‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 4)Chapitre 117 sur 190 · TA3AC · texte numérisé non relu

TA3AC

de Voere rouge^ de la sciure de bois d'acajou , de la couperose verte et bleue^ de l'alun (•), de la râpure de (an («). de la poudre de mottes à brûler (').

pamkviatay ghUmosa, etc. Les feuilles de ces ?arîétés sont toutes pétiolées.

▲ Londres, en IS44, on a condamné i l,iOO fr. d'amende un homme qui fiibriqnaU dâs cigares prétendus de la Havane av^c des fmUUs d« r^iUtarte roulées dans du papier.

On a saisi, à Londres, des cigares qui n*élalent que du foin enveloppé dans un papier de coulftir, des pelures de pommes entourées d*une vériiable feuille de tabac. A Whitecbapel, des hommes dégui^s en matelots ont vendu d*excelleuts cigares de Mauilie qui, la plupart dn temps, q*élaient que du foin ou de la paille.

Nous avons eu k examiner des tahncs de contrebande qui étaient fa* briqués avec des feuilles ou avec des boifts de cigares ramassés dans , Ici promenades publiques, et qui contenaient des immondices de toute iitare. Pour les faire fermenter, ou se servait des liquides les plus ales> qui devaient, au dire de certaines pei'sonnes, donner du montant k la préparation.

En 1843, nous fûmes chargé d*cxaminer une poudre Tendue comme tabac ; elle n*é(ait composée que de poudres végétales trés-téuues, de 99êr iToff et de soNe de grès.

Ou a vendu aussi du tabac à priser mélangé de poudre de jmZûsandre, du tabac à fumer composé de vieux bouts de cigares achetés aux chiflbnniers, et de racines ôe lichen d* Islande.

(') En 18ii, à la suite d*une saisie opérée par les employés de la régie, le sieur C... et la veuve L... furent cités devant le tribunal de police correctionnelle (8* Chambre) pour avoir fabrique et vendu un faux tahic, composé de sciure de bois d*acajou, de nuir d'ivoire, de sel ammoniac, de couperose, de potasse et d'alun. Ils furent condamnés à 1000 fr. d'amende pour la vente de cette poudre, à 3000 fr. pour la fabrication, et à deux ans de contrainte par corps.

(*) Plusieurs débitants ont été suspendus pour avoir mêlé au tabac de régie de la riHpure de tan.

Il j a quelques années, un entreposeur des tabacs a échappé par le suicide à une poursuite dirigée contre lui pour avoir faUihé a\ec le tan et le noir animal le tabac qu'il était charge de livrer aux débitants. thios une perquisition faite à son domicile par les commissaires de Tadikiioistraiion, on trouva une quantité considérable de ces substances étrangères et les instruments qui servaient à la falsifieution.

En 1854, radministratioQ a fait saisir chez la femme 6..., au Mans, 50 kilogrammes de tabac à priser, mélangé do tan, de sel, de potasse et de mélasse.

(*} En 18i6, le sieur L... fut cité devant le iribuuai de police correclionncUe |M)ur avoir fabriqué une poudre com|H)sce de sel ammoniac, de noir d*ivoire, de poudre de mottes à brûler, et destinée à être mêlée

Ou a vendu également du tabac mélangé avec du marc (Um caféV). •

Il n'est pas jusqu'aux insulaires des Maldives qui n'aie vendu des carottes de tabac fourrées de fiente très-sèche fort bien préparée.

M. le professeur Otto, de Copenhague, a signalé, en 18^ un tabac dit macouba, fraudé avec des proportions de 11 20 ^/o de minium. Cette dangereuse falsification ne fut coni qu'après la mort d'un botaniste danois très-distingué, (^lu, ayant usé d'un pareil tabac, succomba victime d'une intoj/, cation saturnine.

Une pareille fraude serait décelée en mettant à la surface de l'eau une certaine quantité du tabac suspect; on verrait sorle-champ l'oxyde de plomb se précipiter. Il serait préférable d'avoir recours à la calcination, et de traiter les cendres ptf l'acide nitrique étendu'; la solution acide évaporée àsiccitéeC reprise par l'eau serait essayée par les réactifs convenables.

On a retrouvé aussi dans le tabac de Vorpiment, du cinabre, du chromate de plomb y destinés sans doute, comme le mimum, à colorer diverses espèces.

On dit même avoir parfois constaté dans le tabac la présence du sulfure d antimoine.

Pour essayer les tabacs suspectés de fraude , on les distille dans une cornue, avec de l'eau distillée additionnée d'une petite quantité de potasse à l'alcool; et on recherche la présence de la nicotine dans le liquide qui a passé à la distillation.

au labac de la régie, dans la pro{)ortion de 50 %. Lm iribnuil wddamtia le bieiir L... à 2,000 fr. d'aineii le, à un an de conu"jinle p>r corps, et à la conliscation de tous les objets saisis.

En 1851, le si«Mir U..., débitant dt-lal^a*, Iradiiilen police cornvliuDnelh^ pour avoir mêlé au tabac du poussier de mottes, fut con'l:»mw'a trois mois de prison et 50 fr. d'amende.

(1) En Bcl^'ique, où le monopole du (abac nVxisie pas, M. Acof ^ irouvé une quantité assez furie de inar^- <ie café dans un des échaol''" Ions de labac en poudre qui furent soumis à son examen. La débitante» ii'terrogée sur celle falsitication, avoua (pie depuis longtemps die l* pratiquait, d'après le conseil d'un débitant de Paris, dont le bure»"* la réputation de posséder un tab^c de cboix.

Du re.-te, en Belgique, on a encore trouvé dans le labac en poudre du sel marin, du chlorure de calcium, iW la brique ou du verre pUi,

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