MARQUES DR FABRIQUE
Depuis un certain nombre d'années déjà, des hommes politiques éminents, des publicistes, économistes, savants, ont entrepris une espèce de croisade contre les falsificateurs, et ont signalé leurs pratiques frauduleuses, soit à la tribune, soit dans des feuilles périodiques (^), soit dans des écrits spéciaux, pour attirer Tatlention des gouvernements sur cette importante question, et les porter à rechercher les moyens de prévenir et de réprimer les fraudes commerciales.
Tout en faisant la part des exagérations auxquelles ont pu donner lieu les abus produits par la libre concurrence, il n'en ^t pas moins constant que la falsification, en général, s*est faite et se fait encore sur une vaste échelle. On peut seo faire une idée par l'étendue de cet ouvrage, exclusivement destiné à faire connaître les substances qui ont été jusqu'ici l'objet de falsifications et les moyens de recottnattre leur degré de pureté.
Les denrées alimentaires de première nécessité, conune les farines, lepain, les fécules, le sel marin, le tait, le beurre, le vin, le vinaigre; d'autres, comme le café, le thé, \e chocolat, les bonbons, les sucres, les alcools^ etc., ont été non-seulemenl Éiltéfées dans leur qualité (*), mais encore mélangées quelquefois avec des substances capables de compromettra la Santé publique (') .
lettres, devise?, cachels, enveloppes, formes particulières des prikdniii et (les emballages, peu \ eut être des marqutis.
(') Le Constitutionnel, le Courrier Belge, ta Démocratie Paci/îçw, ' Droit, la Gasette des Tribunaux, le National, la Prtêsè, It* Sierif, rr«* vers, etc.
{^} l.es fraudes oui lieu uussi bur la quaniité, c'csl-à-dii\î snrlo |H>i<i> ou la mesure. Ceriains articles, connue les étoffes^ les rwôaiw, le> tw, \iis combustibles f sont sujets à ce genre do Iromperii^
(') Que de maladies quelqnefnîs longues et st^rieuses, n*oul irantre C'AU^o. (jue l'usiige de lioissoiis ou d»* certains aliments falsiliés ou allérê> î
« Ce que je trouve de coupable, dans ce fal>iliciiieurqui vend rivro5?L'. « ce n'est pas soiilenient il'empoi>onner le |)eupk', cV>t de l'aOlir. .1-^ t mélaufîe spiritueux, (lu'ou lui vend snus le nom de \ln, produit, 'l**s «I qu'il e>l bu, rotTei (|u'uue double it iriple (piaulité de \in nVûi !•*> « pn.duil ; il s'empare du cerveau, trouble l'esprit, la lau}iUt', le n.oii- « vement du ccrps. » (J. Miciielkt, le Peu\de, 18Î6.)
Il y a cjMelqucs années, la police constatallque dans mi de co> u-