‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 69 sur 251 · ESSENCE DE SASSAFRAS · texte numérisé non relu

ESSENCE DE SASSAFRAS

fondre l'essence de roses concrète et ne peut fondre la gélatine.

L'essence de santal et de bois de Rhodes, l'huile grasse d'Andropogon, rendent Tessence de roses très-fluide.

Les huiles fixes, le blanc de baleine, se reconnaissent à ce que l'essence est saponifiable par les alcalis ; ce qui n'a jamais lieu avec Tessence pure. L'emploi de Talcool chaud permet de retrouver le blanc de baleine; on dissout, à Taide de ce ▼éhicule, les stéaroptènes ; on décante la solution encore chaude ; le blanc de baleine se solidifie par le refroidissement en petites lames, brillantes, fusibles, solubles dans Péther.

On peut d'ailleurs employer pour cette recherche, ainsi que pour celle de l'alcool, les moyens déjà indiqués (Y. Essences).

En plongeant dans de l'eau à 25«<^* un flacon contenant de Tessence de roses sophistiquée ayec le blanc de baleine, il s'établit une séparation en deux couches : l'ime liquide, composée d*essence pure ; l'autre solide, qui est isolée et sur laquelle on constate les propriétés physiques et chimiques du blanc de baleine.

Cette essence s'extrait de la racine ligneuse du laurus sasiafraSy grand arbre qui crott dans la Virginie et dans la Floride. Récemment préparée, elle est incolore ; mais, au bout d'un certain temps, elle devient jaune ou rouge. Elle possède

sur Tessence de roses. Ce moyen permet de reconnaître des métanges.

^ La vapeur nitreuse jaunit Tessence de roses et verdit celle de géranium. Mais ce réactif ne peut faire reconnaître des mélanges et ne peut être employé avantageusement que lorsqu'on opère séparément sur Ifis deux essences.

S* Quelques gouUes d'acide sulfnriqne versées sur un nombre égal de gouttes d*cssence de roses ne lui enlèvent pas son odeur ; celle-ci, qui parait alors affaiblie et plus suave, consçrve toute sa pureté.

Le même moyen appliqué à l'essence de géranium lui communique une odeur forte et désagréable, tellement caractérisée qu'on peut, par ce moyen, reconnaître un mélange des deux essences.

3S8 tttACinms^i

ulM odeur aasdE agréable, ressemblant à celle du fetioufl; ëâ saveur est acre et épîcée. Sa densité est 1,094. L'acide nîfti* q«e^ d'ube densité d<d 1^85, là ûol(m en rouge nattât, et produit à bhaiid de l'acide oxalique) Paoide Mtiktd V^n^ flamme a?eo plus de facilité que la plupart des atitfM e!SÊénoèSi L'acide salfurique concentré la transforme en tine résine rouge { 1 pi de oet acide et 8 p. d'eësence donnent un licfuide vert| qui se colore en rouge sanguin par la chaleur : une plus grande quantité d'essence produit, dans l'acide chauffé, une coloration rouge^maranihe. Elle ne se combine pas avee lee alcalis.

Elle dépose à la longue beaucoup de stéaroptène, cristallisA en prismes quadrilatères obliques ou en prismes hetagonàtix irrégUliers^ terminée par deux facettes^ transparents et ineo^ lores, présentant Todeur et la saveur de Tessence liquide.

FAiifiinGATiom. — L'essence de sassafras est géoéralement mélangée û'eisenat de téréimnJthm^ de iaecmâB et de girofle. Voici les procédés incUquéB par Mi BônùÉire pour reconnatlr« ces adttltéraiiont :

Versée dans l'eau^ l'essence de sassafras se précipite jjteti à peu au fond du vase, tandis que celle de lavande reste à la partie supérieure.

Distillée avec de Teau, l'essence de sassafras se précipite au fond du vase, tiVe^sefite tk léfTùmthiti^fB^Xe à la swface. Si on distille avec de Teau, contenant 1/3 de son poids de soude caustique, une essende de saasafrae mêlée avee colins de girofle ei de térébenthine» cett^ dernière surnage à la pariio supérieure du liquide distillé, celle de sassafras se prfcipîte au fond, et Teau du vase distillatoirs évaporée laisse isristal- User l'essence de girofle combinée à la soude {eugénate de

SOttOrj.

Les estagnons sont des vases de cuwre jaune, d^me forme sphéroïdale aplatie, dans lesquels on transporte les eaux distillées, et principalement l'eau de fleurs d'oranger.

Ces vases, adoptés en raison de leur légèreté et de leur facilité d'arrimage, sont composés de deux parties soudées en-

mnbië el recouvo^tes^ * llntéHeut) d*ttii« èOiiohë M) mitibe d'éCain.

PrttnitiVettetit) l'étaniage était soigneusement Ëpt^U^né & r^laiti pur^ ou tout au moins avec un alliagtd d'étaih et do plomb» dans lequel les minimes proportions de œ deMilei* iàéttl ne piDUVai^nt influer sut* la qualité dés eatit de flëitfs d'orange.

Plus tard , par suite d'uue concurrenée etagétée ^ rem* ploi de ees estagnons de cuivre donna lieu à diôs plaintes et réclamations, fondées sur ce i|u'ils étaient trôs-sdurent thaï étamés, ou étamés avec de IVmtVt it^'^ tk piomby dont la proportion était de nature à rendre les eaux de fleurs d'orangéf Uttiiibles à la santés par suite de Tacidé acétique qtd se dévé^ loppe au sein de ces eaut (*) : elles contiennent alors du plottib à rétat d'acétate. En outre, les e^tagnons, servant plusietlrs fois à Texpédition des eaux distillées, sont, à cause de leur minceur, bosselés par la moindre pression. Les chocs, dans le transport, y déterminent des fissures que Toti répare à Taide de soudures (^) contenant une grande quantité de plomb» sans compter celles qui ont été déjà employées pour fixer les anses de ces vases. Ces soudures nombreuses, les mauvais alliages dont sont composés les serpentins destinés à la condensation des vapeurs dans la préparation des eaux distiiJées, plus l'exlrôme ténuité de la couche d'étain superposée

{*) Dès ISOd. âne dume B. ., demeuMilt à PaH^, hie tte GraltimOiii, fbt empoisonnée pat* une potion faite avec de Peàtl de fleurs d*oransput'. Le Conseil de salubrité, intmédtatemetit sdtsi de celte afliiire^ recdittltit que celle eâtk était acide, altérée par un sel dé euhrêj qui ^*y trouvait en propoKion notable. Recnniialssam néanmoins que IVinpdlSbnheniertt dé h dtme B... n*é1allpas dad la ntalvi*illanee, le Conseil fteoontonla de signaler le fait à raulbrilé. lout en demandant qu*une di^fense formelle fttt faite auxdlstillateurâ d'employer des vases mnl étamés, {iour ta cortservation et le trahfKporl des caus de flenrs d*orahgér.

En ista, «m il Vis, affiché dahl toute td Bei^ictuë, Alllra dé rt6b valu t*attenlloii de rautorilé. Dans ccl avis, la Cummls^iotl IHéilIcate de La linyï» fiiisait connaître à touii tes consdtn ma leurs que IVaii âê flènrs d*oran~ ger, iurtout ceUe pfwêilant de France, éfrHi ntiUihtB et doHgereilà», par Me éCingréiients tirés du plomb ; en consêjttence, la Commission les in^ vitait à se prémunir contre le funeste usage de cette eau ainsi altérée.

(^ On a compté Just)n*à dto soudtiired dilns Uli estaghdn saisi ehez un épicier de la rue Saint- Honoré.

328 ESTAGNONS.

au cuivre dans Pétamage, toutes ces causes font qu^à la longue les eaux de fleurs d'oranger contenues dans des estagnons qui ont servi plusieurs fois et qui ont été bosselés ou fissurés et rhabillés, tiennent en dissolution du plomb (^) et du cuivre à rétat d'acétate.

Pour éviter les graves inconvénients qui résultent de remploi économique et médical d'eaux distillées renfermant ces sels toxiques, on a cherché à remplacer les estagnons de cuivre.

Le bois ne peut convenir que dans certaines conditions difficiles à remplir et pour de fortes expéditions.

Le verre, proposé par quelques personnes, est encore moins convenable, à cause de sa fragilité et parce quHl ne peut être renvoyé à l'expéditeur, ce qui en fait un objet sans valeur et encombrant pour l'acheteur. En outre, pendant l'hiver, la gelée peut en occasionner facilement la rupture (^).

(1) En 1852, M. GuiUaumont, pharmacien à Hanosque, reconnut dans une eau de fleurs d^oranger qu'il avait reçue d'une maison de Grasse, sous l*étiqueue triple supérieure, une très-forte proportion de plomb, au point qu^au bout de quelques jours, Tbydrolat se recouvrait d'une légère |)ellicule, semblable à celle que Ton remarque à la surface de Teau de cbaux ou du sous-acétate de plomb liquide. 1000 gr. de celte eau de fleurs d'oranger donnèrent Oir',60 d'acétate de plomb. Ultérieurement, M. GviUaumont s'assura non«seulement que l'estagnon qui la contenait était étamé avec un étain irès-plombifère, mais encore qu'il portait 15 soudures , et qu^une partie de la soudure était tombée dans Testagnon même, au fond duquel elle reposait librement.

(*) Cependant les eaux de fleurs d*oranger venant de Grasse, vendnes, en petite quantité, chez les parfumeurs, sont renfermées dans des bouteilles couvertes de papier, nommées sacoches.

Pour diminuer les dépenses d'expédition causées par l'emploi obligé d'estagnons neufs étamés à l'étain fin, fil. Isnard-Maubert, fabricant de Grasse^ a mis en usage, en 1853, des estagnons eu verre, complètement revêtus d'une enveloppe métallique, afin de diminuer les chances de casse et de perte du Uquide. Suivant l'auteur, les avantages de ce mode d'eipédier les eaux de fleurs d'oranger sont les suivants :

\^ Conservation des liquides en contact avec le verre, sans danger d'oxydation ou de coloration ;

V En cas de rupture fortuite, conservation du liquide, recueilli dans l'enveloppe métallique (fer-blanc, cuivre étamé à l'étain fin) dont le goulot est hermétiquement fermé avec une capsule en parchemin ou en caoutchouc.

3* Usage indétini de l'estagnon ; tandis que ceux de cuivre ne peuvent servir qu'une fois,

^STAGNONS. 329

On a proposé le zmc, le fer^lanc.

Le zmcj recommandé à tort par quelques pharmaciens, donna lieu aux mêmes inconvénients pour la santé publique, à cause de la facile altérabilité du zinc et des propriétés vomitives des sels de ce métal, en particulier de Vaeétate, dont la présence fut constatée dans certaines eaux de fleurs d'o* ranger.

L'emploi des estagnons de fer^lanc présente aussi l'inconvénient d'altérer les hydrolats, qui dissolvent du fer et acquièrent une saveur atramentaire désagréable.

L'autorité, justement préoccupée à la fois de la situation grave dans laquelle pouvaient se trouver la sécurité et la santé publiques, et de l'atteinte portée à la prospérité du commerce de Grasse, par suite de plaintes incessantes, chercha à recueillir tous les avis et tous les renseignements possibles pour parvenir à changer cet état de choses.

Le Conseil de salubrité, consulté d'abord, fut d'avis que l'on n'étamftt les estagnons qu'à Vétain pur y et que les eaux de fleurs d'oranger, après leur transport, ne fussent consw^ vées que dans des vases de verre ou de terre.

Quelques années après, un fabricant de Grasse, M. Méro, proposa d'obliger les chaudronniers de cette ville à revêtir les estagnons sortant de leurs ateliers, chacun d'une marque distinctive spéciale, d'une estampille portant ces mots : Garanti pur, certifiant que l'étamage a été fait à Tétain pur, et préalablement soumis à l'analyse de deux chimistes désignés par l'autorité locale. M. Jf^ proposa, en outre, que les estagnons fussent poinçonnés par un agent de Tadministration (^).

En 1844, on constata que des eaux de fleurs d'oranger saisies chez divers épiciers renfermaient des proportions de plomb tellement fortes, que Ton chercha de nouveau à faire rejeter remploi des estagnons de cuivre étamé. Les négociants de Grasse s'opposèrent à ce rejet, tendant à amener une

(1) Un jugement du tribunal de commerce de Grasse, rendu le 7 septembre 1845, condamna le sieur M..., chaudronnier, à 900 fr. de dommages-intérêts, et aux dé|)ens, pour avoir livré à M. G..., parfumeur, doquante fstagnous de cuivre garantis élamés à Pétain pur et portant le cachet du fiibricant, avec ces mots : Garanti étamé à l'étain pur. Quatre experts cbinistes, nommés par le tribunal, déclarèrent à l'unanimité,

MO wrAOMiim.

grande perturbation dans l'iiidiistrie dm chàudronniin de Orassé, et ite reproduisirent le» ihoyeilB pro{Ki8é8, à deux teprises différentes^ par M. Mérù.

Après de nombreuses recherches, faites dans le but de remplaeer l'èstagiion de cuivre, ce distillateur s'arMta à Teoiplm d'estagnons de fêr battu étamés, tant à rintéridut qu'à i'eitérieur, par trois immersions successives dans un bain d'étain pur, e'ést-À'dire d'étain rierge de Banca, de MaUcoa^ d'Angleterre et même d'Allemagne.

Le Comité consultatif des arts et manufactures, TÉcote de pharmacie de Paris, consultés par M. le ministre de Tagriculture et du commerce, et l'Académie de tnédecine, d'après le rapport de M. Guiéourt sur un travail qui lui avait été pré* sente, à ce sujet, par M. (ktav$ BH fiant, furent d'avis que leatagûon de fer battu, étamé à Tétain fln^ devait étxe aubstitué à l'estagnon de cuivre étamé, pou^ le transport et ia oonser* vation des eaux de fleurs d'orangei", attendu que la rouQle (oxyde de fer), dissoute dans un hydrolat acide ou de mau* vaise qualité, n'amènerait rien de comparable auX aocidento causés par le cuivre et le plomb.

Il résulte, en effet, d'expériences faites par M. Stmbnrên^ que Teau de fleuhi d'oranger, acidifiée par l'acide acétique et conservée en vidange pendant plus d'une année dans un es* tagnon de fer battu, bien étùmé^ n'a préienié auenrm trmce dé métal en dissolution;

Depuis, un négociant de Orasse a imaginé de faire des estagnons de cuivre, revêtus intérieurement d'utie couche d'argmt déposé par les procédés électrochimiques.

Un arrêté du maire de la ville de Grasse, en dite du 18 janvier 18S0; une circulaire de M; le préfet de police, adressée, en août 1852, aux commissaires de police de Paris et aUx maires des communes rurales ; «ne ordonnance de M. le préfet

dans leur rapport, que rétamage de cesestagnons avait été fait avec uu alliage rie plomb et d*él&in, qae leur intérieur présentait un grand nombre de fioints mol étamés, que d*autres no Tétaient pas du tout et étaient d^à recouverts d*oxyde de cuivre. Cette expertise sur les estagnons du sieur M... fut motivée sur ce que M. 6. . . avait fourni à des épiciers de Paris des eaux de fleurs d'oranger que les professeurs de 1*B* oele de pbarnaeie recennureal eontesir des seb de pleniiet 4t caivre.

ESTàwmfHs. 3S1

éê polke» du 88 fétrier 18&3 (Voy^ à la fin du toaèll, te titre Bide cette Oréofimnce), ont établi définiiiTemmkt la fabh'* calîou des eetagnoni en cuirré éiaméi à FilîiUn fin.

Voici le texte de Tarrèté :

* Le maire de la ville de Grasse :

« Vu le rapport de TEoole de pharmacie de PariS) du 31 « août 1848 ;

m Vu la lettre de M. le ministre de Tagriculture et du obm- « œeice» du 14 octobre 1848;

« Vu la letke de M. le sous-préfet de Tarrondissement de c Grasse» du 3 janvier 1850 ;

« Vu Tavis de la Chambre consultative des arts et manu- « factures de rarrondissement de Grasse» en date du 16 jan- « vier 1850;

« Vu rartiole 3» titre U^ de la loi du 16-84 août 1700 ;

« Vu les art. 471 et 474 du Code pénal;

« Vu les art. 10 et 11 de la loi du 10 juiUet 1837; « Arrête :

« Art. l*^ Les estagnons en cuivre étamé» employés pour « rmq[>édition des eaux de fleurs d'oranger, devront à l'avenir « présenter les conditions suivantes» jugées nécessaires pour « garantir la santé publique:

« l^Les estagnons seront entièrement neufs» sans avoir je* « mais servi à aucun usage» attendu que les vieux estagndûs, « étant toujours réparés avec la soudure des plombiers» pré- « sentent de graves inconvénients pour les liquides qui y sé- « journent;

« 2* Les estagnons neufs devront être parfaitemimt étamés c à Vétain fik, sans aueun alliage : ils seront marqués d'une « estatnfNUe indiquant hé nom et l'adresse du fabricant, ainsi • i|tto Tannée et le mois de rétamage, et garantissant Téti^ a HMige à l'étain fin eidusivement^

« AftT. 2. Défense est faite à tout chaudronnier de îiihn- « quer des estagnons en tvivf'e éfnmé en dehors de ces con- « ditions, et à tout distillateur d'en faire usage, sous les pé- « nalités de droit. »

L'analyse de Tétamage permettant d'apprécier si l'étain est pur ou «élé de |)lorab, les chaudronniers n'ont point à craindre^ oemme iii )e pensaieiii» d'être teslmasables si les eaux

332 ÉTAXN.

de fleurs d'oranger renfermées dans les estagnons garantis, et reconnus étamés à Tétain fin, contiennent du plomb.

La circulaire de H. le préfet de police, du mois d'août 1852, contenait les prescriptions suivantes :

« l'' Dans un délai de six mois, à partir du 16 août 1852, les estagnons en cuivre étamé , employés pour recevoir et expédier les eaux de fleurs d'oranger, devront être entièrement neufs.

ff 2^ Les estagnons neufs devront être parfaitement étamés à rétain fm et sans aucun alliage ; ils seront marqués d^une estampille indicpiant le nom et l'adresse du fabricant, ainsi que Tannée et le mois de Tétamage, et garantissant Pétamage à rétain fin exclusivement.

«r 3^ Défense est faite à tout chaudronnier de fabriquer des estagnons en cuivre étamé en dehors de ces conditions, et à tout distillateur ou détaillant d'en faire usage, sous les peines de droit. »

Pour reconnaître si Tétain employé à Tétamage des estagnons est pur ou allié, il suffit d'en racler une certaine quantité et de le traiter dans une capsule par Tacide nitrique; on fait évaporer à siccité ; le résidu, repris par l'eau pure et filtré, est essayé par les réactifs. Si Tétain contient du plomb, la liqueur précipite en jaune par Tiodure de potassium, le chromate de potasse ; en noir, par l'hydrogène sulfuré ou un sulfure alcalin; en blanc, par l'acide sulfurique ou le sulfate de soude.

ÉTAZN.

Ce métal est d'un blanc argentin, brillant, très-mou et trèsmalléable, n acquiert par le frottement une odeur particulière. Quand on le replie sur lui-même, il fait entendre un bruit particulier, nommé cri de Vétain^ qui est plus ou moins fort, selon que le métal est plus ou moins pur. Sa densité est 7,29. Il fond à 228<'; c'est le plus fusible des métaux usuels. Il est susceptible de se réduire en feuilles par l'action du laminoir. Quoique peu tenace , il Test plus que le plomb. L'étain exposé à l'air perd de son brillant et prend une couleur noirâtre.

L'étain le plus pur que l'on trouve dans le commerce est l'étain de Malacca (Indes orientales), dit étain en chapeau.

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