OXYDE DR ZINC
OXTDB B'OR.
Cet oxyde, appelé aussi acide aurique^ peroxyde d'or y a une couleur variable suivant le mode de préparation dont on s'est servi ; elle varie de l'olive foncé au jaune serin et au brun ocracé. Il se décompose à 245"; il est insoluble dans Teau ; il se combine aux alcalis, mais ne se combine pas aux acides. La lumière le réduit avec une grande facilité, aussi faut-il le conserver dans des flacons couverts de papier noir et à l'abri de la lumière. Il donne avec Teau régale une dissolution d'un beau jaune.
UsAGiîs. — Il est employé en médecine ; on Ta recommandé contre les maladies scrofuleuses. On en fait de^ tablettes ou des pilules.
Falsifications. — L'oxyde d'or est quelquefois adultéré par les oxydes de cuivre ou de fer. En le traitant par l'acide nitrique ou sulfurique, les deux acides ne Tatlaquent point et dissolvent seulement les oxydes étrangers, qu'il est facile de reconnaître à l'aide des réactifs appropriés.
OZTOfiS DE PXiOlilB. — V. IiiTBAmoiB, MÎiiîuit. OXTDB DB Zmc'
Connu des anciens sous les diiïérènts noms de pomphoïix, nihiî album, tâna philosophica, fleurs de zinc, cel oxydé est blanc, très-léger et floconneux lorsqu'il a été préparé par sublimation. Il est insipide, inodore, insoluble dans i'èâii, soluble dans les acides, fixe, indécomposable par la chaleur. Ses dissolutions incolores ne sont pas précipitées par la noix de galle ni par l'acide siilflij'driqd'e, pour peu qu'elles soient acides, à moins que le sel (tel que racétàte) ne soit formé par un acide organique.
Usages. —L'oxyde de zinc est employé en médecine comme antispasmodique, pour combattre les affections nerveuses ; il entre dans la composition de plusieurs pommades autiophthalmiques.
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Depuis quelques années on l'emploie dans les krts, éotis le nom dé blanc de zinc (*), comrhe succédané de la céruse dans ses différentes applications, particulièrement dans la peinture et dans la préparation des coideurs('].
Altérations. — L'oxyde de zinc peut être altéré par la présence d'une certaine quantité d'oxyde de fer, surtout lorsqu'on Pobtient par voie humide.
En dissolvant un peu d'oxydé danà l'acide nitrique ou sdlfunque, et versant dans la solution un excès d'ammohiaquo, l'oxyde de zînc, d'abord précipité, est redlssoUs, et il né reste que le précipité de peroxyde de fer.
FALSincATiONs. — L'oxyde de zinc peut Otro mêlé de car' honate (') et de sulfate àe zinc, de carbonate de chaux ^ d'amidwiou de farine, de sulfate de baryte (*), de sulfate de chaux.
(') On a aiissi appelé quelquefois Uanc de zinc le carbonate «io ce métal.
(*) L'idée d^employer Toxyde de zinc dans la peiniure remonte à 1780. Dés cette époque, Courtois, chimiste manufacturier de Dijon, présenta du blanc de zinc à rAcadémie de coite ville. En t783, Guyton-Morveau poUia, dans les Mémoires de celte Académie, une disscrtaiion sur le Itiaiic de zinc el sur les expériences auxquelles il soumit cetli; matière ainsi que plusieurs autres oxydes et préparations blanches. Conté s'occupa aussi de la peinture au zinc.
Eq Xl^yAtkinson, t'abric.int decouleursà Harrington, prî^s Liverpôol, l^t une patente pour Tapplicalion du blanc do zinc comme succédané du lilanc do |>lomb. Vers 1808, il fut fabriqué en grand dans rétablis- ^ioeni de MoUerat. Depuis cette époque, la peinture au blanc de zinc n'avyji pas eu d'application suivie en F'runce, lorsiiue M. Rouquette prit, <:n 1842^ un brevet d'iuvoulion pour lu préparation indu^l^ielle de i*o\yfJe de zinc. En tSiiot 1815, M. Uclaire sV'Cupa de nouveau de (^t^llequchlion, et fabrifiua, le preinier, sur une grande; écludle, du l'Iancde zinc et div«'rse.s couleurs à Iws»; di». zinc, destinées à être ap- |*ii<|uécs à la peinture arlisliqiiu et à l;i pcinliiio eu bùlinient^.
Di'S 1853, la fabncali<*n du blanc de zinc s'u^t élevée, illl-ôn,. à 3500 000 kilu^rainnics ; mais oollc (juanlilé considéral)le, (|ui e.l elicôre ioiD d'aile: ndre le chiffre de fabrication de la céruse, ne parait pas iivoir jfris un grand accrois>enK'nl depuis celle époque.
*) On a im|>orie d'Angleterre du carboujlc de zinc pour de Toxyde Je te métal.
(^) On a trouvé de la peiniure au blanc de zinc qui conlenait 50% de sulfate de baryte. Ou a même livré an commerce, s(»us le nom de Uanc de Vitry, un mélange, en proportions variables, d'oxytic de i'.inc
ei de sulfate de baryle.
En 1855, le tribunal civil (7* Chambre] a condamné à un mois de pri-
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Si FoQ dissout dans l'acide nitrique une petite quantité d^oxyde, il y a effervescence dans le cas où il est mélangé de carbonate de zinc ou de chaux : la liqueur précipite en blanc avec Toxalate d'ammoniaque si Ton a affaire au carbonate de chaux; en jaune par le cyanure rouge, en blanc par le (panure jaune, s'il s'agit de carbonate de zinc.
Le sulfate de zinc est reconnu en traitant Foxyde par Peau, filtrant et essayant le liquide filtré par le chlorure de baryum.
La falsification de Toxyde de zinc par Famidon ou la farine^ signalée par M. L. Schaffher, pharmacien à Meisenheim, se décèle en chauffant le produit sur une lame de platine; il noircit et éprouve un boursouflement. Traité par Teau bouillante, il donne un mucilage plus ou moins léger , qu'on essaye ensuite par Teau iodée.
L'oxyde de zinc mêlé de sulfate de baryte laisse déposer ce sel à l'état indissous, lorsqu'on le traite par l'acide nitrique.
Pour reconnaître dans Toxyde de zinc la présence du sulfate de chaux, que l'on trouve dans le commerce sous le nom de sulfate atomique y on en fait dissoudre une petite quantité dans de l'acide nitrique concentré et chaud. Une partie de la liqueur étendue de cinq à six fois son poids d^eau distillée et saturée d'ammoniaque, puis additionnée de quelques gouttes d'oxalate d'ammoniaque, laisse déposer un précipité d'oxalate de chaux, qui est recueilli et calciné pour le convertir en carbonate. L'autre partie de la solution donne, avec le chlorure de baryum, du sulfate de baryte insoluble dans l'acide nitrique.
Si l'oxyde de zinc suspect est broyé à l'huile, on en calcine 30 grammes environ dans un creuset de terre ; le résidu, traité par Teau distillée froide, répand une odeur de sulfure alcalin, qui s'exalte au contact de Tacide nitrique ou chlorhydrique; il se dégage alors de l'acide sulfhydrique en quantité d'autant plus grande que l'oxyde de zinc contenait plus de sulfate de chaux.
Depuis l'application du blanc de zinc à la peinture en bftti-
son, 50 fr. d'amende et aux frais, un négociant de Paris, pour avoir vendu des blancs de zinc broyés à l'huile, portant les n" 1 el «, et contenant 43 à 45 % de sulfate de baryte.