‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 47 sur 251 · CHARBON DE BOIS. SOI · texte numérisé non relu

CHARBON DE BOIS. SOI

noir ii essayer sont dirisés et passés sur les mêmes tamis ; 50 gr. de chacmi d'eux sont introduits dans des flacons sépa> rés où Ton ajoute, au moyen d'une burette graduée, 1 décilitre de sucrate de chaux titré (^], puis on laisse le contact s'opérer pendant mie heure. Ce temps écoulé, on filtre séparément les liquides, on en prend successivement 50 centim. cubes, puis on détermine ce qu'il faut d'acide sulfurique normal pour compléter la saturation; dès lors on connaît par différence les degrés de chaux qui ont été absorbés par chaque échantillon de noir : celui qui en aura absorbé le plus méritera la préférence P).

ON BB BOXB.

Le charbon de bois (charbon végétal), si employé comme combustible, a une densité qui varie de 0,245 (charbon de peuplier dltaUe) à 0,625 (charbon de noyer), suivant l'essence du bois d'où prônent le charbon (Marcus Bull), La densité du charbon en poudre est 1,50 (Rumfort),

La quantité moyenne de cendres que peuvent fournir les différents charbons de bois est, environ, de 1 à 3 %,

Les consonmiateurs sont souvent trompés dans la vente des charboBs; ceux-ci contiennent des/>ierres, de la terre, du poussier^ etc. ; mais la fraude s'exerce surtout sur le poids et

(1) H. Cormwoinàier opère de la manière suivante pour obtenir ce sacrale. Il fait dissoudre dans Teau 1S5 à 130 gr. de sucre blanc, auqdel il ajoute 15 à SO gr. de chaux vive; ce liquide est porté à l'ébuiliiion et Hitré , pour séparer ce qui n*est pas dissous, el il complète environ un litre avec le liquide filtré. S'il faut, par exemple, 125 désirés d'acide sulfurique normal poar saturer 50 centim. cubes de celte dissolution, il pose la proportion 1S5 : 100 : : 100 : a; ; d*où a; »- 80 ; donc en prenant 80 centil.de sucrate, les étendant d'eau jusqu'à 100 centil., il a une solution de sucrate de cbaux titré qui sature exactement son volume de la dissolution d'acide sulfurique.

(*) S'il £iut, par exempte, 35 degrés de la burette pour saturer 50 ceutim. cubes du liquide filtré, 100— 35 ou 65, représentera la proportion de cbaux absorbée par le noir. On peut opérer avec une burette dont le léro de la graduation se trouve à la partie iuférieure; de cette manière un lit directement le degré du noir essayé.

^Q2 qiHf Bq» RÇ ^fos.

sur le mesnraseO. En 1850, le commerce de boisa brûler, afin d'éviter le? difficultés inhérentes au mesurage emplqyp jusqu'alors, a décidé qu'à l'avenir tous les combustibles seraient livrés au poi^s , seul mode de livraison d'une exaotitude rigoureuse.

Il est j^ussi résulté de la déclaration d'ip des inspecteurs de la vente des bois et cl}arbons de la villQ de Paris que l'on emploie, pour le mesurage du charl>on, des paniers réputés

(^} plusleiira marcbands de charbon furent con^aîncus d'avoic livré i\^!> bacs pODteuqot 50 ^ 6p litres de moins qae la i06$ure légale^ <|ui est de 200 litres. Pour un déficit analogue, dar^s les sf|cs livrés à uq de ses clients, un autre marchand fut condamné à trois mois de prison el 50 fr. d'amende.

Huit jours après ce jugement^ un autre marchand de charbon^ le sieur P. . ., qui avait fourifi à un restauR^ur» le sieur L. . . , trois sacs de charbon de tourbe de 50 kilog. chacun, et sur chacun desquels ce dernier reconnutqu'il manquait 10 kilog., fut renvoyé des 6ns de poursuite; sans dépens, atteqdu que les faits reprochés ^a sieur P. . ., )>ien que constituant un acte de mauvaise foi , ne rentraient pas néanmoins sous Papplication de la loi pénale.

En I8S9, un marchand de charbon fut condamné à Irois mois dfs pri- $({n, 50 fr. d'amende el am dépens, pour if sage journal jpr de balances fausses, où le plateau sur lequel on mettait le çbarbp|i pesait 7 kjl. 5 de plus que te plateau portant les poids.

Un autre marchand fut condamné à un mois de prison et 50 fr. d'amende pour avoir fait une vente de charbon dont le déficit a été rep()npu ^tre de t/e.

Le sieur fr..., marchand de cb^fbpn, fD( cond^^^né p^r le tribunal de police correctionnelle à un mois de prison et 50 fr. d'amende pour avoir vendu au sieur L. . . trois sacs de charbon devant contenir chacun S hectolitres, soit 6 hectolitres, que les inspecteurs du mesurage reconnurent ne contenir que 3 hectolitres 96 litres.

En 1846, la 6« chambre condamna les frères T... chacun à 50 fr. d'amende et aux frais, pour vente de sacs de charbon contenant 40 ài 50 litres de moins que la mesure légale; un de ces sacs, de 100 litres, n'en contenait que 8S ; un sac de poussier, de SOO litres, n'en donna que 170. Les mesureurs experts reconnurent, en outre, que les sacs employés par les frères T. . . ne pouvaient contenir la mesure légale (iOO litres) qui compose la vote de charbon.

En 1849, le tribunal de police correctionnelle (8« Chambre) condamna le sieur D. . ., marchand de charbon, à trois mois de prison et 50 fr. d'amende, pour avoir livré plusieurs sacs de charbon de SOO litres, avec un déflcit constant de 60 litres.

D. . . allégua cette singulière excuse : « Je reconnais, a-t-il dit, que a la mesure légale ne se trouve pas dans mes sacs. Mais je ne croyais

l^ntÇBir I Ij^toHitre, p^pjprs ^ui i^ç 1^ cqntienpent pas. L'achetei|f , prient au mesurage, croit être bign s^ryi pour ^voir YU trgnsy93çrsfm cbarl^pn iax^^ 2 mesures léj^ales bien identi- <{ue$; m^s il pe s'est pa§ appfÇu (ju'un^ fois qu'on s'çst assuré gu'jl était plein de confî^ppe dans Vexactjtude jlps pçiftipT^ pqjnçopflp$ pftT l'pdqfjlpistration, op g substitué, aux deux p^^ (jqnf l'essai a ^té faif pn s^ présence, d'autres paniers pjg^ petits, ne con|epapt pas la ipesure légale et dans lesquels on verse directement le charbon, sous prétexte d'éviter une peflede temps. J^arsui^p dp cette adrqi|p sub^|itutjon^ l'^pheieur pprd j/j2, 1/^ et jusqji'^ 1/6 s^ir la piarfîhandise, qu'il paye IfltégFalemepf ; pi} d'autres |prmes, il pjEfye 12 vqies de c)i£^bon ^Jprs (ju'jl u'pn reçoit que \\; ou 8 où !5, alfjrg qu'il n'en rpçpit que ] Q\^h.

P^ trop nopabrcu]^ exepjplps iHoiitrgnt la ffégupncp des cqpp^blps manœuvres exercéps par le vendeur çjir l'achetpur, et qup je {|enii^ pourrajt facileipeijt éviter pn ce rappelant que Fqfdqp^qnce de 1834, qui rendit librp le pqmmerce dps charbons, f^ cqp^ef yé plusieurs march^ publics destinés à as- ^jjfer pu tQfll temps r^pproviçiqunepippt ^e Parip, «t à offrir au poDSommat^^ (Jps garanties qui lui pi^nquent partout, ailleurs.

« |«s que le d^ficU fût au^^i fort. J>i élQ Ufunpé iQo|-i|)A|ne p^r je n niarcband auauel j'a| acheté ce cbarbop ; jè \u\ ai demandé (^\i"i\ i^e « mesurât un hectolitre et demi, mesure comble ; je croyais n'attraper « ma pratique que de 30 litres, et non pas dé 60. Au surplus, je ne suis € pas le seul qui fosse ce métier ; la moitié des maccbands dfl ç|)$ri^i), f de ^i?, foui poiqmQ {p()i. j^

Ki| 18^1, j^ In^HP^I cprjrectionnel de P^rjs condamna un grand noni- |>re de marcbands dç charbon, pour tromperie sur la quantité de la marchandise vendue, savoir: ' '

Le s* B.^ à IM (^. tf^D«ada, pour avoir livré k on tebeteor 171 lit. de charbon an Ueo d« too.

'— ll^àvjodnaéprlioo, id. ' IM id.

— p... àuni0^d«prUi^Q, id. 147 id.

— B... à 6 Jours de prlion* id. 17t id.

— G— àliwnde prlM»; id. yin id.

— IL., à 19 Joora de prlton, id. 164 id. ~ V... i k'joort ée priMO, td. 168 îà.

— lL..è6JoarBd^fT)e9q, i^. im ^

KoQs pourrions multiplier ces citations; elles abondent dans les j'ouroaox quotidiens, ear si les marchands ne se lassent pas de tromper, la justice De se lasse pas de les punir : malheureusement les peines sont trop faibles pour intimider les fraudeurs.

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