SOIE
mètres donné, tel que 1000, 2000 et 3000, selon la fines (Nozakie),
Une autre fraude, commise dans le commerce de la soi consiste dans un déficit notable sur le poids. C'est ainsi qa\ 1857, le tribunal de police correctionnelle a condamné à i mois de prison et 50 fr. d'amende la veuve L..., marchanc de soie, à Paris, pour déficit de 35 grammes sur 95 gran mes, et de 22 grammes sur 57 grammes de soie vendue.
Pour alourdir la soie on Ta enrobée de gélatine et (
mélasse. Certains négociants, poussant plus loin Tamour é
lucre, ont employé V acétate de plomb. Nous avons examin
en 1855, quatre échantillons de soies grises et noires, q
étaient imprégnées, à Texception de la soie noire, d'acéta
de plomb et de gélatine, dans les proportions de 18 ^/o» 5, S et21o/,(t).
La soie enrobée avec Tacétate de plomb présente, sous rapport de Phygiène publique, de graves inconvénients; serait donc très-important d'empêcher cette fraude, qui e encore mise en pratique (*).
La soie enrobée a un goût sucré ) le liquide filtré, résulta
(^) Il y a quelques années , M. Oudari avait trouvé 30 à 40 Vo chromaté de TpUmiby arsénite de cuivre, sulfate d'alumine, et une quanli notable de céruse dans des soies filées, verles, jaunes, rouges et blai cbes, qui avalent fait gonfler les lèvres et les gencives déjeunes 611 qui faisaient de la la|)isscr{o.
Dès 1855, nous avons été mis sur la voie de l'enrobage de la soie p Tacétalede plomb : une dame, s'occupaul de confection, avait remarq que si, en faisant usage de certaines soies, elle en passait rextrcmi ,daus sa bouche pour T introduire plus facilement dans le chas de Taiguil: ou si elle en coupait une petite quanliié avec les dents, cUc éprouv: une perception de saveur sucrée, de la chaleur à la gorge, des nausiS des tiraillements d'estomac, des coliques; ses gencives présentnieni liséré plombique ; les ouvrières qu'elle employait éprouvaient les méni symptômes à des degrés différents.
Ou vend ainsi 68 à 75 fr., le kilogramme d'acétate de plomb, qui va 1 fr. 80; et si les ouvrières fournissent la soie pour le travail qu^el! ont à exécuter, il eu résulte pour elles une augmentation de prix, soie enrobée est moins longue que la soie qui ne Ta pas été.
(*) De nouvelles expériences nous ont démontré qne sur cinqaaii échantillons de soie, achetés à Paris, vingt étalent chargés d*une qua tilé considérable d'acétate de plomb.
de sa macération, pendant deux heures, avec de Teau dislil- /ée, présente toutes les réactions caractéristiques des] sels de plomb.
Un moyen^très-simple et très -rapide de constater si la soie
est imprégnée de plomb consiste à prendre un tube de verre
iejrmé àTùne de ses extrémités, long de 0*^,10 et de O^'^OIS
d ^diamètre; on le remplit, aux neuf dixièmes, d'une solution
éC^due d'iodure de potassium dans laquelle on plonge une
^^rtaine quantité de soie. Si elle est plombifère, elle prend au
lut de quelques minutes une couleur jaune, puis le liquide
apercevoir des stries jaunâtres, et enfin des cristaux bril-
l«uits et jaunes d'iodure de plomb, qui se déposent au fond
du tube, en quantité d'autant plus grande que la soie était
plus chargée de sel de plomb.
Le son ou recoupe, recoupetiey est la partie corticale des *^^iies de céréales dont on débarrasse la farine par le tamie.