SALICINE
acquiert par le refroidissement une très-grande duttté, ee (}ui n'arrive pas quand le salep est allongé d'aMumîne, de f/ùmmt arabique y de gomme adragante^ d'amMm, deeolfe tk p&mm, de mucilage de coings, de fécule.
On peut encore, par Texamen microscopique, reconnaître la falsification du salep par la fécule ou Tamiden.
«AIiIOIHB.
La salicine est un principe immédiat, eristaUisable, découvert par M. Leroux dansTécoroe de diverses espèces de saules et de peupliers. Elle se présente sous forme de petites lames rectangulaires, dont les bords paraissent taillés en biseau ; si la cristallisation s'est faite rapidement, les c-ristaut sont plus petits, et leur aspect est nacré. La salicine a une saveur trèsamèrO) qui a quelque chose d'aromatique. Elle est inodore, fusible un peu au-dessus de 100^; parle refroidissement elle se prend en une massé cristallisée; elle est très-soluble dans Teau bouillante, Talcool ; insoluble dans l'éther et dans les huiles volatiles. L'acide sulfurique concentré et froid donne une liqueur rouge qui laisse déposer, lorsqu'on l'étend d'eau, un sédiment rouge (rutiline de Braconnai).
Usages. — La salicine, qui a été vantée comme un fébrifuge susceptible de remplacer le sulfate de quinine, a beaucoup perdu de sa réputation ; aussi maintenant est-elle peu usitée comme médicament.
On n'en fabrique pas moins une assez grande quantité, qui sert à frauder le sulfate de quinine.
Falsifications. — La salicine elle-même a été récemment allongée de sulfate de cltaux^ obtenu en cristaux neigeux (*).
Si on voulait s'assurer de la pureté de la salicine, il faudrait la traiter par Talcool bouillant^ qui dissout la salicine et laisse le sulfate de chaux indissous. Le sulfate, isolé de la
{}) Nous avons vu une lettre dans laquelle on demandait de ce sal- Tate, en indiquant Vusage auquel U était destiné et les caractères qu'il ée» vait fMTésenter.
SAL8KPAIIB1LLB. 315
salicuei traité pur Teau distillée bouillante, fournit un liquide qni donne , avec le chlorure de barjrum et avec Toxalate d'ammoniaque, des précipités blancs de sulfate de baryte et d'oialate de chaux. En chauffant avec Veau distillée aiguisée d'acide chlorhydrique^ on a une solution qui laisse déposer, pv le refroidissement, le sulfate de chaux cristallisé. Lorsque la solution est trop étendue, la précipitation n'a lieu qu'après 1a eoncentration de la liqueur.
MMM»0$ntWLM. — V. WmRATB os r«TAiiB.
« AUUVAllBtXXB .
U sabepareilk est la racine du smilax salsaparilla (smibcées). Cette plante sarmenteuse nous vient du Mexique, du *^u, de la Ck>loinbie, du Brésil, et d'autres contrées de TA- 'oWque et des Indes orientales.
l^ salsepareilles sont de diverses sortes, assez faciles à ^Uuguer ; mais on n^est pas parfaitement d'accord sur leur
^' étit^tir/ distingue les sortes suivantes : salsepareille du
^^igue (») ; salsepareille de Honduras^ la plus estimée ; sal-
^'•eî/fe de la Vera-Cruz; salsepareille rouge de la Ja-
"'^'Çveou salsepareille barbue (•) ; salsepareille ligneuse; sal
^f^^eille caraque^ ou de Caracas ; salsepareille du Brésil^
7 <îe Portugal (^). Il signale aussi de fausses salsepa-
'^"*^5 qm ont été proposées comme succîédanées des vraies
^***^pareilles :
^ La fausse salsepareille fournie par Yagave Cuberais do
; ' 1^ sals^^iareilledii Mexique est d'une qualité (rès-inférieure^ elle
^^ fies ports de Tampico et de la Veranniz.
^ ^>Ue salsepareille ne croit pas à ta Jamaïque^ rortitnc son nom
T'^^l^ findiquer; elle vient de différents |>oints du golfe de Honduras,
° ^*^p, do Saint-Jeau de Nicaragua, de Porto-Bello. (U Coat de Ker-
^^ ^n conçoit que nous ne pouvons donner ici la description de tou- ^ ^^s àlsepareilles, ce isôrait sortir du cadre que nous mxH sommes ^^^^ tert conséquence, nous renvoyons, pour plus de déiails, h Ton- ^'^^^ de M. Guibourt.