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Noir de NiniFi
- de Hinnille
- de Himbourg
- de CopcnhMtuii
- de BiJi-khoTn.
- de Cologne
- deSlelliD
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- de Vileoekniie*.
- de Dunkerque
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- de Veuiie
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- d'Amérique
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Ces divers noirs contiennent des quantités T&riablès d'eau : ainsi les noirs de Marseille en contiennent 30 à 35 ^\^ ; ceux de Nantes, pris i la sortie du Qltre, 36 %; ceux de Hambourg, 21 o/o.
Le phosphate de chaux est l'élément qui donne au noir animal cette puissance fertilisante qui te fait rechercher, comme engrais, par le cultivateur.
En général, on oedonne le nom de notrtfeni^raû proprement dit qu'aux substances renfermant 60 à 80 *>/(, de phosphate de cbaui ; rarement, certains noirs de Nantes n'en contiennent cependant que 45 à 55 7o ; cette diminution de phosphate tient à la grande quantité de sang employé jl la clarification (Bobierre).
Falsifications. — La fraude s'est introduite aussi dans le commerce des noirs de raffinerie. On a cherché à augmenter d'une manière illicite leur poids et leur volume au moyas do
IfOlR D*ENGRAIS. 117
charbon de bois^ de la tourbe, du charbon de tourbe j de la hmlb, da carbonate de chaux noirci^ des schistes, des schistes argileux oa phyttades^ des scories de forge, du terreau, de la terre glaise carAonûfc, delà /«rre dis; Landes, du sa6^, de la brique pilée (^j» du noir végétal provenant des fabriques de pmssiate.
Le procédé employé par MH. Moride et Bobierre pour constater ces sophistications consiste à observer les phénomènes qne présente la combustion du noir résidu par le chlorate de
(*) Eo 1835, le tribunal a condamné le sieur B...^ à Nantes» à trois ■ob de prison, comme coupable d'avoir trompé les acheteurs sur là uture du noir qu^l leur vendait. Ce noir, résidu des raffineries, fut nooona contenir M à 58 % de tourbe, craie et sable.
En 18iS, le tribunal correctionnel a condamné le sieur R..., raffineur, i huit mois de prison et 3 000 fr. d'amende, plus trois ans de contninte par corps; et le sieur G... ^ négociant, à quatre mois de prison, iMO fr. d'amende et trois ans de contrainte par corps, pour avoir vmda h cent cioquante-un cultivateurs 3,000 hectolitres d*un produit dit «otr aethnal qui. examiné par des experts, fut reconnu urètre qu*un «éhuige de matières inertes, telles quep^rex, sable, charbon pulvérisé, Kories et grenailles de fer. Ce prétendu noir ne contenait que i Vo^o phosphate de chaux.
Les noirs de Marseille sont irés-souvenl falsifiés avec des Ugnites et an cendres de fourneaux.
Les noirs dits de HamlK)urg sont presque toujours falsifiés avec du taUefin, avec des résidus de distillerie, de colza, de graine de lin; avec da ton, des tourbes. On mélange à chaud cl on soumet ensuite à Taclion de la presse.
Les noirs de Russie sont généralement fraudés au moyen du charbon iebois.
Les noirs de Paris et d'Orléans sont souvent falsifiés avec du calcaire, du «oèto, de la brique pil^, de la houille-, il en est qui contiennent des Of broyés y des matières fécales, du sang et du charbon; d'autres renferment des résidus de la fabrication du bleu de Prusse.
Le 31 décembre 1856, le tribunal de police correctionnelle de Dijon a condamné à quatre mois de prison, 200 fr. d'amende, 1 000 fr. de dommages et intérêts, et un an de contrainte par corps, le sieur B...^ nfOneur de sucre, juge sortant du trii)unal de commerce, membre de la Chambre de commerce et censeur de la succursale de la Banque de France, à Dijon, pour avoir livré à plusieurs agriculteurs du noir auimal ne contenant que 10 à 12 % de phosphate de chaux, d'après les analyses de M. Paul Thénard eii\e l'expert M. D'Ambly, et qui était mélangé avec du noir provenant d'une fabrique de prussiate, noir qui ne contient pas de phosphate de chaux.
118 NOIR d'engrais.
potasse, phénomènes qui varient suivant la nature de la matière brûlée.
Une certaine quantité du noir à essayer est desséchée à une faible chaleur, puis triturée et mélangée avec du chlorate de potasse pulvérisé ( 1 gramme de noir pour 5 grammes de chlorate). On chauffe le tout dans un creuset de platine ou de fer, incliné fortement, de manière que les parties supérieures entrent les premières en fusion.
D'après MM. Moride et Bobierre^ le noir a été falsifié avec :
Le charbon de bois, si la combustion s'effectue violemment en donnant lieu à beaucoup de fumée, et à une projection de la matière au dehors du creuset. La cendre est noire^ incomplètement soluble dans l'eau acidulée, et laisse apparaître le carbone qu'elle retient et qui va bientôt nager à la surface de la solution.
Le charbon de tourbe^ si la combustion, présentant les ca« ractères précédents, laisse un culot salin, granulé, rougefttre, donnant un résidu sablonneux après *son lavage avec Facide chlorhydrique(*).
La houille, si, la fumée étant abondante, il y a production, à la surface de la matière en fusion, de petits sphéroïdes rouges provenant de la matière incandescente ; il y a toujours flamme et projection de matière ; les cendres sont trèsnoires, et donnent, après le lavage acide, un résidu de scories noires.
Le schiste, si la fumée est très*lente et sans scintillement; on a un culot salin, rouge, noirâtre, difficile à détacher du creuset (^).
Les scories de forge, si la combustion est très-difficile et sans scintillement ; le culot obtenu est gris, quelquefois rongea tre, parsemé de points noirs; traité par un acide, il donne lieu à un dépôt où Ton peut apercevoir la scorie à la loupe et même à Tœil nu.
La tourbe, si la combustion est très-violente, avec projec-
(^) La présence du charboa de tourbe diminue uolablemcnl la densilc du noir.
(*) Le noir mélangé avec des schistes est d'une densité considérable, û\\n aspect raat, d'une lexlure compacte. Il Ucl)C fortement les doigts.
NOIR D*iN6RAIS. llO
tjoQ hors du creuset et dégagement manifeste d'odeur de tourbe. Le culot salin est mamelonné, rougeàtre, d^un aspect terreux, soluble dans Teau acidulée, en laissant un dépôt sablonneux considérable.
Le carbonate de chaux noirci^ si la combustion est lente, ayec un faible scintillement ; si la fusion est difficile, le résidu est mamelonné, noir&tre, soluble presque en entier dans ra-* cide chlorhydrique étendu. Les cendres sont blanches; pro* jetées dans Teau lorsqu'elles ont été chauffées au rouge, elles font entendre un bruit semblable à celui que produit Timmersion d'un fer rouge dans Feau froide (^).
Le terreau^ la terre de maraii^ la terre arable, la terre de$ Lmdes^ si la combustion est faible. On obtient un culot d'un rouge noirâtre, laissant, après le traitement acide, un abondant précipité terreux (*).
Les Calsifications du noir de raffinerie par le sable et la brique pilée sont trop grossières pour échapper à Tœil d'un observateur attentif. Il n'en est pas de même de l'addition au noir , de terres argileuses mêlées de substances organiques, puis calcinées ; elle ne pourraH se reconnaître que par one analyse quantitative.
De tout ce que nous venons de dire il résulte que le noir de raffinerie non adultéré brûle par le chlorate de potasse avec un léger scintillement^ en donnant une fumée plus ou moins épaisse ; il fournit une cendre blanche, presque entièrement soluble dans les acides.
Le carbone et l'azote étant en quelque sorte la base de tous les engrais, plus ils en renferment, plus ils sont propres à produire une belle végétation.
Dans le noir résidu de raffinerie, le principal agent nutritif de la végétation est le sang (matière azotée) qu'ils contiennent et qui, mélangé au charbon, se décompose assez lentement pour permettre d'absorber et de s'assimiler les produits de sa fermentation. Le charbon , en effets a la propriété de
(^) Ce mélange de noir cl de chaux carbonalée esl doux au loucher, il noircit racilenicnl les doigls; raddition d'un acide y détermine une ciierYescence plus tumultueuse que de coutume.
('] Ces dernières faisiûcations sont faciles à déceler par rinspection i la loupe.