‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 4)Chapitre 52 sur 190 · VI · texte numérisé non relu

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(*) Pn»duli préparé avec 1m cendres d'

'œilleiio et de culu.

POTASSES. 247

Q résulte de ces recherches que la présence de la soude dans la potasse normale est nettement démontrée (^).

En résumé, les potasses du commerce peuvent être considérées cooune des mélanges, à proportions variables, de potasse caustique et carbonatée, avec le sulfate de potasse, le Ghiomre de potassium et le carbonate de soude. Accessoirement on y trouve : silicate et phosphate de potasse; carbonate^ phosphate et silicate de chaux ; alumine ; oxydes de fer et de manganèse : ces oxydes colorent les potasses en rouge et en bleu dans les produits de qualité inférieure. On trouve, enontre, du sulfure, dû à la décomposition du sulfate par le feu en présence de matières organiques; enûn^ dans certaines variétés, et surtout dans les potasses de betterave, on trouve da cyanure alcalin, produit par la calcination des matières aiotées avec xme base puissante (*).

Usages. — Les applications des potasses sont nombreuses : elles servent dans la verrerie (façon Bohême), dans la cristallme; dans la fabrication de l'alun, du salpêtre, du chlonteel du chlorure de potasse, du prussiate de potasse^ de la fierre à cautère, des savons mous ; dans le chamoisage des P^mx; dans la préparation des cordes harmoniques ; enfin , on remploie, concurremment avec les soudes (^), dans le blanchiment des toiles et le blanchissage du linge, dans Taffluge de la batiste, le dégraissage des laines, Tépuration des eaux séléniteuses, etc.

En médecine, le carbonate de potasse pur est administré to la pneumonie chronique ; on remploie, en boisson plus on moins étendue, pour dissoudre les calculs d'acide urique, elcontre quelques cas de dyssenterie ; on Ta préconisé contre le rachitisme.

(^) La couslauiion de ce fail est des plus iinporlautes pour la question des blsificatioDs ; car la présence de la soude aurait pu être considérée iasqa'alors comme Tindice d*une fraude. Toutefois, la proportion de coadedans les potasses ne dépasse guère 0 à 8 %, et il faut avoir soin d*«iicoBsla(er la présence, lorsque le carbonate de pota2»se, par exemple, ^desUuéi la préparation d'une liqueur normale acidimétrique.

0 Us potasses de betterave de certaines localiiés contiennent, en w^e,derlode. {Ch. Lamy.)

I*) Daitties usages communs à ces deux alcalis, la soude, vu son bas Mt lead €luK|ue jour à remplacer la potasse.

248 POTASSES.

Falsifications. — Les potasses du commerce subissent quelquefois des altérations ou des falsifications préjudiciables au consommateur. Ainsi on y a ajouté des matières insolubles, de la briquet du sable, de la tetTe, dans le but d'accroître leur poids. Celui-ci peut aussi être augmenté par Thumidité de Tair, que les potasses^ vu leur déliquescence, sont susceptibles d'absorber. Ces fraudes sont faciles à déceler^ à Taide d'une filtration dans le premier cas, d'une dessiccation dans le second.

Mais lorsque les potasses furent mélangées de soude^ de sei marin, de sulfate de soude, il fallut avoir recours à d'autres moyens d'essai qui permissent de déterminer la proportion d*alcali contenue dans une potasse ou une soude : tel fut le principe du procédé de dosage par volume, donné d'abord, en 1804, par Descroizilles^ et qui reçut le nom d'o/calimétrie.

Alcalimétrie. — Le procédé de Descroizilles consistait dam le mélange de l'acide nécessaire à la saturation de Talcali ; celle-ci était opérée au moyen d'une liqueur acide, dite liqueur d'épreuve ou alcalimétriquey renfermant, par litre. 100 grammes d'acide sulfurique à 66^ Baume ; on la versait ensuite dans un tube gradué, dit alcalimètre, de 0",25 d< haut et 0^,02 de diamètre^ portant 72 divisions : chacune d'elles était égale à 0*%5 de liqueur d'épreuve ou à 0«',0! d'acide sulfurique à 66^ ; et, comme la solution alcaline i saturer représentait 5 grammes de potasse, chaque divi sion de l'alcalimètre renfermait en liqueur d'épreuve 1/11 de l'alcali soumis à l'essai ou 1/100 en acide à 66^; et si pour une saturation, on avait employé, par exemple, la li queur contenue dans 50 divisions de l'alcalimètre, onencon cluaitque 100 de la substance alcaline essayée saturaien 50 d'acide sulfurique, et Ton disait que l'alcali marquai 50 degrés.

Les procédés alcalimétriques de Descroizilles furent modi fiés par Gay-LussQC, qui basa sa méthode sur ce fait : qu 1 équivalent de potasse (ou de soude) doit se combiner ave 1 équivalent d'acide sulfurique pour former un sel neutre ou, en d'autres termes, que 590 p. de potasse, ou 391 p. d soude, forment un sel neutre en s'unissant avec 501 p. d'acid

POTASSES. 249

solfurique anhydre, ou bien avec 613p,5 d'acide sulfurique monohydraté.

Selon Gay-LussoCy on emploie une liqueur dépreuve ou wrmakj formée d'acide sulfurique étendu d'eau, contenant, par litre, 100 grammes d'acide à 66<>, ou 5 grammes par 50 centimètres cubes (1/20 de litre) (^]. Ces 5 grammes d'acide sont exactement neutralisés par 48^807 de potasse pure. Il en résulte qu'une potasse quelconque, essayée sous le poids de48^807, renferme par quintal métrique (100 kilogrammes) autant de kilogrammes de potasse pure qu'elle sature de centièmes d'acide, et ce nombre de kilogrammes exprime ce que Ton appelle le titre [tondéral de la substance alcaline.

Pour obvier aux erreurs de pesée et avoir une quantité do matière à essayer qui en représente plus fidèlement l'état moyen, on prend, au lieu de 48»',807, le décuple 486r,07. Cette quantité est ensuite dissoute dans Peau^ de manière à former 1/2 litre de dissolution ou 500 centimètres cubes de la solution, que Ton colore par quelques gouttes de teinture de tournesol; puis on y verse goutte à goutte la liqueur normale^ contenue dans une burette graduée en 100 p. ou 1/2 centimètres cubes (Voy. pi. m, fig. 18). Ces 100 divisions représentent donc, au total, 50 centimètres cubes de liqueur, ou Sgrammes d'acide à 66®; la proportion d'alcali contenue dans la substance à essayer est en raison directe de la quantité d'acide nécessaire pour opérer la saturation, et celle-ci est atteinte lorsque la teinture ou le papier de tournesol vire au rouge />c/wrc d'oignon. Mais auparavant, il y a quelques précautions à observer. On ajoute d'abord assez d'acide d'essai pour faire passer la couleur bleue du tournesol au rouge lie de vin. Dès qu'on a atteint ce point-là, on n'ajoute plus d'acide qu'avec précaution, et par deux gouttes à la fois, c'est-àdire par 1/4 de degré. Pour savoir si la coloration rouge de la toture de tournesol vient de l'acide carbonique ou de l'acide ^urique, on fait, après chaque addition de deux gouttes

0) M. Olio a proposé de prendre do l'acile sulfurique étendu avec ^•^cnoamiié inconnue d*eaii,etde déterminer ensuilc la proportion né- ^***ire pour saturer un certain poids d'alcali. , ^*ll« méthode permet d'employer de l'acide sulfurique du commerce * ""'ïniwic quel degré.

250 POTA6SB8.

d'acide^ une petite trace sur un papier bleu de tournesol, avec une baguette de verre trempée dans le mélange. Dès que la coloration rouge est causée par un excès d'acide sulfurique, la trace faite sur le papier de tournesol ne s'efface plus quand on la dessèche. Si on avait dépassé le terme en ajoutant par deux gouttes, il conviendrait de retrancher autant de 1/4 de degrés qu'il resterait sur le papier de marques rouges persistantes (^).

Pour évaluer les sulfates et chlorures, on sature un poids donné de potasse par l'acide nitrique pur, étendu d'eau^ puis on verse du chlorure de baryum et du nitrate d'argent en solution titrée (^).

Dans le commerce, où Pon emploie encore la méthode de Descroizilles, on entend par titre ou degré akalimétrigue la quantité de potasse qui sature 1 kilogramme d'acide sulfurique concentré. Toute la différence avec le titre pondéral est d'opérer sur 4«'',807 de potasse, au lieu de 5 grammes. Il est donc facile de ramener, par le calcul^ le degré alcalimétrique au titre pondéral^ et vice versa; il suffit d'une proportion. Nous donnons d'ailleurs ci-contre une table où l'on trouve ces transformations toutes faites pour un certain nombre de degrés.

(*) Quatu aux autres détails pratiques du procédé, ces appareils prôsentant beaucoup d'analogie avec ceux de la chloromélrie, nous ren-voyons à ce que nous en avons dit tome l", p. 585.

{}) Si, par exemple, il a fallu 35 centièmes d'acide normal pour sa^ turer la potasse, et 12 de cbloruie de baryum pour précipiter le sul — fate de potasse, on en conclura que réchantillon soumis à Tessai con — lient 47 centièmes de potasse^ savoir : 35 à Tétat caustique ou carbonat^^ et i% 4 réut de sulfate.

POTASSBS.

TITRE

TITRE

TITRE

TITRE

pomiiAL.

A r^ A r jwvra inns .

ALCÂUMiraïQm.

PQKDKEAL.

li,42

Pour ralcalimétrie , M. Wittsein préfère à Tacide sulfuôqueTacide tartrique /?wr, cristallisé et séché légèremeut. ^ quantité à prendre de ce dernier est telle que le calcul l'indique pour saturer 5 grammes de carbonate alcalin sec "U cristallisé ; on la fait dissoudre dans une quantité d'eau Suffisante pour remplir les 100 divisions d'un tube gradué ; chaque division correspond donc à Ok^OS de carbonate (').

(^) Nous ferons remarquer qu*il faut beaucoup de soin pour préparer ^^cide taririqae et en chasser eKaciemenl Teau de cristal lisalion sans ^l«V(ir Teau de constitution.

l^u'on u*ji pas d'alcalimètre à sa disposition, ou peut opérer de bouvière suivante : si l'on a 10 grammes, par exemple, de carbonate de pousse pur, on sait que, pour trouver la quantité diacide sulfurique ^ employer, il faut poser la proportion :

^(équiv. du Carbon, do pot.) : 500 (équiv. de Tac. suif.) :: 10: a?;

^'oùaj-i5,78.

^'^ doit employer 5fr,78 diacide sulfurique pour décomposer 10 grain esciç carbonate, par conséquent 1(^,156 ou 115i',6 diacide pour dc- '^PQser 2 grammes ou 200 grammes de carbonate. On prend donc

252 POTASSES.

MM. Frésénius et Will déterminent la quantité de carbonate qui se trouve dans les potasses du commerce en dosant Tacide carbonique qu'elles contiennent par la perte de poids que produit l'expulsion de Pacide carbonique au moyen d'un acide énergique (acide sulfurique ou nitrique). Mais pour que ce procédé soit applicable, il faut que les alcalis du commerce soient à Télat de carbonate neutre, et qu'ils ne contiennent pas d'autres carbonates que ceux de potasse ou de soude. Quand Palcali à essayer ne répond pas à ces conditions, on doit le préparer convenablement avant de le soumettre aux essais. On dose d'abord Ja quantité d'eau. On pèse avec exactitude dans un creuset de porcelaine ou de platine une certaine quantité de potasse, qui est ensuite chauffée doucement. La perte de poids, après l'opération, donne le poids de l'eau existant dans la potasse ; on procède ensuite au dosage de l'acide carbonique à l'aide d'un petit appareil semblable à celui que nous avons indiqué à l'article Oxyde de manganèse (Voy. pl.Iir, fig. 19) ('). Si l'on prend68%283 de potasse sèche, en divisant par 2 le nombre de centigrammes d'acide carbo-

celle dernière quantilé, el on la (lissoul dans 500 grammes environ d*eau distillée; on salure gouUe à goiute par Pacide suirurique, jusqu*à ce que le liquide soil sansaciion sur le papier bleu el rouge de tournesol. Plus on emploie d'acide sulfurique, plus le carbonale contient d*alcali, et réciproquement. Si, par exemple, les 115ir%06 d'acide équivalent à 1000, chacun d'eux ou irr,56 vaut 1 degré.

(') A défaut de cet appareil, on peut se servir d'un verre à boire, à bords très-élevés, recouvert d'une lame de verre; le tout étant placé sur le plateau d'une balance, on introduit dans le verre la iH>tasse calcinée avec une ou deux fois son poids d'osu distillée, on verse ensuite, lentement el graduellement, l'acide (sulfurique ou azotique concentré) destiné à décomposer le carlK)nale; on s'arrête lorsque, par une agitation prolongée et une nouvelle addition d*acide, il n'y a plus d't^ffervoscence, puis on ramène l'équilibre au moyen de poids, dont la quetilé fait connaître la perte produite par l'expulsion de l'acide carbonique.

Quoique les deux causes d'erreur que présente ce procédé se compensent, il est préférable d'opérer la décomposition du carbonale dans un petit matras dont le bouchon est traversé par un tube à chlorure de calcium sur lequel le gaz acide carbonique abandonne son humidité. On évite ainsi une perte de poids un peu plus forte qu'elle ne devrait l'être. D'un autre côté, on chauffe un peu le matras pour chasser de la liqueur l'acide carbonique qu'on enlève |>ar succion avec la bouche à travers le. tube à chlorure de calcium, afin d'éviter une i>erte de poids moindre.

POTASSES. 953

nique qu'on a obtenus, on sait de suite combien la potass essayée contient de carbonate. Supposons que les 6«r^2g3 ^q potasse aientéprouvé une perte de l8>',50, représentant Tadde carbonique dégagé ; ce nombre, divisé par 2, ou 75, indique que la potasse essayée contient 75 7o<^o carbonate (*). Dans le cas où la potasse à analyser renferme de Talcali eaustique ou du sulfure de potassium, on modifie le procédé de la manière suivante : la potasse, préalablement desséchée, est broyée avec environ le tiers de son poids de carbonate d'ammoniaque pur; on humecte la masse avec do Tammoniaque caustique (^), puis on chauffe. Le résidu ne contient plus trace de carbonate d'ammoniaquo (Mohr). Quand la masse est froide, on la soumet au procédé dressai ordinaire.

Pour doser Talcali caustique, on fait deux essais, Tun sur

6,283 de résidu pris directement, l'autre sur 6,283 de résidu

préalablement traité par le carbonate d'ammoniaque. La

différence entre les résultats obtenus, multipliée par 0,6817,

\ ^nme la quantité d'alcali caustique.

Pour reconnaître les potasses falsifiées par la soude^ divers procédés ont été proposés successivement par M. E, F, An-- Ifcn, par M. Pesier et par M. 0. Henry.

M. Anthon s'est basé sur la propriété que possède le bi- Strate de potasse d'être insoluble, tandis que le bitartrate de soude est soluble. Il prend un tube fermé par un bout, bien égal en diamètre, de 1 mètre de long et de 0°',025 de ^ètre intérieur. On y verse rapidement une solution de

OEo effet, 100 de carbonate de potasse renferment 31,8 diacide csrboDJqoe et 68,2 de potasse; ce carbonate ne peut donc perdre en ^<)e carbonique au delà de 31 %,8 de son poids, soit p la perte éprou- ^^ P^ an certain poids de carbonate du commerce, la proportion

*^iwme : lOO : 31,8 : : a: : p ou a? s= * , donne la quantité en cen-

"imes de carbonate pur. On peut éviter ce calcul en prenant une quantité telle que lorsqu'elle est transformée en carbonate, il s'en ilé- ^^ exactement par les acides, 100 p. d'acide carbonique; 31i est ^l^quantité; si l'on prend, par exemple, 314 centigrammes de potasse, ^l'ïe centigramme d*acide carbonique dégagé correspond à I % ^e carbonjie pur. Si l'on n'a pas une balance très-sensible, on prend le *^We de3U ou C28 (6f',28), et on divise le résultat par 2.

(') Celte addition d'alcali n'est nécessaire qu'autant que la potasse ^•^fenne du sulfure ; dans le cas contraire, on humecte avec de Teau.

954 POTASSnS.

bitartrate de potasse, faite à chaud, avec 3«^,41 de ce sel et 69'?'", 75 de solution saturée, à la température ordinaire. On bouche le tube, on agite, et on plonge dans l'eau froide pour refroidir plus rapidement. La poudre cristalline, représentant 08^75 de carbonate pur, est réunie dans le plus petit espace possible^ en frappant à coups pressés sur le tube. Lorsqu'elle a été taSvSéc, on marque le niveau. L'espace sous le tmit est divisé en 25 parties égales, et Ton continue en dessus jusqu'à 100 parties. On gradue de 5 en 5 de bas en haut; le tube est coupé à 0'»,044 environ au-dessus de l'endroit marqué 100, puis on unit les bords. Chaque degré représente 38''^05 de carbonate de potasse pur. M. Anthon a donné à ce tube le nom de tube-éprouvette ou tube-mesure. {Voy. pi. III, fig. 20.)

On pèse doux fois 5 grammes de la potasse à examiner. Les premiers 5 grammes sont essayés par le procédé ordinaire d'alcalimétrie. On cherche dans un premier tableau» dressA par M. Anthon (*), la quantité de l'acide d'essai employé, et on note la quantité correspondante de carbonate de potasse. On fait dissoudre ensuite les 5 autres grammes dans 8 à 10 fois leur poids dune solution de bitartrate de potasse complète^ ment saturée à la température ordinaire. La dissolution est filtrée dans un flacon de 500 grammes de capacité, et le filtre est lavé avec la solution de bitartrate saturée à froid ; puis on ajoute de l'acide tartrique en poudre fine, en quantité déterminée par un second tableau (*), et qui se rapporte au degré alcalimétrique de la potasse que l'on essaye. On verse ensuite dans le flacon une quantité de dissolution de bitartrate saturée à la température connue, de manière à former un total de 361 grammes de liquide; le niveau qu41 atteint est marqué une fois pour toutes.

On bouche le flacon, on le place dans un lieu chaud, ou on le chauffe, et on le refroidit dans l'eau, en agitant fortement. On remplace ensuite le bouchon qui ferme le flacon par un autre dans lequel est solidement emboîtée l'extrémité ouverte du tube-mesure ; on renverse alors le flacon, et Ton

(') Voy. Journal de Pharm. et de Chim., 3« série, t. V, p. 169-187.

(<) Dans ce tableau, les quaulilés d'acide tartrique à ajouler sont exprimées en grains, qu^ilcsl facile de réduire en cenligrammes, sachant que 1 grain vaut orr,05.

POTASSES. 255

fait tomberi en le secouant, toute la poussière de bitartrato de potasse dans le tube ; puis on retire le flacon, et Ton frappe le tube pour tasser la poudre. Lorsqu'elle est bien tassée, on litâiir réchelle le nombre de centièmes de carbonate de potasse pur contenus dans la potasse examinée.

On cherche alors la différence qui existe entre le degré de Falcalimètre ordinaire et le degré donné par le tube-mesure ; un troisième tableau dispense de tout calcul, et fait de suite connaître la proportion de soude en centièmes, correspondant à la diflérence que Ton a trouvée.

Nous n^nsisterons pas davantage sur ce procédé, qui est d*une manipulation compliquée et entachée d'inexactitude ; car on n'y tient aucun compte du chlorure et du sulfate de potasse contenus dans les potasses du commerce.

Le procédé de M. Pester, pharmacien à Valenciennes, parait, au contraire, plus exact, plus simple; aussi est-il adopté par les industriels du Nord ('). La méthode d'essai de ce chimiste repose sni* Taccroissement de densité que le sulfate de sonde occasionne dans une solution saturée de sulfate de poisse pur, accroissement qui peut être apprécié par un aréo- Brttpe particulier, qu'il a nommé natromètre (de natron, uciennom du carbonate de soude, et de fi.i7pcv, mesure).

(*) Peu de temps npn^s M. Pester, un chimisleallemaml, M. Pagenstecfcéf a proposé un procédé basé sur la propriété que possède une so- Inllon saturée do sulfate de potasse de dissoudre une grande quantité «Jcïulfaie do soude. On neutralise un poids déterminé do potasse par l'aciile sulfurlquc en excès et Ton calcine; le résidu pulvérisé est ens»i'.c.igiiéavcc 8i\ fois son poids d'une dissolution concentrée do sulfate fie potasse. Si la jjota.sso à e^^aminer renferme de la soude, Ijî poids t'îmimie, PI celui du sulfate de potasse augmcule suciessivcmont; les ''•fférences ge compensant sensiblement, on peut en déduire la quantité <I<ïcarbonale de soodo contenue dans la potasse. Si l'on représente par x ^lle (inantité et par p la perle do poids éprouvée par le rôsidu, on a, ti'après los équivalents du sulfate et du carbonate de soude :

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