‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 4)Chapitre 64 sur 190 · CHLORURE DE FER · texte numérisé non relu

CHLORURE DE FER

Coloration bmn rongr?foncé.

Coloration nâire.

noir

Précipité noir flocon lieux , peu sbon^ daiit; liqueur sui nageante, brun râire.

Le safran mêlé de sable est agité sur un tamis de crin mailles larges, à travers lesquelles passe le sable, que Y recueille sur une feuille de papier.

Le safran mêlé de fibres de chair musculaire se reconnaT par un examen attentif : lorsqu'on le chauffe^ les flbres di chair musculaire se contournent ^ se meuvent: ce que ne fonC jamais les stigmates du safran.

Un de nos confrères nous a fait connaître que l'on avai présenté du safran mêlé de carthame, qui était sali pard^ Y huiie ei par dn sulfate fie chnux: œ prétendu safran, traita par Péther, puis par l'eau, laissait déposer le sulfate de chaux: qui. pouvait être séparé, puis analysé (*).

(1) Ce saFran était exploili> par des Espagnols, qui en avaient d^ vendu 100 kilogramnnos lorsqirils furent arrêtés. L'analyse Ol goiw naître «pic ce produit conlenait,snr lOO parties : safran, 25; carthame, 7tf lo tout fortement imprégnù do 15 % d*nne stibslanco gras.<c et enïlti {.W sulfair de rhauœ. I^es fraudeurs furent acf|uitlÔ5. 1^; procureur <0

8AFUAN. 309

M,Vandenbrouckey pharmacien à Bergues(Nord), qui nous I àgùàïé cette fraude en 1845, reçut depuis; en 1846, de pjoaeurs maisons de drogueries du Nord, une partie do sahn contenant de 10 à 12 7o ^^ fleurons teints de souci {cakniula offieinalis), une autre partie de safran renfermant Jà 10 */» de demi-fleurons, auxquels on avait donné une couleur rouge yineuz, au moyen de la matière colorante du bois éeFemamboue ; ils donnent la môme teinte à Tammoniaque, dans laquelle on les immerge, tandis que le safran communique à cet alcali une couleur jaune.

M. Vandenbnmcke pensa que les maisons de drogueries qui 1« fournissent, jouissant, ajuste titre, d'une réputation de bonne foi, avaient été trompées, et comme elles avaient tiré leurs safrans du G&tinais, on est porté à croire que c'est dans IcG&tinais même que se fait la fraude.

Ébermayer dit qu'on a môle le safran avec des fleurs de Qtemdier coupées longitudinalement. Nous n^avons jamais observé cette adultération.

On a signalé, dans le commerce^ du safran falsifié par les fleuri de chardon des teinturiers, L^odeur de celles-ci est trèsfaible, et elles fournissent, par la macération dans Teau ou dans l'alcool, une teinture très-foncée en couleur.

Le safran est quelquefois réduit à Tétat de poudre : le pharmacien ne doit jamais acheter le safran sous cette forme.

On a vendu comme poudre de safran un mélange pulvérisé, toiméde jaunes d' œufs cuits, decarthame, d* amandes et de sa^ frm (Ébermayer). On conçoit qu'une semblable poudre jetée dans Teau ne se comporte pas avec ce liquide comme la poudre de safran.

Suivant H. Guibourt, le safran a été quelquefois môle à du pbmbfll serait facile de constater cette falsification. En jetant une certaine quantité de safran dans Teau, le plomb, le sable et les matières analogues tombent au fond du liquide.

iw.àqui cette affaire avait été déréréc, déclara : c QaMI n*y avait pas • lies à saisie, attendu que les inculpés n*avaieut pas vendu ce mét hage dans la ville où ils résidaient; o de sorte qu'ils ont pu, dès le ^ciMleinain, aller exercer leur coupable indu-^lrie dans la ville voisine.

S10 SAOAPBNUM.

Le mgapénum est le sue gommoHrésineax d^nne g fère que WiUtnow croit être le ferula persiea. Celui q est apporté des contrées orientales est en masses am composées de fragments mous et adhérents^ demi-t rents, rouge jaune extérieurement, brunissant à Taii arons souyent vu ces masses parsemées de larmes tes. Le sagapénum a une consistance cireuse et cassj est mêlé d'impuretés et de petits fruits plus ou moins que Ton reconnaît pour des akànes d'ombellifères.

L^odeur du sagapénum a quelque chose d'alliacé ; • plus marquée que celle du galbanum» et moins sensi celle de^rara fœtida.

Le sagapénum s'amollit sous les doigts et devient il brûle avec une flamme blanche^ en produisant bc de fumée, et laissant pour résidu un charbon léger c gieux

D*après Drandes, le sagapénum est formé de : réiine huile volaiiky 3,73; gomme et^/i, 32,70| mucilagi rine, de Pelletier), 4,48 ; corps étrangers^ 4,3 ; eaw, i tratey sulfate et phosphate de chaux.

Usages. — Le sagapénum entre dans plusieurs rations pharmaceutiques ; en médecine, il sert que comme fondant, emménagogue, etc.

Falsifications. — Cette gomme-résine est souvent par d'autres de qualité inférieure : le sagapénum c en masse Uniforme, c'est-à-dire que Ton remarque < masses ou pains l'absence des larmes caractéristique; gapénum. Cela tient à ce que cette substance a été m avec des matières étrangères et que pour les y hier porer on a fait fondre le tout ensemble, afin de lui une consistance homogène. Ainsi Tabsence de ces blanches dans le sagapénum peut indiquer le méli gommes-résines étrangères; déplus, Totleurclla sav< beaucoup plus faibles.

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