MORPHINE
(rique> cet alliage donne une dissolution qui contient le plomb et le zinc, et que Ton sépare comme nous venons de Tindiquer dans le paragraphe précédent. On a^ en outre, un précipité d'acide stannique et antimonieux, dont on opère la se* paration par le procédé de Gay-Lussac.
Enfin, le packfung (ou packfong), connu aussi sous les noms d'argentan^ de cuivre blanc (TAlkmagne, de maUkchort, est un alliage presque aussi blanc que Targent, et composé de cuivre y de nickel ^ de zinc et souvent d'étain et de fer. Traité par Tacide nitrique, on obtient un précipité d'acide stannique et une solution de cuivre, de nickel, de zinc et de fer. Si Ton fait passer un courant d'hydrogène sulfuré dans la liqueur, le cuivre seul est précipité à Tétat de sulfure et se dose à Tétat de bioxyde, ainsi que nous l'avons dit plus haut. Le fer, s'il y en a, ramené au maximum d'oxydation, est précipité par l'ammoniaque et dosé à l'état de sesquioxyde. Restent le nickel et le zinc, qu'on précipite, l'un et l'autre, à l'état de carbonate, à l'aide d'un carbonate alcalin. Le précipité est dissous dans un excès d'acide acétique, et l'on fait passer dans la dissolution un courant d'hydrogène sulfuré qui précipite le zinc à l'état de sulfure, tandis que le nickel reste en dissolution. Le précipité de sulfure de zinc est recueilli, lavé et dissous dans l'acide nitrique ; à l'aide du carbonate de potasse ou de' soude, il est précipité à l'état de carbonate et dosé à l'état d'oxyde.
Quant à l'acétate de nickel, il est précipité par la potasse caustique en excès, et chauffé au rouge. Le poids du protoxyde de nickel ainsi obtenu fait connaître celui du nickel.
MORPHINB.
La morphine, découverte en 1816 par Sertuemer^ est l'un des alcaloïdes de l'opium. Elle cristallise, soit en prismes rectangulaires terminés par un biseau, soit en octaèdres. Ces «ristaux sont blancs, brillants, inodores, inaltérables à l'air ; leur saveur est amère et persistante ; ils contiennent 2 équival. ou 5 ^/o>73 d'eau, qu'ils perdent à 120^ ; ils deviennent opa-