‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 38 sur 251 · CACHOU · texte numérisé non relu

CACHOU

itlsifié arec des eofihou» de qualité mférieiite, avec des extraits oMtringettts^ la fécule, la terre argiktise rouge, le mMe, l'/i- A«C).

Le cachon mélangé avec des cachous de qualité inférieure ou aree des extraits astringents a une couleur brune foncée presque noire; il n^a plus de saveur sucrée agréable ; de plus son solutum aqueux donne avec le protochlorure de fer un précipité noir ou violet; tandis que le cachou pur donne un précipité Tert, dû au tannin qu'il renferme.

Le cachou falsiflé avec de la terre argileuse se reconnaît en oe qu'il ne fond pas dans la bouche, comme le cachou pur; il est moins soluble dans Peau, le^yinaigre, le vin et Talcool; le résida de son incinération, traité par Peau, laisse plus de 10 */« de matières insolubles.

La fécule dans le cachou se reconnaît en traitant successif vement le cachou par Feau et l'alcool à froid. La fécule reste pour résidu; sa présence est manifestée au moyen de quelques gouttes de teinture d'iode.

EnGn, on trouve des cachous qui renferment jusqu^à 26 */» de sable f^)y ajouté dans le but de lui donner de la dureté et de la pesanteur. Cette sophistication se reconnaît par incinération; le résidu, traité par Teau, laisse une certaine quantité de matières insolubles dont il est facile d'apprécier le poids (").

0) M. Remsch a fait voirqu*!! y avait, dans le commerce, des échan' tilhM» de cachou brun renfermant 5 o/o d'alun.

O On a mélangé le cachon brun en gros pains paralléHpipëdes avec nne plos on moins grande quanlilé de sable sUiceux. Ce faux cachou élaîl en pains carrés de 7 cenlim. de côté sur 4 centim. de hauteur et du poids de 500 gr. environ, ou en masses plus ou moins irrêgulières, giobnleoses ou aplaties, d*nn poids moins considérable. Il était d^nn bran terne à Texiérieur, d'un brun foncé à Tintérieur, à cassure compacte, inégale, terne ou un peu luisante, et laissant brillera la lumière des parlicules siliceuses. Il était dur, tenace et très-dense.

{*) M. Guibourt a trouvé dans le commerce un faux cachou orbicubireet plat, probablement fabriqué avec une pâte amylacée teinte en rouge brunâtre un peu violacé, ou en ronge jaun&tre. Il était en galettes lootà fait plaies» du poids de 35 à 50 grammes^ dures, compactes, à ca»nre no peu luisante ou terne ; il était difficile à broyer sous la dent . avec indice d*nn sahle siliceux interposé. Il avait un goût de fécule, se ganflait dans l'ean et se comportait avec Tiode comme nne substance panaire.

T. I, it

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fa traitant par l'ammoniaque et le oUonire de barjuftt la salution aqueuse de cachou^ on renra fadlemeat s'il y m. précipité, et, par suite, si le cachou renferme de Talun.

On donne le nom de cadmie des foumeatof on de tuikiê k un oxyde de zinc impur obtenu dans le traitement métaUiirgique dea mineraifl de plomb dneifères. Cet oiyde se dépose soua forme d'morustationa dans les cheminées des fourneaux» oii l'oQ opère leur calcinatioa. La composition de la eadmie est très-variable : elle renforme de T^yde de zmç (98 ^/« en^* viron), du protoxyde de fer, de Yoxyde déplomba du eharèmi ioi laitier, quelquefois des traces d'oxyde de cuivre^ aourent deVarsenic.

On la livre au commerce sous forme de plaques et de trochisques (*), d'un gris cendré, ou jaunfttre ou bleuâtre. Les cadmies sont facilement solubles dans les acides puissants et même dans l'acide acétique.

UsAGBS. — La eadmie porphyrisée est employée^ en pbarmaciei comme antiophthalmique.

Fauufigations. — La cadmie est souvent falfiiiiée. (te lui a substitué quelquefois un mélange d'argile bleue et de limmlle de cuivrCy réduit en pâte et séché sur des baguettes de fer. Le produit se distingue de la véritable tuthie en ce qu'il est beau* coup plus friable, et que, mis en contact avec Peau, il se délaye et exhale une odeur terreuse.

n paraîtrait qu'on a substitué aussi à la tuthie des mélanges de teiTe cuite^ de carbonate et de sulfate de chaux, de craie et de charbon, d'oxyder de mangatièse et de fer, liés par de la eoUe d'amidon.

En traitant le premier mélange par l'eau bouillante, on aurait un liquide qui précipiterait en blanc par le chlorure de baryum et Toxalate d'ammoniaque, se colorerait en bleu par la solution d'iode. Le résidu ferait une vive efferveacenœ an contact de l'acide chlorhydrique et donnerait une liqueur

n On ne devmlt jamaU acheier la cadmie en lfochiM|«es, ciHtc forme est la plus favorable à la sophislicatioii.

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piécà|iitaiit 611 blaao (oxalal« de obtuï) par Toxalatè d'ammoniaque, en rouge (succinate ou benzoate de fer) par le succinate, ou le benzoa.te d'ammoniaque; séparant ce dernier i^écipité par filtration, la liqueur filtrée présenterait les réactions propres aux protosels de manganèse, c'est-à-dire précipité blaâc par un carbonate alcalin, par le cyanure jaune, précipité incolore o^ couleur de cbair par le sulfhy-

drate d'ammoniaque

Quant au second mélange de craie et de charbon, il se reconnaîtrait promptement à Taide d'un simple traitement par l'acide chlorhydrique, qui dissoudrait la craie ayep effervescence et laisserait le chart)on pour résidu.

Leeaféest la graine du caféier {coffœa arabica) y arbrisseau 4e la famille des Rubiacées, originaire de VArabie et pnacipalement de l'Yémeo, au^ eovjroa;i de la ville 4« Mol^i. O^ Iç cultive avec suiçic^ 9mx Antilles, à la Guyane, aux llps de France et de Bourbon.

Lb café a une consistance dure et cornée ; il est convexe 4 Tfixténeur, plan et toujours marqué d'un sillon longitudinal, 4^ côté interae.

Le café Moka est en grains inégaux, d'un gris jauQ^tre ; MB fraad nombre de ses grains restent enveloppa dan$ le fruit desséché.

Le café Bourbon est en grains petits, assez réjfuliers de grosseuri d'un gris jaun^trei doués d'un arôme qui se déveleppe par une légère torréfaction.

Le café Martinique se présente en grains plu3 voluinineuf et plus déprimés que les précédents, d'une couleur ordinai-* rement verdâtre. Son aromo est moins doux et moins abondant. Trois sous-variétés sont appelées Martinique ; fin v^*<^ JQuniê. ordinaire. Presque toutes lesautres sortes commercialef, jf^uf }a plupart ]^oins estimées, peuvent se rapporter à ç^ deux dernières.

Le café a été successivement Tobjet des recherches de Payisé, Ckénevix, CadH de Vaux, Cadet-Gassieùurt, Robiquet, Pelletier, MM. Runge,Pfalff Schrœder, Payen, Rochleder.

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