‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 4)Chapitre 144 sur 190 · SUIVANT LA MBTHODB DB M. VILLAIN · texte numérisé non relu

SUIVANT LA MBTHODB DB M. VILLAIN

SUITAirr LA MKTHODB DE M. JACQUELAIN.

France

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Sllésie

Vieille-Moniagnc

Gorfali

Diaprés les expériences de M. ViUain, Offr.ooi d'acide arsénieux, ou T. n. 43

di!(sout une quantité donnée de zinc dans Tacidê Hitriqua pur. Le fer. le cuivre, le plomb, le cadmium, le soufre et rarsenie se trouvent ainsi dissous en même temps que le zinc. L'étain seul, s'il s'en trouve dans le métal analjrsé^ se dépose à Tétat d*acide stannique. Cet acide, recueilli sur un filtre, lavé et chaufTé au rouge, donne le poids de Tétain pur, sachant^ pur le calcul et par la connaissance des équivalents chimiques, la quantité d'étain qui correspond à 100 d'acide stannique.

Si le zinc renferme de Tantimoine, Tacide stannique est môle d'acide antimonieux ; la séparation de ces deux corpsi lieu en opérant leur dissolution dans Tacide chlorhydriqae pur, et chauffant pendant longtemps après y avoir plongé une lame d'étain pur; Tantimoine se précipite alors sous forme de poudre noire ; il est recueilli sur un filtre, lavé, séché et pesé. On dose Tétain par différence.

Dans une partie de la dissolution, on verse un excès de chlorure de baryum qui précipite, à Tétat de sulfate de baryte

insoluble, Tacide sulfurique formé aux dépens du soufre qae

OKr,00075 d*arsenic, \M'ui fournir à l'apiiarcii de Marth Si6 Uctes arsenicales de 0*,00d de diamètre.

La inrtiiode de M. Jacqudain consiste à doser l'arsenic à l'étilde >uirure. Le j^az h3fdrogène dégagé par le zinc traverse une dissolulîM de rlilorure d'or; ce sel c>l roduil si Thydrogène eslarsi>nié. Ilsepfû* (luit en mémo temps do Tacide chlorbydrique el du cblorure d'arseiif «lui se (Itvompo^^c sous rintluence de Teau, eu donnant lieu à de Tacide arsénieux qui reste en dissolution avec l'excès de chlorure d'or dod decomposé. Loi'S(jne le dégagement de gaz est terminé, on achève,» moyen de Tacide sulfureux, la réduction do tout Tor renfermé danste chlurure; on liitre, el on fait pas er dans la liqueur Qltréc un courant de gaz acide suifliydrique lavé, qui <leUrmine la formation d'un precipilé (le sulfure d'arsenic.

• Il résulte de ces recherches de M. Schaeuffèle : 1° que le zinc de Fr.ince^ le plus arsenical de tous, doit être exclu pour certains asaj^; i<> que, sous le rapport de la peiile quantité d'arsenic, les zincs de Silêsie el (!e la Vieilhî-Monlagnesonl susceptibles d'un usage plus géoéril; S^ que le zinc de la mine do Corfali, plus riche en métaux ctraDjers el plus rapidement soluble dans l'eau acidulée que les autres zincs, est le plus pur^ sous le rapport Je l'arsenic; il pourrait dune servir dans les recherches médico-légales, sans purilioalion préalable. 11 ne laisserail rien à désirer si, à celle absence d'aiseinc, il joignait les propriétés physiques des auires zincs du commerce. Il a, eu effet, un défaut que ne présentent pas les autres variétés : il renferme une certaine quantité de fer qui le rend très-cassant «»i Impropre an laminage.

zisc. 6".i

I nac reBfierauii. ht prânfiité, renietlii mr un iluvu est ifé, §6Aê al pesé.

Lonqne le liac reaferoM beaacoop de soufn» et de pkmK, idde salfiuûfiie. produit par le traileinent niiiiqiie, donne Iq soUftte de plomb, que Ton retrouTe alors ea mèlance areic acide slannique.

Dans une seconde partie de la liqueur, on refse un excès f anunooîaque qui ne pnkipiie que le fer et la plomb à Têut d'oiydes, el laiàâe en ^lââolutioa io une. le coirre. le CMà^ miiua et rarsemc.

Le précipité d'oxyde de fer et de plomb est dissous dans Tacide nitnque pur et étendu: puis on pnàcipiie le plomb par le sulfate de potasse ou de soude ; le précipité de sulfate de plomb est Uré, sécbé et pesé : son [oids permet de connaître celui du plomb. Le fer resté en dissolution est précipité par l'ammoniaque. On verse tu excès d'acide cblorbydrique dans la dissolution ammoniacale de zinc, de cuivre, de cadmium et d'arsenic, el l'on fait passer un courant d'hydrogioe sulfuré qui précipite 1 arsenic, le LOiivre, le cadmium et Vii laisse en dissolution le zinc, facile à séparer au moyen du suUhydrate d'ammoniaque. On lave le précipité de siidfure deiioc, qui est ensuite redissous dans l'acide chlorhydhque Cl précipité à chaud par le carbonate de soude ; le précipité de carbonate de zinc est calciné et pesé; du poids de l'oxyde de zinc on déduit facilement celui du zinc.

Quant aux sulfures de cuivre, de cadmium et d'arsenic préopités par l'acide suifhydhque, on les rediasout dans l'acide nitrique ; ta dissolution est additionnée d'un excès de carbonate d'ammoniaque qui ne dissout que le cuivre et l'arsenic : !• carbonate de cadmium est recueilli, lavé et calciné : le poids do résidu d'oxyde fait connaître celui du métal. Le cuivre est séparé de la dissolution au moyen de la potasse caustique qui le précipite à l'état d'hydrate de bioxyde : celui-ci est lavé, oaleioéet pesé; de là on amve au poids du métal.

On peut alors rechercher l'arsenic dans les liqueurs séparées du cuivre ; mais il est préférable d'agir sur le ztno métallique lui-même^ et de le dissoudre dans de l'acide sulfurique affaibli, eu ayant la précaution de taire passer le gaz hydrogène qui en résulte dans une dissolution de nitrate d'ar-

gent qui fixe Tarsenic à Tétat d'arséniate ; ou bien on emploie soit la méthode do M. Jacquelaitij indiquée ci-dessus, soit an appareil de Marsh, qui sert à obtenir Tanneau et les taches arsenicales. Par ce dernier moyen on peut, en outre, constater la présence de Tantimoine, en soumettant les taches aux réactions qui permettent de distinguer si elles proviennent de Tantimoine ou de l'arsenic.

Pour avoir du zinc plus pur que celui du commerce, on le distille ordinairement dans une cornue de grès lutée, chauffée dans un fourneau à réverbère ; le col de la cornue plonge dans un vase plein d^eau. Mais, quelles que soient les précautions employées, la distillationjBntratne une certaine quantité de substances étrangères.

Plusieurs procédés de purification ont été proposés : M. A Stnedt chauffe au rouge du carbonate de zinc bien pur, obtenu avec le métal débarrassé des matières étrangères par les moyens indiqués ci-dessus ; puis il réduit Toxyde chauffé au rouge par un courant d'hydrogène pur et sec.

M. Schaeuffele a proposé de dissoudre le zinc dans Facide chlorhydrique, de le précipiter par un excès de sulfhydrate d'ammoniaque , de traiter ce précipité par Facide nitrique pur, de décomposer ensuite par le carbonate de soude le sulfate de zinc qui s'est formé. On obtient le zinc par la distillation du mélange de carbonate et de charbon.

Ce procédé est très-exact ; mais il est, comme celui de M. * Smedt, trop long et trop coûteux.

M. Meillet a indiqué la méthode suivante pour purïGerle zinc qui doit servir dans les expertises chimico-légales. On réduit le zinc on grenailles très-fines, qu'on fait dessécher et qu'on dispose par lits dans un creuset de Hesse, avec nn quart de son poids de nitrate de potasse, dont on met un excès au fond et à la partie supérieure du creuset. On assujettit le couvercle, on chauffe, et une vive déflagration a lien avec un grand dégagement de lumière. On retire le creuset du feu, on écarte les scories, et on coule le zinc dans une lingotière. Ce procédé est simple et économique.

MAROCES OE FABRIQIT

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