LAQUE CARMINÉE
rinjobinj nitre) plus ou moins analogues à ceux du lait, du vinaigre pour l'aciduler, et du sirop de nerprun pour la colorer.
Cette solution se reconnaît facilement en ce qu'elle n'est nullement troublée par Tinfusion de noix de galle. Le résidu de son éyaporation dégage, par la chaleur, des vapeurs acides et une odeur de caramel différente de celle que présente le Téritable petit-lait dans les mêmes circonstances.
SouYent aussi, ce résidu disparaît en entier par l'incinération^ parce qu'on n'a fait entrer en dissolution que du sucre de lait.
Par une économie mal entendue, on a préparé le petit-lait avec Vacide sulfurique. Un pareil sérum donne, avec le chlorure de baryum, un précipité blanc abondant, insoluble dans l'acide nitrique.
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La laque carminée ou laque de cochenille résulte de la combinaison d'une partie de la matière animale et du principe colorant de la cochenille avec l'alumine.
Usages. — Elle est employée en peinture.
Falsifications. — On a mélangé certaines variétés de laque carminée avec des laques de bois colorants.
Les acides concentrés convertissent la majeure partie de la laque carminée en une matière rouge poisseuse. Les laques de bois rouges ne présentent rien de semblable.
Les laques carminées et de bois colorants délayées dans iine petite quantité d'eau distillée bouillante donnent des liqueurs d'un rouge vif, que le perchlorure de fer fait virer au rouge brun sale.
Si Ton fait bouillir ces laques avec quelques cristaux d'acide oxalique, les premières reprennent leur couleur rouge primitive, tandis que les secondes passent au jaune foncé.
Si Ton a affaire à un mélange de ces deux espèces de laques, la solution, après le traitement par Tacide oxalique, prend une teinte rouge verdàtre d'autant moins vive que les
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laques de boi9 ^olQrwtts existaient en pj]^ grande qmuttité. (y. Ififort.)
La laque de garance est une combinaison de la matière colorante de la garance avec Talumine ; elle se trouve dans le commerce à Tétat rose, rouge, brun.
Sous le nom de laque de Srayme^ on rend des produits remarquables parleur éclat, leur transparence, leur solidité; il y en a des roses, des rouges, des pourpres, des brunes^ des jaunes et toutes les nuances intermédiaires.
Les plus belles laques nous vienneot de Tltalie.
Usages. — Les laques dç garance s'emploient à Teau et à rhuile, principalement pour la peinture en miniature et pour la fabrication des crayons de pastel.
Falsifications. — Les laques de gijLrance sont quelquefois falsifiées avec la laque du bois de Brésil, ou bien rehaussées avec du carmin et de la laque carminée.
Pour déceler ces mélanges, on porphyrise à sec une certaine qvcu^titédelaquç, on en jette une pincée dans un demiverre d'eau claire et chaude ; si elle est falsifiée avec une laque de Brésil, Teau reste teinte de la couleur de cette laque. Si la laque est jnélangée de carmin et de laque carminée, on jette une pincée de la laque suspecte dans uu peu d'ammQpiaque liquide ou de potasse caustique; le principe colorant de la cochepille j'este en dissolution dans ces alcalis (Watin).
n y a deux sortes de laudanum :
Le Laudanum de Sydenham ou vin d'opium compote^ vin d'opium aromatique, préparé avec Topium de Smyme, le safran, la cannelle, le girofle et le vin de Malaga;
Le laudofmm de fiousseau 01^ vin d opium par fermentation, préparé avec l'opium de Smyrne, le miel blanc, Teau tiède et la levure de t>ière fraîche.
P*â(vès M. Guibo¥rt^ le laudanum de Sydeuham doit peser 106O et marquer de 8^ à 9® ii Taréomètre de Baume ; U doit être assez foncé en coule);ur, avoir une odeur safranée^une saveur très-amère, et fournir par Tammoniaque un abondant précipité de morphinte. Il colojre la peau 'en jaune ; exposé à la liunière, il se décolore laveç le temps, sans cependant perdre beaucoup de ses propriétés médicamenteuses. 1 gramme de ce laudanum représente 02>',10 d'opium brut ou Of^r.OB d'extrail d'ofiiÎHim. 12 gouttes doivent ^ei^fermer les principes de Dr ,05 d'opium*
Le laudanum de Rous^c^oi pèse de 1046 à 1052 et marque de 6^|)i 7* à raréomètre de Q^umé. Il doit être brun foncé et peu viapeu^y avpjr u|ie odeur vireuse d'opiuo), et fournir avec raou]»pm44|v« ym magma b^ychAtre, soluUe d'abord par l'agitation, puis reparaissant par une addition d eau. 1 gramme de ce laudanum représente 0'^14 d'extrait d'opium.
n paraîtrait, d'après les recherches de M. Bihoty que le laudanum d^ Sydenham, en vieillissant, laisse déposer, outre la matière colorante du safran (polyehroïte), la majeure par- 4e d^ la narcotine qu'il C(mtient.
UsAG£S. — Le laudanum est un médicament souvent employé en médecine.
Falsifications. — On trouve souvent des laudanums mai préparés (^); par exemple, des laudanums de Sydenham, marquant de 2® à 3^ au lieu do S^ à 9^, à raréomètre de Baume, ce qui indique que le médicament n'est pas préparé avec du vin de Hàlaga ('), et qu'il ne renferme pas les proportions
0) Le laïKidnum e^ un m^icament dont \e9> propriétés varient beauc^p, parce que Topiuin en^i loyé à sa préparation est loin d'avoir loujoars U menue richesse en morphine, ei parce qu'on ne se sert pas de U même qualité de vin comnne véhicule.
A Londres, la Commission sanitaire a fait acheter du laudanum [tein- Jure alcoolique d'opium) chez vingt et un droj^uistes des plus renomnés, el pas un Mti/ échantillon n'a présenié réunies toutes les condiiM>ns ^'Mne prêparatioj» co^oforme au Codex anglais.
(^) L^ yiu.de îlal^ga^ qui serid*eicipieiu au lavuJanumde Syd^Juham, aune densité de l,02i à l,OiO et marque de i^à 50 à raréomèlre de Baume; Topium et le safran augmentent sa dcnsiic [Guibourt],
En 1852, M X..., qui avait préparé, en province, du laudanum en sQbsiiiuaDt au vin de Malaga une autre espèce de vin^ a été çoodamné