POIDS
POIDS ATBC JA TOLRIIAICCB
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DIAMÈTRE OU MODULE fn
mllIfiDètres.
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La pesanteur spécifique dos monnaies, celle de Feau étant 1, varie, pour les pièces d'or, de 17,222 à 17,595; et, pour les pièces d'argent, de 10,257 à 10,306.
La vérification do ces données, jointe aux caractères physiques (couleur, odeur, son, toucher, dureté), doit faire l'objet des premières recherches du chimiste chargé d'examiner si des monnaies sont vraies ou fausses.
Monnaies d'or. — Les fausses monnaies d'or peuvent être distinguées en deux espèces ; 1** celles qui contiennent moins d'or et plus d'alliage que la loi ne le permet; 2® celles qui se composent presque entièrement d'un métal étranger , sur fequel on a appliqué une feuille (for,
(■) La proportion entre Tor et l'argent ou le rapport de la valeur de 1 kilogr. de monnaie d'or à celle de 1 kilo^T. de monnaie d'argent, qui est dans notre système monélairo de 15,5 à 1, n*a pas permis de donner aux pièces d'or un poids en nombres ronds; muis 155 pièces de 20 fr. équivalent à 1 kilogr.
{*) Les pièces de 10 fr. en or, du petit module de 17 millimètres, ont été démonétisées par un décret impérial du 7 avril 1855; elles ont cessé d*avoir cours, pour leur valeur nominale, le 15 octobre 1S55, et on les a remplacées par des pièces au module de 19 millimèlros, dont la pre* mière fabrication date du i juin 1855.
(*) Les pièces de 5 fr. en or, du diamètre de li millimètres, ont été démonétisées, en exécution du décret du 7 avril 1855, et remplacées par des pièces du diamètre do 17 millimètres, dont la première fabrication date du 30 octobre 1855.
L'examen des fautes monnaies de la première espèce se réduit à la déiermînation de leur titre^ en procédant successÎTement à Yinqnartation, à la çoupellation et au départ] ces diverses opérations exigent^ de la part de l'opérateur, des comiaissances pratiques spéciales qui constituent l'art de Tessajeor : nous nous bornerons ici à les mentionner (*).
Les fausses monnaies de la deuxième espèce sont principalement les pièces d'or fourrées (^) d'argent ou de platine. Il résulte de la différence de prix de ces trois métaux (^), que
(') Eo 1846, à Berlin, un avis émaué de la direction de la monnaie aooooça qu^en faisant procéder à la fonte de vingt mille pièces d*or èlnogères (principalement françaises et anglaises), on avait trouvé nn délicii notable dans leur poids. On constata que ces monnaies avaient éie (ilougées dans une dissolution qui les rongeait très-lentement, de Buoière à détacher de toutes les parties de leur surface une égale quotité de matière. Les individus qui avaient pratiqué celte opératioo De retiraient les pièces de la dissolution que lorsque I s*en était dé* taché de 10 à 15%d*or environ, après quoi ils remettaient en circulalioDces monnaies, qui ne présentaient à l'œil aucune altération. Par suite de cette découverte, cent cinquante personnes, la plupart ouvriers bijoutiers et orfèvres, furent mises en état d'arrestation.
En 1857, on a constaté à Laon, à la recette générale, ({uc des pièces d'or do 20 fr. avaient été diminuées de |)oids à l'aide d'muagenl chimique qui leur avait enlevé à chacune 0«^50, soit une valeur de 1 fr. MccQi. On peut reconnaître ces fausses pièces à leur aspect un peu rugueux au toucher.
(') C'est-à-dire qu'à Taide d'instruments spéciaux on retire une portion intérieure du métal précieux que l'on remplace par un métal étranger [quelquefois le plomb).
À L;on. à Lons-le-Sauluier, en 1856, on a signalé Tapparition de pièces «l'or é vidées. Pour les reconnaître, il faut examiner attentivement tout le pourtour de la pièce où est gravé l'exergue; on remarqtie alors que l'une des faces qui a d'abord été enlevée en une feuille très-mince, *lln d'extraire l'or à riniérieur, et qui a été ensuite rajustée avec beaucoup d'adressf, n'est cependant pas parraitement adhérente à la pièce ^3&s toutes ses parties, de telle façon qu'avec la lame d'un couteau que loQ introduit dans ces intervalles, il est facile de soulever la feuille t^'orei de reconnaître la fraude.
U même année, une pièce d*or de 40 fr. présentée chez un des prinopaux changeurs de Marseille n'avait en or que les deux faces, excessivement minces, et le cordon, qui avaient été adroitement sciés sur "ûc autre pièce de bon aloi et soudés sur un métal de nullj valeur.
(') Le gramme «l'or fln vaut 3 fr. ii; le gramme d'argent On, 0 fr. 22; ellegramuie de platine pur, 1 fr.; sauf les variations des cours.
jn.
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les faussaires iroarent de Tavantage à fabriquer dos pièces d'argent ou de platine dorées. Tantôt les pièces sont doublées , c'est-à-dire que les deux surfaces (effigie et revers) et 1q cordon d'une bonne pièce d'or sont sciés et reportés à l'aide de soudures sur un flan (disque de même diamètre et de même épaisseur) de platine (*) ou d'un alliage composé de fer, d'argent et de platine, d'une pesanteur à peu près équivalente au poids légal de la pièce. Tantôt c'est un flan de platine préalablement recouvert d'une feuille d'or^ puis soumis à Taction du balancier.
L'examen de la coupe de la pièce réputée fausse est le premier moyen à employer pour reconnaître la fraude ; on s'aperçoit bientôt que la surface seule est en or, et l'on détermine aisément, par l'acide nitrique ou l'eau régale, si le métal étranger est de l'argent ou du platine. Si, pour diminuer la densité de celui-ci, on l'avait d'abord allié avec un peu d'argent-, on reconnaîtrait ce mélange ternaire en traitant, à Taide d'une douce chaleur, 1/2 gramme de la pièce par 28^,5 d'eau régale (1 p. d'acide nitrique, 3 p. d'acide chlorhydrique et 1 p. d'eau distillée) : l'argent se précipite finalement à l'état de chlorure d'argent. Dans le cas contraire, la dissolution est complète, et, s'il y a du platine, elle est d'un rouge foncé, presque pourpre, au lieu d'être d'un jaune verdâtre. La dissolution, rapprochée et débarrassée de son excès d'acide, est filtrée pour séparer le chlorure d'argent, puis mélangée avec du sulfate do protoxyde de fer pulvérisé,
(') Ce procédé fut employé à Birmingham pour faire de fausses pièces de 40 fr. Il s*esl fabriqué duns celle ville, Tune des plus manufacturières de TADglelerre, une grande quaniilé de fausses monnaies, imitées non-seulement do celles du pays, mais encore do beaucoup de pays éirangers. Cette quautiié a éié leiie que le gouvernement dépensa annuellement 175,000 fr. pour soutenir les procès auiquels ces fausses pièces donnaient lieu. {Chaudet.)
Il y a quelques années, ie gouvernement anglais a été mis sur la vole d*une fabrication de faux souverains, à Birmingham. La découverie eut lieu dans une adminisiration publique. Des soupçons s'éiant élevés sur une pièce ofTerie, elle fut brisée, et Ton s'aperçut que le centre était entièrement composé de mêlai inférieur, entouré d*or pur. Ces souverains avaient une valeur de 16 shillings ; ils avaient donc perdu 1/5 de leur valeur légale, qui est de M shillings.
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jtttqn'k cessation de trouble ; l'or, irès-dirisé, se dépose ; on le recueille sur un filtre» on le lare avec do Teau acidulée par Tacide chlorhydrique, puis avec de Teau chaude, et on le caldne jusqu'au rouge cerise^ afin de lui donner la couleur de For mat. La dissolution restante est rapprochée par réfaporation et traitée par une solution concentrée de chlorhydrate d'ammoniaque ; le précipité jaune de chlorure double ammoniacal est lavé, séché et ealoiné jusqu'au rouge^ pour en retirer Téponge de platine (*)•
Si des pièces d'argent avaient été dorées^ leur apparence pourrait en imposer d'abord ; mais le poids ne laisserait plus aucim doufe. Il est d'ailleurs un signe physique qu'il peut être très-utile d'invoquer en pareil cas : 1 effigie des pièces d'argent est loujour8> pour un même règne, tournée en sens inverse do celle des pièces d'or. Ainsi les pièces d'argent de Napoléon P' et de Louis-Philippe ont la face tournée à droite» celles d'or l'ont à gauche $ les pièces d'argent de Louis XYIII, de Charles X, delà République de 1848 et de Napoléon III, ont la face tournée à gauche; les pièces d'or l'ont à droite.
MoNUÂiES d'aroent.— Les fausses monnaies d'argent peu« rent également être distinguées en deux espèces : 1« celhi pi contiennent moim d'argent et plus de cuivre ; %"" celles qui umt formées de métaux autres que Forgent.
Les fausses monnaies de la première espèce sont soumises à des essais par voie sèche (ooupellaUon) ou par voie humide (*). Celles de la deuxième espèce, qui sont de beaucoup
(*) Bo opérant dis cette manière, M. Lassaigne, en 1835, a reconnn qoedâ faux doubles tout», au inilléstmii do 1788, qui lui avaient étére- Bis |)ar un cbang<:ur du Palais-Ro>al, étaient formés de :
PIttiûC. iir,aoo
Or 4 ,050
Argent 0 ,200
Poids de la pièce. . 15BSi50
Le poids de ces faux louis était un peu plus fort que celui du double louii ordintiro, qui e8ll5fr,250. Ils paraissaient avoir été fabriqués avec Qoe laoïii de plaiine plaquée d'or sur les doui faces, puis frap|)ée. U. Lastaigne fut porté 4 croire que la petite quanliié d'argon! contenue (lias ces pièces y avait été introduite pour souder Por au platine.
(*) Voy. l'Art de TEssayeur, Chaudet, Paris, 1835.
les plus fréquentes et les plus nombreuses, sont fabriquées principalement avec les métaux et alliages suivants :
l^ Etatn sQ\û ;
2° Etain et antimoine;
3"" Etain et bismuth ;
4° Etain et plomb ;
5" Etain et zinc;
6® Etain, antimoine et plomb ;
1^ Plomb seul;
8* Plomb et antimoine (*) ;
9* Plomb et zinc ;
lÙ* Etain, plomb^ antimoine et zinc.
Dans quelques circonstances, on a fabriqué un alliage de 9 p. de cuivre et 1 p. d'argent^ sur lequel on a appliqué une feuille d'argent : ces dernières pièces sont très-faciles à reconnaître par la coupe^ qui est d'un jaune orangé.
On a aussi altéré des pièces de 5 fr. par les procédés employés pour altérer les pièces d'or :
l'» par le fourrage , opération qui consiste à retirer une portion intérieure de Targent, pour y substituer du plomb ou de l'étain (^). Cette altération se reconnaît au son et en examinant avec soin le cordon, où se trouve toujours un point noir à l'endroit par lequel la pièce a été remplie ;
2° les deux surfaces ont été sciées et reportées sur un flan^ sur lequel on les fait adhérer. Cette fraude se traduit à un œil exercé par la présence de petites boursouflures provenant de l'adhérence, presque toujours imparfaite, des surfaces rapportées, qui sont minces comme des feuilles de papier.
L'épreuve des caractères physiques offre un premier moyen de reconnaissance, qui ne donne, il est vrai, que des présomptions sur l'existence de la fraude. S*il s'agit de déterminer la nature de l'alliage, on a recours à l'analyse chimique.
Les fausses pièces ont ordinairement le diamètre des bonnes. Le poids peut servir à faire reconnaître une pièce fausse.
(*) Oq irouve aussi, dans ces alliages, des proportions minimes de cuivre el de /er, qui proviennent plutôt accidentellement des autres métaux allios que d'une introduction volontaire.
(*j En 1855, il a circulé à Bruxelles de fausses pièces de 5 fr. au millésime de 1811, dont l'intérieur était habilement vidé et rempli d*ctaio.
Lorsqu'elle a été fabriquée avec des métaux moins denses que TaTgent, le manque de poids devient une preuve évidente de fausseté. Mais, de ce qu^une pièce possède le poids légale il ne faut pourtant pas en conclure qu'elle est bonne ; car on pourrait arriver à obtenir le poids des bonnes pièces, en combinant des métaux de densité différente dans des proportions convenables (^).
La densité des pièces est aussi un caractère à invoquer (*).
Ia couleur grise, terne de la pièce, le son mat qu'on obtient lorsqu'on la jette sur le carreau, ou quand, après Ta* voir placée en équilibre sur l'extrémité de l'index , on la trappe avec un autre corps métallique ; V odeur métallique qu'elle exhale quand on la frotte entre les doigts^ la teinte qu'elle imprime à ceux-ci; enfin son toucher gras, peuvent serrir d'indices quand elle ne renferme que de l'étain, du plonib, du zinc ou quelque alliage de ces métaux.
('} Les deusiiés des métaux employés dans l<is tris sont les suivies r
Platine laminé ai,0«
Platine 91,53
Or forgé 19,36
Or fondu 19,26
Merciirt! 13,55
Plomb fondu 11,35
Argent laminé 10,53
Argent fondu . 10,47
Bismuth 9,82
Cuivre laminé ou forgé. . . . 8,95
Cuivre fondu 8,85
Nickel forgé 8,67
Nickel fondu 8,28
Fer 7,79
Elain 7,î9
Fer fondu 7,20
Zinc 7,19
Antimoine 6^72
(') £u 18 U, nous avons eu à examiner avec M. Lassaigne des pièces JattSittile 5 fr., 2 fr. et 1 fr., à l'effigie de Louis-Fhilipi)e, et aux mil- ^'ii&esde t8i1 et de 18iJ : elles ronlenaicnl de Vélain,i\cVantimoiue, <^u pfamb, du cuiwre et des traces de fer. La den^ilé moyenne dfs ftosscR pièces de 5 fr. éUil 7,293. La pièce de 5 fr. pesait 19*^,5; celle deifr, 7r,5; celle de 1 fr., i grammes.
Les pièces odorantes, prirées de son, ou sourdes, grasses an toucher, sont généralement beaucoup plus ductiles que les bonnes pièces : elles peuvent se laisser légèrement entamer par les dents. Mais si la pièce contient du bismuth, du cuivre ou du zinc, et surtout de TanUmolne, elle acquiert une certaine dureté, et par suite un peu de sonorité. Ajoutons que si une pièce sonore peut être fausse, une bonne pièce peut être sourde ; il suffit d'une petite gerçure, d'une couche mince de métal isolée, d'une légère oxydation de Talliage.
Il résulte de ce qui précède que les caractères physiques servent par leur manifestation plutôt de contrôle à Tanaljrse chimique que de moyen direct pour conclure à la fausseté d'une pièce de monnaie (*).
Les procédés d'analyse employés pour reconnaître les différents alliages ci-dessus mentionnés sont les suivants :
Pour distinguer l'argent pur de l'argent faux, M. Runge a indiqué la couleur pourpre caractéristique que prend une pièce d'argent plongée dans une dissolution composée de 32 p. d'eau, de 3 p. de chromate de potasse et de 4 p. d'acide sulfurique ; la coloration est d'autant plus vive et plus intense que l'argent est plus pur ; elle s'afifaibUt et disparaît môme, suivant la proportion de l'alliage. Pour faire l'essai, on entame les pièces, surtout sur la couronne, afin d'atteindre le noyau et d'éviter l'erreur dans laquelle on tomberait en opérant, par exemple, sur des pièces qui ne seraient recouvertes d'argent qu'à la superficie.
{}) Vers la lin Ue 1853, un asst^z grand nombre Je pièces fausses de 5rr. furent mises en circulation à Vnlenciennes et au\ environs. Ces pièces, parfaitement imitées, avaient la couleur et le son de Pargent, et portaient différents millésimes; elles étaient composées d'un alliage tic plomb et de iinc, argenté par les procédés électro-chimiques. Une petite taclie noire sur le côté où était posée la pièce au moment de Pargeniure.el décelant le métal dont elle éiail composée, fut le seul indice qui pût, sans une inspection minutieuse, faire reconnaître la fraude.
En 1S55^ il a circulé à Paris des pièces fausses de 50 centimt^s i Tef- Ugie de Tempereur et au millésime de lS5i. Ces pièces ne présentaient pas de différence notable dans le poids; leur sou était seulement moins argentin. Elles se composaient de plomb revêtu, à Taide de la gal?anoplastie, d'une couche mince d*argent, qui se boursouflait et s*enlevait en écailles par la lorsion.|
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ViennoDi ensuite les caractères chimiques ordinaires des métam entrant dans la composition de l'alliage , et ceux qu'ils présentent, d'après les observations de Chaudei, lorsqu'on les soumet à la coupellation, qu'ils soient seuls ou alliés entre eux.
Etam. — Une pièce en étain pur est d'un blanc légèrement bleu ; frottée entre les doigts, elle exhale l'odeur particulière à ce métal ; par la coupcllation, elle fournit un oxyde très-blanc. Traitée par l'acide nitrique pur à 22® Baume et bouillant, elle donne de l'acide stannique. La liqueur nitrique n'est troublée par le sulfate de soude, ou colorée en bleu par l'ammoniaque, qu^autant que Tétain renfermerait un peu de plomb ou de cuivre. L'acide stannique, ou Tétain^ donne arec l'acide chlorhydrique^ ou l'eau régale, une dissolution présentant tous les caractères des persels d'étain : précipité blanc avec les alcalis, précipité jaune avec l'acide sulfhydri(pe.
Étain ei antimoine. — Cet alliage est blanc, brillant et un peu sonore ; il donne, par la coupellation, un oxyde plus ou moins gris, parsemé de blanc. L'acide nitrique transforme les deux métaux qui le composent en acides stannique et aotimonieux, insolubles, sous forme de poudre blanchâtre ; la présence de l'antimoine peut y 6tre décelée lorsqu'on en introduit une partie dans im flacon, avec du zinc, de l'eau et de l'acide sulfurique : il se dégage un gaz qui, en brûlant, dépose sur la porcelaine de largos taches noirâtres d'antimoine métallique. Le plomb et le cuivre qui se rencontrent parfois unis à l'étain et à l'antimoine restent en dissolution dans racide nitrique. On sépare l'étain de l'antimoine au moyen du procédé de Gmj-Lussac. L'alliage d'étain et d'antimoine, chaufTé avecTacido chlorhydrique concentré et bouillant, additionné d'un peu d'acide nitrique, se dissout complètement ; si dans la dissolution étendue d'eau on plonge une lame d'étain, l'antimoine se précipite en flocons noirs qui sont recueillis, lavés à lacide chlorhydrique très-faible, puis à l'eau bouillante, desséchés à 120<^ et pesés. Si l'alliage renferme aussi du cuivre et du plomb, ces métaux se précipitent avec l'antimoine, c[ui est traité par l'acide nitrique bouillant : le cuivre et le plomb sont dissous, et l'antimoine, transformé en acide
antimonieux, se sépare sous forme de poudre blanche inso? lubie ; son poids fait connaître par suite celui de rantimoine. La liqueur nitrique traitée par Tacide sulfurique ou par un sulfate alcalin laisse précipiter le plomb à l'état de sulfate insoluble ; du poids de ce précipité^ lavé et séché, on déduit celui du plomb. La liqueur surnageante, traitée par Tacide sulfhydrique, donne un précipité de sulfure de cuivre qui, recueilli, lavé et traité par Tacide nitrique, est transformé en sulfate dont on précipite le cuivre à Tétat d'hydrate de bioxyde, à Taide de la potasse ; du poids de cet oxyde recueilli sur un filtre, séché et lavé, on déduit celui du cuivre. Élain et bismuth. — Il fournit sous le moufle un oxyde gris jaunâtre. Traité par Tacide nitrique, il donne un précipité d'acide stannique et une solution de nitrate de bismuth qui, débarrassée de l'excès d'acide par l'évaporation, précipite en blanc par l'addition de l'eau ; en noir, par l'hydrogène sulfuré ; en blanc, par l'ammoniaque, la potasse ; en blanc, par le carbonate d'ammoniaque ; ce dernier précipité, recueilli, lavé et chauffé au rouge, donne de l'oxyde de bismuth, d'où l'on déduit le poids du métal.
Etain et plomb, — Cet alliage est entièrement soluble dans l'acide chlorhydrique. Traité par l'acide nitrique, il se dissout en partie et donne un précipité blanc d'acide stannique qm, lavé, séché et calciné avec du charbon, fournit un bouton métallique dont la dissolution chlorhydrique présente toutes les réactions des sels d'étain. La liqueur nitrique précipite en blanc par l'acide sulfurique ou un sulfate alcalin ; en jaune, par l'iodure de potassium, le chromate de potasse ; eu noir, par l'hydrogène sulfuré. L'alliage de plomb et d'étain soumis à la coupellation donne un oxyde blanc môle de couleur de rouille et d'un peu de jaune.
Etain et zinc. — Cet alliage est d'un blanc un peu bleuâtre ; passé à la coupelle, il s'enflamme plus ou moins sous le moufle, donne un oxyde verdâtre au sortir du fourneau, et devient blanc par le refroidissement. Traité par Tacide nitrique bouillant, il fournit un précipité d'acide stannique qu'on peut doser, comme on l'a déjà dit plus haut, et une solution de nitrate de zinc, donnant par l'ammoniaque ou la potasse un précipité blanc soluble dans un excès de réactif ; avec l'hy-
drogène sulfuré, un précipité blanc ; avec le cyanure jaune, un précipité blanc ; avec le cyanure rouge, un précipité jaune orangé; avec les carbonates alcalins, un précipité de carbonate de zinc qui, lavé, recueilli et calciné, est transformé en oxyde, du poids duquel on déduit facilement celui du zinc métallique.
Étain^ antimoine et plomb. — Soumis à la coupelle, cet alliage donne un oxyde mêlé de gris noir&tre, de blanc et de jaune. Traité par Tacide nitrique, il donne une solution plombique, dans laquelle on distingue facilement la pressée de ce métal, à Taide des réactifis appropriés. On a un précipité d'acide stannique et antimouieux, dont on opère la séparation par le procédé de Gay-Lussac, indiqué plus haut.
Phmb, — Une pièce en plomb est grise, sans sonorité ; elle tache les doigts ; sa tranche, d'un gris bleuâtre, se ternit facilement à Pair. Soumise à la coupellation, elle produit un oxyde jaunâtre entièrement absorbé par la coupelle. Elle se dissout entièrement dans Tacide nitrique ; la solution donne tontes les réactions caractéristiques du plomb.
Plcmb et antimoine. — Cet alliage donne avec Tacide nitrique une dissolution présentant les caractères du plomb, et nn précipité d'acide antimonieux qui, chauffé avec un peu de flux noir, fournit un bouton métallique^ sur lequel on constate facilement les caractères de Tantimoine. Soumis à la coupellation^ cet alliage donne un oxyde jaun&tre entièrement absorbé par la coupelle, tandis que Tantimoine est complètement vaporisé.
Plomb et zinc, — Cet alliage donne avec Tacide nitrique ime dissolution dont on sépare le plomb par Tacide sulfuri- <IQe ou par un sulfate soluble ; le précipité de sulfate de plomb est recueilli sur un filtre ; la liqueur filtrée contient le ïinc, que Ton précipite par le carbonate de soude ou de potasse : ou bien Ton fait passer dans la dissolution nitrique de Talliage un courant de gaz hydrogène sulfuré qui précipite seulement le plomb. On filtre pour séparer le sulfure de plomb ; on chauffe la liqueur afin de chasser Texcès de gaz snlfhydrique, et on précipite le zinc comme à l'ordinaire, Étain, plomb, antimoine et zinc. — Traité par l'acide ni-