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Le procédé proposé, en 1845, par M. 0. Henry repose sur l'iasolubilité du perchlorate de potasse et sur la solubilité do perchlorate de soude dans l'alcool. On prépare d'abord ce doruier sel, que l'on dissout dans l'alcool k 37*, et dont on fait une liqueur titrée ; le mélange des deux carbonates alcalins (soude et potasse) est converti en acétate, évaporé à siccité et repris par l'alcool à 37", Dans cette liqueur on ajoute la liqueur normale do perchlorate de soude, jusqu'A cessation de précipité de perchlorate de potasse, et on évalue la quantité de ce dernier alcali par celle du perchlorate de soude qui a été employée ('). La soude est donnée par différence. On détermine, par un premier essai alcalimétrique (procédé Gay-Lmsac), le litre du mélange des deux carbonates; on en retranche le titre qui appartient à la soude, et on a la proportion réelle de potasse contenue dans le mélange.
Le chlorure de potassium et le sulfatu de potasse n'étant pas dissous par l'alcool, à l'aide duquel on reprend l'acétate
{') 0r,88t de |>ercl.loral(i (lu carbonate i\-i pi>(assu pur.
orres|)Dnittiiit à 1 gramme île
POTASSES.
de pvtasflrillb perchiorate de soude ne précipite que la potasse pmtmant du carbonate.
Cette <^)éralion s'exécute à Taide d*uti instrument particulier que M. O. Henry a appelé poftfsstfn^/re {Voy. pi. III, fig. 23). Toicî un tableau qui peut donner quelques indications sur cet appareil :
HIÎASSI
bEGRÈS
SKQItes
CARBOSATB DE POTASSE
èi
aicaLubté.
aa
IT GARBQHATB Dl fOUM
COHMOICB*
fOTAfSUkTBB.
eoceoiièBei.
Carbon, de pot. 100 %
se
— de pol. 50 Vo
e^ i — de pol- 50 » 0 ^ J — de soude 13 «/o
oc 4 — de pol. 25 0, 0 ** { — <le soude «6 o/o
^ j - de poi. 30 % ^ l — de soude 17 Vo
Ce procédé a, selon nous, rinconvénient d'exiger des opérations d'une pratique longue et minutieuse., et une préparation, celle dtl perchiorate de soud^, qui 6^t lente et'Coùteuse (^]. En oatré , les déterminations de do^és par cessatioti de précipité ne se font pas sans des tâtonnements, parfois assez difficiles.
four purifier la potasse du commerce, on la distribue en morceaux dans des entonnoirs de verre dont la douille a été garnie de quelques fragments de verre qui s'opposent à la sortie du sel alcalin ; on couvre ces entonnoirs de papier, et on les porte à la cave sur des récipients. Il s'écoule pou à peu nn liquide sirupeux, très-dense : c'est V huile de tartre par ^faillance des anciens chimistes ; elle contient plus de la moitié de son poids de carbonate de potasse, quelques traces de chlorure de sodium, et pas la moindre quantité de sulfate de potasse.
(*) Le p(»rchlorate do«oUde se prt»pare t»n décomposanl le perchiorate île potasse par nn courant de gaz acido fluosiliciqiie; Tacide percbiorique résulta ni de celle décomposition est saturé par du carbonate ^'îMJUdeciislalli.^é ; on lilirc, cl on évapore, au bain de sable, jusqu'en coujijsia„çç de siro|); le résidu csl traité à chaud |>ar ton poids envirod
<^ICt>0| i 370^ pois fi|i„i.
260 POTASSES.
Un autre procédé, proposé par M. Ar^t4s,coiia|Él à traiter la potasse du commerce par la moitié de son poids d'eau distillée ; la solution éclaircie par le repos est décantée, pms saturée au moyen du vinaigre distillé : on évapore jusqu'à sîccité. L'acétate de potasse ainsi obtenu est humecté avec le quart de son poids d'eau distillée ; abandonné au repos, il tombe en déliquium, tandis que les sels étrangers qui en altéraient la pureté restent indissous. La solution est décantée avec précaution, puis évaporée jusqu'à siccité; le résidu est décomposé au rouge dans un creuset de Hesse. La masse est ensuite reprise par Teau distillée, et la solution filtrée, évaporée à siccité, donne le carbonate de potasse pur.