‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 4)Chapitre 9 sur 190 · LAQUE CARMINÉE · texte numérisé non relu

LAQUE CARMINÉE

rin^alun^nitre) plus ou moins analogues à ceux du lait, du vinaigre pour Faciduler, et du sirop de nerprun pour la colorer.

Cette solution se reconnaît facilement en ce qu'elle n'est nullement troublée par Tinfusion de noix de galle. Le résidu de son évaporation dégage, par la chaleur, des vapeurs acides et une odeur de caramel différente de celle que présente le véritable petit-lait dans les mêmes circonstances.

Souvent aussi, ce résidu disparaît en entier par Fincinération, parce qu'on n'a fait entrer en dissolution que du sucre de lait.

Par une économie mal entendue, on a préparé le petit-lait avec Vacide sulfurique. Un pareil sérum donne, avec le chlorure de baryum, un précipité blanc abondant, insoluble dans Tacide nitrique.

XiAfUB OAHMIMàll.

La laque carminée ou laque de cochenille résulte de la combinaison d'une partie do la matière animale et du principe colorant de la cochenille avec l'alumine.

Usages. — Elle est employée en peinture.

Falsifications. — On a mélangé certaines variétés de laque carminée avec des laques de bois colorants.

Les acides concentrés convertissent la majeure partie de la l^que carminée en une matière rouge poisseuse. Les laques de bois rouges ne présentent rien de semblable.

Les laques carminées et de bois colorants délayées dans une petite quantité d'eau distillée bouillante donnent des liqueurs d'un rouge vif, que le perchlorure de fer fait virer îu rouge brun sale.

Si Ton fait bouillir ces laques avec quelques cristaux d'acide oxahque, les premières reprennent leur couleur rouge primitive, tandis que les secondes passent au jaune foncé.

Si Ton a affaire à un mélange de ces doux espèces de laques, la solution, après le traitement par Tacide oxalique, prcud une teinte rouge verdàtre d'autaut moins vive que les

Le petit-lait des pharmacies est obtenu par la coagulation à chaud, soit à Taide du vinaigre, do l'acide acétique ou de la présure; soit, d'après le codex, à Taide d'une solution étendue d'acide tartrique (eau 8, acide 1), puis on le clarifle au blanc d'œuf ; il marque moyennement 26 au lactodensimètre, c'est-à-dire qu'il a une densité de 1026.

Le petit-lait des pharmacies a une couleur légèrement ambrée, une saveur butyreuse, une odeur fade; sa fluidité est moindre que celle de l'eau ; il marque 5® au pèse-sirop. Agité dans un flacon, il se perle et reste mousseux pendant longtemps; abandonné à lui-même, il s'aigrit^ se trouble et contracte une odeur de fromage. Evaporé au bain-maric, il laisse un résidu jaune, glutineux, soluble dans l'eau, faisant effervescence avec les acides, et qui, projeté sur des charbons ardents, répand l'odeur du lait brûlé^ en même temps que beaucoup de fumée.

Le petit-lait clarifié n'éprouve aucun changement au contact des acides sulfurique, chlor hydrique, acétique. L'eau de chaux, la potasse caustique, l'ammoniaque, le nitrate d'argent, lui donnent un aspect laiteux ; l'infusion de noix de galle le trouble, puis le précipite. Le nitrate acide de mercure y forme im abondant précipité.

Usages. — Le petit-lait est employé dans l'économie domestique et dans les arts. En médecine, il est ordonné, comme boisson, dans les cas d'irritation, de fièvre bilieuse ou inflammatoire (•).

Altérations. — Quelques personnes ont reconnu que les vases servant à la préparation du petit-lait pouvaient influer sur sa pureté. Ainsi, on a observé du petit-lait qui contenait des sels de cuivre , provenant de Taction de ce liquide sur des vases de cuivre ou de plaqué défectueux. Le cyanure jaune, une lame de fer décapée, etc., feraient reconnaître cette altération.

Falsifications. — Sous le nom Aq petit-lait factice on ortificielj on a quelquefois substitué au petit-lait une solution dans laquelle entraient du sucre de lait^ quelques sels [sel ma-

(*) Quelques iiK'nlecinsordonneiil le pclit-laît préparé avec Valun, Gî liquide donne avec rammonlaque un précipité d^alumine, cl avec le chlorure de baryum un précipité blanc, insoluble dans Tacide nitrique.

Page 1