‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 50 sur 251 · Ù8 CHLORATE DB POTASSE · texte numérisé non relu

Ù8 CHLORATE DB POTASSE

Altérations. — La chaux mal préparée contient Aa^arbo^ nate de chaux; on la reconnaît à Teffervescence qu'elle produit au contact des acides faibles, ce qui n'arrive jamais avec la chaux pure.

Comme, dans la cuisson de la chaux , celle-ci est mise en contact avec les cendres du bois employé à sa calcination, elle . peut contenir de la poiax^e. Pour s'en assurer, on dissout la chaux dans l'acide chlorhydrique; on la précipite de cette dissolution au moyen de l'oxalate d'ammoniaque, et dans la liqueur filtrée et concentrée on verse du chlorure de platine, de l'acide tartrique, réactifs qui donnent, s'il y a de la potasse : le premier, un précipité jaune-serin; le second, un précipité grenu.

La chaux préparée avec des calcaires magnésiens, des marbres colorés, renferme de la silice, de la magnésie, de Yoxyde de fer. Si on la traite parFacide chlorhydrique, la silice reste en résidu; on précipite la chaux par l'oxalate d'ammoniaque, et la liqueur filtrée donne un précipité d'oxyde de fer avec l'ammoniaque, un précipité de phosphate ammoniaco-magnésien avec le phosphate de soude ammoniacal.

n résulte des observations de M. Chevreul que l'eau de chaux, conservée dans des flacons de verre plombeux, peut dissoudre une quantité notable de cet oxyde, dont la présence est décelée par l'acide suif hydrique.

OBX.ORATfi BB F0TA88B.

Le chlorate de potasse, appelé autrefois murût/e oxygéné de potasse, muriate sur-oxygéné de potasse ^ est un sel blanc cristallisé en lamelles ou paillettes hexagonales, nacrées, inaltérables à l'air, d'une saveur fraîche, légèrement acerbe. U fuse sur les charbons ardents, à la manière du nitre. Il est soluble dans l'eau, beaucoup plus à chaud qu'à froid; 100 p. d'eau en

craieâ, etcOi et conviennent snrlcul aux industries chimiques; les secondos, préparées avec des calcaires mélangés d'argile, de sable, de carbonaic d'e magnésie, etc., n'augmentent pas beaucoup de volume avec Teau, ne fusent pas , et se délitent moins aisément que les chaux grasses.

GHLCnUTE SE POTiMBSE. 269

diflsoteBnt 3 P-, 3 à+ 15"^ , et 60 Ps 2 à+ lOâ"^ . n détone Yi* rementpar le choc quand on Ta mêlé avec le soufre, le phosphore» ou le sulfure d^antûnoine.

1 p. de chlorate de potasse pur mêlé avec 1/2 p. de soufre ou de benjoin s'enflamme au contact d'un tube imprégné d^adde snlfurique à GG*". On obtient le même résultat en triturant dans un mortier im mélange de chlorate pur et de* soufre.

L'adde snlfurique concentré projeté sur des cristaux dm ehlorate de potasse les jaunit, et donne lieu à un dégagement de gaz oxyde de chlore, jaune verdAtre. Le même acide versé dans une solution aqueuse de chlorate de potasse bleuie par la teinture de tournesol la décolore entièrement. Cet effet se produit encore, d'après M. Vogel fils, de Munich, avec une solution renfermant 1/G4 de chlorate. Hais il est plus sensible avec la teinture d'indigo, qui est décolorée, au moyen de l'adde snlfurique, dans une solution renfermant 1/500 de chlorate.

Soumis à Faction de la chaleur, le chlorate de potasse fond au-dessous de 40<>, donne de Foxygène et lusse finalement pour résidu du chlorure de potassium. Le chlorate pur donne en poids 38 «/o, 8G d'oxygène ; ou, en volume 1 litre, supposé à 0« et 0«,7G de pression, pour 3 s'-, 728.

UsASES. — Le chlorate de potasse a été conseillé, en thérapeutique, contre la phthisie, dans le cas de fièvres tjrphoïdes, contre le scorbut, les dartres, les maladies vénériennes, contre la gangrène de la bouche chez les enfants. Dans les arts, ce sel est employé sur une grande échelle à la préparation des allumettes dites oxygénées et des allumettes dites chimiques ou à &t)ttement. Il entre dans la composition des poudres de capsules pour Tartillerie ou les fusils de munition. Dans les laboratoires, il sert k la préparation de Foxygène pour les analyses organiques, etc.

Altérations. — Le chlorate de potasse contient souvent An chlorure de potassium ou de sodium, du chlorure de ealcimm, La présence du premier sel lui communique une saveur amère; de plus, il décrépite au feu. La solution de ce chlorate, mêlée de chlorure, donne avec le nitrate d'argent un précipité blanc, caillebotté, soluble dans Fammoniaque» i

110 CRLORAtE ÂE VOTASSE.

MluMe daoft Facide nHrfque, ee qui b'a j&màis Ifeù Jveë lè chlorate éê potasse pur. On sépare le chlorure de {i^bûiisium du chlorate en faisant dissoudre ce dernier dans l'eau bouiï- UCttte. Lfe chlorate cristallise par le refroidîsseinent, et les ^ùx- Ithte^ renferment le chlorure dé potassium.

L'altération du chlorate de potasse par le chlontl'e de calctam eàt ^aVé, en ce que la déliquescence dé ce Sel rèind le chlorate impropre à la fabrication des allumettes chimiques.^ dette altération provient d'un défaut de préparation % (;hloiàiB p4f le procédé' de M. Liebig (•). La solution aqueuse de ee chlorate altéré donne un précipité blanc caillëbolté avec te tiitràtê d'arnjent, et, en outre, un précî|ïité blanc d'oxiïâte de chaut avec Toxalate d'ammoniaque.

Palsipications. — Le chlorate de potasse est falsifié quelquefois avec le mica, Y acide borique, le nitrate de potasse i})^ le Morure de potasêium.

Là première falsification se reconnaît à rinsolubllîté du inica dans Teau, tandis que le chlorate est entièrement soluble.

Là àèt)dfide falsification, qui à été pratiquée à une époque èb U ohterate de potasse était d'un ptix plus èleVé que racHé torique^ se reconnaîtrait en enflammant l'alcool mêlé avec le sél à ekanûner; l'alcool brûlerait avec une flamme verte, àùé à la présence de l'acide borique.

Po^r reconnaître le nitrate de potasse, on mêle au sel suspecté un peu d'eau et de tournure de cuivre, et on y verse qlMiques gouttes d'acide sulfurique. Si le chlorate est înélé Ai nitrate, il y a dégagement de vapeurs rutilantes qui blmiisnmi le papier de gaïac, et formation de nitrate de cuivre bleu irerdAtre. Si le chlorate est pur, il n'y a que dégagement âPuri gâz jaune vef dfttre. Un autre moyen de s*'assurer de la présence?

(*) Çp çroc^ oopsiMe k ebanger le e|ilorare ik chaux en tbtanté par raciion de la chaleur, à dissoudre dans Teau el à aioiuer ôja clôture de potassium, U se forme par double dècomposilion du cbforale 40 ^btââto lit dti chlorure de calcium, t'ar ce procédé oii a 126 gr. de cittamiia de poiass^ par f kilogr. de efalorure de èhaux. . (^i Uy a nae vingiaine <i*aiiné69> na aégoeiaDt livra au commerce da chlorate de Dotasse auquel il avait ajouté IS Vo de uiiraie de pouosse^ Gëiie addition lui avait permis de vendre le chlorate avec bénéficei à ua

ftotré négociant, S ft. (laf kilog. mdtns ètier qu*il ne Tavait acheté lui-

,1^ ^ . • ■ .1' Il •

iMIroa.

CHLORHVpKATiE tKE IHOHPHfNE. 91 1

du nihréte Sfe pôAsse est îe procédé de M. WiWm Dûvy, qui rë^dfte ïnr te phénéteènè éATactéHstî(ju*e que les hîtroprùs^ aiates prddi&eftt eh pir^énee des sulfures Alcalins : suivant son aûteiilr^ fee procédé pétikiet de reconnaître trÀs-facilement 1/4 de milligramme de nitre en dissolution. Lé sel suspecta est addition&i dé iqufelques gouttes d'une solution aqueuse côncentf^e de cyanure }kune, ptïis d'tin peu d'acide chlorhydrique pur; on mêle avec soin avant comme après l'additioà de Tacide, et on élève la température du mélange à 72^ environ'; on laisse refroidir et on neutralise par le* carbonate de potasse ou de spilde en léget excès. On filtre pour séparer le précipité, s'il est abondant , et on ajoute a la )iqueur une ou deux gouttes d'un monosulfure alcalin en dissolution. Pour peu qu'elle aii renfermé d'acide nitrique avant le traitement, ojiyoit<^tte liqueur prendre une belle teinte pourpre, par $ulte de l'action du monpsulfure alcalin sur le nitroprussiatç ^ s'y est form^. Cçtte teinte pourpre, qui est d'autant pluç foncée que le nitrôprussiate est plus abondant, disparait au bout de très-peu de temps.

Quant au chlorure de potassium, qu'il ait été ajouté à dessein au chlorate, ou qu'il provienne ^un vice de préparation de ce sel, le moyen de reconnaître sa présence est le même qftie céhii qui a été fndiqtté cî-dttsus.

OSDLO&CITII&ATB BiB IttOJ^VBïMS.

he tMoitydratè, -mi kyârvchtorate de mor^Mne^ est tm 'scJ )>lanc, cristaîlisé «n aiguilles prismatiques ou ciicWstauipen- 'atfâimies, d^tm éclat moyeux, d\ine sareiAr très-àmhrë ; il est inritiBrable i Tair, très-sbluble dans l^îcool, sôïiAle danii Veàrâ, plus à chaud qu'à froid.

tl^AiCES. — Le chlorhydrate de morphine es/t employé en tnédecine; tm l'admifristre sous forme de sirop.

Altérations. — Le chlorhydrate de morphine "pétft con- "ienir i&^râeè» -d'eau, ce qu'on reconnaît par la différence de poids avant et après la dessiccation au bain-marie. Il petit "ëontéhirlfe 'h nttrcotïne, qui testé indi^rouite Icyisqu^ûh l^ite % ^^{Wr %h %t(^ WttnnfMiniqùk ou aefMtass^.

212 CWLOHQIOAME.

Falsifications. -^ Ce sel a été adultéré par le Micrr. MM. Morson et Marfarton ont analysé des échantillons de ce chlorhydrate falsifié, dont plusieurs livres furent vendues à Londres, en 1850. Quelques-uns contenaient moitié de leur poids de sucre.

Voici les résultats comparatifs que ces chimistes ont trouvés en analysant 100 p. de chlorhydrate pur et 100 p. de sel adultéré :

Sel par« Sel blslflé.

Morphine 76.15 5i,78

Eau combinée. . . . 18,65 11,30

Adde chlorhydrique. 9,41 7,83

Perte 0,79 S6,7i

Pour rechercher le sucre dans le chlorhydrate de morphine, il faudrait avoir recours au procédé saccharimétrique de M. Peligot ou au saccharimètre de M. Soleil. ( K. t. Il, art. Sucre.)

OBLO&OVORMB.

Le chloroforme, appelé aussi trioiiperehbrure de formyle^ éther méthykhlorhydrique biehbré, découvert par M. Soubeirafty en 1831, est un liquide incolore, oléagineux, parfaitement transparent, d'une odeur éthérée agréable, rappelant celle de la pomme de reinette, d'une saveur douceâtre, menthée et sucrée à la fois. Il est sans action sur le papier bleu de tournesol. Sa densité est 1,480 à 18oc.; il bout à Olo^.. H s'enflamme difBcilement et brûle dans la flamme d'une bougie, en la colorant en vert. Il est soluble en toutes proportions dans l'alcool etl'éther, très-peu soluble dans l'eau; il dissout en grande proportion les substances grasses et résineuses. Frotté sur la peau, il produit une simple rubéfaction et non une vésication.

Le chloroforme, analysé par M. Dumas^ est composé de : carbone, 10,10; ckhre, 89,06; hydrogène, 0,84.

Usages. — Depuis quelque temps, 'le chloroforme est employé en inhalations pour produire l'insensibilité pendant les

CHLOROFOEME. 213

opérations chiruigicales. Cette propriété anesthésique du chloroforme a été révélée d'abord par M. Fburens; mais elle fut appliquée, pour la première fois sur Thomme, en 1847, par H. le docteur Simpson y d'Edimbourg.

AiiTÉRATiONS et FALSIFICATIONS. — D'après M. Dorvaklt, d^une part, et M. Morson, de l'autre, le chloroforme peut se décomposer spontanément et renfermer, par suite de cette altération, de Vacide ckhrhydriquey du chlore, de Vacide hypochbreux. Le chloroforme peut, en outre, contenir de Valeool ('), de Yiiher chlor hydrique, des huUes hydrocarbonées, des composés du méthyk, de Valdéhyde, des substances fixes. D'après H. Z. Kessler, on falsifie le chloroforme avec de Yéthêr sulfurique ou de Véther acétique (*).

Lorsque le chloroforme s'est altéré spontanément, la purification ordinaire (c'est-à-dire la rectification aubain-marie, ou, après Tavoir laissé en digestion sur du chlorure de calcium, la distillation avec de l'acide sulfurique concentré) est le seul laoyen de le rendre propre à l'usage médicinal.

La présence de l'alcool dans le chloroforme est le résultat soit d'une addition frauduleuse, soit d'une purification incomplète. Dans tous les cas, l'alcool diminue la densité du chloroforme.

Pour reconnaître la présence de l'alcool dans le chloroforme, plusieurs procédés ont été indiqués. M. Soubeiran a proposé de projeter une goutte du chloroforme suspecté dans un mélange, k parties égales, d'acide sulfurique à 66* et d'eau pure, marquant 40* à l'aréomètre de Baume, ou d'une densité de 1,440 lorsqu'il est froid. Si le chloroforme eçt pur, il gagne le fond du liquide ; s'il contient de l'alcool ou de l'éther, il surnage ou reste en suspension. H faut avoir soin d'agiter ; mais il parait que ce moyen peut entraîner des chances d'erreur, car, si l'on agite beaucoup, l'alcool se sépare du chloroforme, qui alors tombe au fond du vase ; d'un autre côté, si

(*] On a troiiTé du chlorororme contenant 50 •/o d'alcool.

(■) U présence de l'alcool, du chlore, de Tacide cblorbydrique rend eomple de la causiicité produite sur la peau par certains échantillons de chloroforme.

Le chlore et les huiles hydrocarbonées rendent le chloroforme véné** neu; il fiut donc en rechercher la présence avec soin.

914 mÂâmqi$w»*

Wn n'^wUï» inasi les gouttes inà^e^ de à^qtoIçfiBxe jfs;? (M\(ç-

ro^t lester 1^ la sinrfaof du liquide d'ess«i.

IA V^Ké^ .d'essai ^ M. ÂTtafiW consiste à verser queJl^^ gouttes de chlorofonae di^ un verre ^ siçitié plein dj'eau; il giffaa le f^d i\ik v|ise et oouserve sa limpidité lorsqpi'il est pu7 i s'il G^ntiont de raloool< il prend, en se précipitant» u^ teîiite UauehlLtf^t opaline.

D'autM part, le ohlorofonne alcoolique es^ inflejn^^bl^ Suivant H. Caêielf un moyen plus sâr corniste à agiter» pendant quelques instanta« 12 grammes environ de cÛoroformé avec ua erisUd ou deux d'acide chromique, ou avec une petilQ quautité. de biohrQmate de pçtassç et d'acide sulfuriq\^e } si le chloroforme contient de Talcool, Tacide chromique se tvansfornie ^ oxyde vert (le chrô^me.

V^, Litiebjf a égalefue^^ aig^i^l^ rall|;>^mi9e coi^me fnoyen d'fj^sai tr^s-seasiUe du chloroforme. I^rsqu'i^ est pur, il n^ eoagttle pas le blano d'oeuf; lorsqu'il est alcoolique, il le coagule.

I^.çhipre, rfcido chlorhydrique , Tacidç bjpoçhioreux d9n9,leehlQroforipe, provieonept de, son altération spontanée ou d'une purification incomplète. On en. reconnaît la présence à Taide du nitrate d'argent, qui ne précipite pas le chloroyCmae pur et précipite, ^u contraire, cel^ qui contient Tun des corps ci-dessus désignéfi. En outre , le papier bleu de tournesol est rougi pai^ le chloroforme qui contient de Tacide chlorhydrique , et blanchi par celui qui contient de Tacide hypochloreux.

La présence de Téther chlorhydrique est poêlée, e^ distillant au bain-marie un niélange d^eau et ou chloroforme suspecté. Les premiers produits de la distillation ont une odeur d'éther chlorhyclrique très-reconnaissable.

L'éther sulfurique daps le chloroforme est reconnu par la moindre densité de ce dernier et par rinflammabilité du mélange.

M. Rabourdin a observé que le chloroforme pur dissout une petite quantité d'iode, en prenant une couleur violette très-belle et tout à fait comparable à la teinte de la vapeur d'iode; mais que lorsqu'il est mâle d'éther sulfurique, même en très-petite (^antité, au lieu d'une eouleur violette, ou ua

p)ii8 qç'ji^^ jcoitleuf Tinei^ ^t mifiiQ roiïgP fW^qieli é Vi^lm

, jQîir co^si|ter l^{uré§09(^ d» sWpre.rt df».:blyifs.J^|ffbm' carbonées dans le chloroforme, il suffit d'y ventf.w fi|| d'acid^ f)dfuri.que e^Rf^^t^r^ ; »i le cblorofofwt ^ inn, il restç. fransp^r^Qtj daps Ip oa$ contraire, iln^ir^t^

f.'aldéb^d<3 se r^copnaU à soii, açtim ré4uç(^. Bqr TQI^iiid^ d'argent hydraté et ^ la coloraticji^ brua» $ie Fp^4 k.Jir qiii4e pat la phal^ur, après ^voir été additiomié 0!u^ fttàXe quantité de potas^ en s€|lution. .. ^

Lfi pr^epi()e dqs cpmppsé^ di^, .e^étl\rle ^^ 1q ^diiirfNforp^y signalée par M. Iftàeby^ j^ hW( ÎMMH'ï^i *e 4^mir vrir que par les accidents que le chlor^CH^i) q^ lUi mr ferme peut déterminer sur l'économie : céphalalgie, prostration générale et rapide. .

L'eau contenue dans le chloroforme lui est enlevée par le chlorure de calcium.

Quant aux substances fixes que Jp. fihlo^çfQrjo^iç pw*^ .<%• soudre, on eiifleçèlp 1^, préseïjjjç ^ft jch^ii^9,U^8g.>4^ marie ! le cnloroforma se volatilise et le§ subatfifipe» fi^^ restent comme fésidu.

OBX.6RUaB S'ABIMOmUM. — V.

^F^^vflP^p^H^P^^Mf BP (^^^^P A ^^^V^fl^^^B ^^ ^

Le chlorure d*antimoine pu muriate cTanttmoine. beurré a antimoine, est blanc, transparent, |rès- caustique, ono; tueux, fusible à 100\ Il est légèrement déliquescent et voja^ll au-dessous de la chaleur rouge; projeté sur les charbons iij; candescents, il fond et s*exhale en fumées blanches, trèsirritante^, qui excitent la toux. Mis en contact avec ujie très^ petite qujBintité d'eau, il s'y dissout; une portion un peu plus forte de ce liquide le décompose en oxychlorure ou poudra aAlgarothy blanche, insoluble, et en aqide çnlornydriqyje qui dissout du cljlorure d'antimoine. Administré a l'intérieur, le chlorure d*àntinioiîie est un violent poison.

UsACÊS. — Le chlôture d^antimome est employé comtfiç

216 CHLORURE DE BARYUM.

caustique; il sert, k Textérieur, contre les excroissances fongueuses, les verrues, la carie. On l'emploie, dans les arts, pour bronzer les canons de fusil, pour donner au cuir une couleur particulière.

Altérations. — Si le chlorure d'antimoine contient plus d'eau qu'il n'en doit entrer dans sa préparation, il ne répand pas, lorsqu'on débouche le flacon, les vapeurs blanches imtantes qu'il donne lorsqu'il est concentré.

On doit le conserver dans des flacons bouchés ft Témeri, et non dans des flacons bouchés avec du liège , qu'il attaque et colore en brun. Le bouchon de verre doit être enduit d'une couche de graisse, pour éviter qu'il ne se soude à la longue avec le col du flacon.

oBbORvaB »a SA&Tini.

Le chlorure de barjrum, appelé aussi terre pesante salèe^ muriate de baryte^ hydrochhrate ou chlorhydrate de baryte^ est blanc, inodore, d'une saveur ftcre ; il cristallise en prismes à quatre faces très-aplaties, contenant 14 Vo»75 d'eau ; il est soluble dans l'eau, insoluble dans l'alcool. Chauffés, les cristaux décrépitent un peu, perdent leur eau de cristallisation, et finissent par fondre. Le chlorure de baryum pris à forte dose est un poisoh.

Usages. — Ce sel est employé en médecine pour combat* tre les maladies scrofuleuses et les dartres.

Altérations. — Le chlorure de baryum peut contenir de V arsenic^ ducutvre, du plomb, du fer, des chlorures éfalutninium, de calcium^ de magnésium, de sodium^ de strontium et de manganèse. Les métaux se reconnaissent dans la solution aqueuse du sel à examiner, savoir : l'arsenic, par le précipité jaune orangé qu'il donne avec l'acide sulfhydriquc, précipité entièrement soluble dans l'ammoniaque; le cuivre, par la couleur bleue qu'y produisent quelques gouttes d'ammoniaque; le' plomb, par le précipité noir formé avec l'hydrogène sulfuré, le précipité jaune donné avec l'iodure de potassium; le fer, par le précipité bleu qu'il produit avec le cyanure jaune, ou le précipité noir qu'il forme avec la teinture de noix de galle.

CHLORURE DE CAIXaUM. 217

Si Ton agite avec Talcool une certaine quantité de chlorure de baryum, et qu'on soumette la liqueur à Tévaporation, le résidu contient les chlorures d'aluminium , de calcium, de magnésium. L'alumine est séparée par Tanmioniaque , la chaux par Foxalate d'ammoniaque, la magnésie par le phosphate de soude aomioniacal. La solution aqueuse de chlorure de haiyum précipitée complètement par Tacide sulfimque, et filtrée, donne une liqueur qui, après une concentration convenable , dépose , sous forme de cristaux , du sulfate de soude, dans le cas oii le chlorure de baiyum contient du chlorure de sodium.

Si la flamme que donne Talcool brAlé avec le chlorure de baryum est purpurine ou jaune pourpre, c'est que le sel contient du chlorure de strontium.

Enfin , le chlorure de manganèse se reconnaît au moyen de l'ammoniaque qui donne un précipité d'abord blanc, de- Tenant ensuite brun par l'action de l'air.

Le chlorure de calcium ou muriate de chauxy hydrochlorate ou chlorhydrate de chaux, est blanc, inodore, d'une saveur acre, piquante et amère; il est très-déliquescent à Tair, trèssoiHbladans l'eau et dans Falcool. Il- cristallise en prismes hexagonaux terminés par des pointements trè^aigus, contenant 49»/o,13 d'eau. Exposé au feu, il éprouve la fusion aqueuse, puis la fusion ignée.

Usages. — Le chlorure de calcium est employé, comme stimulant, contre les maladies scrofoleuses. Il à de fréquents emplois dans les laboratoires de chimie comme moyen de dessiccation et pour priver les substances liquides, telles que les éthers, Talcool, etc., de l'eau qu'elles peuvent contenir. Il sert aux mélanges réfrigérants des glaciers.

Altérations. — Le chlorure de calcium peut être altéré par du/i?r, du cuivre^ de la magnésie.

le fer se reconnaît au moyen du cyanure jaune ou de la teinture de noix de galle; le cuivre, par la coloration bleue que produit l'ammoniaque dans une solution aqueuse de

m CHLO|iU|l^ (proio) P6 ffCIUÇURK.

chlorure, eu par la couchp jde ci^vre métalligue jfj^posi^.sur une l&me de fer décapée que Tqq plooge daus cette soJuUoci légèrement acidulée. ^

Si le chlorure de calcij^n contient d^i chlorure de magiiésium, il donne un précipité blanc avec la potisus3^.

Pour reconnaître si le cnlorure de calcium est alcalin ou neutre, on en prend 4 ^ap[\meç dissous fl^qs 2,4 grammes d'eau pure et que Ton précipite par U^- ,o d^oxalate d'aapnpniaque. Si le sel précipite par de nouvel oxal^te, il est alcalin ; dans le cas contraire, il est neuU-e.

Ce composé, appelé aussi panacée tfiercurielle, vfercure dauXj sublimé doux^ mu^iaU çk mercure 4pux , çalomel, cahmélas, ag^fla alba, etc., etc., e^t blanc, inodore, insipide, pesanf, insoluble dans Teau et Talcpol; sa d^nsité est 7,}4 (BotUlay). Il cristallise en prismes quadrangulaires terminés par des pointements à quatre faces; il est volatil, mais moins que le bichlorure; chauffé en vase ch», il le sublime entièrement sans fondre et sans éprouver d'altération; le chlore le transforme en biohlprure, les alcalis \e^ colorent en poir.

Le calpmel resté longtemps exposé ^ la lumière so colore et perd de sa, valeur.

Usages. — Le protochlorure ^e nxerçure est très-enfplojré comme vermifuge, purgatif, antivénérien; pn Tadmiflistre dans les cas d*engorgements abdominaux, de fièvres intermittentes rebelles, (de maladies syphilitiques, scrofuleuses, etc.; on le fait entrer dans des poudres^ pilules, opiats, pommades, etc. Relativement à spn usage médical, on peut distinguer trois sortes de protoçhlorure de mercure, différant seulement par leur état de cohésion et leur mode de préparation : 1° le mercure doux ordinaire, préparé par sublimation; 2» le mercure doux ou calçmélas, préparé à la vapeur, ou le mercure doux très-divi^é, préparé par Ip procédé de M. Soubeiran (condensation dans de grands réservoirs et division par l'air) ; 3* le précipité blanc ou protochlorure obtenu par précipitation, qui se présçijte dans le commerce sous forme de pains orbiculaires, })lanc«.

CHLOaiIE£ (proto) D£ MERCURE. 219

Altérations. — Le protochlorure de mercure contient 9ssez souvent du bichloimre de mercure. La présence de ce ^emief sel, vu sa puissance toxique, est t^ès-importante à constater. On traite le calomel à essayer p^r l'alcool chaud à 33*" Baume, on ajoute au liqui<jle son poids d'eau; s'il contient du hichlorure de ipercure, il doi^ne un précipité jaune rougeAtrQ arep Veau de chav)^ pu 1^ potasse, un précipité noir avec le §uUhydrate d'.ammoniaqup, un précipité rouge avec Tiodure de potaasiuip. On peut d'aillenrs connaître la quantité de hichlorure contenue dans le calomel, en traitant par Téther un poids conau de ce dernier^ le hichlorure seul se dissout; la différence entre le poids du résidu et le poids primitif fait connaître cel^i du hichlorure.

. Suivant Ij/L, Càauvel, la résilie de jfil^p pu^e offre un moyen très-prompt et tr^sensibje dereconnjaître^i le calomel contient da jûcblorure; elle bleuit lorsqu'on la triture avec le calomel m£lé de l^ichlprure, n^^me en très7petite quantité ; elle conserve sa couleur jf^^n&trc, lorsqu'on la triture avec le calomel exempt de hichlorure.

Pour débarrasser complètement le protochlorure du hichlorure qu'il peut contenir, on le soumet à des lavages à l'eau, réitérés jusqu'à ce que Peau de lavage ne présente plus avec les réactifs les caractères propres à ce dernier sel.

Un moyen pratique et expédilif d'essayer le calomel a^vant de l'employer consiste à le traiter par l'éther sur une lame de cuivre décapée; si l'on frotte légèrement le métal dans le point où révaporation a eu lieu, on produit un amalgame brillant, dans le cas où le oalomel contient du hichlorure.

Le calomel obtenu par précipitation (précipité blanc] renfeitne quetquefoiadu wus^trattde mercure, provenant de la décomposition du nitrate par Teau; on s'en assure en chaufhnt dans un tube une petite quantité de calomel : le sousnitrate, en se décomposant, produit des vapeurs nitreuses, qui manifestent sa présence.

Falsifications. — Le calomel pulvérulent, se prêtant plus facilement à la fraude, est falsifié quelquefois par \ecarbonuie A phnb; le carbonate, le tulfate (') et \t phosphate de ehaux;

Oll» {)ei€è#9ips».i)*ÀK^UoB, ^a reconnu, dan.5 1^1^ échantillon de calo« ™«l» jusqu*^ bO •/« de sulfate de chaux contenant du carbonate.

220 CHLORURE (bi) DE MERCURE.

les os calcinés; la sulfate de baryte (^); V amidon: la gomme. En sublimant une petite quantité du chlorure suspecté, toutes ces substances restent pour résidu. Si ce dernier contient de ramidon ou de la gomme , il noircit par Tapplication prolongée de la chaleur. Il fait effervescence avec les acides, s*il contient du carbonate de plomb ou du carbonate de chaux : dans le premier cas, la liqueur précipite en noir par Fhydrogène sulfuré, en jaune par Tiodure de potassium; dans le second cas , elle ne noircit pas par Thydrogène sulfuré , et elle précipite en blanc par Toxalate d^anmioniique; le résidu, traité par Teau chaude, abandonne le sulfate de chaux, et la liqueur résultante précipite en blanc par le chlorure de barjrum et par Toxalate d'ammoniaque. Cette falsification du calomel par le sulfate et le carbonate de chaux a été signalée par M. le professeur Gay, de Montpellier.

Si Ton chauffe avec du charbon une autre portion du résida et qu'il contienne du sulfate de baryte , celui-ci est converti en sulfure, dont la solution aqueuse donne lieu à un dégagement d'hydrogène sulfuré et à un précipité blanc, par l'addition de l'acide sulfurique.

En traitant par Teau froide une petite quantité de calomel suspecté, on dissout la gomme, qui est précipitée par l'alcool de sa dissolution aqueuse; en traitant par l'eau bouillante, on dissout l'amidon, et la liqueur obtenue bleuit par la teinture d'iode.

cBLORvaa (bi) SB naeinu.

Le bichlorure de mercure ou deutochlirure de mercure, sublimé corrosif, muriate oxygéné de mercure, est blanc satiné, inodore, d'une structure cristalline ; sa saveur est excesr sivement âpre, métallique et désagréable ; il excite la salivation; sa densité est 5,42 (Boullay). C'est un poison des plus énergiques. Il est plus volatil que le protochlorure ; il est solubie dans l'eau, plus soluble dans l'alcool et l'éther.

Usages. — Le bichlorure de mercure est employé plus par-

(*) M. Moritx a trouYé un calQmel (|ui reofermaU jusqu^à so«A de fiulfate de baryte.

CHLORURE d'or. 221

ticnlièreinent contre les maladies vénériennes et les maladies de la peau ; il fait la base de la liqueur de Van Swieten et d^un grand nombre d'autres médicaments.

ÂLTiRATiONS. — Le bichlorure de mercure est quelquefois mêlé ie protochlorure et de sel ammoniac (^). Le traitement par Téther suffit pour dénoter cette impureté : le protochiomre et le sel anunoniac restent pour résidu ; le sel anunoniac en est facilement séparé par l'eau, dans laquelle le protochlonire est insoluble. La solution précipite en blanc caillebotté par le nitrate d'argent, en jaune par le chlorure de platine (*). La coloration noire, communiquée au résidu par l'addition d'un peu d'eau de chaux, permet de reconnaître s'il consiste en protochlorure.

* Quelquefois le sublimé corrosif est coloré par du chlorure de fer ^ provenant des vases dans lesquels il a été préparé; la coloration seule sufGt pour se prononcer sur la présence de ce sel, mais l'infusion de noix de galle versée dans la solution de ce sublimé coloré produit immédiatement une coloration noire.

Falsifications. — Le sublimé corrosif a été trouvé falsifié par Vartemc blanc (ac. arsénieux). L'œil peut découvrir le mélange grossier de ces deux substances. Hais si on dissout 1 p. de ce sublimé dans 3 p. d'alcool concentré, l'acide arsénieux, reste insoluble ; ou bien le mélange de ce corps avec le sublimé, projeté sur des charbons ardents, répand l'odeur d'ail caractéristique (*).

cnUiORiiaB n'OR.

Le chlowe d'or, connu aussi sous les noms à'hydrochhrate ou chlorhydrate dor^ muriate (Tor^ est un sel d'un rouge-bran foncé, très-soluble dans l'eau, avec laquelle il donne une so-

(*) Le bichlorure de mercare^ mélangé de sel ammoniac, est beaucoop plus Bolable dans l'ean.

(*) Si le bichlorure contenait des sels fixes ou de la gomme, Téther décèlerait ces mélantges.

(*) Celle dernière eipéiience demande quelques précautions pour m MMitraire aux dangers résulianl de Paipiralion d'une trop grande quantité de Tapeurs anenicales.

•2ÎÎ CHLORURE D*oR ET Ut SODIUM.

liftiotï d*ufî rougo-faf)is très-intense. Chditffé, î! s^ d^cotripose en ctlore el en sous-chlorure d un jauiiê p8le ; ce derhiet se décompose à son tour en chlore et en ot métallique.

te chlorure d'or employé en niédecine est jaune, cristallisé cti pêtlfe prismes aiguillés ; sa solution dans l'eau est d*un jaune d^or. Soumis à une douce chaleur, il laisse dégager de l'acide cfelorhydrique, puis du chlore. Il se conserve, sans altération, dan^ un ait sec et se liquéfie dans un air humide.

Usages. — Le chlorure d'or est employé en médecine contre les maladies scrofuleuses et rénérierities.

Falsifications. — On le mêle quelquefois av^c du sulfhrè <fe potasse, du chlorure de potassium^ du chlorure de sodium. Pour déceler cette fraude, on vérifie si lÔO p. du chlorure cPOT suspecté fournissent par la calcînation 65,18 d*or métallique ; ce qui doit avoir lieu lorsque! est pur.

On doit aussi examiner le résidu salin qui reste avec Vor, sHi eh existe un, après qu'on l'a exposé au contact de la chaïè^îr.

Ce ^èï,* ïfppèlé ifmriûte S or eî de sôud^, chloranrate de soude, ^brtére aurico-sodiquey cristallise en longs prismes à quatre fices, d'une couleur orange, solnbles dans l'eau, inalt^blî^ à l'air ; il est formé de : chlorure de sodium^ t4,68 ; chlorure dor, 76,32; «ûM, 9.

Usages. — En médecine, té cHotftre d'«dr et de sodium s'emploie à l'intérieur, incorporé dans du m*trey des extraits, (tes sirop». Il s'adffîmistre d)B là môme tuànijni^ q\ie le chlortffé d*èr.

FALSiFKiAtioNs. — Le cMofure d'or èft dH «odîûm est <fix^ quefois allongé de chlorure de sodium ; la fr aude se reconnaît e» ee que le sel falsifié contient niïe pràj yàrikùti plus forte de ce chlorure que celle qui doit exister r îormalement daiis le sel double. Ainsi 100 p. de chlorure < i or et de sodium doivai^t donner par la çalciiiyatàan 48,75 (^'or métallique, et 14^60 de chlorure de sodium ; uAe' plus foi^ ,<<e'pr6poirtion de«ie dernier indique qu'il y a fraude.

cHLonifitÈ i(ff ZINC. itS

ifaift 0^ isiÂroekkre^ df zim^, e^t^bUnc,: cmati^m, déliqws»cent, soluble dans l'eau^ pour ainsi dire en toutes propor«tbos.

UsAGSSw — \e GbVNipiu?8 d» imâ^ est employé en médecine comme antispasmodique, et surtûttl|GQt«B(ifr caustique. Il entre dans U c^mposilion des Uqiiides eiaifloyés par le docteur Sucquei pour cooserver 1^ eadje^moy les ^èces anatomiques. Ce se^ paral^t au/$»^ éf^e d'uo: boa eBaf^pour la ccuiservationdeft^ bois.

h^spUf^uxj^ -;— P«r»ui^ d^ rimpurçtâ du zinc eqsplayé, cm ^'une néfi^^nce d^ spi préj^aratjony le chlorure de zinc peut fiiUre aUéré. pas i»i^Gi^ure (kfia^f àMiùhbmre d$ cakkan. Le fer se reconnaît m précifti^» l^QuIlre' que Ift sokitioft ai|ueii9e du cUjoruse dosée a^ec le' cyanure jaune ;: le chloruré d/e calcium^, pa^ la préoipité/ blanc* d'oac^late^^ do chaux fonné avec Vogcaddte d'^ipj|ioniAqHe. Ce précipité caldn^ donne un résidu^ bl^ç (chaux) ^ q^ BQugit: le papier de ourcuma, ou U^uilj \^ PM^^ ^^ tourpiesol, rougi, préalable ment humecté.

J^AiâJçncAfnpqe. •-. Ifi d^rur^s d^ ajnc a été falsifié par VarséniU0 de »ncr q^o Itf • I^asêaigne y a tioouyé dans la pro^ portion d/B 1,2 ""/«. Ce chlpruise d^ ziac'foalaté, exposé à liair, ^u lieu de toi^tbor cç^pl^iopLapt eprdéliquescenqe, s'humec*tait seulement à la surface, conservait sa forme et sa couleur blanche; projeté sur des char,bons ardents, il répandait une odaur alliacée ; il se dissolvait: san» eflervescenee, et complètement, dans l'acide chlorhydrique. Sa solution aqueuse , traitée par un courant diacide suif hydrique, donna un précipité jaune dé sulfure d'arsenic ; upe solution de nitrate d'^argent ^»jafxe ^ d^t^ran^lA un précipité rouge-brique d'araéniiite d'argent.

224 CHQÛOMT.

Le chocoUt est «me préparation aUmentaire fabriquée arec les semences décortiquées du cacadet ie sucre. Son nom vient, suivant quelques auteurs, du mot choco^ qui, en langue mexicaine, signifie bruit ou «on, et de lattéy dénomination de Teau dans le même idiome, parce que les Heiicains faisaient fortement mousser cette substance dans Teau avant de la prendre (*).

Le chocolat se divise en deux espèces : les chocolats oB-' mentair€$y et les chocolats médicinaux ou médkamefiteux.

A. — Chocolats alimentaires.

Le chocolat de bonne qualité, bien préparé, doit avoir une couleur brune, une saveur fraîche, agréable; il doit se fondre dans la bouche, et n^acquérir qu^une consistance moyenne quand on le cuit dans Teau ou dans le lait.

Altérations. — Le chocolat peut être quelquefois altéré par la présence du /i?r, du cuivre. Il peut aussi contenir de la chaux provenant des pierres sur lesquelles on le broie. La présence de cet alcali a été signalée par Cadet.

En délayant le chocolat dans Feau, les parcelles d'oiyde de fer se précipitent; on peut aussi reconnaître sa présence par rincinération. Les cendres reprises par Tacide nitrique donnent un précipité rouge d'oxyde de fer avec Fammoniaque, ou un précipité bleu avec le cyanure jaune, si on neutralise préalablement Texcès d'acide.

Pour déceler le cuivre, on traite le chocolat incinéré par Teau pure, aiguisée d'acide nitrique, et on filtre; la liqueur se colore en bleu par Tammoniaque, donne une coloration ou un prédpité brun-marron avec le cyanure jaune; s'il y a

(1) îje chocotftt, f\nï est d*orig{ne mexicaine» n'a élé importé k Saint- Domingue qnVn 1506, par d'Estiaca , et ne fut InUtKinit à Paris que sous I^ouis XIV, en 1660. A cette époque, ii fut Totûet d'une entreprise commerciale ; le sieur ChaiUou, officier de la reine, obtint un privilège pour en vendre seul pendant un certain nombre d'années ; il s*était établi rue 6ë l' Arbre-Sec, près la fontaine.

En France, on consomme annuellement anjoard'hai 5 à 7 millions de kilog. de chocolat.

CHOGOLAT. 225

de la chaux, le même liqmde précipite en blanc par Foxalate d'ammoniaque; le précipité cakiné rougit le papier de curcuma et ramène au bleu le papier dé tournesol rougi.

Falsifigations. — Le chocolat a été Follet de nombreuses falsifications (■) par les farines de blé^ de m, de ientitiesy de poisy de harieotSy de feves^ de maïs; par Vamidori ou la fécule de pommes de terre f^) ; par V huile d olives^ d'amandes douces; les jaunes dtœufs, le suif de veau ou de mouton^ le storax catamiie^ le baume du Pérou, le baume de Tolu, le benjoin, les enveloppes de cacao séchées et réduites en poudre , les amandes grillées, la gomme adragante, la gomme arabiquCy la dextrine, la sciure de boiSy le cinabre, Voxyde rouge de mercure, le minium y le carbonate de chaux, les terres rouges ocrettses(s).

Les chocolats falsifiés par les farines et les fécules se reconnaissent à leur goût pâteux, à Vodeur et à la consistance de colle qu'ils prennent par la cuisson avec Teau; de plus, leur décoction aqueuse, filtrée et très-étendue , se colore en bleu car Teau iodée (^), tandis qu'une décoction aqueuse de chocolat pur ne fournit, dans les mêmes circonstances, qu'une liqueur légèrement verdâtre avec Teau iodée. Si cette décoc-

0) La falsification do cbocolat n^est pas nouvelle ; elle a été me»- Uoniiée par Baymi(BUm, dêpharm.), Demachy {Art du di»(tUal.-(jgiiorittê), Parmmtiar (Ann. de cMm,, t. XLY, p. lii).

(*) L^iotroduction de farines ou de fécules dans le cbocolat constitue une tromperie sur la nature de la marchandise , à moins que le cIhh cdat ne soit vendu avec une étiquette qui mentionne exactement cette addition : chocolat à la farine , « à la fécfde , — d to dextrine, etc., etc. On devrait réglementer la vente du cbocolat, comme on Ta fait pour celle des sirops, en exigeant que le cbocolat ne soit vendu que pour ce qu^il est, et avec une étiquet» indicative.

(*) Uiotroduction de terres ocreuses dans le cbocolat s^explique par b modicité de leur prix (5, 7 et 10 fr. les 100 kii.].

(*) M* Poym^ ainsi que la Commission sanitaire de Londres et plusieurs chimistes, ont reconnu la présence de granules amylacés dans les cacaos à l'état normal.

Ces granules, très-petits, ont à peine un diamètre égal à J ou | du diamètre des gros grains de la fécule de pommes de terre, ou au ^ da diamètre des grains d'amidon do blé. Ces granules ont la propriété de perdre rapidement la teinte violette que Tiode leur communique, tandis que la coloration persiste lorsqu'elle est due à la fécule de pommes de terre ou à Tamidon de la farine de blé {Payen).

22fe CHOCOÎAT.

tion dépose un sédiment terreux ou graveleux, c'est qu'on aura employé, dans la préparation du chocolat, de la cassonade impure au lieu de sucre.

Quelques fabricants ont poussé la cupidité au point de faire entrer dans du chocolat dit de santé (•), c'estrà-dire sans odeur, non-seulement un peu de cassonade et de fécule de pommes de terre, mais du cacao avarié, et, au lieu de beurre de cacao, des huiles d'olives ou d'amandes douces, du suif de mouton ou de veau ^). Ce chocolat est à peu près de là même couleur que le bon chocolat, mais Todeur de fromage y décèle la présence de graisses animales; la rancidité, celle de semences émulsives. De plus, il a un goût de suif ou une saveur amère et marinée ou de moisi, s'il y entre du cacao avarié ou trop grillé. La sciure de bois, les coques de cacao et autres matières ajoutées au chocolat se retrouvent dans le dépôt que laisse le chocolat liquide, étendu et reposé.

Certains chocolats, dans la préparation desquels on a fait entrer des résidus de cacao dont on a extrait le beurre ('), sont secs; laissés dans la main ou dans la poche, ils ne se ramollissent pas par Faction de la chaleur, et ne présentent pas à la bouche ce moelleux particulier qu'offre le bon chocolat. Pour reconnattre cette fraude, on racle au couteau ime certaine quantité de chocolat suspect, on en introduit 2 grammes

(') Le vérilable chocolat de santé ne contient que du cacao^ du sucre et un peu de canneUe (3 grammes par kilog. de sacre employé).

(*) A Metz, on a vendu, dit-on, comme chocolat à bon marché, le mélange suivant : pour 8 kilog. et demi de chocolat dit de santé, on avait pris 2 kil. du plus mauvais cacao, un peu de cassonade et de la farine de])ommes de terre ; le tout était additionné de la partie la plus Impure du suif en ébuilition. Le chocolat dit de première qualité était un mélange de graisse de mouton clariGée , de sucre de première qualité et de cacao de rebut.

)tf . Slanisloi Martin a examiné des chocolats qui étaient formés de substances tout à fait incompatibles avec nos organes digestifs, parait lesquelles se trouvait de la «cture de hois ou la ^rtie corticale du cacfto, P*autres chocolats, moins insalubres, étaient mélangés avec moitié do leur poids de fécule, d'amidon, de riz torréQé et de graisse de veau.

[*) Le beurre de cacao étant d*un prix plus élevé que le cacao et le chocolat, puisqu'il vaut 12 fr. le kilog., on Ta quelquefois extrait de la p&te destinée à la confection du chocolat, pour en faire certaines tortes de bonbons.

CHOCOLAT. i27

dans un tube dé verre fermé à l'une de ses ei^trémi^, et oi| les traite par j'éther; jusqu'à épuisement complet; le terQi^ est atteint lorsque quelques gouttes du liquide ne tachent plus le papier Joseph, sur lequel on les projette. On fait aloni évaporer à Tétuve les liqueurs éthérées, et on pèse le beurre qui reste après Tévaporation ; il doit être bien sec et fondu. Par la quantité de beurre obtenue , on reconnaît si le cacao employé a été privé de sa matière grasse , en ayant soin dç se baser sur les proportions fournies par les diverses sortes de cacao [V. art. tACAo).

Quant aux corps gras étrangers introduits dans le chocolat; on s'assure de leur présence en les extrayant par l'éther, pui* en prenant le point de fusion : le beurre de cacao fond de 24 à 25**^; mélangé avec des graisses animales, il ne fond qnQ de 26 à IS"^-; le suif de mouton est fusible à 36^^*; le suif de veau, à SO^c.; la moelle de bœuf, à 37o«'.

Certains chocolats sont aromatisés à Faide de la vanille^ dans la proportion de 1 à 4 gr. par kilog. de chocolat (*). On lui substitue quelquefois du slorax calamité, du baume du Pérou ou de Tblu, du Benioin. L'odeur balsamique spéciale que le chocolat répand en brûlant sert à faire reconnaîtra cette substitution, peu importante d'ailleurs.

Le chocolat a été Tobjet d'une falsification plus grave : o]i y a, dit-on, incorporé du cinabre ou sulfure rougq de mercure, seul ou mélangé d'oxyde rouge de mercure, dp mi-» nium ou de terres rouges ocracéës. Cette addition frauduleuse, qui a occasionné des accidents fâcheux, a été faite sans doute dans le but d'augmenter le poids du chocolat (»), Ce chocolat frelaté a une couleur rouge beaucoup plus

{}) On dit que le chocolat est à Vi» 1> 9, 8 vanilles, lorsque dans MO grammes il y a V»» ti ^i 3 gousses de cet aromate.

(*) Celte introduciiou de cinabre dans le chocolat a été mise en doute |iar plusieurs personnes, vu le prix beaucoup plus élevé du cinabre (10 à is fr. le kilog.); nous-roême nous n'avons jamais trouvé de cho* colat renfermant de matières toxiques. I| résulte cependant de faits jii* diciaires, qui remonteni à Tannée lS35,que l'on avait incorporé dans def chocolats du sulfure rouge de fMrcure^ du cinabre^ du sulfure associée ée r<VPyiU roufe de mercure. Ces chocolats donnèrent Lieu à de graves accldçQts, Deu^ fabricant furent traduits devant le tribunal (|e aijiiplo p<H lice âé la localité où le fait^ivalt été constaté : Tun d*euz fut condamné

228 CHOGOLAT.

prononcée que celle du bon chocolat. Si on Texamine à la loupe, on remarque dans sa cassure quelques points agglomérés et se prolongeant en filons d'une couleur rouge-brique. Râpé, délayé dans de Teau froide et agité, il laisse un dépôt d'une couleur rouge-brique. Dans les mêmes circonstances, le dépôt du chocolat naturel est peu sensible , d'une couleiur fauve terne, et se forme avec plus de lenteur. Ce dépôt rouge briqueté, projeté sur des charbons rouges, dégage de l'acide sulfureux, s'il contient du cinabre ; repris par l'acide nitrique étendu, il donne une solution précipitant en rouge par l'anmioniaque, s'il y a des terres ocreuses; en jaune, par la potasse, s'il y a de l'oxyde rouge de mercure; en jaune, par le chromate de potasse, l'iodure de potassium, s*il y a du minium. On a, en outre, dans ce dernier cas, un dépôt d'oxyde puce de plomb, formé lors du traitement par l'acide nitrique.

Le carbonate de chaux dans le chocolat serait de suite décelé par l'effervescence que produit l'immersion de ce dernier dans l'acide chlorhydrique étendu; le sel calcaire se trouverait d'ailleurs dans les cendres du chocolat, dont le poids servirait à faire reconnaître l'introduction de substances minérales diverses (ocre, terres ocreuses, calcaires, etc.); sachant que le chocolat normal donne , en moyenne, 2 ""joySS de cendres.

On a proposé de remplacer les matières amylacées que l'on incorpore au chocolat, par une substance dite xanthine, ou dextrine préparée par les acides et par la chaleur. Pour que ce chocolat pût ôtre loyalement vendu, il faudrait qu'il portât une étiquette mentionnant qu'il a été additionné de dextrine; autrement il doit être considéré comme un chocolat frelaté (').

seulement à 10 fr. d*amende , et le chocolat fut confisqué et détruit. Quoique l^analyse chimique eOt fiit reconnaître la sophistication de son chocolat, Pautre rabricant fut renvoyé des fins de la plainte, parce que la quantité de cinabre introduite dans cet aUment n'était pae euffi" sammeni déterminée pour, croire qu'il pût être nuisible. Appel du jugement fut interjeté par le ministère public, mais nous n'avons pasconna la suite de cette affaire.

(^) Voici ce que disait au commissaire de police un fabricant qui livrait du chocolat à 70 cent, le demi-kilog. et chez lequel on avait .pris un

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