BOUILLON BLANC
odenretne saveur particulières qui révèlent leurorigîne, ou la présence d'une matière étrangère.
On peut rendre les bouchons imperméables par des immersions répétées dans un mélange fondu de cire et de suif; on les fait ensuite sécher à Tétuve.
On a des bouchons qui gardent le vide, en les trempant dans du caoutchouc fondu^ additionné d'une petite quantité de cire.
On fidt aussi une pâte avec du liège en poudre ou en radures, et une solution de caoutchouc dans Pessence de térébenthine; on coule cette pâte dans des moules, pour lui donner la forme des bouchons ordinaires.
BOnZUbOH BUklfO.
Le bouillon blanc [verbascum thapsus)^ de la famille des Solanées, appelé aussi molène, cierge de Notre-Dame, fleur de bonhomme, herbe Saint-Fiacre^ est une grande plante herbacée à larges feuilles blanchâtres, molles, cotonneuses ; à fleurs jaunes monopétalées, d'une odeur agréable, d'une saveur douceAtre, mucilagineuse.
Les fleurs de bouillon blanc contiennent, d'après l'anlayse de M. Morin, de Rouen : 1® une huile volatile jaunâtre ; 2^ une matière grasse acide, ayant quelque analogie avec l'acide oléique; des acides malique et phosphorique libres; dfl malate et Au phosphate de chaux; de Vacétate de potasse; du sucre incristaUisable ; de la gomme ; une matière grasse, verte (chlorophylle?)^ un principe colorant jaune^ et quelques sels minéraux.
Usages. — En pharmacie, on emploie les feuilles de bouil- Ion blanc, en cataplasmes, comme émoUientes; les fleurs, en infusés, conune béchiques et diaphorétiques.
Falsipications. — Dans le commerce, on substitue quel** quefois aux feuilles de bouiUon blanc celles de la molène cu-^ néiformey de la molène noire, ou le mélange de ces deux sortes de feuilles.
Les feuilles de la molène cunéiforme sont tronquées à l'extrémité, sillonnées à la partie supérieure, d'un vert clair ; à la partie inférieure, elles sont d'un blanc grisfttre.
14^ B0U4M1SS s'i^aiâiias.
ï^ (^U«i ilQ Ift JXkiAhw poiFft sont û'^ v^l fcuifi^ m (iM:
sus, velues et blanchâtres f^ di)S80iM.
^ fleMTs 4^ 0^ d^ta e^ècM ile malèiies n'ont Mi %Hssi bqmie Qdewr ; elles sont plvis plies, i)ilu9 petites gHQ f^les du bouillon blanc, et marquées de Wiohes rouges.
BOUOnS 8T:iA&IQUB8.
Les bougies stéarique^ ^^i fosm^AS rt'W mélf «ge 4^Pi4^ stéarique et margarique, additionnés d'une petite quantité de cire (2 à 4 ®/o environ), afin de rendre les bougies plus uniformes, moins rugueuses. Les acides stéarique et margarique sont ordinairement retirés de la saponification du suif par la chaux,
ALTi?UTi0N5. — Plusieu^ fabricants obtiennoat les aeîdes st^aidque et mai^arique par la simple pression du suif ; on sApare alora directement l'acide cdéique. Les bougies aiosi poéparées coulent plus que les autres, répandent uQe odeur de suif quand on les touche, tachent les doigtsi ; euftA QA ne doit les cpnsid^er que comme des chandelles supérieuireâ à celles qui sont répandues dans le commeixse.
Autrefois, dans les bougies pn «coûtait de Vacide afâénkux^ cli^9 le buttle rendre, dit-on, les graisse» plus combustibles. On s'aperçut de la présence de cette substance toxique par l'odewr alliacé que répandaient le^ bougies, larç de leur extinction. Sn outre, plusieurs personnes se plaigninent d'i^voir été incommodées et sujettes à des maladies qu'elles attribua rent à l'emploi de ces boggies. D'i^pnès dea pi^pénenees fettes à Londreç, pn reconnut que chaque bougie eç^tepait environ 08r,30 d'acide arséoienx. Dans diverses partie^ ()-pne phwbce, on dispof^ des vases pleins d'eau distillée, et PA fit br&ter quelques-unes de ces bougiez ; m bput de 3g lieip:^, \w^x es^yée à l'appareil de Marsh, dépela d'une m^^e ^vide^te la présence de Tarsenic. Il fut établi que Tacide <)^nieuX} dégagé par Ifi eqmbU9tian des h«ugiea, i^ çftftdePWit et retombait swr tes divers otijets q\ii gf^ni^îeiit Vk fifeamhrS- h Reims, M. Z)ani^jf fiWftata ^^lepi^nt, d^ns m^e bfliigip
BOURGÈN^ 9U QOiq^DAINE. 14f
pesant 60 gra}qme« et dite 4^ Sj ^» pi^é^nc^ dQ Q<^;1 ^Q (l'f^r-> senic.
Tous ces iait3^ ont i^me^é ^'^i^toiité \ i^it^^lir^ %^x f^))ficants TeiQploi d^ Tacj^e arséni^u^ dans la préparatiqo 4^
Le moyen le plus simple pour t^oanaitrq cette $uh$|{mp§ toxique dans les bougies stéariques serait d'en faire brûler une on deux dans des tul^ p[(étaUi()^es, et, lorsque chaque bougie serait consumée, d'essayer à Tappareil de Marsh l'infovam aqueux 4^ dépôt q^i se sei?$iit forp^é (lax^^i )es tuttes.
On peat f^qssi faire t>p^iUir we bpugie ^ plv|sieui$ rpgnse^ ayec Vem (M$til)^e ; la décpc^Qu fUtsée et concentrée par éy^-pw^tion est essayée à V^ppar^U dP Mf^^sb. Uq ai^t^e procédé cqpsiste ^ t^e }^eT upe bougie d^n$. i^a tube qu^ amànp les prq^Wts de la combustion dai^s un lia^loQ, oii il^ sie fK>n«
dcBsent; les pattiea i^oi^ pondensa^des ou non condepçée^ ^a rendent, par un autre tube, dan§ un vase rempli d'eau pvq^e. La bougie étant consumée, pettp eau est e9sajéo ^ VfPPf^i'^l de Marst^.
Qn a aussi wpployé d^ ?\ib8,|anw aççapîpalei ppp pré*, parer les mèches; qp si'en a9siurfp*ait ^n p^yai^^ à l'aida du paême fipparail, la décoction aqueu3e et fUtréie des q^^cbes;.
Ou a cherché à introdflira d^us le^ ))Qugies stéa^S^QI un produit retûré des r^Siines ; pu a'^n appri^ysaH par la fiuuée uopa k tequ^p d^we^^t ^pu Vn^ge d'ui^e |)iarpiU«
bougip.
BOOROAm ou BOVaBAXXB.
\* »>PBW^* «9 b««K4f »»e (r^m fi!fl^»V^). ^MVbrisseaude la famille des Rhamnées, connu aussi sous le nom
^-lilgairç d'çtune noir; il est commun dans les bois huipidcs de
r^urppe, tp b.cds de pet Ar4]^i$^.ea\i f^ur^it un o^harboz^ t^è^^
léger, le meilleur pour la fabneatîoa d^ la poudre à canon.
Son éeorce seule est employée, elle peut servir à ki teinture
en jaune, comme celle du nerprun purgatif. Fraîche, elle est
jaune ^s^phe, e^^ewtrouçe. Lorsqu'on ia mâche, elle com-