‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 4)Chapitre 112 sur 190 · XV · texte numérisé non relu

XV

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SUtrATB DE SOUDB. 499

ineDd le nom de $ei de Glauber, et ^obtient, au contraire, pamne crÎHialliaation lente.

UflAon. «^ Le sulfate de sonde préparé en grand, ^it dans l^s fimra, soit dans, les cylindres, est employé dans la fabri*- C^tion de la gobeleterie, des verres à vitres ou à bouteilles ; èk la préparation des sels de Glauber et d'Ëpsom; au chaulage des grains ; pour décomposer les eaux salées et les eauxmères des salpétreries; pour préparer les monosulfures de sodium. Le principal emploi du sulfate de soude consiste dans Ifli fabrication de la soude artificielle. En médecine» on remploie comme purgatif.

ALTàuTioNS. — Le sulfate de soude peut contenir accici^tellement, suivant son mode de préparation, du /er, du ^^ivrtf du plomb^ du chhrure de sodium^ du tulfate de chaux ^ du iulfaie de ma^néiie^ des seU ammfmincauXy du sulfate de ^'^etnganèse.

La solution de sulfate de soude , altérée par la présence du ^^^t se colore en noir^ lorsqu^on y verse une infusion de noix d^ galle. Elle prend une couleur bleue par Tammoniaque, lorsqu'elle contient du cuivre ; elle noircit par Thydrogène ^Uuré ou tin sulfure alcalin, lorsqu'elle renferme un com- P<^ plombique*

Le sulfate de soude qui contient du chlorure de sodium dé- ^pite lorsqu'on le projette sur des charbons ardents. Chauffé •>^un peu d'acide sulfurique, il dégage de Tacide chlorhy- ^^lue^ qui produit d'épaisses fumées blanches^ au contact ^*^il tube de verre imprégné d'ammoniaquoi

Le sulfate de chaux est décelé par l'oxalato d'ammoniaque ^^ le carbonate de soude.

Le sulfate de magnésie se reconnaît en ajoutant quelques ^^Ultes d'ammoniaque ; il se forme un précipité blanc de ma- »>éwe.

On constate la présence des sels ammoniacaux, en broyant ^ •©! suspect avec un peu de potasse ou de chaux vive ; il se ^^age du sel ammoniac, reconnaissable à son odeur et aux ^^ées blanches qu'il produit au contact d'une baguette de ^^^re, imprégnée d'acide nitrique ou acétique.

^ sulfate de protoxyde de manganèse, que le sulfate ^ soude renferme quelquefois lorsqu'il provient du résidu

500 SULFATR DR ZINC.

de la préparation du chlore, est décelé en versant dans la solotion de ce sel une petite quantité d'eau chlorée ou de chlorure de chaux, et en faisant bouillir ; le sulfate de protozyde passe à Tétat de sulfate de peroxyde, et colore fcKrtement la liqueur*

SUXtVATB DB SXMO.

Le sulfate de zinc, connu dans le commerce sous les minations de couperose blanche^ vitriol de xinc^ viiriolde lar, vitriol blanc , protostUfate de zinc, sulfate linéique^ incolore, transparent , d'une saveur acre et fortement tique, rougissant le papier bleu de tournesol, et cristallisaks^j^ en prismes à quatre pans, terminés par des pyramides à qaa.Cr^ faces. Les cristaux renferment 36 Vo»^^ d'eau ; ils s\ sent à Tair ; par la chaleur ils éprouvant la fusion perdent leur eau de cristallisation sans exhaler d'odeur, ^t se dessèchent en une masse blanche ; ils se décomposent àocx.^ haute température. L'eau en dissout les 4/10 de son poîd^s. La solution précipite en blanc le nitrate de baryte. EUeprc^duit avec le cyanure jaune un précipité blanc ; avec le nure rouge, un précipité jaune-orange; avec la potasse Tammoniaque, des précipités blancs floconneux, solabii dans un excès de ces alcalis ; avec Thydrosulfate A'i niaque, un précipité blanc. Enfin, l'infusion de noix de gaLJ^^ ne détermine aucune coloration ni changement dans cet solution, si le sel est pur (^).

Usages. — Le sulfate de zinc est quelquefois employé médecine comme vomitif. On en fait usage à l'extérieur codoiv^ ^ astringent, en dissolution, comme collyre, ou eu injectiom^ dans la gonorrhée, etc. On s'en sert aussi dans la pratique ^^

{}) Le sulfate de cadmium est un sel beaucoup plus rare et betveo^ plus cbcr que le sulfate de zinc; ou pourrait le confondre aa preflûtf abord avec ce dernier. Quelques gouttes de sulfbydrate d*amiiiODiaq«ei versées dans une solution aqueuse de chacun de ces sels, donnent liei à un précipité jaune orangé, insoluble dans un excès de réactif, lonqu*on agit sur du sulfate de cadmium, et à un précipité blanc, aolaUe dans un excès de réactif, si on a affaire à du sulfate de aine.

SOLPURE D* ANTIMOINE. 501

l'art des embamnements; dans la désinfection des matièros

fécales.

Altérations. — Le sulfate de zinc du commerce renferme presque toujours du ndfaie de fer y et plus rarement du su/faie de euwre (^). La présence de ce dernier métal se reconnaît au précipité bleuâtre que la solution aqueuse du sulfate donne avec le cyanure jaune de fer et de potassium. L'infusion de noix de galle fait nattre dans la môme solution une teinte plus ou moins foncée. Enfin, la môme solution de sulfate de zinc ferrugineux portée à Tébullition^ additionnée d'acide nitrique, puis traitée par Tammoniaque jusqu à dissolution du précipité d'oxyde de zinc, donne un dépôt jaunâtre de peroxyde de fer.* Dans le cas où le sulfate examiné renfermerait du cuirre, la liqueur deviendrait bleue.

Pour purifier le sulfate de zinc, on le chauffe au rouge dans ^ui creuset; on le dissout, et on le laisse cristalliser. Pendant 1g traitement par Teau, tout le fer se précipite à l'état d'oxyde ; oiK décante ou on filtre la liqueur avant de lalfairo cristalliser. On peut aussi faire dissoudre lé sulfate de zinc dans une Petite quantité d'eau, porter à l'ébullition, ajouter un peu ^*^cide nitrique, et continuer à faire bouillir pendant dix mi- '^^tes, pour s'assurer que le fer est tout entier peroxyde. On ^nd la liqueur avec de l'eau distillée, on la laisse refroidir, ^^ On la traite à froid par un excès de carbonate de chaux ^ poudre. Après vingt-quatre heures de contact, on filtre, on ^^poro, et Ton retire le sulfate de zinc par des cristallisations ^^^^ksessives. Le peu de nitrate de chaux qui s'est formé reste ^Hs les eaux-mères.

SUUPURB D'AlfTZMOZMBi

Le sulfure d'antimoine, qui porte aussi les noms de itroto-

ndfure d'antimoiney de sulfide aniimonieux , d'antimoine sul-

fitréj de sulfure andmonique , d'antimoine cru , stibine (Bcu-

dant) y se trouve dans la nature en très-grandes quantités

(*) Ces fculfales étrangers provienuent de l'impureté du sulfure de zinc f fiiployé à la Tabrication de la couperosn blanche.

502 SULFURB D'AMTINOIMH.

et en masses compactes formées de longues aiguilles prismatiques. Ce sulfure est d'un gris bleuâtre métallique, moins brillant que Tantimoine et plus fusible ; sa densité est de4,13 k 4,58. Chauffé au contact de Tair, il s'y transforme en acide sulfureux et en oxyde d'antimoine. Réduit en poudre et traité par Tacide chlorhydrique , il fournit de l'acide suif hydrique.

Le sulfure d'antimoine a d'abord été tiré de l'Inde par les ^ Anglais; il en existe à Sahlerg (en Suède), à Andreasber^^ (au Hartz), à Aiiemont(Isère), à Pontgibaut (Allier). Kou:^^ avons aussi constaté Texistonce de ce sulfure dans diveis^^ localités du Puy-de-Dôme.

Usages. — Le sulfure d^antimoine est employé pour ob^^^ nir l'antimoine métallique. On s'en sert en médecine dans ï^ maladies de la peau et les maladies serofuleuses. On le dw^^e en poudre comme sudoriûque ; on en fait des noiie^f, qa'on trempe dans des décoctions sudorifiques ; il entre dans des tablettes (tablettes antimoniaits de'Kuncket)^ dans un collyre ; il fait partie de la poudre de James. Les Hahométans remploient comme cosmétique.

Altérations. — Le sulfure d'antimoine qui ne peut être privé de sa gangue retient des impuretés ; on peut s'en déitarrasscr par la fusion ; le sulfure qui est beaucoup plus fuiibl^ que la gangue s'en sépare avec facilité.

Le sulfure d'antimoine contient le plus souvent du êulfur'^ d'arsenic, comme la démontré SéruUat (*) ; traité par l'ei«^* à l'aide de la chaleur, il fournit un liquide qui> essayé Axf^ l'appareil de Marsh, donne des taches arsenicales. Ce méflr^^' liquide forme avec rhydrogèiie sulfuré un précipité jaune cS sulfure d'arsenic. Le sulfure d'antimoine arsenical cède ^ mélalloïde à Tammoniaquo caustique ; la liqueur filtrée, ac5 (litionnée d'un excès d'acide chlorhydrique, ou évaporé^ laisse précipiter du sulfure d'arsenic sous forme de dép^ jaune compacte, ou sous celle de flocons blanchâtres et len à se séparer, suivant la proportion d'arsenic.

Le sulfure d'antimoine contient assez souvent du sulfure

('; La pirseuco do rarscnir dans le sulfure d'autimoino n'ebl pas: danger, parliculiùreuienl quand il esl employé à IVtat naturel^oM d;ni> In lisnni* de friiz, i;lc.

SULFURB D'ANTIMOINE. 503

fir. On décèle la présence du fer en traitant le sulfure divisé parracidechlorhydrique, filtrant la solution, faisant évaporer pourchasser roicte d'acide, reprenant par Teau, puis essayant la liquida par le ferrocyanure de potassium, qui donne lieu à du Mnicfe Prune f si le sulfure d'antimoine contenait du fer. ^bermoffer dit qu'on a donné quelquefois du sulfure de piomi au lieu de sulfure d'antimoine. L'examen de la texture lu sulfure de plomb, qui est lamelleuse, doit faire reconnaître avec facilité cette substitution. On peut cependant pousser plias loin l'examen, en traitant à chaud une partie du sulfure réduit en poudre par parties égales d'acide nitrique et d'acide cblorhydrique concentrés^ jusqu'à ce que la matière soit dissoute ou convertie en une masse blanche; on traite alors le résidu par Teau , et on verse du sulfhydrate d'ammoniaque ifui donne une coloration en noir, si Ton a affaire à du sulfure de plomb, et une coloration jaune rouge&tre, si Ton a affaire à. un sulfure d'antimoine pur. Le liquide est aussi examiné p<ir le même réactif.

le sulfure d'antimoine peut être mêlé à^ peroxyde de rnan- 9<kvme {}) : pour s'en assurer, on examine d'abord les frag- ■lents, et s'il s'en présente qui aient l'aspect de l'oxyde de Ki^Dgantee, quelques gouttes d'acide chlorhydrique versées sur l'échantillon suspect donnent lieu à un dégagement d'hydrogène sulfuré, si l'on agit sur du sulfure d'antimoine , et à du chlore, quand on a affaire à du peroxyde de manganèse. Le dégagement de chlore est rendu manifeste parles vapeurs Uanches qu'il forme au contact d'une baguette de verre imporégnée d'ammoniaque. Projeté sur des charbons ardents, ^'oxyde de manganèse ne se décompose pas avec production d'acide sulfureux, comme le sulfure d'antimoine. Si l'on veut s*aanurer que le sulfure d'antimoine est mêlé de manganèse , ^^ peut prendre une petite quantité du minéral pulvérisé, le 'odlar avec du nitrate de potasse en poudre ; si le sulfure

(') Ces deux subsitnces réduites en poudre sont susceptibles d*èlre

^afomJues lu premier abord, et par suite de cuuser de:* accidenls;

^^ «àin^i que^ pour préparer de Toxygèue par le cbiorate de i>otasse

^'^ Ue peroxyde de maDganèse, un élève en pharmacie remplaça par

''^Ur cederoier par du sulfure d'antimoine, qui forme, comme on sait,

"^ *^élftBge détonant avec le chloraie.

504 SULFUKES D ARSENIC.

contient du manganèse , il y aura dans ce cas formation de caméléon minéral.

Pour reconnaître la présence de Farsenic, Sckaub indiquait de traiter la poudre minérale par le nitrate de potasse à Taide de la chaleur, de reprendre le résidu par Teau pure, et de rechercher.rarsenic dans Peau de lavage. Le professeur Grindel conseillait un procédé analogue, qui consiste à se servir d^ammoniure de cuivre : on obtient ainsi le vert de Schéele.

M. Thourey a fait connaître, par la voie des journaux, qu'on lui avait livré, en 1831, du sulfure d'antimoine contenant des fragments de schiste ardoisé.

En résumé , les pharmaciens doivent acheter le sulfure d'antimoine en morceaux, et non en poudre.

8UX.FURB D'AMTZmOZMB BHrORATB. — V.

SUIiFUaBB D'ARSBmO.

Los sulfures d'arsenic se trouvent, dans le commerce, soi deux états, les sulfures natifs et les sulfures artificiels, A notr connaissance, ces sulfures n'ont pas été sophistiqués, nous attachons une grande importance à faire comprendra aux pharmaciens, nos confrères, toute la différence qui exista entre les sulfures naturels et les sulfures artificiels. Les un ne contiennent que de très-petites quantités d'acide arsénieux les autres en renferment de plus grandes quantités, et enfin d'autres peuvent être considérés comme de Parsenic, plo-^ci-iis une petite quantité de sulfure d'arsenic.

Le SULFURE JAUNE NATIF OU or/nn, orpiment^ se trouve ua- -^^' turcUemeut en Souabe, en Bohême, en Hongrie, en Transyl-^ ^^ vanie, en Syrie, dans la Valachie et dans une grande parti» -S -»< de rOrient, eu Chine, en Perse, au Pérou. Il est en concréi^^'^ tiens et en lames de grandeur variable. Quelquefois, il e^^-^s^' mêlé de réalgar. L'orpin est d'un jaune citron, quelquefoS" -^^ très-vif, très-éclatant; lorsqu'il est d'une texture lamelleus^» g^g> les lames sont fendues, flexibles, translucides,^ offrant desr^-"3r0flets d*un jaune doré ; elles prennent la couleur orange so^-^»itf

SULFURES D'arsenic. 505

l'influence de la chaleur. Sa densité est de 3,6. Il est insolu-

l)le dans Peau, l'alcool^ Téther et les huiles. La plupart des

acides sont sans action sur lui ; cependant Tacide nitrique et

l^eau régale le décomposent. Il est fusible, volatil^ sans dé-

oomposition lorsqu'on le chauffe en vase clos ; mais, en vase

ouvert, il se détruit en acides sulfureux et arsénieux. Par le

frottement, il acquiert l'électricité résineuse. Ce sulfure est

l^arsenkdes Grecs et des Arabes. D'après LaugiereiUClaprothy

il est formé de : soufre, 38,14; arsenic, 61,86.

XJsAGES. — Ce sulfure est employé dans Tusage médical ; il entre dans le baume vert de Metz, dans le collyre de Lanfranc, la poudre fébrifuge de Hecker. Il a été employé, sous le nom de fleuré ou rubine diaphorétique d orpiment^ contre la ^ale, la syphilis. On en fait usage en peinture ; mélangé au bleu de Prusse, il fournit une couleur verte assez belle.

JLe SULFURE d'arsenic jaune artificiel^ oxyde d arsenic

^uifuré jaune, arsenic jaune y faux orpiment , se prépare en

Allemagne par la voie sèche (^). Il est en masses jaunes, opa-

ques^ ayant Téclat vitreux de l'acide arsénieux ; il offre des

<^vi.ches superposées et parallèles, alternativement d'un jaune

orange et d'un jaune serin, tirant sur le rouge; on y trouve

quelquefois des filets d'un brun noirâtre, près de la surface

^^s morceaux, suivant la superposition des couches. D'après

*®s expériences de M. Guibowt, ce produit est formé d'acide

^^^émeux, 94, et de sulfure d* arsenic, 6.

L'oxyde d'arsenic sulfuré jaune est, comme on le voit, un ^^iKiposé très-vénéneux, qui ne peut être assimilé au véritable ^^^ifure d'arsenic : on ne doit donc pas le confondre avec ce- *^-ci, et dans une préparation médicale, il faut savoir du pi»- ^*^i«n s'il a prescrit le sulfure naturel ou le sulfure artificiel.

IJSAGES. — Cette préparation est employée en teinture, ^^lée à la chaux, elle sert comme dépilatoire.

Xe SULFURE d'arsenic ROUGE fi ATiv , sandarach ouréalgar,

^w d'arsenic, est en cristaux transparents, d'un rouge écar-

^^« ou d'un rouge aurore plus ou moins foncé, ou bien il se

^^^nte en stalactites. Il existe en Chine, au Hartz, en Saxe,

^^ Bohôme, en Hongrie, dans la Transylvanie, aux environs

(*) II ne i»*eii iinporle pas moiii^i de 300 000 kiiogramiiics.

506 SULFURE OE POTASSB.

des volcans. Sa densité est 3,6. Il est insoluble dus rata, ralcool, Téther, et dans la plupart des acides, maisdécomposable par l'eau régale. Il se comporte à la chaleur tout k fait comme rorpiment. D'après Laugier et Kiaproihj il est formé de : soufre^ 30,41; arsenic, 69,59.

Usages. — Ce sulfure a été employé par Heeher contre les fièvres intermittentes ; les Chinois en confectionnent des vases où ils laissent séjourner des acides végétaux ; ils prennent ensuite ce breuvage comme évacuant; on a dit que c*était produit, nommé rubin arsenical, que JeanékGorrû employai^ comme sudorifique et contre les ulcères.

Le SULFUEE d'arsfnic rouge artificiel, ou ertfffiic roug faux réalgar, se prépare en Allemagne; il est en mofoeai volumineux, très-brillants à leur surface comme dans l intérieur ; sa cassure est conchoïde, d'un rouge violacé, tir..^^^. sur le brun, un pou transparent dans les parties aminde^^y^ n'offre point de couches superposées.

Ce sulfure contient 1 Vo,50 A' acide arsénieux^ qui lui à^MUi$ des propriétés et une action très-toxiques (Guidouri).

Les E phémérides des curieux de la nature relatent un eu d'empoisonnement [)ar ce sulfure, qui, d'après nos expériea. ces, paraît contenir, dans de certains cas, plus d'acide ifiénieux que M. Guiàourt n'en a trouvé.

SUIiFURBS DB MBaOURB. -. V. thmow m««ba&« QaâmM.

SULFimB BB POTASSB.

Ce sulfure, appelé aussi foie de soufre^ polysulfure de poiassium, doit ôtre préparé d'après la formule insérée au Codex, en prenant 100 parties de soufre sublimé et 200 partiet de carbonate de potasse, mêlant exactement ces deux substances, faisant fondre à une douce chaleur dans un po^ <^ terre cuite (connu sous le nom de camion) muni de son coU' vercle, et maintenant la température tout le temps qu'il y ^ tuméfaction. Lorsque le mélange commence à s'affaisser, on augmente la chaleur pour obtenir une fusion complète; alors on retire du feu et on laisse refroidir ; on brise le vase, et on

Ut

SULFUB£ DB POTA86K. 507

divise le soUbre, qui doit être conservé dans des vases de verre ou de grès, imperméables à Tair.

Le foie de soufre est en masse ou en plaques inodores ; il répand à l'air humide Todeur d*hydrogène sulfuré, et prend une couleur gris verdâtre ; sa saveur est acre et caustique. Sa solution aqueuse laisse précipiter du soufre, lorsqu'on y verse un acide puissant.

Usages. — Le sulfure de potasse est employé en médecine ; il entre dans des pommades, des savons; on s'en serl pour préparer des bains hydrosulfurés, des lotions, etc., etc.

Altérations et FalsificatioxXS. -- Le sulfure de potasse devrait être préparé par un pharmacien ; mais le plus souvent il n'en est pas ainsi : il est acheté dans le commerce^ et on en abaisse souvent le prix pour se faire une clientèle. Cet abaissement de prix n'a lieu qu'au détriment de la valeur mé* dicale du produit : aussi, pour préparer les sulfures à bas prix, emploie-t-on, dans quelques cas, des soufres impurs, des carbonates de potasse contenant une grande quantité de chlorures et de sulfates , etc.

Le sulfure de potasse expédié aux pharmaciens est quelquefois altéré. Préparé depuis longtemps, il a subi l'influence du contact de Tair; disposé dans des pots en terre perméables à Tair, il s'est altéré successivement. Nous avons vu une très-grande quantité de sulfure qui avait été livrée pour le service d'un hôpital militaire : il avait subi toutes les décompositions que peut subir ce sulfure, il était passé successivement à l'état d'hyposulfate, de sulfite, et enfm de sulfata mêlé de soufre. Cette préparation, au lieu de se présentât avec une couleur rouge brunâtre, analogue au foie des animaux (d'où lui vient son nom de foie de soufre), avait une couleur blanc-grisâtre. Nous avons vu de ce sulfure en morceaux qui, lorsqu'il était brisé, présentait dans son centre du sulfure non altéré, tandis que les parties extérieures avaient changé de nature et de couleur.

Pour reconnaître si le foie de soufre a été préparé avec des Produits purs ou impurs^ on en traite 1 p. par 2 p. d'eau ciistillée, et on agite : s'il est pur, il se dissout sans laisser de <tépdt sensible; si^ au contraire, il est impur, on obtient un clépAt qui est d'autant plus considérable, que les substances

508 SULFURK DE POTASSE.

étrangères sont en plus grande quantité. On peut

par le filtre la solution du précipité^ et déterminer la nafc.-»» ye

de ce dernier.

On a TU du sulfure de potasse préparé avec des additionnées de carbonate de chatix. Cette fraude peut être connue de la manière suivante : on traite 1 gramme de fure par Tacide chlorhydrique en quantité suffisante pour 1^ décomposer ; on fait chauffer, on filtre, et on précipite le Uquide par loxalate d'ammoniaque ; Poxalate de chaux prt **clpité fait connaître la quantité de carbonate de chaux ajou — ité. Il ne faut pas dans cette opération employer une trop gran^^de quantité d'acide, la quantité d'oxalate qu'il faudrait alors e^^mployer serait trop considérable.

Le sulfure de potasse préparé dans des vases de fer h ^ -^me couleur verdâtre particulière, due au sulfure de fer qui le salit {}). On peut reconnaître la présence de ce sulfure en t=2^j« tant par Teau, fillrant et traitant la matière insoluble p^ Facide chlorhydrique pur, faisant évaporer la dissolution E^»ai2f chasser l'excès d'acide, reprenant par Teau distillée, et -^aoumettant cette solution à l'action du ferro-cyanure de potas. sium.

Quelques auteurs disent qu'on prépare le sulfure de potasse avec la potasse du commerce, et que, vu les sels fue cette dernière contient, on augmente la quantité d'alcali. Ce(to manière de produire le sulfure de potasse destiné aux préparations pharmaceutiques est mauvaise : en effet, il est des potasses du commerce qui contiennent des quantités si différentes de sels étrangers au carbonate de potasse, qu'il faudrait d'abord examiner quelle est la proportion d'alcali qu'elles contiennent pour ajouter ensuite la dose convenable de sou- | '^i fre. Vauquelin a fait voir que les diverses potasses du coDttmerce contiennent des quantités très-variables de potasse réelle (V. art. Potasses).

Le sulfure de soude a quelquefois été substitué au sulfiff® de potasse. On peut différencier ces deux produits en les dis-

(i) Le sulfare de potasse pré|>aré dans des chaudières de fonicov («^^ fer est bon pour la préparation des bains ; mais c«?lui que I*od deslio^" l'usuge interne doit èlre préparé dans un mairas de verre et avec ^^ carbonate de potasse pur.

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