‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 70 sur 251 · ÉTAIS · texte numérisé non relu

ÉTAIS

Viennent ensuite l'étain de Banca (Indes orientales) y Tétain anglais, Tétain de Saxe et de Bohême.

L'étain est le plus ordinairement livré en baguettes.

Usages. — L'étain est employé dans une foule de circonlances. Il sert à l'étamage des vases de cuivre, et entre dans la composition d'un grand nombre d'alliages. Allié avec le coiTre, il forme le métal des cloches, le bronze statuaire, le bronze des canons, le bronze monétaire. Uni au plomb, il forme la soudure des plombiers, Toxyde connu sous le nom de Potée: en feuilles très-minces, il forme le paillon, il sert dans rétamage des glaces; allié au fer, il constitue le fer- blanc; allié à Tantimoine, il forme les alliages désignés sous les noms de métal d'Alger, métal anglais, minofor. On remploie à faire de la vaisselle , de la poterie dite d'étain , et divers instruments employés dans l'économie domestique. En médecine, rétain en limaille, ou en poudre, est employé comme anthelmintique : on le prescrit de préférence contre le tœnia.

Altérations. — L'étain du commerce peut renfermer plusieurs métaux étrangers : cuivre, plomb, fer, arsenic.

On a indiqué le moyen suivant pour reconnaître l'impureté de rétain. On en fond environ 50 gr. dans une cuiller en fer, et on le coule sur une plaque de fer un peu concave ; de cette manière on obtient, si le métal est pur, une espèce de larme, dont la surface est très-polie, de couleur blanche, et ne présente aucune tache ni gerçure; en pliant la larme en deux, elle fait entendre un cri très-clair. Si Pétain est impur, le ch est beaucoup plus faible lorsqu'on le pUe; il présente une couleur terne plombée, à peine brillante ; on y observe des gerçures et une espèce de cristalhsation, qui imite le moiré métallique. Lbl sensibilité de ces caractères physiques varie avec l'impureté de Tétain.

Pour s'assurer de la présence et de la nature des métaux étrangers, on a recours & la voie humide. On dissout à chaud un poids déterminé d'étain dans Tacide nitrique en excès. D se forme de Pacide stannique insoluble, tandis que les métaux étrangers se dissolvent. On évapore à siccité, on reprend par Peau et Ton filtre; la liqueur claire donne, si elle contient du plomb, un précipité blanc avec l'acide sulfurique ou le sulfate de soude; jaune avec Tiodure de potassium, le chromate

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de potasse ? brun noirâtre avec Phydrogèm tiilfiiré ou utt sulfure alcalin. L^ammoniaque en excès précipite Foxyde de fer et redissout Toxyde de cuivre ; le cyanure jaune donne un précipité bleu s^il y a du fer, un précipité brun ehoc^lat s'fl y a du cuivre, et bleu violet ai Fétain renferme les deux nsiéCaoi à la fois. Quant à Tarsenic, qui se trouve dans la liqueur à l'état d'acide arsénique, on le précipite au moyen du nitrate d'argent, qui donne un précipité rouge-brique.

On peut également apprécier Taraenic^en dissolvant lentement Vétain dans T^cide ohlorhydrique pur. L'arsenic se dépose à Tétat métallique, sous la forme de flocons brans noirAtres(t).

Uacide stannique recueilli sur le filtre, lavé et séché an rouge, donne le poids de Pétain pur, sachant que 100 p. dV cide stannique anhydre renferment 18,62 d'étain métallique.

L'éther acétique ou acétate doxyde ctéthyk, appelé aut^ fois éther acéteux, est un liquide incolore, d'une odeur rafiralchissante, très-inflammable, brûlant avec ui^e flamme jaune pâle, et bouillant à 74'' ; sa densité est de 0,89 à lô""; il est soluble dans 7 p. d'eau, et, en toutes proportions, dans l'alcool et rétlier. Il est sans action sur les couleurs végétales; il se conserve sans altération, quand il est pur. L'eau ou Falcool Tacidifient peu à peu. L' éther acétique médicinal marque 23® à raréomètre de Baume.

D'après les analyses de MM. £>uma$ et Boullat/y et de M . Liebig, il est composé de : carbone, 54,64 ; hi/drogène^ 9,2J -, oxygène, 36,14.

Usages. — L'éther acétique sert en frictions excitantes contre les douleurs rhumatismales j il fait partie du baume acétii^ue camphré. On l'administre comme stimulant^ antispasmodique; on l'emploie contre les indigestions, TivressQ.

(*) L*arscnic a été consolé dans TélalQ par Bayen^ Charlard^ Mar* graff, Proust, En 1781» les deux premiers chimistes démontrèrent que les étalns do Bsnca el do Malaeâ ne coDteaaieiit pas d^arsenlc; qiMi les autres éuiiu a'on mufaniiaioBt au plus que 1/QOOde leur poids; quuir \iUi lHC9iAb)# de çQff|])m^^uar ^ T^iq des qui|li|ê« véaàuavses.

éraiR stiuKJBiora* StI

Ai;féiutiOM0. — Véthcr acétique doit être choisi dé^urvu d^odeufempyreumatique; lorsque celle-ci se manifeste par l'évapor^tioD d'une petite quantité d'éther dans le creux de la main, c'eat aiguë qu'on a employé, pour le préparer, de Yamék pj^hgmiéx et de VaicQol de graine$ eu de fiouh.

Ou doit auaai rejeter do Tusaf e thérapeutique Téther aoé^ tique qui fait effervescence avec les carbonates , oar alors il coutiout do Ï4im4e ac^iigu^.

Éiwmmm «maua.

Uéther nitreux, appelé aussi mph^ niiriç[ue, éiher nUrique^ étker aiotfwc^ é(her hj/ponitreu^^ uzotitç 0^ nùrite cFaxyde fithjfie^ piirite (ïéihtr^ est un liquide bl^c jj^uufttre, prés^tant une forte odeur de pommes de reinette; sa saveur est licre et briU^uite; sa densité à -f- 15~ est 0,947; U bout ^ 16®^*}4. Au contact d'un corps eu ignition, il s'enflamme o^ )knUe avec vine flamuxe blanche. Il est soluble dans Veau. Mis 4^ des Qacous môme bieu fern^és, il s'$icidifie au bout de quelques jour».

UsAGiis. — L'étheruitreuxost employé, en çaédecine, comme excitant, diurétique, coutre le hoquet et 1^ colique flatulente; on raduûuistre à Tétat d'éther nitrique alcooUsé, ou Uqueur Isocline oitreuse, ç'est-à-dire mélvigé e^vec un volume d'alcool rectifié, égnl f^u sien.

ALTÉa4xioNS. — L'éthoT nitreu^ peut contenir de Vaciie nitnux, de Veai^^ de ValcooL L'acide nitreux se reconnaît k raServeacence produite lorsqu'on tri^ite Téther pv le bicAfs bou^te de poUsiM-

Ueau et Vdçool ^out décelés piMT W duniuutioQ de yolume qui se manifeste lorsqu'on place du chlorurode çidciufudamf Véther.

L'éther sulfurique, appelé aussi naphte vitriofiqu$, ^uik douce de vitriol, éther hydrique ou hydratique^ oxyde (féihyle, ou simplement étker, est un liquide incolore, très-limpide, d'une mobilité extrême. Son odeur est vive et suave; sa saveur est fraîche et aromatique. Sa densité est de 0,7115 à-f 24°^.^ Je

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