‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 4)Chapitre 142 sur 190 · SB · texte numérisé non relu

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De cette manière, on peut reconnaître si la précipitation violette obtenue dans un vin par le sulfate d'alumine et le carbonate d'ammoniaque est due à la présence des baies d'hièble et du bois dinde (*); car, dans le premier cas^ on obtient par le sous-acétate de plomb un magniûque prédpité vert, ou un précipité gris-bleuâtre avec coloration violette da liquide surnageant, selon que le suc d'hièble a été employé récent ou fermenté; tandis que, dans le second cas, on obtient constamment un précipité bleu peu foncé. Les mêmes réactifs permettent de distinguer le tournesol et le bois de Femambouc, dans lesquels le sulfate d'alumine et le carbonate d'ammoniaque font naître un précipité rose, mais qui se comportent différemment sous Tinfluence du sous-acétate de plomb, puisque avec le tournesol il y a formation d'un précipité gris bleuâtre, et avec le bois de Fernambouc un précipité rouge vineux.

Suivant M. Fauré, la gélatine serait l'agent le plus propre à faire reconnaître la coloration factice des vins rouges. L'affmité qui existe entre la matière colorante du vin et le tannin est si intime, qu'on no peut précipiter l'un sans l'autre à l'aide de la gélatine, qui est sans action sur les sucs des fruits on sur les décoctions employés parles fraudeurs, tels que les sucs des fruits du sureau, de l'hièble, du mûrier noir, du phytolacca; les décoctions de bois de Campêche, de Fernambouc, de pétales de coquelicot, etc. Dans ces sucs tanniflés, traités par une solution de gélatine, il ne se précipite quQ la matière astringente ajoutée, accompagnée d'une faible quantité de matière colorante.

Lorsqu'on veut se livrer à la recherche des sels contenus dans un vin, la méthode analytique qu'il convient d'employer doit être basée sur la nature des différents composés salins qui existent simultanément dans ce liquide. Aussi est-il difficile d'assigner des règles précises pour exécuter un pareil travail.

Les sels fixes organiques et inorganiques que renferment ordinairement les vins sont : le bitartrate de potasse ; leschlo*

.") LVinpioi du lK)is d'Inde, pour la coloralion des vins, reniontei r.iniiéc !696.

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rares de potaanaiiif de sodium, de magnéshim et de caldam ; le tartrate de chaux ; le sulfate de potasse ; le sulfate de chaux ; le phosphate de chaux ; le phosphate de magnésie ; le tartrate d'alumine; le tartrate de fer.

La quantité de bitartrate de potasse est évaluée en traitant par Talcool à 40® l'extrait obtenu par révaporation d*un volume connu de vin, recueillant la partie insoluble de cet extrait, la lavant à plusieurs reprises à l'alcool et la desséchant. Ce produit, qui représente le tartre brut ou impur, est pesé après dessiccation complète, et carbonisé ensuite dans une capsule de platine. On traite alors le charbon obtenu par Teau chaude, qui dissout le carbonate de potasse provenant de la décomposition du tartre (^). La solution alcaline est ensuite saturée exactement par une liqueur acide titrée ; la quantité de cette dernière qu'on a employée permet de calculer la proportion de carbonate et, par suite^ de bitartrate de potasse. En faisant usage d'une liqueur alcalimétrique composée de 900 p. d'eau distillée et de 100 p. d'acide sulfunque à 1,842 de densité, il faut i^-^Jb de cette liqueur acide pour saturer toute la potasse qui existe dans 1 gramme de bitartrate de potasse pur, décomposé par la chaleur.

E. Cottereau a proposé d'évaluer la quantité de tartre renfermée dans les vins, en faisant bouillir un volume donné de vin (rouge ou blanc) avec un excès d'alumine, ou de peroxyde de fer, ou d'oxyde d'antimoine, ou de sesquioxyde de chrome ; on filtre, et on recherche dans la liqueur la proportion de l'un de ces oxydes qui a passé en dissolution.

100 grammes de crème de tartre cristallisée contiennent lùê',\A d'acide tarlrique anhydre, et peuvent dissoudre 27«'^,29 d'alumine, ou 422»", 51 de peroxyde de fer, ou 8lP%52 d'oxyde d'antimoine, ou 408^63 de sesquioxyde de chrome, etc. En supposant^ par exemple^ que l'on agisse avec du peroxyde de fer, on peut arriver Irès-promptement à connaître la proportion de crème de tartre qui se trouvait dans la liqueur primitive, en employant pour le dosage du fer le procédé ferromélrique de M. Margueritte, procédé qui

(0 100 p. de bitartrate de potasse pnr cristallisé fonriiissent 36 p. de carbonatf» de potasse pur.

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cposUt^ à faire r^pi^ç^r }e métal au minimum pv réb<4li* tipn de la liqueur ^vec un excès de sulQte 09 soud^ et 4'f^de ciklorbydrique, et à y verser ensuite une dusolutim titrée da permanganate de potasse, jusqu'à ce que la liqueur {mnuft ^ne couleur rose permanente.

Lorsque |e vin renferfpe de Tacide acétique, il faut a¥oir soin de le faire ()puilHr préalablement , aQn d'^o phasaer Mt acide, qui, comme on le sait, ppurrait dissoudra pour sa paît une certain^ quantité 4^0Yy4e métallique.

Dans tous les cas, il est bon de ne se serriTi «utant que possible, que d'oxyde paétallique hydraté, parce que, im cet état, il se trouve plus facilement attaqué par la orèoia de tartre. Il est inutile de dire que si le yin renferme de l'aliimine et du fer, il faut doser préalablement la proportion de ces corps, afin d'en faire ultérieurepient U difiérence, on bjen avoir recours à Toxyde d'antin^oine.

Pour la recherche des autrps se]s, les méthodes varient avec les espèces de yins que Ton examine ; à ce sujet, dmi pensQps qu'on pourra consulter avec fruit les travaux de 14. Fauré sur les vins du département de la Gironde (ilno/yn chim. et comparée des vins de la Gironde; Bordeaux, 1844; — Joum. de chim. méd., 2« série, t. X, p. 280-289), jBtde M. flhol sur les vins du département de la Haute-Garoanc {Journ. de chim. méd., 3« série, t. II, p. 260-267).

Une dernière fraude sur les vins consiste à tromper sur U quantité du liquide vendu (^), c'est-à-dire sur la contenance des fûts et bouteilles (*) ; ce qui ramène nécessairement à la

(') Un cabaretier de Choisj-le-Roi a été coodamné à six jours de prison et k 50 fr. d^amcnde, pour avoir vendu, comme coDlenant uo litre, une bouteille de vin qui, en réalité, ne contenait que 90 centilitres.

En 1855, le sieur T..., marchand de vin à la Chapelle, a élêcondamoé à un mois de prison, 50 fr. d'amende, à Taffichage do jugement ï six exemplaires, dont un à sa |K>rte et un à celle de la mairie; le toali ^es Trais, pour tromi^erie sur la quantité. Au moment où les ageau sont arrivés chez le sieur T..., il venait de remplir à des coDsomoiateurt, pour la quatorzième rois, une bouteille déclarée de la ca|)aciié d*oii litre, et qui ne contenait que 90 centilitres, ce qui faisait, sur lo$ 14 litres, un déficit de V^^,iO au préjuflicc des consommateurs.

(') La fraude sur la contenance des bouteilles est uo moyen auquel ont recours un grand nombre de débitants, pour abaisser le prit de

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qaastioD du jaugeage des vins dont l'étude mérite uoe serieuie attention.

On devrait obliger tous les propriétaires de vins à ne vendre qa'à rhectolitre (*] et à indiquer sur chaque futaille la contenance exacte que l'acheteur doit recevoir. La loi du 4 juillet 1837 ordonne la vente des liquides au litre et à Thectolitre, qn^eUe fixe comme unité de mesure, ol cependant la vente des liquides en cercle continue à n'être point uniforme : on trouye eucore en France }54 futailles ou mesures pour cpnteiiif les vins, eaux-de-vie^ vinaigres, etc., dont la jauge et la dépominatioi) varient indéfiniment dans chaque pays> dans chaque département. Au lieu de bouteilles de litre ou de ses subdifisions, en trouve des bouteilles de toutes formes, des pote, des veltes ou des chopes. La loi de 1837 a triomphé de Fosage, ^àxis le commerce qui mesure au mètre et au poids; mais elle a jusqu'ici cédé aux anciennes coutumes pour la vente eu gros des liquides (^).

Ainsi la feuillette de Bourgogne (département de TYonneJ déeiarée de la contenance de 136 litres, n'en contient souvent que 128 à 130 ; celle de Pouilly et Sancerre, de iib litres, en rend rarement 205 et souvent môme 195; celle de Cahqrs et GaîUac^ de 228 litres^ n'en donne jamais plus de 218 à 220; celle de Beaune (qualités ordinaires) et de toute la Côte-d'Or, de 22S litres, en donne rarement plus de 222 à 223 ; les pièces de Iii Vienne^ de 230 litres, finissent par perdre, après pluyîeur^ rebattages, 10 à 15 litres de leur contenance primitive, etc.

Pourquoi n*établirait-on pas des fûts d'une contenance eiacte, en prenant pour étalon la mesure métrique graduée de 20 en 20 litres, adoptant, pour le commerce en gros, Thectolitre comme unité de mesure, et admettant la même forme pour les barils, depuis 5, 10, etc.. 25 litres^ jusque 300,

tour vin au-dessous du prix (]*acbat, et pour augrpeuler leur dûbii, tout en trompant le consommateur.

(1) Dans les départements des Pyrénées-Orientales, de TAude, de l'Dérault, de Vaucluse, des Boucbes-du-Rbône, «luGard et du Puy-de- Dôme, le propriétaire vend et livre son vin à rhectolitre.

O En 1857, un grand nombre de Conseils de département et d'arrondissenei^^ ont demandé une exécution plus rigoureuse de la loi de 1837.

400^ 500, etc... 1000 litres, ou bien pour se rapprocher le plus possible des futailles admises par les divers vigaobles, on aurait :

Le quuriauti qui jaugerait

25 lilns.

Le baril *

La reiiillelle

I^ barrique ou double feuillette

SOO

Le mutd

En construisant ces fûts, les tonneliers devraient sairre rinstruclion ministérielle de Tan VII, qui, pour chaque fraction, détermine l'épaisseur moyenne des douves, ainsi qae leur degré de courbure, la longueur des jables, la drcontérence extérieure du bouge, son diamètre, le diamètre du fond et la longueur intérieure de la futaille. Il faudrait, en outie, mettre sur chaque futaille une empreinte au fer rouge, indiquant le nom du tonnelier et la jauge officielle. Une tolérance en plus ou en moins serait établie dans Tintérôt du tonnelier. Construits sur le môme modèle, les fûts vides, en quittant les lieux d'origine, conserveraient toute leur valeur vénale, tandis qu'avec l'anarchie qui existe actuellement dans la jauge et dans la dénomination des vases vinaires, ils éproureot une dépréciation de 75 à 80 <>/oti'un arrondissement àTautie. Si Ton adoptait une forme et une jauge unitaires pour les futailles, les vols de route, si fréquents, seraient atténués par la facilité avec laquelle on pourrait vérifier la capacité exactement connue d'avance (*). En outre, la France qui, eo deux ou trois ans, dépense pour 150 millions de futailles de toute nature, ferait sur celte somme une économie de moitié, qui, en dégrevant les liquides, tournerait à l'avantage des consommateurs et affranchirait le pays d'une importation de merrains étrangers, dont on évalue lechilîre annuel à 7 millions de francs (*).

Ajoutons que dans certaines localités, on riffle les douelles des tonneaux, sans qu'elles en aient besoin, et dans le bal

i') Paris seul, (|ui cdiisouime annuellement pour 60 à 70 iniilioiis <^ vin, écouomtseruil au moins 5 millions par suile ùi\ coite me5i>rei t ar on évalue à 8 Vo la perte sèche sur clianiic fût entré aux barriènjs [Jacques VaUerres).

(*) Espérons que toute la France suivra, par la suite, PexempleJono^

de diminuer la capacité du fût remonté avec c«s douelles. Dans d*aatres circonstances, on diminue à dessein Tépaisseur des douves qui correspondent à la bonde, parce qu>n introduisant la sonde, on obtient une capacité plus grande que la capacité réelle.

On parviendrait peut-être à éviter tous ces abus, en adoptant le fut de sûreté à jauge invariable, inventé par M. David Macaire, Ce fût réalise la proposition faite par M. David Maeaire, de rendre obligatoires :

1* Une jauge effective et officiellement contrôlée pour

les fûts;

2" Une estampille inviolable de Texpéditeur ou de l'intermédiaire, avec indication des années, origine et prix des

liquides.

Le fût de sûreté a été approuvé par le Comité des arts économiques de la Société d'encouragement. Nous pensons que si les débitants des grandes villes à octrois étaient soumis à l'obligation de ne vendre que des vins et eaux-de-vie que l'acheteur verrait lui-même sortir de fûts de sûreté auxquels des dégustateurs désignés par Tautorité auraient, après vérification exirà muras, attaché leurs estampilles, les conçu isse, par M. le maire de Tours, qui a pris l'arrèiè suivant, amiuel on nesaurail (rop applaudir :

MAEQUE DES FUTAILLES.

« Le maire de la ville de Tours, aux termes de rinvilatioa qu'il vient « de recevoir de M. le préfet^ rappelle aux marchands de lonneaux ou « futailles les prcscriptionit d'un arrêté de la préfecture du 8 août 1891 c les concernant, et il les prévient que Texécution des dispositions de t cel arrêté va être surveillée avec tout le soin et toute la sévérité « désirables, dans retendue de la commune.

TBXTB DB L*ABRftTÈ:

« Abt. !•'. ^ compter du V* janvier ISM, Us marchands de tonneaux € ou fuiaUi0S ne pourront les exposer en vente^ qu'autant qu'Us porteront « sur Vun des fonds, en caractères visibles et indél^les, soUparle moyen « d'un fer chaud ou d'une empreinte, Vindicalion en chiffres de leur con-^ « tenance exacte en liters, ainsi que le nom et Vadresse du fabricant.

« Abt. a. ^' fabricants sont invités à se rapprocher, autant que pos- « sibls^ dans la confection des futailles, de la contenance la plus généra^ u lemeni estimée dans ce département, qfuiestde 125 et S50 litres, »

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sommateurs au détail seraient promptement déliTrée du fléau des boissons falsifiées (^).

VIO&BTTB.

Les fleurs de violette {viola odoralOy — violariées) sont d'ttfl beau bleu uniforme, à corolle irréguliëre. Elles Contiennent un principe immédiat, amer, la violine [Bouilay).

On les emploie en infusion contre le rhume.

Dans le commerce de la droguerie^ ces fleurs sont pfesqùd toujours mélangées avec les fleurs de pensée {viola tricolôr]', mais la fraude est facile à reconnaître, en ce que les fléùi^ de pensée sont jaunes, bleues et blanches, tandis que celles de la violette sont d'un bleu violacé uniforme.

f BVft S'AimSTUMBi ^ ir. VttMiat

Ce métal est d'un blanc bleuâtre ; sa structure est lamelleuse et cristalline lorsqu'il est coulé en plaques épaisses; il est malléable et très-ductile, surtout entre 100 et IbQ^; fflsis à + 261 '^<* il devient cassant et peut être réduit en poudre par la percussion; sa densité, lorsqu'il a été fondu, est de 6^862; et, quand il a été forgée elle est de 7,215. Le linc fond à + 360^^^ et, au rouge blanc, il entre en ébullition et dis-

(1) Cebi la conslruclion vicitusc de la ruiaille qui rendit viiAe l>)rdonnance royale de 1672, qui prescrivait que los loMncaux mis I prii par le prêvôl des marchands fussent scellés sur la bonde par les seifents de la ville à ce préposés.

ziiié.

tille eii iéàm clt»; tthéUtKé ftU ébtttAct âe l'Aif , il bffllé Mfëe nue fltttfime blanche éblouissante, ëh pfoduisatit uti otydé souâ forme dé ftàcôtii blancs^ légèr!i. Les ticidés siiUliricliie et chlorhydrique étendus dissolvent le zinc à froid, avec dégagement d'hydrogène.

Les zincs que Ton trouve dans le commerce sont ceux dVierlohn, de Chine y de Silésief de la Vieille^Monta§ne(Béigiqvie}j de France.

Les quatre premières sortes renferment les quantités suivantes de fer et de plomb :

Plomb

D'URRLOHII.

Zl] DE CBINB.

DE SlLiSIB.

Vieille-ttiUfie (MlaedeCorftU)

Le zinc dlserlohn est de médiocre quaUté ; celui de Silésie est dur et difficile à laminer, il contient presque toujours du cadmium ; celui de la Vieille-Montagne est également tràs^ difGcile à laminer. Le zinc de Chine est inférieur à tous les zihcs de TEuropé.

Usages. — Le zinc est employé pour couvrir les b&timents, faire des gouttières, doubler des navires; peur confectionner des vases à Tusage domestique, tels que seaut, baignoires, réservoirs (•), etc., et, depuis quelque temps, divers objets d'art, des statues, etc. Il est employé pour couvrir le fer, et préserver ce dernier métal de l'oxydation ; ce que Ton désigne improprement sous le nom de fer galvanisé. Il sert à préparer Toxyde ou blanc de zinc pour la peinture. Allié au cuivre, il constitue le laiton ou cuivre jaune; allié au mercure et à rétain, il forme un amalgame dont on frotte quel-

(^} On doil éviter d'employer le zinc poiir la préparation ou la con« servation des substances alimeutaires, parce qu'il est trop facilement aita(|ttable par lès âcIdcs, et que ses dissolutions oui la vertu émétique.

Le tableau suivant donne les résultats qne Àl. Schaeuffèle a obtenus, en déterminant comparativement la quantité d^oxyde de zinc contenue

quefois les coussins des machines électriques. A l'état de division, il .sert à la préparation des pièces d'artifice ; employé avec le cuivre rouge, il forme un des éléments de la pile voltaïque.

dans un certain nombre de substances alimentaires, après qoioie joan (le contact avec des vasrs de zinc et des vases de fer galvanisé :

LlQUlDb K.SSAYË.

(1 litre)

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