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HinLES nXBS ou GRASSES. 489
On pourrait, d^ailleurs, construire un pèse-huile, sur lequel le point le plus bas serait 0<,970, ou un peu plus que la densité de rhuile de ridn, et le point le plus haut serait 0,900, ou la densité de l'huile de suif; on diviserait ensuite cet espace en 70 degrés, de manière que chaque degré correspon* drait à un millième de densité.
La densité des huiles du conunerce peut aussi être éyalùée au moyen d'un aréomètre particulier, imaginé, en 1839, par Leffbvrt^ d* Amiens, et auquel il a donné le nom Soléometre à froid. Cet instrument (Foy. planche Y, iig. 26) a la forme d'un aréomètre ordinaire; seidement le réservoir cylindrique est très-grand, et la tige très^longue. Celle-ci porte une échelle graduée partant du degré 9,000, qui est marqué seulement 00 (le premier et le dernier chiffre étant sous-entendus à cause de la difficulté de les écrire sur Téchelle), et se terminant au degré 9,400, marqué 40. 9,000 et 9,400 sont les limites entre lesquelles sont renfermées les densités des diverses liuiles commerciales, comparées, à + 15<^<^*, à ceUe de Teau distillée prise pour unité, et représentée par 10,000. A la gauche de Téchelle, et en face de la densité, se trouvent les noms des huiles, plus une couleur à peu près semblable à celle que prend chaque espèce sous Finfluence de Tacide sulfurique concentré, d'après les observations de M. Heydenreich, L-oléomètre à froid a été gradué à + ïh^^- ; les essais doivent donc être faits à la même température, pour éviter les corrections» car la densité des huiles varie avec la température. Aussi, Lefebvre a-t-il dressé des tables qui donnent les poids des différentes huiles à Thectolitre pour des températures comprises entre+SO^c- et — 6<»c. Lorsqu'on opère avec l'oléomètre à une température supérieure à + 15oc. , la différence dans la densité est de 0,001 en plus ou en moins pour 1^* ,5 au-dessous ou au-dessus de -t-15*««, et, par conséquent, de 0,002 pour 3o«. Ainsi à -t- 18o«-, il faut augmenter de 2 millièmes la densité trouvée, et diminuer de 2 millièmes la densité trouvée à 4- 12»«.
Voici le tableau de la densité des huiles que Lefebvre a déterminée au moyen de roléomètre(^).
(t) Ces densités 9*appUqueDi à des huiles récemmept obtenue»! et
HUJI.EB FIXES OU GftAêSiS,
Huile du corps du caclialot. . . .
— de suit' ou oléine
•— de colia d*i«|ver
» de navelte d'Iiivcr
— de navette d^été
-^ do pieds de l)(euf . »
— de colza d'été
— d'arachide
— d*olive
— d'amandes douces
— - de faine
— de ravisoD
— de sésame
— de baleine filtrée
— d'œillelte (')
— decbënevis
— de foie de morue .......
— de foie de raie
•^ de caméline
— de colou
— delln