MIEL
On connaît plusieurs qualités do miel dans le commerce :
Le miel de Narbonne, de la vallée de Chamouny, est blanc, grena, odoriférant; son goût est aromatique.
Le miel du GâtinaiSy que Ton substitue quelquefois au précédent, a les mêmes caractères^ mais il est moins aromatkliie.
Le miel de Bretagne est d'un jaune plus ou moins rouge; son odeur est forte^ son goût particulier ; il est de médiocre et parfois de très-mauvaise qualité.
Ùy a encore le miel de Bayonne (*).
Dans toutes ces sortes, le meilleur et le plus pur est le miel vierge on de/>9*emt^er^oti/^men/, recueilli par un simple égouttage des rayons.
Le miel, d'après les recherches de M. Soubeiran, est un mélange, en proportions très variables, de glucose ou sucre .•«
solide (*) cristallisable^ de sucre qui dévie vers la droite les rayons de la lumière polarisée et qui est intcrvertible par les acides, et de suci*e liquide incristallisable, déviant à gauche la lunière polarisée, et se détruisant facilement sous Tinïnence des alcalis P); il contient, en outre, un peu de mannûe, un ou plusieurs acides organiques j des principes aromatiques et colorants qui ont une grande influence sur sa qualité, des substances grasses et des principes azotés. La cristallisation du miel s'opère avec une expansion telle
que les vases où elle s'opère seraient brisés, si on no leur
laissait les moyens de se dilater librement. L'intervention de
l'air est indispensable à cette cristallisation. Usages. — Le miel est employé dans l'économie domes-
%ue; on Tutilise dans la confection de pains d'épices spé-
<^iaax, offrant un arôme qui rappelle celui du miel. 11 serlà
préparer les hydromels, les liqueurs de Dantzick, le maras-
(') U couleur des miels de diverses cunlrées parati dépendre suriout ^ princt|>es colorants des plantes.
n Les miels, suivant leur consistance et la température h laquelle on opère, fournissent de 20 à 30 % ^^ glucose par la pression.
(1 Lki miels du commerce récomment récollés renferment dos proportions variables de sucre de canne, qui existe exclusivement dans la Nrtie liquide. Ce sucre disparaît avec le temps, sous Pinfluence du ferment naturel contenu dans ces produits (Dubnmfaut).
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quin et autres liqueurs de table. On s^en est servi avec avantage pour remplacer les autres matières sucrées dans la fabrication de la bière.
En pharmacie^ il sert comme émollient^ laxatif et rafraîchissant : on s en sert pour édulcorer certaines tisanes, et pour préparer les mellites ou sirops dans lesquels le sucre est remplacé par le miel.
Altérations. — Souvent les miels, surtout ceux qui sont obtenus par la chaleur ou par la pression des gâteaux, contiennent un peu de cire, ou sont mêlés de couvains^ de débris (Tinsectes, restés dans les cellules céreuses, et exprimés en même temps que le miel. Ces matières rendent les miels susceptibles de fermenter et de devenir écumeux. Parfois ils ont contracté une coloration plus foncée et une saveur désagréable. Ces miels doivent être rejetés de remploi pharmaceutique.
La cire se laisse apercevoir lorsqu'on dissout une petite quantité de ce miel dans de .Peau distillée.
On peut épurer les miels en les mélangeant avec 4 ou 5 y^ de charbon animal, et en les battant avec de Teau et quelques blancs d'oeuf, pour les clarifier; on les fait ensuite passer sur des filtres qui contiennent un mélange de charbon animal et do charbon végétal en grains, afin de les décolorer et de leur ôter le mauvais goût (*).
Falsifications. — Le miel est falsifié avec Vamidon, la pulpe de châiaigneSf la farine de haricots^ ou d'autras fannes crues ou torréfiées; avec du sable, de la gomme adragante, du sijvp de dextrine, et surtout avec du sirop de fécule ou glucose (•).
(') Nous devons ajouter que divers miels du Midi de l'Europe otTront une (|U.'ililé plus ou moins en! vi-anto, soit que celle-ci n'sulipd'un coinniencement tic formenl:iiion ah ooli(|iie, soit (|iiVlii; di>|uMtd(^ dos pro<pi'iciésexciiunles el aroniuiiqiies dcà vogélaux (|iii les t\iiiinis>enL
£nllu, il y a des miels vénéneux ; on sail : 1° (|uc Tourneforl tii Auguste Saint Uilaire oui («hscrvé qun lus miels rêiollés p:ii les abeilles sur (ies apocyn^Sf sur Vasalea pouiica (planle qui croît sur les montagnos a\oi^inant Trébizonde, el sur les bords méridionaux de la mer Noire), sur le rhododendrum ponticum, sont vénéneux ; 2» que M, Seringe a vu, en Suisse, du miel recueilli sur les lleurs \\"aconiium napellus et poniicum produire des effels dangereux sur les pâtres de ce pays.
;>; Nous avons vu du miel préparé avec du sirop de fécule, ù la con-
WIRL. * - 69
L'amidon, la farine de haricots, le sable, la gomme, servent à donner de la densité au miel altéré et à augmenter son Tolame. Ces fraudes se reconnaissent par la chaleur, sous rinfluence de laquelle le miel sophistiqué prend une trèsgrande consistance, s'épaissit beaucoup, tandis que, lorsqu'il est pur, il se liquéfie ; puis, si on le traite par Teau froide, celle-d dissout les substances solubles, et laisse pour résidu les corps étrangers, tels que le sable, qui se précipite, Tamidon, qui bleuit au contact de l'eau iodée.
Quant à la présence du sirop de fécule ou du sirop de dextrine, on la reconnaît d'abord par un examen attentif des caractères physiques du miel à essayer, tels que la consistance, la demi-transparence, la saveur, Todeur, etc.
Comme presque toujours le sirop de fécule employé à cette fraude a été préparé par l'intermédiaire de Tacide sulfurique, que l'on sature par la craie, il retient un peu de sulfate de chaux, dont la présence décèle le miel ainsi fraudé; Tessai se borne donc à rechercher si le miel, dissous dans Tcau distillée (*}, se trouble par Toxalate d'ammoniaque, et surtout par le chlorure de baryum ou le nitrate de barjrte (').
Mion duquel nulle abeille n'avait travaillé, il était devenu solide dans leltaril,de façon que ré{»!ciei\qni l'avait acheté pour du miel de bonne qualité, ni; savait que faire d'un produit que ses caractères exiéricurs rendaient invendable.
U sieur H..., épicier à Paris, vendit à des négociants en drojçueric une forie partie de miel qu'il avait achetée du sieur V..., fabricant de cire jaune. Ce miel ayant élé reconnu comme mélangé de sucre de fécale, les sieurs H... et V... furent traduits, en 1846, devant le tribunal ^'e police correctionnelle (6« chambre), qui les condamna chacun à un "^isde prison, solidairement aux dépens, et ordonna la confiscation du miel saisi.
ta falslGcation ou miel par le sirop de dextrine a été signalée par ^- Stanislas Martin,
(') Il est bien entendu qu'on doît'exclusivcmcnl employer IVau disnilée dans toutes les réactions, et que quand nous indiquons Peau comme dissolvant, c'est de Veau distillée qu'il s'agit.
(') D'après les expériences de MM. Haberl et Guibourt, les différenis ''^ielssont exempts de sels calcaires; toutefois, il ne faudrait pas les fil- ^rerau papier, à moins que celui-ci n'eftlélé préalablement bien lavé à ''acide chlorbydrique. M. Guibourt a, eu effet, observé que l'aclion disvivante du nilol sur les sels calcaires élaii telle, qu'il suflit de HHrer "Q<2 solution du miel le plus pur à travers le meilleur papier àtillre non
M. Louaigm a eu à examiner, en 1844, une livraiflon de 35 kilogrammes de prétendu miel de Bretagne, de qualité in* férieure, qui n'était que du sirop de fécule solidifié en masse grenue. Ce produit, renfermé dans un petit baril de la contenance de ceux dans lesquels on expédie le miel dit de Bretagne, avait la oonsiatance du miel commun solidifié, un aspect grenu et cristallin. Son odeur était celle d'un sirop trop cuit et un peu caramélisé. Sa saveur, d'abord faiblement sucrée, devenait ensuite un peu acre et amère ; il avait une grande tendance à se durcir par son expositiou à Tair sec, à 16°. Pélayé dans deux ou trois fois son volume d'eau froide^ il a abandonné une matière grenue, qui, après avoir été pressée entre plusieurs doubles de papier Joseph^ était blanchAtre, composée de petits mamelons cristallins. Une même quantité de ces cristaux et du sucre incristallisable de miel a été dissoute dans la plus petite quantité possible d'eau, et une goutte de ces deux solutions a été placée sur une même lame de verre : par son exposition à Fair sec à 20®, le sucre de miel n'a pas tardé à cristalliser en petits mamelons blancs, tandis que le sucre de fécule a pris, au bout du même temps, la forme d'une masse visqueuse et grenue (*].
Le minium est un oxyde de plomb intermédiaire, composé de protoxyde et de bioxyde de plomb ou oxyde puce ; c'est un pbmbate de plomb (Dumas), 11 est en poudre d'un beau rouge vif, insipide, inodore. Sa densité est de 8,940. L'acide nitrique détruit le minium en s'emparant du protoxyde et mettant le bioxyde en liberté.
lavé, pour que la liqaeur accuse aussilôl des traces de chaux par Toxalale d'ammoniaque.
(*) On a aussi v^ndu du miel blanc du Nord ou de POuost pour du miel du Midi^ qui est plus estimé. Cette fraude se commet en coulant le miel de qualité inférieure sur du romarin^ afin de lui donner le parfum qui caractérise {e miel du Midi : elle peut être déceléo par la présence (les débris dç romarin qui se trouveut quelquefois dans ce miel falsIGé.
Le minhim se distiiigue par les dénommationa de minium à wi, deux. Irais... feux, mûrdJE^ qu^il a subi ee nombre de fois raction de la chaleur.
LaTariété la plus pure de minium est la mine orange ou mine ongkdsej que Ton obtient en soumettant la cérusé à nne ealcination prolongée au oontaot de Tair. Elle conserve toojoiirs une teinte orangée plus vive que celle du minium, teinte que l'on attribue généralement à une ténuité plus grande de sa poussière cristalline. Mais cette différence dq ton dans la nuance n'implique pas une variation sensible dans la composition de ces deux produits. La mine orange renferme du carbonate de plomb^ perceptible au microscope.
Pour titrer le minium et le purifier, on le traite par Tacide nitrique, qui le convertit en protoxyde et en oxyde puce. Plus la proportion de ce. dernier est considérable, plus le mimom est pur. Cet oxyde puce étant recueilli, lavé avec soin, pois calciné, donne du minium pur. Le minium et la mine orange se purifient aussi par macération dans une solution d'aeétate neutre de plomb, ou de potasse caustique pure et non carbonatée ; on achève les lavages avec de Teau bouillie, à peine aiguisée d'acide acétique, et on dessèche dans le vide.
Les miniums purs du commerce sont essentiellement composés de : protoxyde de plomb, 65,1 ; bioxyde de plomb, 34,9. Ils renferment ordinairement de 40 à 50 7o ^® massicot ou protoxyde de plomb, non combiné et visible au microscope j; le plus pur en retient 5 à 6 "^/^ {Dumas) (•).
Usages. — Le minium est employé dans la cristallerie, dans la fabrication des émaux, dans la poterie ; il sert (prin* cipalement la mine orange) à colorer les papiers de tenture ; à fabriquer le strass, le flint-glass; à colorer les cires molles 61 à cacheter; il sert dans les peintures à Thuile et à la préparation de quelques mastics. 11 entre dans la composition de certains apprêts pour les cuirs vernis.
En pharmacie, il entre dans certaines pommades ou emplâtres; par exemple, dans l'emplâtre de Nuremberg.
Altérations. — Le minium renferme très-souvent du fttivre, dont la présence est nuisible quand on remploie dans
(*) Le ubleau suivant indique la composition de différents miniums
la fabrication des cristaux ou des émaux, auxquels ce métal donne une teinte bleu-verdfttre. Le modo d'essai, dans les arts, consiste à placer dans un moufle un mélange de minium (3 p.) et de sable (1 p.); on forme un silicate de plomb qui a une teinte verte, si le minium renferme du cuivre. Dans les laboratoires, on traite le minium par Tacide nitrique étendu, qui dissout le protoxyde de plomb et le cuivre, s'il y en a dans le minium. La liqueur filtrée, pour séparer Toxyde puce, et traitée par un petit excès d'ammoniaque, donne un précipité de protoxyde de plomb, et le liquide surnageant est coloré en bleu, dont l'intensité est proportionnelle à la quantité de cuivre. On peut encore traiter la solution nitrique par l'acide sulfurique, ou par un sulfate soluble qui précipite le plomb : le cuivre reste à l'état de sel dans la liqueur; on évapore à siccité, et le résidu est repris par Teau distillée. On filtre, et, dans le liquide filtré, on verse de l'ammoniaque en léger excès.
Si Pon veut se rendre compte, d'une manière relative^ des quantités de cuivre contenues dans plusieurs miniums, mais sans recourir au dosage de ce métal, il suffit de faire macérer 100 grammes de chaque minium dans 200 grammes d'eau
du commerce, d'après los analyses de M. Dumas en 1839, et celles de M. Jacquelain en 1850.
t Minium de Clichy, 1 feo.
Id. id. Q id.
Id. Id. S id.
M. Id. 4 id.
Id. M. S id.
Id. 1(1 8 iJ.
Mine orange. S id.
de Clicliy
Minium i«ur
Mino orange de Tours
( DdaunD) ).
Minium infdaia
Minium alicdiami
Mine orange claire (Roard
I de Ciicliy)
1 Minium de Tours (De-
f launay)
; Minium do Ciirhy (Roard).
so
58,1 64,1 66,tl 74,8
PreUiyde
rarLDVB mêlé.
ACIDE carbonkinê
OIYOE
PraUivëe
MINHJM. 73
ammoDiacale'(180 grammes d'eau et 20 grammes d'ammoniaque pure) ; on agite qudques instants, puis au bout d'une heure on filtre, on neutralise les liqueurs par Tacide acétique et on y verse du cyanure jaune à très-faible dose : le volume du précipité permet d'apprécier le degré de pureté de chaque échantillon (Jacquelain).
On juge aussi, par comparaison, de Tabsence ou de la présence du cuivre dans le minium, en plaçant dans le moufle d'un foomeau de coupelle une petite plaque de porcelaine biscuit recouverte d'une certaine quantité (2 ou 3 grammes) de minium ; celui-ci, par l'application do la chaleur, forme un vernis sur la plaque^ et on en compare la couleur, après le refroidissement, avec celle d'un édiantillon type : ce vernis est -j^ jaune clair ou jaune verdâtre, vert plus ou moins foncé, suivant que le minium ne contient pas ou contient une plus ou moins forte proportion de cuivre. Cet essai est surtout utile lorsqu'on emploie le minium dans la poterie.
Falsifications. — Souvent le minium est falsifié avec des matières terreuses rouges (poudre de briques, ocre rouge), avec du cokoiar, du sulfate de baryte. Cette fraude se reconnaît à laide d'un traitement par une solution d'acétate de plomb neutre, qui s'empare du protoxyde, et qui, si le minium est pur, ne doit laisser pour résidu que do l'oxyde puce.
Un autre moyen, qui nous semble préférable, consiste à traiter le minium par l'acide chlorhydrique concentré; celui-ci dissout le plomb, le fer, le cuivre, et laisse indissous la brique et le sulfate de baryte; la solution est évaporée à siccité, et on traite le résidu par l'alcool ou par Téther additionné de 1/100 d'alcool à 40^, pour dissoudre les chlorures de fer et de cuivre.
En traitant le minium par l'acide nitrique étendu d'eau, auquel on ajoute un peu d'alcool, l'oxyde puce, d'abord formé, se transforme en protoxyde et se dissout ; les matières insolubles dans l'acide nitrique (brique, sulfate de baryte) restent en dépôt; on en opère facilement la séparation par le flltre. "i'
On décèlerait aussi les falsifications du minium à l'aide de l'essai par voie sèche, indiqué plus haut : les ocres et le colcotar donnent un vernis brun ou brun rougeâtre ; le sulfate <le baryte empêche totalement la formation de ce vernis, à
74 MONMAIR^.
moins quUl ne soit dsas une proportion inférieure ^ 3 ^/« (Ch. Lamy), On reconnaît d'ailleurfl facilement, par voie humide, la présence de ce sel.
En France, l'unité monétaire est le franc y composé de 9 p. d'argent pur allié avec 1 p. de cuivre^ le tout pesant 5 grammes. L'alliage est dit au titre de neuf dixièmes de fin ou de 900 millièmes.
Il existe trois espèces de monnaies : 1<> les monnaies d'or de 100 fr., de 50 fr., de 40 fr., de 20 fr., de 10 fr. et de 5 fr. (*) ; ï"* les monnaies d'argent de 5 fr., de 2 fr., de 1 fr., de 1/2 fr. ou 50 c, de 1/4 de fr. ou 26 c. (•), et de 1/5 de fr. ou 20 c. (*) ; 3^ les monnaies de cuivre de 1 décime ou 10 centimes, do 5 centimes, de 2 centimes et de 1 centime (^).
Nous ne nous occuperons ici que des monnaies d*or et d*argent, qui seules sont sujettes à des altérations graves, et dont l'imitation plus ou moins exacte a de tout temps exercé Phabileté des faux monnayeurs.
(*) Un décret impérial dulS décembre lS5i a prescrit quMI ne sérail plus fabriqué de pièces d*or de 40 fr. (qui ne sont pas décimale.*^); mais qu'indépendamment des pièces d*or de SO fr., 10 fr. et 6 fr., il ea serait frappé à l^avçnir de la valeur de 100 fr. et de 60 fr. La première fabrlcalipn des pièces de 100 fr. date du 27 mars 1855; et celle des pièces de 50 fr. du U juin 1S55.
La fabrication des pièces d*or de 10 fr., au diamètre de 17 millimètres, a été autorisée par le décret du 8 mai 1848] celle des pièces d*or de 5 fr.» au diamètre de U millimètres, par un décret du 18 Janvier 1854.
(*) Les pièces d'argent de 25 centimes, qui n'étaient pas décimales, ont été retirées de la circulation et converties en monnaies nouvelles, en vertu du décret du 80 avril 1852. Le cours forcé de ces pièces a oessé le 1«' octobre 1858.
D'après la loi du 10 juillet 1845, les pièces anciennes de 1 fr. M c, et de 75 centimes, créées par les lois du 28 juillet et du 18 août 1791, ont cessé d'avoir cours légal le 31 août 1846.
(*) La fabrication des pièces d'argent de 80 centimes a été autorisée par le décret du 8 mai 1848.
n Notre monnaie de ouivre, iipparf%i(e «eus le rapport de Tarl^ avait
MONNAIBS. 75
Les monnaies d* or et d'argent sont, au titre mathématique, de 900 millièmes, c'esi-à-dire qu'elles contiennent 9 dixièmes de métal pur et 1 dixième d'alliage; avec une tolérance, pour Ter, de i millièmes par gramme, soit en dessus, soit en dessous, et une tolérance, pour Targent, de 3 millièmes par gramme, en dessus ou en dessous du titre exact (^).
Ces monnaies ont, en outre^ un poids, un diamètre ou module déterminés, qui sont indiqués dans le tableau que nous donnons à la page suivante ('j :
Fiocon?cnieDt d*ëtre de toutes sortes de diamètre, poids, type et alliage. Une loi en date du 19 avril 1859, promulguée le 6 mai suivant, n a ordonné la refonte et le remplacement, pour une valeur égale à celle retirée de la circulation, par une monnaie de bronze composée -^t dfi 9$ p. de coi?re, 4 p. d'étain et 1 p. de zinc.
Les pièces de 10 centimes en billon créées par la loi du 15 septembre Iter, ont ee«sé d*avoir cours légal et forcé à la tto do décembre t8i5, . cooformément à la loi du 10 juillet 1845. '
Les anciennes pièces de 10 centimes [un décime)^ de 5 eontimes et de 1 centime, créées par les luis des 8 brumaire an V (94 octobre 1796), etS9 pluviôse an VU (17 février 1799), ont cessé d'avoir cours légal et lorcé, conformément au décret impérial du IS mars 1856, savoir : les pièces de 1 son et de l sous, et les pièces de 5 centimes et de 10 centimes, à la tête de liberté, le 1" octobre 1856 ; les piècus do 1 llard et de9 liards, et les piècos de t centime à U tète de liberté, le !•' juillet
(*] Depuis le 1«' janvier 1850^ la tolérance du titre pour les pièces d'argent est fixée, par le décret du 92 mal 18i9, également à 8 millièmes en dessus ou en dessous du titre exact.
D'un autre côté, pour les pièces de 5 fr. frappées depuis l'an III jusqu'à Tan X de la première république, la tolérance était^de 14 millièmes, <f eo dessus et 7 en dessous.
i') Le poids et le diamètre des pièces d'argent ayant été établis en nombres ronds, elles peuvent servir de poids et de mesures de longueur (>^uel8. Ainsi 40 pièces de 5 fr. font le kilogramme; 20 pièces de 1 fr. et ^pièces de S fr. donnent exactement le mètre, si les Iciires de la légeiKiesur tranche sont gravées en creux ; cette mesure est moins exacte avec les pièces de 9 fr. et de 1 fr. frappées depuis 1830, et qui sont cannelées sur tranche.
rOIDS
BXàCT
OU droit.
pr.