‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 90 sur 251 · RAPPORT · texte numérisé non relu

RAPPORT

des

nombres de mfnotee,.

winl

de l'huile d'olives

étant pris ponr lo.

Huile d'olive

— d'am. douces...

— d'am. amères..

— de noiselies....

— de noix d'acajou

— dericio

*- de colia

~ d'œilleite

— de faloe

-> de noix

Vert bleuAtre.

Blanc 9<ile.

Vert foncé.

Vert bleuAtre.

Jaune soufre.

Jaune doré.

Jaune brun.

Légëremt. Jaune.

Rose.

Rose.

Il résulte de ces expériences que, sous l'influence de l'acide hyponitrique, les huiles non siccatives sont solidifiables(*).

En 1839, H. Fauré a proposé l'action de l'ammoniaque ; suivant ce chimiste, les couleurs et les consistances variables que cet alcali donne aux huiles peuvent servir à reconnaître des mélanges. Voici un tableau indiquant les expériences

0) Les expériences ont été faites à 17o«. sur 5 gr. de chaque huile, et avec Ofr-,06 d*uQ mélange d*acide nitrique à 35» B* (3 p.) et d'aeide hyponitrique (1 p.).

(>] Celte solidlûcation des huiles par l'acide hyponitrique est une transformation en un autre corps gras, Véla\dine, et c*est sur Toléine des huiles que se porte Taciion. Ainsi Toléine des huiles siccatives n'est pas transformée en élaldine -, Thuile de ricin aeule^ parmi les huiles siccatives, peut être solidifiée.

4^ HUILES FDUB Oa GRASSES.

point» au rèf^Mnenl, servant anx triDsporlsr ém bateaux dans le magattn; l'autre, employée à la vente et §mi»y an fond, de cette-couche trompenee qui diminued'afutant la mesure réelle (i).

fiafin, dans cette industrie, il n'est pas jusqu'au charretier qai ne trompe à ki fois radministration et le consommateur; en livrant à celui-ci du charbon brisé, au lieu de le lui remettre beau et gros; arrivé près des barrières, il monte sur sa voiture et brise avec une pioche le dessus du chargement, afin d'en diminuer -le volume. Il fait ensuite payer à Tacheteur 4 fr. 50 c. de droit d'entrée par voie ou par 1000 kil., tandis que Toctroi ne perçoit que 3 fr. 70 c. On ne peul jamais obtenir le bulletin do l'octroi, qui est toujours perdu ou laissé entre les mains d'unoamarade avec lequel le charmtier est entré ; ce bulletin n'en est pas moins rapporté fidèlement au vendeur, et le cousonunateur a été trompé.

HVXXA CÙÊ^OMAtH DB OAOA0. — V. BsmuiB ds cacao. UUiXiB OOHORâTB BB BEIfSOABB. * V. Baumb ds hui oads. BBZX.BS BSSEStTXBXXBS oa VOXJkTZUIS. ^ V. 8inui«u.

HUZUBS FXZBS on G&AS8BS.

Les huiles ou huiles grasses sont des produits naturels qui se rencontrent le plus ordinairement dans les cellules des semences et dès fruits d'un grand nombre de végétaux, d'où on les extrait par expression ; et dans le tissu adipeux des animaux, d'où on les retire aussi par expression et par liquéfaction.

Les huiles sont liquides ou solides, composées, en général, d^oléine et de stéarine ou de margarine. Leur odeur est généralement nulle ; leur saveur, douce ; leur couleur, très-variable. Elle sont plus légères que Peau, leur densité varie à + 1 50c, de 0,900 (huile de suif ou acide olêique du commerce) h 0,961 (huile de ricin). A une basse température, elles se solidifient plus ou moins complètement. Elles sont fixes aune température assez élevée, et n'entrent en ébuUition qu'à 300 ou 320^« ; à cette dernière température, elles commencent à

(*) 11 y a cependant ;d1ionnêies nc^ociants qui ne irompent pas lé public.

limLES FimLS Oft GRASSES. 483

se décotefKMBer , se oolorent en dégageant des produits liquides (o^dMié) etgazeut, facilement inflammables {carbures rf'%drogène de Faraday).

Les huiles sont insolubles dans Teau, fort peu solubles dans Talcool (excepté les huiles de ricin, de croton tighum), trèssolttbles dans Téther. Elles tachent le papier et le rendent translucide ; la tache persiste par Tapplication de la chaleur. EHes sonft sans action sur le papier de tournesol.

Les huiles sont très-dilatables par la chaleur; et, dans ia vente de ces Hquides à la mesure, il est important de remarquer qu'en été, la mesure d'huile, qui devrait contenir 500 gr. , n'en renferme réellement que 428 gr.

imposées à Tair, les huiles absorbent son oxjrgène, deviennent phis visqueuses ou moins fluides. L'oxygène absorbé détermine la formation d'un ferment, en agissant sur la matière azotée que Thuile contient en minime propc^on ; il en résulte une sorte de fermentation qui produit la rancidité.

Cette absorption d'oxygène, lente d'abord, se fait ensuite avec une grande rapidité ; si Thuile est en grande quantité et qu'elle présente une grande surface, il peut arriver que la chalemr produite soit assez considérable pour déterminer l^in- 4annmation de rhuile(*).

On divise les huiles >flxes en deux grandes classes : 1^ les 'hiàks grasses siccatives y qui sèchent à l'air, s'épaississent en se recouvrant d'une couche transparente, jaune, flexible, et finissent par se solidifier entièrement comme le feraient certains vernis, telles que les huiles de /m, A'œiUeitey ée-thènevis, de rtom, de foie de morue, etc. ; 2*" les huiles grasses mon siscatives (A. grasses, proprement dites, de quelques chi-

t^) On sait, en effet, que des incendies ont été cansés par rinflammatk» apoBUnée de dMnvres, de cotons^ de laines, de toiles à prélat, imprégnés d*hoile; de draps non dégraissés. En 1783, un pharmacien de Lille, Carette, signala, le premier, Tinnammalion spontanée d'un marc de fleurs de millepertuis cuites dans Thuile. Le môme Tait a été observe, depuis, par MM. Boissûnof, de Chftlons-sur-Saônc; Upage, do Gisors; BouUmgue, d^Orléans; C. MmOre, sur le résidu provenant de la préparation du baume tranquille ou de Tonguent populéum. Les pharmaciens ne sauraient donc trop se prémunir contre le danger quMI y aurait à abandonner, dans leurs laboratoires, des masses de résidus semUables.

rique, l^espèce d^huile ajoutée à celle que l*oa eiamine, on peut, pow compléter Fessai, déterminer la densité de Thuile, c<Hnme Ta proposé M. Heydenreich, à Taide de Talcoomètre de Gay^LustoCy en prenant Teau pour unité, et partant de rhuile la plus légère (rhuile de suif), dont la densité est 0,900, ce qui correspond, sur cet instrument, au 66" degré; puis descendant jusqu'au 34« degré, correspondant à 0,961, densité de Thuile la plus lourde (rhuile de ricin). On se sert de la table suivante de densités des huiles, dressée par M. Sckûbkr.

Huile de suif

— fies noyaux de prune {prunus domesHca).

— de navette {brassica napus oleifera],. . .

— de colia {brassica campestris oleifera) . .

— de hrtusica prœcox (de Decandoue)

— de cboii-iiavet {brcLssica napo-brassica) .

— de moutarde blaucbe {sinapis alba)

— de rabioule ou turneps {brassica râpa)..

— de moutarde noire {sint^ nigra)

— d^olive foiefl europœa)

— d*amanaes douces îamygdalus communis),

— de raifort cniiivé (raphanus saiivus), . . .

— de raisin {vitis vinifera)

— de faine ( fagus sylvatica)

— de baleine filtrée.

— de citrouille {cucurbita pepo)

— 6e lAhiC [nicotiana tabacum)

— de cresson alenois (lepidium sativum) . .

— de noisette {corylus aveUana)

— de paTot ou d*œillette {papaver sonmifemm)

— de belladone {atropa beUadona)

— de caroeline {myagrum satiwim)

— de sapin commun (ptnuA picea)

— de noix (jugions regia)

— > de tournesol {helianthus annuus)

— de chèncvis [cannabis sativa)

— de julienne des jardins {hesperis matro^ nalis)

— de pin sauvage ( pinus sylvestris)

— de lin {linum usitatissimvm)

— de ffaude (reseda luteola)

— de fusain (evonymus europcsus)

— de ricin [ricinus communis)

DENSITÉ à

eéllede Tmii

èunt priM

poor nnliè.

0,9003 O^OliT 0,9188 0,9136 0,9139 0,9141 0.9U9 0,9167 0,9170 0,9176 0,9180 0,9187 0,9i0a 0,9i2S 0,9931 0,0S31 0,9939 0,9940 0,9949

DEGRÉS

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