwa «ejd'n^.
(*] En 1853, une maison de çoipiperce ^e Wolyerbaiep^ez 9 vendu do borax renfermant 20 Vo de phosphate de soude, qu^on pouvait aiséneat séptrer en eiposant te produit dans une étu vé, et es forçant ainsi e |ÉiM|Àaie à s^llMfflr.
144 BOOCSRORS.
Un tel mélange est moins soluble cpie le borax pur. La solution a une réaction acide, rougit le tournesol, tandis que la solution de borax a une réaction alcaline; de plus elle donne, avec le chlorure de baryum, un précipité blanc, insoluble dans Tadde nitrique; avec l'ammoniaque, un précipité gélatineux d'alumine. On reconnaît aussi le mélange en chauffant fortement une portion du borax sur une plaque métallique; le résidu renferme de Palumine , qui indique la présence de Talun.
Le mélange avec le sulfate de soude a une saveur salée , amère; la solution fournit un précipité blanc, insoluble dans Facide nitrique , avec le chlorure de baryum , et ne donne aucun précipité avec Pammoniaque.
Le mélange avec le chlorure de sodium se reconnaît à la saveur salée de ce dernier, et fournit avec Teau une solution qui donne, avec le nitrate d'argent, un précipité blanc, caillebotté, soluble dans Tammoniaque, insoluble dans Tacide nitrique.
La présence du phosphate de soude, effleuri sur le borax, serait dénotée par. le nitrate d'argent, qui donne un précipité jaune, soluble dans Tacide nitrique.
Assez souvent, dans le commerce, on livre des bouchons qui ont déjà servi. En général, les vins mousseux, les eaux et limonades gazeuzes sont contenus dans des bouteilles hermétiquement fermées à l'aide de bouchons de première qualité,* comprimés au moyen d'une machine, dite mâche^ qui en réduit le volume. Ordmairement ces bouchons sont enlevés sans avoir été percés; mais la pression qu'ils ont subie les a déformés, et ils sont jetés. Certains industriels en ont fait l'objet d'un commerce très-lucratif; ils les ont fait ramasser dans les rues, dans les tas d'curdures , au bord des rivières , à la sortie des égouts, et, après leur avoir fait subir certaines manipulations, et les avoir taillés pour leur donner la forme et la couleur des bouchons neufs, ils les ont livrés au commerce à un prix inférieur , et môme égal à celui des bouchons de première quahté : on les vend pour bouchons de demibouteilles, de topettes, etc. Ces bouchons ont quelquefob une