‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 4)Chapitre 55 sur 190 · POTASSE CAUSTIQUE · texte numérisé non relu

POTASSE CAUSTIQUE

La potasse caustique, ou protoxyde de potassium^ se trouve à l'état d'hydrate dans le commerce ; on en distingue deux sortes : la potasse à la chaux ou pierre à cautère^ et la potasse à V alcool ou hydrate de potasse pur. Cet alcali est solide, blanc, cassant, très-caustique, fusible au-dessous du rouge. Exposé à l'air^ il tombe rapidement en déliquium. L'eau le dissout en toutes proportions; il est également soluble dans l'alcool.

Usages. — La potasse caustique est employée comme réactif. En médecine, on s'en sert, sous diverses formes, comme caustique. La potasse caustique impure sert à la fabrication des savons mous.

Altérations. — La potasse caustique contient quelquefois des substances étrangères, telles que : chaux ^ alumine^ silice, sulfates, chlorures, oxydes métalliques (argent, cuivre^ plomb, fer); toutes ces impuretés proviennent d'un défaut de soin dans la préparation de ce produit, ou des vases dans lesquels celle-ci a été exécutée.

La chaux, l'alumine sont décelées en sursaturant une solution aqueuse de cette potasse par l'acide nitrique; on a un précipité de carbonate de chaux par un carbonate alcalin, et un précipité gélatineux d'alumine par l'ammoniaque; la silice reste sous forme de précipité gélatineux, insoluble dans la solution nitrique de la potasse ; celle-ci donne un précipité blanc avec le chlorure de baryum, si la potasse contient

POUDRR AUX MOUCHES. 261

«ri

dessalfates^ et un précipité blanc caillebotté, avec lo nitrate d'argent, si ello contient des chlorures.

Quant aux oxydes métalliques, leur présence se manifeste lorsqu'on fait passer un courant d'hydrogène sulfuré dans une solution aqueuse d'alcali : celle-ci brunit de plus en plus, et même laisse déposer des flocons noirs que Ton recaeille par décantation et lavage. Ce précipité est mis à bouillir avec quelques gouttes d'acide nitrique faible. La dissolution est évaporée à siccité, et le résidu, repris par l'eau distillée, est essayé par les réactifs. Si c'est de l'argent, l'acide cUorhydrique donne le précipité blanc, caillebotté, caractéristique des sels d'argent. S'il y a du plomb, l'acide sulfurique pur produit un précipité, ou au moins un trouble sensible. Si Pon a affaire à du cuivre, la solution est colorée en bleu; elle donne une belle couleur bleu céleste par l'ammoniaque, et en même temps un précipité jaune rougeâtre s'ilyadufer.

POUBRB AUX MOUOBBS.

Ce produit^ appelé vulgairement mort aux mouches, mine àephmb, porte aussi le nom de cobolt ou kobolt(^). Ce n'est autre chose que de l'arsenic métal réduit en poudre, qui a %ouvé un commencement d'oxydation par son exposition à l'air.

Malgré son bas prix, la poudre aux mouches a été l'objet d'une falsification signalée par M. V. Legrip, auquel on a vendu, à la place de ce produit, un mélange de charbon ot dW(fe arsénieux, réduits en poudre, mêlés à de l'eau, puis broyés en pâte et desséchés. Par suite de cette dessiccation, il était partie en masses amorphes, friables, d'un noir grisâtre; partie en poudre fine, tachant le papier en gris noir charboniieux : 5 grammes de ce produit, soumis au grillage, n'ont point laissé de résidu appréciable.

P) Ce nom parall provenir de co que celle subslaiice osl exlraiie cd Pî^nde partie de Pacide arsénieiix fourni par la cobaltine (on arsôriiosulfure de coball), appelée /foM/ (««a^vais génie des uVmws^) par los Allemands.

262 L P0UDRB8 MÊDICINALBS et AUTRES.

Une cuiller d'argent exposée à la vupaur prodi)l|| pendant cette opération fut recouverte d'une épaisse coucha d'acide arsénieux d un gris clair, sali par du charbop irès-divisé.

M. Legrip ne put constater, dans cette matière^ la présence du cobolt. Elle fut soumise à pli|s de quarante lavages; le produit des décantations successives , requeilli sur un filtre ^ fut séché, ainsi que le résidu des lavage^. Ce defiûer, d'un gris blanc, était de Tacide arsénieux, sali par une petite quantité de charbon. Le produit resté sur le filtre, aussi noir que de la poudre impalpable de charbon, n'était autre que cette dernière substance môlée à de l'acide arsénieux t^ès-divisé, enlevé dans }a décantation. L'eau de lavage conteni^it environ 1/8Q de so^ poids 4e cet acide ei) dissolutioi^ incQ^ore et limpide conime Teau distillée.

Le véritable minerai de cobalt arsenifère, examiné comparativement, offrait à la loupe quelques fragments de eristaux brillants : il était d un gris noirâtre^ un peu mois^ foncé que la substance précédente ; sa poudre tachait le papier en gris noir métallique. Soumis au grillage, il a laissé près de la moitié de son poids de résidu. Une cuiller d'argent, exposée à la vapeur produite pendant le grillage, se recouvrit d'une épaisse couche d'acide arsénieux très-blanc.

POUDRB8 mÛDlOlKAhlia bt AUTRB8.

Les poudres médicinales, et en général toutes les substances en poudre, présentent, par leur état physique, plus de prise à la sophistication que toutes les autres matières.

C'est ainsi que les poudres de café, de chicorée torréfiée; le cinabre, la cassonade y la céruse; les poud7*es decannelle de Ceytan, de ciguë, de gentiane, de garance, de gomme arabique^ d'iris^ d'os calcinés ; \e kermès, le lycopode, le minium, les farines, la poudre aux mouches, le poivre en poudre, etc. (*), sont souvent falsifiés par d'autres matières pulvérulentes et de même apparence, dont l'introduction peut être masquée avec plus ou moins de succès.

(') Voy. lous CCS articles ù U'iir ordre alphalKHique.

PRÉCIPITÉ BL4NC. 263

En ce qbi concerne les poudres médicinales, les pharmadens seuls peuvent offrir non-seulement des garanties morales, mais encore une responsabilité que la loi leur impose ; et nous pensons, par conséquent, que c'est chez eux seulement qua Ton doit se fournir de pareils médicaments, et qu'eux seuls devraient les préparer.

Le préeipité blano, ou proto-chlorure de mercure par précipit$tm^ s'obtient en dissolvant le protonitrate de mercure dans de l'eau distillée ohaude, aiguisée d'acide nitrique, puis précipitant par Tacide hydrochlorique ou par le chlorure de sodium, lavant avec beaucoup de soin le précipité qui se forme, le faisant sécher et le conservant à Tabri du contact delà lumière. Il est en poudre blanche, fine, qui se tasse et se grumelle comme la plupart des poudres obtenues par précipitation. Il retient presque toujours un peu d'eau interposée. Oo le vend aussi sous forme de petits pains orbiculaires.

UgAOES. — Ce protochlorure de mercure par précipitation est employé en médecine ; il entre dans des pilules, dans des pommades, dans la poudre de Godemaux, etc. C'est un médicament actif, en raison de son extrême division.

Altérations. — Ce précipité peut être mal lavé et retenir, suivant le mode de préparation employé^ soit de Y acide chlorhydrique, soit du chlorure de sodium.

Onreconnatt qu'il contient de l'acide chlorhydrique en l'in- Iroduisantdans une cornue, ajoutant de Teau et distillant. Si le chlorure e^t pur, Teau qui passe à la distillation ne doit pas *fi troubler par l'addition de quelques gouttes de nitrate d'argent; dans le cas contraire, il y a formation d'un précipité de chlorure, d'autant plus abondant qu'il y avait plus d'acide nou enlevé par le lavage.

On reconnaît qu'il retient du chlorure de sodium par la ^ciuation dans un creuset de porcelaine ; le prptochlorure de mercure se volatilise, le chlorure des odium reste dans le creuset.

Falsifications. — Le précipité blanc vendu dans le com-

264 PRKCIPITB BLANC.

merce est souvcnl fraudé par des substances étrangères d'une moindre valeur, telles que le carbonate et le sulfate de chaux en poudre, le carbonate de plomb, Vamidon, la silice.

On peut déceler ces fraudes pjar la calcination. Le protochlorure de mercure se volatilise, et les substances mélangées restent dans le creuset; on les examine ensuite pour reconnaître leur nature.

Si le protochlorure de mercure est mêlé d'amidon, celui-ci se décompose en fournissant du charbon et les produits qui résultent de la décomposition des matières végétales. En traitant le protochlorure mélangé d'amidon par Teau, à Taide do la chaleur, on obtient une solution qui bleuit par l'eau iodée, ce qui n'a pas lieu avec le protochlorure qui ne contient pas d'amidon.

En examinant le résidu fixé par la chaleur, on reconnaît : l'^ le carbonate de chaux, à ce qu'il fait effervescence avec les acides, et à ce qu'il donne naissance à un sel qui, dissous dans Teau, n'est pas précipité par l'acide sulfhydrique, et qui est précipité en blanc par Toxalate d'ammoniaque ;

2^ Le sulfate de chaux^ à ce qu'il ne fait pas effervescence par les acides ; à ce que, traité par Peau distillée bouillante, il fournit un liquide donnant un précipité blanc, insoluble dans l'acide nitrique, avec le chlorure de baryum ; un précipité blanc avec l'acide oxalique ou l'oxalate d'ammoniaque ; le sulfate de chaux est soluble à chaud dans l'eau aiguisée d'acide chlorhydrique ; par refroidissement, ce sel se concrète sous forme neigeuse ;

3** Le carbonate de plomb, à ce qu'il est soluble dans l'acide nitrique, et qu'il fournit un liquide qui précipite en blanc par le sulfate de soude, en jaune par l'iodure de potassium, en jaune par le chromate de potasse, en noir par l'acide sulfhydrique, en blanc par le ferrocyanure de potassium ;

4° La silice, en ce qu'elle est insoluble dans les acides, soluble à l'aide de la potasse à l'alcool et de la chaleur, et qu'elle forme ainsi la liqueur dite des cailloux.

Le précipité blanc a été adultéré par le sulfate de baryte. M. Lassaigne îui chargé, en 1836, d'examiner un échantillon de précipité blanc mis en trochisques, qui avait été vendu par un commerçant en gros de Paris. Voici ce que dit M. Las-

PTROPHOSPHATR DR POTASSE. %5

«ri^ à propos de cet examen : « Ce composé mercuriel laissait, lorsqu'on le calcinait dans des vases fermés, \m résidu blanc, polvénilent, abondant, insoluble dans les acides, et qui formait les 57/100 du poids de la substanco. Les essais auxquels nous le soumîmes nous firent bientôt reconnaître, en le calcinant avec du charbon, que ce n'était autre chose que du sulfate de baryte naturel /jorphyrisé, « Le moyen de déterminer et d'évaluer la proportion de ce sel est simple : il consiste à calciner un poids connu de ce composé mercuriel falsifié, ou à le traiter directement par un excès de solution concentrée de chlore ; tout le protochlorure est converti bientôt en bichlorure soluble, et le sulfate de barjrte reste intact. »

VraOFHOSPBATB »B POTA88S.

Le pyrophosphate de potasse est un sel livré par le comii^crce, depuis qu'il a été employé dans la ;dorure par les procédés électro-chimiques.

Nous avons eu Toccasion de reconnaître que, par suite ^'une préparation vicieuse, une partie du pyrophosphate de potasse livré au commerce était altérée : 1° par du phosphate - ^ potasse; i? par de Veau ; 3® par des chlorures et des sw/- Nes(^).

Ces altérations peuvent se démontrer :

1* par la dessiccation, qui fait connaître la proportion «l'eau ;

2* par le nitrate d'argent, qui donne un précipité blanc *vec le p3rrophosphate pur, et un précipité plus ou moins ^inléde jaune avec le pyrophosphate môle de phosphate; iemême réactif donne, avec le pyrophosphate pur, un précipilésoluble dans un excès d'acide nitrique, et avec le môme *6l mêlé de chlorure un précipité non entièrement soluble

(') Un écbantiilou de ce sel livré par un (abriont renrcrinaii 2i ^', ^^ waiièrcs iHrangtTCs, ei, par conscqueni, ne réprésenlait que 78 Vi ^ Pyrophoiphale.

266 QUASSIA.

dans l^acide nitrique : la parlie insoluble est du chlorure d'argent;

3° par le chlorure de baryum, qui fournit un précipité entièrement soluble dans Tacide nitrique quand le pyrophosphate est pur, et un précipité en partie golubla quand il est mêlé de sulfate de potasse : la partie insoluble est du sulfate de baryte.

Le bois de quassia, ou de Surinam, est fourni par le quassia amara (rutacées). U nous vient (Je la J$u^aïque| de la Guyane, de Surinam, en morceaux cylindriques de longueur et de grosseur variables, d'une couleur jaune pâle, recouverts d'une écorcc rugueuse, à l'extérieur d'uq gris hl^inohÂtro, et à l'intérieur 4'un gris jaunâtre. Cette écorce vieut aussi séparément en morceaux plats, assez grands, mais minces et cas-. sants, inodores, d'une saveur très-^mère. te bois de quassia est également inodore, mais il a une saveur moips amère que récorce. l\ doit ses propriétés médicinales à un principe amer, cristallisableen prismes blancs et opaque^i que Tàornson a appelé quassine.

Le bois de quassia trop vieux doit être rejeté. On le reconnaît au}( tapbes brunâtres, cendrées, bleuâtres ou noirâtres qui le recouvrent. Il a quelquefois le goût de moisi, et il est plus léger, moins dur; en tout cas, il ne possède plusl'amertiune franche pt pénétrante qui caractérise le quassia de bonne qualité.

D'après M. Morin^ le quassia coptient : des traces d'une huile volatile , un principe amer, de la gomme, de la fibre /îgne\i$Çy des oxakte, tarlrate et êi^lfate de chaux, du ehlgrure de calcium.

Usages. — Le quassia est un médicament amer, prescrit comme tonique et fébrifuge. On ne l'emploie guère que sous forme de tisane, de vin ou d'extrait.

QUINdlOIlfi;. 967

FiLSïnpLTioifS.— Le bois et Fécorpe de quassia sopt quelquefois remplacés par le bois et Técorce du rhus metopium. Voici le$ caractères différentiels : rinfusipn aqueuse di^ bois de rhus me^pium noirpit par l'addition du sulfate de fer, ce qui Q'a pas lien avec Tinfusion de quassia ; Fécorce de rhm mtopium est grisa, piquée de taches noires, résineuses.

Larftpure de quassia que Ton trouve dans le commerce est trèHrarement pure ; ce n'est, le plus souvei^t, qu'un mélange de dmr$ boù^ n'ayant aucune des qualités et des propriétés du quassia. Cette rftpure colore l'eau bouillante en rougi clair, et la liqueur donne un précipité rouge brun avec le sulfate de fer (*).

çunroxBijr B .

Aledoïde découvert par Sertuemer dans les quinquinas jaunes et dans les quinquinas rouges. On le retrouve dans les Mux mères incristallisables provenant de la préparation de Ift quinine et de la cinohonine. Suivant Geiger et d'autres chimistes^ la quinoïdino ne serait qu'un mélange de quinine, de cinchonine et de deux résines. D'après les recheches plus récentes de M. Winckler, c'est une modification isomérîquo delà quinine, qui ne possède plus la propriété de produire dessels cristallisables.

La quinoïdine est une masse brune, résinoïdc, diaphane lorsqu'elle est en lamelles, et offrant l'aspect de la colophane. Hle est inodore et amère comme la quinine ; elle n'est point volatile, fond par la chaleur, et brûle à l'air sans laisser de ïfeidu; elle estsoluble dans Peau chaude, très-soluble dans l'ricool. Sa solution aqueuse présente à peu près les mêmes actions que les solutions de quinine. Elle neutralise complètement les acides, et donne avec eux des combinaisons gommeuses ou résineuses, brunes, incristallisables, amères, trb^olubles dans l'eau et l'alcool.

Usages. — Elle est peu employée ; cependant elle a été fonnulée dans des prescriptions médicales.

(') U) pUarmaciea, au lieu d*acheier ce produii dans le coromorce, ^'^il riper lai-même le bois de quassia.

Falsifications. — En 1849, M. Ohme^ de Wolfenbuttel, a signalé Tadultération de la quinoïdine par 30 7© d'asphalte.

Cette matière, qu'il s^était procurée dans une maison de commerce très-honorable, paraissait pure ; la cassure en était un peu brillante et opaque vers les bords ; par la trituration^ elle dégageait une odeur de pétrole très-pénétrante, et traitée par Falcool, ou mieux par Tacide sulfurique étendu, elle a laissé pour résidu Tasphalte, dont il fut facile de déterminer le poids. La solution sulfurique précipitée par Tammoniaque a fourni la quinoïdine pure.

çunvçuuiA .

On a donné le nom de quinquina (kinkina) (^) à Técorce des arbres du genre cinchona (rubiacées). Ces arbres croissent dans TAmérique méridionale, particulièrement au Pérou et dans les régions situées sur le versant occidental des Andes.

On distingue trois espèces principales de quinquina officinal :

1° Ze quinquina gris;

2® Le quinquina jaune ;

S'» Le quinquina rouge.

On trouve aussi dans le commerce des quinquinas dits de Carthagène ligneux, de Carthagène sec non ligneux^ le quinquina nova colorada^ le quinquina caraïbe ^ le quinquina bicolore OM pitaya, le quinquina piton ou de Sainte-Lucie ^ le«mtarea hexandra^ le macrocnemum corymbosum, le pinckneia pubensy elc. ; mais ils doivent être rejetés parles pharmaciens, car ils ne jouissent pas des propriétés fébrifuges des vrais quinquinas.

D'après Pelletier et M. Caventou, les quinquinas contiennent : kinate de quinine: kinate de cinchonine; rouge cinchonique soluble ; rouge cinchonique insoluble ; matière co^ lorante jaune ; matière grasse verte ; kinate de chaux ; amidon; gomme; ligneux.

l') Les Péruviens rappellent caicarUla, oi nomment cascarilUros les individus chargés d*en taire la récolte.

QUINQUUIA.

Dans le quinquina jaune, la qoinine est plus abondante que la dodionine. Dans le quinquina gris, c'est la cinchonine qui domine. En tenant compte de la quantité totale des deux alcalis, le quinquina jaune est environ du double aussi riche (jne le quinquina gris. Dans le quinquina rouge, les deux alcaloïdes sont plus également partagés ; la quinine parait toutefois y dominer, et le quinquina rouge est rarenent aussi riche que le quinquina jaune.

Voici le tableau des quantités de sulfate de quinine et de sulfate de cinchonine fournies par 500 grammes de chacune des principales écorces de quinquina :

Sirilaiedeqeioiiie.

Q. OKIi

de Loxa.

14 i 15 gr.

12 gr.

Sgr,

6|tr.

Mfitedecteebo- «■e.

aisgr.

5gr.

4gr.

de ir,5

D'après P/û/f, voici les résultats que donnent 100 grammes des quinquinas dont les noms suivent :

Hua!:uco, df/ Lima

Piiaya (Ôwbowrt) 1l,&2r.

Bouge ...

Jaune royal, Cnlisajn

HuaDdlies, dit Havane

JauDo Curlbagèoe

Loxa

jinme.

Ciiicbonine.

36,iOlf-

M. (hsian Henry fils a obtenu des rendements bien diffé- '^'s, avec quatre nouveaux quinquinas provenant de la province d*Ocagna (Nouvelle-Grenade) :

Pour 1000 pr.

fv . Uolnlnc.

WuiDquina rouge P&le de la Nouvelle- Grenade. 0,18 — blanc ae la province (l'Ocagna. . . 0,06 "~ rouge brun — ... » *• dit rosé d'Ocagna 15,50

Cinchonine.

l ) La quinine esl très-difficile à en extraire; elle est unie à une ma- •^^ grosse particulière qui s*oppose à sa séparaiion.

M. R^el a obtenu de (Uyerses espèces de qaincpiiiia :

QUINQUIBSAS.

Quinquina CaUsaya (qualité supérieure) j,

— — fantretaHété).

— A^^ia (qualité moyenne).

— Regia falsa (cinchoha

pubescens)

— Flava fibrosa

— Plava dura

~ Hubra ( qualité supérieure) / . . .

— Rubra ( grands et longs

fragments)

— Ruhra falsa

— Regia rubiginosa

— Huanuco

— Huanuco (autre échan-

tillon)

— Loœa

— Loxa ordinaire

— Huamalies

— Huamalies (autre variété) .

— Jûen

POUn 1000 GRAMMES.

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