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Il est à remarquer que beaucoup de mélanges d'huile ne peuvent durer que pendant très-peu de jours, lorsque ces liqtrides sont laissés en repos. Lefebvre a reconnu que les huiles les plus lourdes ne tardent pas à se déposer presque complètement. Ainsi, un mélange d'acide oléique avec toute autre huile de graines ne subsisté pas deux jours, parce que Thuile pesante va occuper le fond du vase, et Thuile légère reste à la partie supérieure (*).
que Lefebvre a extraites lui-même, aGn de les avoir dans un grand état de pureté. Il faut observer que, lorsque les huiles vieillissent, leur den» slté augmente toujours sensiblement ; Taugmenlatioa ne porte toutefois que sur les deux dernières décimales.
(*) Une fraude, qui parait se pratiquer quelquefois sur les huiles d'œilletlc, consiste à les vendre à Thectolitre dans des tonneaux de petite jauge, à fond de bots épais, et qui au lieu de dépoter 92 kil. ne dépotent que 82 à 90 kil. Cette tromperie démontre une fols de plus Tavanlage qu*on retirerait de remploi de barils eslaoïpinés et jaugeant un volume connu en litres. (V. art. Boutjiillbs, la note au bas do la page 148.)
(*) Cette séparation explique la différence que Ton remarque dans des huiles destinées à Téclairage et qui sont prises dans le même baril ; en effot, les unes brûlent Moo, les autres brûlent .mal.
HU^J6S IIXUS PU OBA^a^, 481
UltérieuiMMA^ M. Beàrens^ pharmacien à Sainte-CroU (canton de Vaud), a proposé un procédé assez sensible pour reconnaître la falsification des diverses huiles au ni^oyen de YAtàle de 8é$ame (^).
L'essai se pratique en mettant en contact 10 gr. de Thuile à essayer avec 10 gr. d'un mélange» k poids égal» d'acide sulûirique et d'acide nitrique du commerce; on observe d tmâtant la coloration produite, car, au bout d*une minute ou deux» le mélange brunit, puis devient tout à fait noir.
Voici les colorations qui se manifestent par le contact des huiles et du réactif :
Huile de sésame, coloration, vert-pré foncé.
— d'olive, id. jaune clair.
— de lin, id. i*ouge brun.
— d'amandes, td. rose Oeurs de pécber.
— de ricin, td. peu changée.
— de colza, td. * brun rou^eAtre.
— d^œiilette, td. rouge bnque.
A Faide de ce réactif on reconnaît 25 '/p, et même, d'après MM. Guibourt èi Réveil j 10 Vo d'huile de sésame dans Thuile d'olive.
Tout récemment, M. Colvert est parvenu à distinguer les unes des autre les huiles les plus usitées , en se servant d^a-' cides étendus et de lessives alcalines diluées. Les caractères distinctifs sont donnée par les différences de coloration et de fluidité; quelques-uns sont assez tranchés pour permettre de découvrir 10 "/o et même 1 ®/o d'huile étrangère à celle que Ton soumet à Tessai. Les réactifs employés sont les acidea sulfurique et nitrique, à différentes densités ; la soude caustique, d'une densité 4,340; Facide phosphorique sirupeux; Tacide nitrique et la soude ; Feau régale et la soude, par ap^ plication successive. Ce dernier réactif paraît donner les résultats les plus nets.
Les réactions que M. Calvert a observées de cette manière, avec un certain nombre d'huiles, sont consignées dans le tableau suivant :
(1) La falsiflcaiion des huiles d'olive, d*amandes , de ricin, par Thnlle de sésame, peut se faire avec profit, à Marseille surtout, où Thulle de lésame arriTe d*Égyptc, exonérée de droits; hors de Paris, on pourrait aussi l^lsifler Thuile d'œiUelte ; mais à Paris, tous droits payés, ces deux huiles reviennent à peu près au même pris.
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HUILE d'amandes DOUCES. 493
Pour montrer Tus^e qu'on peut faire de ce tableau, supposons un échantillon d'huile de colza altérée par une autre huile : on emploie d'abord la liqueur alcaline qui, donnant une masse blanche, prouve l'absence des huiles de poisson, ainsi que des huiles de Un et de chènevis; l'échantillon en question ne donnant aucune réaction nette avec les trois acides sulfurique et nitrique, on élimine les huiles d' œillette et de sésame, qui auraient rougi; il ne reste donc plus à rechercher que les huiles de pieds de bœuf, de saindoux, d'arachide, d'olive et de ricin. Pour découvrir laquelle de ces huiles est mélangée avec Fhuile suspecte, on en agite une partie d'abord avec l'acide nitrique (densité = 1,330), puis avec la soude caustique. Ces deux actions réunies excluent les huiles de pieds de bœuf, d'arachide et de ricin, Téchantillon ne donnant pas, dans ce cas, une masse fluide demi-saponifiée. En appliquant l'acide phosphorique sirupeux, on n'obtient pas de coloration verte ; l'huile d'olive se trouve éliminée. Quant à l'huile de saindoux, on reconnaît sa présence en ajoutant de la soude caustique à l'huile préalablement traitée par Teau régale ; l'huile de colza seule fournit une masse jaunâtre demi-saponiiiée , tandis que l'huile de saindoux donne une maBse rose fluide (C. Calvert).
En faisant concourir simultanément les divers moyens de distinguer les huiles que nous venons de mentionner ^ on peut déceler tous les mélanges, et caractériser chaque espèce d'huile en particulier.
Cette huile s'extrait, par expression, des amandes doucèâ mondées et des amandes amères (amygdaius commtinis) non mondées. Elle est très-fluide, d'un blanc verdâtre, inodore, d'une saveur douce, agréable. Elle se congèle entre — 10 et — 12o«-, et donne, d'après M. Braconnot, 0,24 de stéarine^ fusible à 6% et 0,76 d'oléine.
L^uile d'amandes douces, surtout celle qui provient des amandes douces mondées, rancit aisément et augmente alors de densité. L'huile d'amandes de bonne qualité ne doit avoir ni odeur rance, ni odeur prussique ; cette demière^se déve-
494 niniK d'aicandes douces.
loppe, sous ritifluence de l'humidité, dïins llitKte grasse ex- Iraite des amandes amères, qui contient alors de l'huile essentielle.
Elle est facilement soluble dans l'éther ; Palcool n en prend que 1/24 de ^oti poids.
Usages. — Lliuile d'amandes douces est employée en médecine pour Pusage interne, comme adoucissant dans certaines maladies inflammatoires du canal intestinal. Elle fait partie d'émulsions, de potions huileuses, du savon médicinal, du Uniment volatil ou savon ammoniacal, etc. On remploie aussi en parftimerie.
Falsifications. — On trouve l'huile d'amandes douces falsifiée avec l'Atiî'fe (f œillette {*). Cette fraude se reconnafl à la saveur particulière assez prononcée, laissant à la gorge un sentiment d'âcreté, que cette demîère communique à rhuiîe d'amandes; en outre, un pareil mélange, fortement agité dans une fiole, donne lieu à des bulles d'air qui se fixent aux parois du vase, les unes à côté des autres, en formant ce qu'on appelle le chapelet y phénomène qui ne se maïiifeste pas avec Phuile pure d'amandes. De plus, Thiifle d^teiltette se fige entre 4 et 6«. L'acide hyponitrique adidifte l'huile d'amandes falsifiée, au bout d'un temps foeauoo^ •plus long que l'htâle pure.
3 Jp- d'acide hyponitrique préparé (F. art. Huiles) ftiêlées "par agitation avec 100 p. d'huile d'amandes la solidifient en moins de 3 heures (2 heures 55 minutes) lorsqu^lle est pure. 1/20 d'huile d'oeillette retarde cette solidification de 10 minutes; 1/10 la retarde ^e 67 minutes'; 1/^ de 6 heures 12 minutes; enfin, moitié d'huile d'œillette, de 10 heures 40 minutes (Fauré).
L'ammoniaque mêlée avec '9 p. d'huile d'amandes forme tme pâte molle, très-unie, et homogène si l'huile est pure ; ^rumeUe, au contraire, si elle contient plus de 1/5 d'huîle 'd'œillette.
Le chlorure de chaux peut aussi serviir à déceler cette fraude. Si 1 p. de chlorure de chaux et 1 p. d'eau sont mêlées
0) EHè en eonlicnt quelquefois plus de la moitié de son poids (Leray^
HUrLR DE ttStLAÙONE. 495
et agîtécff avec 9 p. d'huite d'amandes piire^, celle-ci se sépare en i couches : Tune dTmile claire et blanchie par le chlorure; l'autre est un mélange opaque de chlorure et d'huile. L'huile d'amandes contenant seulement 1/8 d'huile d'oeillette^ et soumise au minm \sgâjà&menàf dmam «i savon qui reste attaché aux parois du vase dans lequel se fait l'expérience {LtpowM).
La falsification de l'huile d^amandes douces par V\aSk d'œiilette se reconnaît é^aiement à Faide de Télaiomètré êè M. Goiltfg {V, BuiLE B^OLiVEs). L'httik d'amandes (loneëê récente marque «ntre 36* et SS^fS à réki'omètre, à la température de lî^^-,5 ou de 10° Réaumur. Si Fhuile était anicitenne, rance^ dte^marcpierait au-dessoiris de 38<».
Le tableau suivant indique les degrés marqués à Télaiiomè^ tte, à diverses températures, par l'huile d'am^ffldes douces pure ou mélangée d'huile d*œillette; sachant que l'hOrie d'amande» douces , comme rhuilê d'œillette , se difaite de 3oc-^6 po«r chaque degré de l'échelle centigrade'.
samaas
Huile d*amandes douces pures
Huile d'amandes douces, contenant 25 % en poids d'huile d'œitleue
Biiile d'amaudfis douces, con tenant 50% ^ en poids d'huile d*ŒiIIette