‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 4)Chapitre 131 sur 190 · TIM. 9W · texte numérisé non relu

TIM. 9W

Nidto ou QgB- Owui^^eorgesj de Gorton, de Yolnay, de maitl, de Beavnef de Oiambolle, de Mercnrer, de Sarigirf, de Vearsanlt, âam le dépanement de la Gôte-d'Or ; le Tîn de Pitoj, des Préaux^ de la Gbtftnette et de Higreime, dans le département de TYonoe ; enfin, le TÎn de Thorins, dans celui âê Sadn»^sl-Lofre.

Les meilleurs vins blancs de Bourgogne sont ceui de M ontfaciifet^de Gheralier-Montrachet, de Lapeyrière, de la Ooutled'Or, des Charmes, et plusieurs autres du territoire de Meur- ÈkuHj dans le département de la Gdie*d*Or : les vins de YauftMfîUon, des Grisées, de Chablis, dans le -département de ITonne; ceux de Pouilly et de Fuisse, dans le département dsSaèae^el^Loîre. La Bourgogne fournit, en outre, beauooup de vins ordinaires pevr la consommation journalière.

hm vins fins tongesdu Bcrdelan se distinguent par un bouqmH très-proitôncéy agréable, et une légère âpre^ ; les plus reacmmés sont, dans le canton de M édoc, ceux de ChAteau- Lafflte, de Château-Latour, de Chàteau-Margaux, de Cbâteaa-Haut-Brion, de Saint-Julien, de Paurilac. de Saint-£s- Ikjphe, de Saint-Emilion, de Larose, des Palus, de Talence, de Léoyille, de Pessac et de Mérignac.

Parmi les vins blancs, on distingue ceux de Bommes, de Himl9j de Blanquefort, de Grave, de Sauteme, de Barsac, de Vreignac et de Langon. Le Bordelais fournit aussi, comme la Bourgogne, beauooup de vins ordinaires. Dans les Landes* les vins de Messanges, de Sarliat et des rives de l'Adour, dits vim de sabk, rivalisent avec ceux de Bordeaux. ^ Dans le Périgard, on trouve les vins rouges de la Terrasse, ^ de Pécharmonty de Campréal, de Bergerac, et les vins blancs ^ de Honbazillac, de Saint-Messans et de Sancé. ' ^ le Daupkiné produit les vins rûuges de l'Ermitage, de J^ Taiii^ de Croze, de Mercurol, de Reventin. f le Lyonnais fournit les vins rouges de Moulin-à-Vent, de j Côte-Rôtie et de Sainte-Colombe, et le vin blanc de Con-

* t^ans le Languedoc, on récolte une très-grande quantité de ^*^ rouges très-spiritueux et très-corsés; nous citerons ceux ^^ Tavel, de Lirac, de Saint-Oeniès, de Saint-Laurent, de llolsyde Cornas, de Saint-Georges^ de Saint-Chnstol et de

Saint-Joseph. Les vins blancs de cette proyince sont, pour la plupart, liquoreux ; on recherche particulièrement les vins muscats de Frontignan, de Lunel, de Maraussan, et les vins mousseux et non mousseux de Saint-Péray.

Dans le comtat cC Avignon et la principauté d'Orange, on distingue les vins rouges de Chftteauneuf et les vins muscats de Baume.

La Provence fournit les vins rouges de la Gaude, de Saint- Laurent, de Gagnes et de Saint-Paul.

Le fféam possède les excellents vignobles de Jurançon et de Gan^ qui fournissent des vins blancs et des vins rouges également recherchés.

Le Roussilion produit des vins rouges d'une couleur foncée, très-corsés et très-spiritueux; ceux que Pon récoltai CoUioure, à Bagnoles^ à Cosprons, à Grenache, sont estimés pour leur bon goût et leurs vertus toniques. Parmi les vins blancs, on remarque particulièrement ceux de Rivesaltes (arrondissement de Perpignan), de Cosprons, de Saint-André et de Prépouille-de-Salles.

La Corse produit les vins rouges de Sari, très-estimés; ceux du cap Corse.

Enfin, parmi les autres provinces de la France, plusieurs possèdent des vignobles dont on tire des vins d'excellente qualité. Ainsi, pour les vins rouges, on trouve Chénas et Fleury dans le Beaujolais; le petit coteau de Chanturgues, près Clermont-Ferrand, en y^uvergne; pour les vins blancs, les coteaux d'Angers, de Saumur et de P^ouvray^ et quelques vins de Y Alsace, du Jura et du Daupkiné, connus sous le nom de vins de paille.

Parmi les vins étrangers nous citerons :

Espagne, — Vins de Xérès, de Pakaret, de Sèches, de Valde-Pennas, de San-Lucar, de Benicarlo, de Vinaroz, de Tinlo ou d'Alicante, de Tintilla ou Rota, de Malaga, de Rancio, de Malvasia, de Saragosse et de Carinena.

Portugal. — Vins de Porto ou Opprto, de Carcavello et de Lamalonga.

Suisse. — Les vins rouges de Boudry et de Cortaillods, et le vin blanc de Chiavenna.

Italie, — Les vins de Lacryma-Christi, de Malvoisie, d'Al-

banoy d'Orvieto, de Honte-Flascone, de Honte-Pulcino, de Montalicino, de Riminese^ de Santo-Stephano, etc.

Napks et Siciie. — Les vins de Capri, de HarsaU, de Catane, de Syracuse et de Girgenti.

Allemagne. — Les vins du Rhin, de la Moselle et de Tokay.

Turquie d'Europe et d'Asie. — Le vin de Cotnar en Moldavie, celui de Piatra en Yalachie, celui de 111e de Chypre et ceux des îles de Chio et de Candie, ainsi que celui de Kersoan, en Syrie.

Asie. — On y distingue les vins de Chiraz (Perse), deShamakietdeYesed.

Afrique, — Les vignobles du cap de Bonne-Espérance se font remarquer par les deux clos de Constance.

Jks de f Océan Atlantique. — Les vins de Madère^ deTénérifié, de Gomère, de Palme, des Açores, sont très-estimés.

Amérique. — Les provinces septentrionales de cette partie du monde sont très-riches en vignobles, et Ton trouve des vignes sauvages dans toutes les forêts des Etats-Unis et du Canada, depuis les bords du Mississipi jusqu'aux rives du lac Erié. Le raisin de Médoc a été introduit à Philadelphie, et Ton en a retiré un vin assez semblable à celui des crus inférieurs du Bordelais.

Aux États-Unis, il n'y a guère que huit États (Ohio, Missouri, Californie, Pensylvanie, Indiana, Caroline du Nord, Kentucky, New- York) où la vigne soit cultivée avec quelque succès. Les États de l'Ohio, du Missouri et la Californie produisent les meilleurs vins des États-Unis, où la récolte tend à s'accroître d'année en année (*). Ces vins, qui ne ressemblent à aucun des vins connus, sont tous fabriqués ou travaillés ; on y ajoute du sucre ou du brandy (espèce d'eau-de-vie faite avec le whisky (Avequin).

Dans les contrées du Sud, quelques Français sont parvenus à extraire un vin passable du raisin sauvage. La culture de la vigne a réussi à Mexico, et le cru de Passo-del-Norte y a môme acquis une sorte de célébrité. Des missionnaires européens ont élevé dans la Californie quelques plants de

(i]La récolte (lu vin s'y csi élevée : en ISiO à 4721 hectolitres.

en 1850 à 8374 —

en 1853 à 75700 —

609 vins.

Madère. DAn» l'AméHqiie méridîMMlè, Umà fflU te eiOh merce de rios indigènes qm n'est pas sans liTaatages. Ltt viïis de Laeombat^ de Piseo et de la vallée de Sicambay dans la province d'Arequipa^ sont fort estimés. Le CUB fessèie UD grdnd nombre de vignobles précient dont les vins rouges, parliciilièrement ceux de Cuyo, sont transportés à Boenos- Ayres par les Cordillères, et sont fort reeheiMiée du» Umt le Paraguay.

La composition des vins naturels est très-variable, k 0d juger pàt les difTérences que Ton remarque dan» leur goM et dans leur couleur. Les substances que Ton prat f fencoittrer sont les swvànies : eau, en plus ou moâns grande quantité : alcool; matière mtmlagineuse êxtraûtiformë ; ueide» ëiétifliÊf iemnique^ catbatiique (') ; matières ùobirûntes faune, bkut, rouge (la prèiiiière existe seule daiisle vin blane); iuéfe; œkanthine) bitartrate de potaeee: tartraieede chaux ^ ièbh mène et de fer; chlorures de sodiumt de potassium^ de eakium el de magihésium ; sulfatés de potasse et de chaux ; huUe enfin tiellCy particulière et différente selon l'espèce de vin (*).

Il est dtffioiie de donner des règles générales relativement à la saveur des vins; définir un vin par sa saveur est une opération qui rentre plutôt dans les attributions dû dégustateur que dans celles du chimiste.

On divise tous les vins en trois grandes classes, qui sont :

l** Les vins généreux et secs^ dans lesquels Palcool prédcH mine (Espagne, Italie, Roussillon, etc.) ;

2° Les vins liquoreux et doux ou vins de liqueur , dans les* quels une certaine quantité de matière sucrée a résisté à la

(') M. WincUer a troaTé dans le TiD de certaîtts crus du Palatinat nn acide {acide paracitrique) que M. Pasteur a reconnu n*èlre auire que de Tacide malique.

(*) M. Chatin a reconnu que les vins (i)ar le fait d'une concentratioD qui s'opère dans la planie) sont, en moyenne, plus riches en iode que les eaux douces, el que la proportion d'iode y varie d'ailleurs, comme dans les eaux^ suivant la nature du sol. Parmi ceux qu'il a examinés, les plus iodurés appartenaient aux granits du Mâcounais et du Beaujolais, aux basaltes du Vivarais et à la grande bande de craie verte qui s'eleiivi de Cahors à la Rochelle; venaient ensuite les vins du sol tertiaire de h basse Gironde, du diliivium de Tlsère, el entin ceux de la ci-aie blanche de la Cbamitagne.

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